
A deux reprises, Macron avait la possibilité, par l’intermédiaire de la nécessaire tolérance des groupes parlementaires le soutenant, d’influencer fortement un gouvernement dirigé par Lucie Castets.
Il a choisi une fois un premier ministre LR dépendant du RN. Le jour où le RN a coupé le lien, Barnier est tombé.
Il a choisi une fois un béarnais, qui en réalité s’est imposé, pris par le temps (et un avc en 2024) pour entrer dans l’histoire avant d’entrer dans l’éternité. Celui-ci a compris : s’il prend la moindre décision, s’il bouge une seule oreille, il donnera des raisons d’être censuré. Lui aussi dépend de la tolérance du RN. Tant que Retailleau fait des effets de manche, et lui, rien du tout, paralysant ses ministres et, plus grave, l’administration, il durera. Or, un homme si proche de sa mort ne pense qu’à ça : durer.
Macron a donc ici la récolte des semences qu’il a planté en automne.
On ne comprend ni sa déception, ni son impatience.
A moins bien sûr qu’il ne prépare un changement d’attelage – la rumeur Lecornu à Matignon est ancienne et récurrente – pour s’assurer un gouvernement de combat législatif avant une dissolution à la fin d’été.
C’est, à l’heure des guerres aux frontières de l’Europe, et des transformations nécessaires de toute l’économie européenne, un choix perdant-perdant qu’a fait Macron.
Il restera sans doute lui-même dans l’histoire comme le grand gaspilleur d’occasions.



Laisser un commentaire