Pour une politique économique raisonnable

Published on

in

La politique fiscale actuelle, c'est le retour à l'Ancien Régime: caricature de 1789

La politique économique des gouvernements macronistes est un échec.

Les doctrines auxquelles ce gouvernement fait confiance sont les mêmes que celles de LR et du RN.

Incapables d’apprendre de cet échec, ces trois familles politiques s’accrochent encore aux mêmes idéologies économiques.

Ce n’est pas de la réflexion rationnelle, ce n’est pas du pragmatisme, ce n’est pas du bon sens.

C’est de la folie.

Avec difficulté, le PS s’éloigne de ces doctrines. Il a perdu avec elles, appliquées au gouvernement entre 2012 et 2017, l’essentiel de son électorat de 2008-2012.

Mais ces doctrines sont favorables à des classes sociales très minoritaires, excessivement riches, propriétaires de l’essentiel des médias en France, et organisatrices des structures du débat public.

Les grands éditorialistes multicartes multipliant retour d’ascenseur et compromissions familiales font leur fortune de faire silence sur l’échec des doctrines économiques dominantes. C’est que ces doctrines les aident aussi à payer moins d’impôts. Il y a un lien direct entre leur prospérité individuelle et des politiques qui ruinent l’Etat et la Nation.

Voici ce que les ordinateurs de Bercy sont capables d’évaluer:

« Entre 2017 et 2023, les gouvernements Macron nous ont privés de 2,2 points de PIB de recettes fiscales structurelles, légèrement compensés par une rentrée de 0,2 point l’an dernier selon la Cour des comptes. Manquent donc à l’appel deux points de PIB de recettes structurelles. Qu’aurait été le niveau de la dette française à la fin de l’an dernier si le budget n’avait pas été amputé de ces recettes ?

Un premier calcul permet d’avoir un ordre d’idée : à conditions économiques constantes et en supposant que la baisse de deux points de PIB de prélèvements obligatoires décidée sous le quinquennat Macron ait été appliquée dès 2017, les résultats d’un modèle de l’économie française comparable à celui utilisé par Bercy communiqués à Alternatives Economiques, indiquent que sans ces baisses, la dette publique aurait été inférieure de onze points de PIB fin 2024. Elle se serait ainsi établie autour de 102 % du PIB, contre les 113 % estimés par l’Insee. » lu chez Alternatives économiques

Voir ici: https://www.alternatives-economiques.fr/christian-chavagneux/baisses-dimpot-ont-coute-11-points-de-dette-publique/00115193?utm_medium=social&utm_source=facebook&utm_campaign=AlternativesEconomiques-photo

La gauche ne fait pas de grande campagne sur cette folie furieuse. C’est sa faute.

Mais au moins, nous sommes quelques uns à réfléchir sur ce qu’il faudrait faire.

Déjà, mettons les économistes du centre droit, la droite, et le RN à l’asile de fous politique. Ca s’appelle en France les priver du pouvoir.

Ensuite, appliquons un nouveau paradigme.

On sait comment faire: l’histoire nous donne plein d’exemples. Il faut une politique active d’investissement public (pas de relance par la consommation, celle-ci suivra) financer par l’emprunt, pour mobiliser les énormes stocks d’épargne en Europe qui financent aujourd’hui les Etats Unis, la Chine ou la Russie, et l’impôt – qui permet de créer une incitation à investir plutôt que de rester assis sur des stocks de capitaux, ainsi que de flécher les secteurs de l’investissement.

Laisser un commentaire


Bienvenue!

Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

Abonnez vous

Recevez nos newsletter


En savoir plus sur Chronique Libre de l’Humanité

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture