Mon prénom à l’état civil, c’est Mathieu, et il semble que mon père ait pensé à ceci : le jour anniversaire de la République, c’est la Saint Matthieu.

Il est ironique que le jour anniversaire de la proclamation de la première république française le président Macron, élu sous l’étiquette « la République en marche » et dont la base parlementaire s’appelle « Ensemble pour la République » va nommer sur proposition du premier ministre Michel Barnier, issu du parti « Les Républicains », ministre de la police républicaine un homme ayant voué son engagement aux pires thèses révisionnistes des monarchistes vendéens contre la première République, Bruno Retailleau.
Mais cela illustre le vide sidéral du camp décidant que l’arc républicain commence à leur camp et s’acheve en l’incluant le Rassemblement National, et qui, après trois scrutins électoraux perdus, dont une législative, s’allient en ignorant les deux tiers de l’électorat pour continuer la politique rejetée dans les urnes.
Ils s’appellent « républicains » comme autrefois les partisans de l’esclavage se disaient défenseurs de la liberté, les tyrans staliniens se prétendaient héritiers du socialisme, ou les nazis réclamant également ce mot pour se décrire.
Le 21 septembre 2024 marque les 232 ans de notre histoire républicaine.
Mais l’occupant de l’Elysée rappelle bien plutôt le comportement capricieux et erratique de celui qui le 21 septembre 1792 cessa, par décision du parlement français, d’être roi.
Le parlement n’avait pas le droit de le faire : il le prit, parce qu’il était souverain.
Et courageux.
Oui, le 21 septembre 1792, c’est l’histoire d’une destitution d’un chef de l’état ayant trahi la Nation.


Laisser un commentaire