Le désir entravé d’enfants

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Le macronisme, avec ses politiques antisociales et antifamilles, aura été un désastre pour la démographie.

Document abordant les enjeux démographiques et la politique familiale en France, avec des statistiques sur les naissances et décès, ainsi qu'une discussion sur les implications économiques et sociales.

La violence, et le discours decliniste, rendant les françaises et français coupables d’évolutions globales, de processus évitables d’accumulation, ont démoralisé un peuple qui faisait encore, en 2014, confiance en l’avenir et la vie.

Depuis que Macron a passé sa première réforme – celle privant les mères célibataires des weekend avec leurs enfants – la fécondité des françaises, l’une des plus dynamiques d’Europe encore entre 2000 et 2014, s’est effondrée.

C’est aussi l’une des causes de nos problèmes de financement des systèmes sociaux.

On sait que le macronisme avait comme mission de réduire les dépenses de l’état. Les autres pays européens l’ont fait en supprimant les coûts liés à la reproduction biologique. Le macronisme a donc mené campagne contre l’école, la pédiatrie, les assistants sociaux, la santé. Il a aussi favorisé l’explosion des coûts du logement.

On réfléchit à deux fois à faire un enfant lorsqu’on vit dans un studio et on ne peut pas s’offrir le loyer d’un deux ou trois pièces.

Notons au passage que le milliardaire Sterin, grand nataliste autoproclamé, n’a jamais remis en cause par les médias qu’il contrôle, seul ou avec Vincent Bollore, les législations anti sociales qui dégoûtent d’investir dans une famille, ni les baisses considérables de revenus réels des catégories populaires.

Il est de toute façon persuadé que le peuple est mécréant, il ne souhaite la reproduction que de la bourgeoisie catholique, priée de continuer de mettre ses enfants dans un système structurellement violent, physiquement et sexuellement, l’école privée confessionnelle.

Une étude publiée par le parlement avait ainsi révélé – dans un silence assourdissant- que l’écart entre le désir d’enfants et la réalisation de ce désir était considérable! Alors que le taux de fécondité était de 1,9 en 2013, le taux de fécondité désiré par les francaises est de 2,27.

La réalité, c’est 1,55.

Deux français et françaises sur 3 n’ayant pas eu d’enfants aimeraient en avoir eu.

C’est en premier lieu la contrainte matérielle qui les empêche.

Or, c’est bien là l’un des premiers besoins essentiels que celui d’être libre de décider de devenir mère. La contrainte économique et les obstacles à vivre, à se projeter dans l’avenir, réduisent ainsi la démographie de notre pays.

Mais les politiques de droite et du centre se réjouissent – on le voit dans le débat actuel sur le budget de l‘Etat : „on va pouvoir supprimer des classes, des postes d’enseignants, des cliniques pédiatriques.“ L’extrême droite a proposé une loi « nataliste » qui certes défend le principe du etablissement de l’universalité des allocations familiales – elles aussi reformés en 2014 pour le pire – et reprend une revendication de la gauche non socialiste – les faire démarrer dés le premier enfant. Mais cette loi à portée idéologique plus que pratique, tout en rappelant les constats des contraintes matérielles pesant sur le désir entravé des françaises d’avoir plus d’enfants, s’en désintéresse rapidement. L’électorat de l’UDR est plutôt agé, propriétaire loueur, et ne veut pas entendre parler de logememts sociaux ni d’investissement dans la dépense publique d’enseignement et de pédiatrie. Notons que contrairement aux lubies idéologiques de ce camp les législations libérales sur le droit à l’avortement et à la contraception n’ont pas d’effet sur la fécondité. C’est même l’inverse: la restriction de ces législations, en augmentant les maternités non désirées, dégoûtent des maternités désirées.

Notons d’ailleurs que d’autres rapports officiels, sortis en 2024, soulignent les inégalités géographiques devant le désir entravé de maternité: les territoires abandonnés de la Re´publique, les petites villes, les zones de désert médical, voient les plus grands décalages entre désir d’enfant et réalisation de ce désir. Quand il n’y a pas de sage femme, de pédiatrie, d’école, de pharmacie, d’associations sportives, on se restreint à faire des enfants même lorsqu’on en souhaite.

