
Les politiques économiques et budgétaires des grands pays européens sont dominées, c’est ma thèse depuis 2016, par le triomphe de la raison stupide.
J’ai exposé cette observation dans de nombreux articles, étayés par des sources scientifiques et documentées, par les statistiques des comptes publics, par le rappel des précédents dans l’histoire économique et politique.
J’ai écrit soit sur un mur volontairement restreint en communication, sous sous pseudonyme, étant cadre supérieur à l’époque d’un grand groupe coté ne permettant pas l’engagement public de ses dirigeants.
Je dirige aujourd’hui une SSII, c’est à dire une société de services informatiques, non cotée, pour l’Allemagne et l’Europe centrale et orientale.
J’ai dans ma carrière dirigé des organisations de 200 ingénieurs d’affaires et commerciaux soutenues par près de 300 salariés d’autres fonctions, mettant en musique la transformation numérique des entreprises d’Allemagne, d’Europe centrale, orientale.
J’ai passé ma carrière à prendre des décisions stratégiques, à embaucher, parfois à virer, à former, à convaincre, à négocier des contrats complexes de haute valeur, dans des contextes technologiques sophistiqués.
J’ai travaillé avec des startups, des grands groupes industriels, des « Mittelstands » familiaux.
Formé à l’université comme historien et politologue, je me suis aussi tenu au courant tout ce temps des dernières publications en histoire économique, sociale, en sociologie, économie, en sciences politique.
J’ai donc l’autorité pour juger des choses.
La stupidité des débats économiques en France et en Europe est abyssale. Quand je vois le niveau, lamentable, des arguments des Bozou, Molinie, des Lindner, des Merz, des Barnier, des Bergé, des von der Leyen, des Scholz, des Cazeneuve, des de toutes les cliques qui gouvernent depuis 20 ans, j’ai peur de l’avenir.
Car tout ce monde raconte n’importe quoi. Rien, dans leurs arguments, ne mérite l’examen.
Je suis fatigué, à leur mettre nez dans leur étrons, c’est à dire à leur prédire ce qui va se passer, puis, mes prédictions réalisées, à leur expliquer où ils se trompent.
Mais je suis encore plus fatigué par la confidentialité de mes propos.
Alors il va falloir changer cela.
La crise européenne actuelle est d’abord la conséquence de la stupidité du mercantilisme allemand.
Celui-ci a construit des positions de solde commercial très favorable, grâce à une dévaluation de sa monnaie en 2004 et le refus de prendre à sa charge la formation de sa population active en cessant de faire des enfants, puis par le maintien à un niveau très bas de son marché intérieur.
En pratique, l’Allemagne a imposé à toute l’Europe de maintenir pauvre les catégories populaires pour rester compétitif.
Mais les excédents n’ont servi à rien.
Ils n’ont ni été transmis à la richesse privée des allemands ou des européens, ni investi dans les infrastructures, ni utilisés pour préparer l’Allemagne et l’Europe aux transformations du Monge géopolitique et du climat.
Tous ces excédents sont stériles, vain, inutiles.
Mais toutes les politiques sont subordonnés à ces programmes de « compétitivité ».
Alors que suite à plusieurs crises mondiales externes, entre crise logistique d’une globalisation de plus en plus malheureuse, pandémie, et guerres, le contexte géopolitique change, les élites allemandes et européennes restent arc boutées sur des théories nées dans les années 1820 et remises au goût du jours en 1980.
Elles ont décidées d’oublier les autres années 20, 1920.
Pire : en croyant que le marché mondial était une constante ouverte et bienveillante, les élites européens et allemandes ont refusé de préparer le marché intérieur à prendre le relais de la consommation mondiale.
En appauvrissant les classes populaires et moyennes, en affaiblisssnt l’industrie, en multipliant les projets bureaucratiques incohérents servant d’alibis moraux à des choix économiques immoraux, ces élites ont trahies l’Europe.
Macron bien sûr est le pire président de la République de notre histoire. Il n’est pas l’homme du moment. Il n’a ni les qualités morales, psychologiques, ni les compétences. Il est en plus intoxiqué d’idéologies autoritaires profondément fausses.
Mais c’est tout un contexte d’une bourgeoisie qui a décidé d’ignorer le peuple, dès 2005.
Rien ne peut fonctionner puisque les concepts et les doctrines ont été prouvées fausses.
