Je repartage souvent cet article de 2018 remanié en 2019, qui pose en quelque sorte suite à l’analyse historique quelques points de doctrine sur la dette publique.
https://librechronique.net/2019/04/08/a-propos-de-la-part-des-depenses-publiques-dans-le-pib/
Le conseil d’analyses économiques (CAE) a publié cet été 2024 une note de recommandation de trajectoire des politiques budgétaires et économiques en vue d’un retour du déficit à 3% du PIB et réduire le stock de dettes, à la demande du premier ministre depuis démissionnaire Attal.
https://www.cae-eco.fr/staticfiles/pdf/cae082-fi-publiques-240821.pdf
D’une manière très précise, et scientifique, le même constat est posé : il n’y a pas d’effet « boule de neiges » de dépenses incontrôlées ou d’un coût de la dette défini hors de notre souveraineté.
La moitié du stock de la dette, près de 45 points d’équivalent PIB, est entièrement dû aux crises mondiales vécues depuis l’an 2000: crise financière en 2008, COVID en 2020, inflationniste et énergétique en 2022 avec la guerre en Ukraine.

De plus, il y a un lien direct entre les dépenses et la croissance : couper les dépenses trop vite aura l’effet inverse du but recherché.
De plus, disent-ils, il existe des pertes de recettes considérables sur la subvention aux grandes entreprises, aux hauts salaires, à la transmission du patrimoine sans imposition.
Ils considèrent enfin qu’il faut pour l’Etat conserver un point de PIB de marge de manœuvre en investissement public.
Leur plan est donc étalé sur sept ans, combinant recettes et dépenses, et protégeant la capacité d’investissement public.
Peu des recommandations des sages se retrouvent dans le « pacte d’action » que le premier ministre démissionnaire a proposé en tant que président du groupe des députés Renaissance (99 sièges, – 65 depuis juin).
Il n’en est pas du tout question dans le pacte législatif de monsieur Wauquiez ou dans les déclarations de monsieur Ciotti.
On trouve des points communs avec l’avis des sages dans les déclarations de madame Castets.
Mais le débat public a cessé d’être rationnel depuis longtemps.


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