Il n’y a plus qu’une seule sortie de crise possible : la démission – ou la destitution – du président Macron.
En balayant d’un revers de la main la candidature à Matignon de la gauche, puis en refusant de travailler à une solution pour Matignon les trois prochaines semaines, c’est a dire en refusant de consulter les forces politiques représentées à l’assemblée, Macron refuse d’exercer son devoir constitutionnel.
Il a de plus, dans son analyse politique, démontré un niveau de déni du réel et de déconnexion, posant question sur ses capacités cognitives et psychologiques à exercer son mandat.
Un député européen très compatible avec Macron, monsieur Kalfon, socialiste, était lui-même choqué, dénonçant cet homme « se prenant pour un roi », citant François Mitterrand et « le coup d’état permanent » dans cette situation, condamnant Macron « on est pas dans le conseil du roi là, qui doit écouter ses ordres, c’est l’assemblée nationale, souveraine ! »
On est dans ce moment Mac Mahon que je prévoyais depuis …. Et bien depuis mars 2017.
Mac Mahon voulut imposer, en 1877, sa volonté à une assemblée opposée à ses opinions politiques. Il a perdu le bras de fer et dut démissionner.
Macron est dans une bulle, comme Biden l’était jusqu’à avant hier.
Il y a maintenant une nécessité : un mouvement social.
Macron souhaite une « trêve olympique », utilisant les JO pour un coup de force antidémocratique.
Et bien il faut que le mouvement social fasse échouer les JO.
Et il faut que l’assemblée se réunisse en session extraordinaire au delà du 2 août, et vote dès maintenant des textes avec une majorité hors des cadres fixés par le président.
Macron a dit « les partis doivent travailler ensemble. » Confronté à la proposition de LFI d’abolir la réforme des retraites, proposition acceptée par le RN, créant une majorité sur un texte, c’est à dire exactement ce qu’il souhaite, il l’a aussi balayé de la main. Il l’a ajouté « on est pas là pour défaire ce qu’on vient de faire ».
Mais ce n’est pas à lui de le dire, le juger! Ce sont les français qui ont voté pour deux mouvements promettant l’abolition de la réforme des retraites.
Le peuple souverain a dit, en battant le parti présidentiel – défaite qu’il a reconnu du bout des lèvres – qu’il voulait défaire ce que Macron avait fait.
Tartuffe, hypocrite, menteur, Macron a encore dit « le front républicain, cet accord de désistement inédit » – il fut élu deux fous avec les voix de la gauche. Rien d’inédit au front républicain, ce qui est inédit, c’est qu’il n’en tenais jamais compte !
Mais je n’attendais rien d’autre de cet homme.
C’est pourquoi je n’ai jamais voté pour lui.
Et c’est pourquoi j’appelle à tout faire pour l’obliger à se demettre.


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