J’ai fait la démonstration des dizaines de fois, je ne la refais pas. Si vous voulez la lire, tapez mon pseudo dans Google.
J’assene mon argument d’autorité. Je suis un leader, c’est mon métier. Je suis un meneur de femmes et d’hommes, c’est même ma réputation dans mon secteur.
Je connais la réalité des entreprises : j ai tout fait. J’ai été indépendant, créateur d’entreprise, cadre d’entreprises cotées, directeur gérant de SARL, administrateur de société.
J’ai même été conseiller au commerce extérieur sur décret d’un premier ministre.
Alors on ne me la fera pas.
La première urgence, c’est s’occuper de la demande : investissement public, augmentation des salaires.
La seconde, c’est définir les moyens nécessaires à une reprise en main de nos besoins industriels et agricoles. Oui, le libre échange n’est pas un monde de bisounours bienveillant, et nous sommes les dindons depuis 25 ans qui se réjouissent à chaque Thanksgiving de passer au four.
La troisième, c’est redéfinir nos alliances géopolitiques.
Dettes et déficits sont les conséquences des excédents et des bénéfices. Au solde total, la somme est toujours équilibrée.
C’est aussi simple que cela.
L’excédent des uns est la dette des autres, le gain des uns est le déficit des autres, le dividende des uns est le salaire réduit des autres.
La question n’est pas de savoir à quel niveau doit se trouver la dette, le déficit, la dépense publique, mais quelle est la clé de répartition des richesses nationales dans l’espace monétaire et de libre circulation des capitaux qui nous concerne.
Mener des politiques de réduction des dépenses lorsque l’économie plonge est stupide. Le budget de monsieur Barnier, les causes pour lesquelles monsieur Lindner a fait tomber le gouvernement allemand, sont stupides.
La dissolution de monsieur Macron était irresponsable, sa procrastination pendant 60 jours alors que le budget filait, de la folie furieuse. Il devrait être interné.
Le débat ne peut pas avoir lieu : le bloc central, en France, en Allemagne, en Italie, au Pays Bas, courre partout comme des poulets à qui on vient de couper la tête en criant « pas d’augmentation d’impôts sur les riches et les entreprises, quoi qu’il arrive, quel que soit le contexte ».
Ils sont prêts à s’allier à l’extrême droite, à liquider la démocratie parlementaire, à capituler devant la Russie de Poutine et les États Unis de Trump tant que leur classe sociale peut continuer le bal luxueux des années 2010.
Ils sont intoxiqués, drogués, enivrés, à en devenir fous.
Comme leurs ancêtres en 1932 en Allemagne.
Répéter ce qui ne marche pas en croyant obtenir un résultat différent est profondément stupide.
Monsieur Hollande et ses premiers ministres, surtout messieurs Valls et Cazeneuve, ont en été les acteurs les plus grotesques. Ils ont mis en scène Emmanuel Macron, passant de la stupidité à la démence.
Car il n’y a que des fous pour répéter des actions stupides en s’en vantant.
C’est le nouveau éloge de la folie, c’est la nouvelle dunciade (pareil, allez sur Google pour ces deux références).
La seule solution immédiate, c’est l’économie de guerre et de crise à la manière du Keynes de 1914, du Keynes de 1932, du Keynes de 1940.
Certains dirons « non, c’est la révolution et le renversement de l’ordre capitaliste ». Le rapport de force est à la base de toute réflexion révolutionnaire. Aujourd’hui, la révolution favorisera l’avant garde fasciste, pas l’avant garde léniniste.
Tout effort révolutionnaire favorise le neofascisme, et le neofeodalisme du capitalisme technologique.
Mais déjà, rétablir un plan de relance dans le débat politique européen est d’un tel effet subversif, regardez la violence des médias et des élus du bloc central, du « socle commun », qu’il porte en lui une dimension révolutionnaire : celle de remettre le peuple qui n’a pas profité de la prospérité des années 2010-2020 sur son trône de souverain.
Je crois à l’intelligence collective. Pas aux concurrences d’acteurs individuels. J’y crois parce qu’à chaque fois que j’ai construit des organisations performantes, c’est sur la base du collectif.
Alors j’ai l’autorité et l’expérience pour le dire sans devoir le démontrer :
Virons les stupides.
Il faut censurer le gouvernement Barnier.
Il faut éviter les partis qui ont gouverné en Allemagne entre 2003 et 2024.



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