Les 18 thèses simplifiées

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Les 18 thèses (reprises des conclusions de l’article de novembre 2022)

Pétition à signer ici “Contre l’inflation, augmentons les salaires, cassons les monopoles, taxons les profits indûs”

Le salaire réel des français n’a jamais autant baissé dans l’histoire de la cinquième république !

1. L’inflation actuelle n’est pas monétaire.

2. Elle n’est pas la conséquence d’une augmentation des salaires et donc de la consommation. Au contraire, les salaires n’ont jamais été aussi bas dans le partage du revenu mondial, et à l’intérieur des salaires, la part des salaires modestes pourtant à la plus forte consommation du revenu disponible.

3. Le coût premier qui a explosé, c’est celui du capital avec une augmentation considérable du taux de consommation du capital fixe, par les dividendes, les rachats d’actions, les instruments de transfer du capital en revenu des capitalistes.

4. À la limite, on peut y voir une réponse à des taux d’intérêts des dettes publique si bas que le taux de rémunération de la rente baissant, les capitalistes se sont jetés sur la consommation du taux d’augmentation de la part de capital dans le revenu mondial.

5. Mais l’augmentation du taux de rendement des placements financiers et immobilier entre 1990 et 2020 contredit cette explication.

6. C’est bien plutôt la baisse de la fiscalité sur les entreprises et le revenu du capital, ainsi que l’abandon des mécanismes de redistribution sociale des revenus qui expliquent l’augmentation sans limite du taux de consommation du capital.

Des aides sans conditions, aux effets dérisoires d’après France Stratégie

7. C’est le premier facteur inflationniste.

8. Le second est la conséquence des dérèglements structurels induits par la globalisation sans fiscalité mondiale ni redistribution mondiale entre régions dans un contexte de monopoles de plus en plus croissants .

9. Monopoles et inflation des revenus du capital alimentant une explosion de la dette privée, et par conséquences, notamment avec la baisse des impôts de production, sur le capital et les hauts revenus, une hausse de la dette publique.

10. Le coût social et financier de ce mode de production et d’échanges commençant à être présenté par un changement climatique en pleine accélération – chaque année, le coût des cyclones ou des incendies se chiffre à plusieurs centaines de milliards, entraînant une crise de l’assurance mondiale – des chocs inflationnistes climatiques entrent dans la chaîne de valeur. La pandémie de Covid-19 peut être considéré comme une des conséquences de l’indifférence aux risques de la crise du vivant induite par la globalisation.

11. La guerre est une conséquence, avec la montée des neofascismes, et la réaction autoritaire du Parti communiste chinois comme des régimes islamistes, du mécontentement mondial des classes salariées qui depuis 50 ans sont les dupes de la globalisation.

12. Celle-ci entraîne une accélération de l’inflation inéluctable des coûts de l’énergie, donnant le coup de grâce a la globalisation heureuse.

13. L’inflation actuelle en Europe et aux États Unis ne peut être combattu par la restriction des masses monétaires et le pilotage volontaire dans une récession.

14. La hausse des taux d’intérêts est l’une des mesures les plus stupides dans ce contexte que l’on pouvait imaginer.

La crise financière et banquière de début 2023 est la conséquence de la hausse des taux d’intérêts

15. La réponse passe par un rééquilibrage de la part du travail dans le revenu mondial par une hausse considérable de la fiscalité du capital et des hauts revenus en vue de redistribuer le revenu par l’investissement public dans la relocalisation, la diversification alimentaire localement, la reconquête de l’indépendance alimentaire et énergétique, et la transformation de l’économie.

16. La casse des monopoles est inéluctable.

17. Seulement ainsi peut on reconquérir les classes populaires, les plus nombreuses et donc les classes censées construire les majorités démocratiques, à la démocratie.

18. Oui, sortir de cette crise signifie exproprier par l’impôt les Musk et les Bezos.

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Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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