La passion des droites et des extrêmes droite à la Morançais ou Bardella pour le libertarisme sans infrastructure publique accélère ainsi la dénatalité.

La réforme des retraites est justifiée par la hausse de la longévité.

Ah, mais pas pour tout le monde, la longévité.

Un français sur cinq, celui aux revenus les plus modestes, a vu son espérance de vie baisser sous Macron, depuis sa nomination à Bercy.

C’est le deuxième effet démographique : les producteurs du bas de l’échelle, celles et ceux qui permettent aux classes moyennes consommatrices des produits de loisirs de Sterin de le faire sans craindre, au retour d’un week-end en spa offert par un maxipaquet, de trouver un frigo vide, celles et ceux qui ont tenu la baraque pendant le Covid, meurent plus tôt qu’il y a dix ans.

L’écart de longévité entre celles et ceux disposant d’un héritage, accumulant un patrimoine pour les vieux jours, finançant leur retraite avec des revenus d’épargne plus que par leurs pensions, et celles et ceux obligés de travailler tout leur temps en santé correcte, partant en retraite en mauvaise santé et sans ressources, s’est encore aggrandi.

C’est au cœur des divisions de la société française.

Les vieux sont de plus en plus issus des classes moyennes et riches, les classes modestes dépriment et n’ont plus d’avenir.

La bourgeoisie française, je l’ai écrit déjà au moment de la crise pandémique, à toujours rêvée de retrouver la courbe de fécondité des autres pays européens. L’Allemagne a économisée en comparaison de la France 2000 milliards de dépenses publiques lié à l’enfance en sous traitant la reproduction de la force de travail à d’autres pays.

C’est un de ses facteurs de „compétitivité“.

Il y a aussi des tenants à gauche de l’impuissance démographique. „Ah mais la fécondité, c’est tellement mystérieux, et regardez, tous les pays ça baisse.“ Et puis, il y a les complotistes qui pourrissent ces sujets à coup de grand remplacement. „Si tu parles fécondité, tu es fasciste“ disent d’autres à gauche, qui parfois caressent l’idée électoralistes de creolisation comme une réponse de facilité, évitant de se confronter aux réalités matérielles.

Car tant la chute de la fécondité que la chute de l’espérance de vie des classes modestes ont des causes matérielles liées à des systèmes économiques travaillant contre la vie.

Les milliardaires, je l’ai souvent analysé, n’ont aucune conscience morale, tout catholiques qu’ils se prétendent en France.

Les idéologies les plus dominantes du capitalisme contemporain ont toutes au fond un amoralisme antisocial. La société n’existe pas, des peuples doivent disparaître, d’autres êtres soumis en esclavage. Le transhumanisme vaincra la mort pour jouir sans peur de sa propre disparition. La grande décroissance, c’est celle des guerres espérées du choc des civilisations qui va purifier la planète en établissant le règne des supremacistes (ou des intégristes religieux, selon le continent chrétien, musulman, hindou, ou bouddhiste, voire communiste confucéen.)

La crise climatique et environnementale est niée, car si un danger était si imminent qu’il supposait la fédération des énergies dans un mouvement solidaire de l‘Humanite, alors tant les règles du capitalisme d’accumulation, des intégrismes bigots, que des supremacismes racistes s’effondreraient.

La crise démographique française révèle la nature même du système de pensée dominant dans ce que l’on appelait l‘Occident.

Nous vivons un suicide conscient de sociétés entières au nom d’une jouissance individuelle de plus en plus réservée à une minorité de plus en plus riche, et de plus en plus réactionnaire.

Mais si la gauche croit pouvoir faire l’économie de la réflexion matérielle et économique produisant ces idéologies, elle sera aussi dans l’incapacité de produire le discours spirituel et moral nécessaire pour les combattre, et pour transformer notre société.

La catastrophe n’est jamais inéluctable.

Commençons par cette question : comment créer un budget et une économie qui permettentnaux françaises de réaliser leur désir d’enfant dans crainte pour leur sécurité physique, financière, leur loge,ent, leur santé ? Comment construire des règles communes permettant l’émancipation et l’épanouissement de toutes les classes sociales ?

De ce point de départ découlerons les autres réponses.

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Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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