Les résultats révèlent que tous ces gens se piquant de mémoire et de commémoration sont comme ces tartuffes religieux pieux en public et dévergondés en privé.
La raison donnée entre 1930 et 1933 par le centre et la droite pour arrêter de gouverner avec le SPD puis pour peu à peu se convertir a l’idée d’une coalition avec Hitler est connue : le bolchevisme des communistes, et la supposée influence qu’ils prendraient sur les socio-democrates.
En réalité, la rupture de la grande coalition se fit sur une réforme … De l’assurance chômage.
La droite, qui avait perdue son dirigeant favorable à l’amitié franco-allemande peu avant le krach boursier de 1929, Stresemann mourrant subitement, voulait mener une politique de consolidation budgétaire en pleine crise économique et financière.
L’assurance chômage devait permettre de stabiliser le déficit budgétaire.
Face à l’opposition du SPD, alors au gouvernement, et qui proposait une réforme fiscale, la droite choisit la rupture.
A partir de 1930, la droite de Brüning gouverne seule, utilisant ordonnances, décrets présidentiels et l’équivalent du 49.3.
Les nouvelles élections de 1932 voient un triomphe du NSDAP avec 37% des voix.
Suivent les deux gauches qui « ne se sont pas compromises en s’alliant » le SPD à 21,6% et les communistes à 14,3%.
Tout le monde s’accorde à dire que si en 1932 Staline avait permis au KPD de s’allier au SPD le nazisme ne serait pas arrivé au pouvoir.
Cette erreur, Staline ne l’a reproduira pas en 1935, menant un accord d’amitié franco-sovietique avec l’homme de la droite française Barthoux, puis permettant le Front Populaire en 1936.
En 1932, un homme du centre libéral, von Papen, fait scission, et profitant du soutien du président de la République et de la tolérance des nazis gouverne sans passer par le parlement pendant 7 mois. En 1933, von Papen conclue les négociations de coalition avec Hitler, des membres des partis conservateurs, et des hauts fonctionnaires « techniques ». Le technocrate en charge des finances, en place depuis juin 1932, ne sera retiré du pouvoir que le 28 mai 1945 par le gouvernement militaire des alliés.
Hier, on commemorait la criminelle nuit des longs couteaux. Après 15 mois de coalition, Hitler ne liquidait pas seulement les dirigeants de l’aile « ouvrière » des SA mais aussi d’anciens dirigeants de la droite, mettant von Papen en disgrâce avant de lui donner une ambassade. Les maintiens du centre ne sauveront pas Macron. Le Pen l’a dit : en cas de majorité ils exigeront sa démission.
A l’heure actuelle, 48 membres du centre français et 9 des droites ont choisi de répéter l’histoire.
Mélenchon sert de chiffon rouge comme autrefois Staline. Si Mélenchon s’était mis en retrait, ils auraient trouvé d’autres prétextes.
Il reste aux 48 candidats du centre 24h pour faire passer l’intérêt de la Nation devant des considérations politiciennes.
Nombre d’entre eux sont du Modem.
Le Zentrum avait déjà commis l’erreur, mais les chrétiens libéraux français derriere Bayrou veulent la refaire.
Quelle indignité !
« Lundi à 17 heures, Le Monde dénombrait 169 désistements : 122 de la part de la gauche, 46 de la majorité présidentielle Ensemble et un des Républicains. »



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