L’extrême droite aime pleurer et se mettre en scène en „victime du système“.
Alors que l’extrême droite a toujours été, dans l’histoire, la dernière rustine du système .
L’espace médiatique français est saturé par l’extrême droite.
En 2020, rions, elle se plaignait que toute la presse, tous les médias, toutes les radios et les chaînes de télévision étaient „gauchistes“ ou „woke“.
C’était déjà une sacrée blague.
Les médias étaient déjà partagés entre milliardaires de droite réactionnaire et milliardaires libéraux alliés de Macron.
Les quelques îlots qu’on pouvait rattacher à la représentation d’un tiers des français, la gauche dans toute ses composantes, etaient déjà extrêmement minoritaires, et relégués à la comédie.
Depuis, dans un paysage médiatique extrêmement susceptible et triste, où on ne rigole plus, même ces quelques îlots ont été censurés.
La sphère publique d’ailleurs n’invite pas à gauche les représentants politiques de la gauche. On invite des retraités, comme monsieur Cazeneuve qui ne représente rien, ou des gloires minoritaires, comme monsieur Hollande qui ne représente rien.
Madame Royal, qui ne représente rien, a son rond de cuir. Elle a cependant gênée le discours dominant en rappelant que la fraude financière de 2007 de la campagne Sarkozy a créé une distorsion, une inégalité de fait, entre les candidats. L’argent lybien a bien permis d’acheter un résultat électoral.
Si monsieur Sarkozy avait fait campagne pour le montant officiellement déclaré, il n’aurait pas pu faire la moitié des meetings, le score contre madame Royal aurait été plus bas.
Le cash a acheté des moyens illégalement.
Le procès Sarkozy comme le procès du RN n’ont pas mobilisé les médias dominants. Ils étaient absent des audiences.
Seule la plaidoirie en défense de monsieur Sarkozy a été couverte par les télévisions, alors que les audiences ont été désastreuses pour ce système de défense.
Mais l’opinion n’en est pas informée.
Son fils, qui ne représente rien sinon des trafics d’influence obscurs, a aussi un rond de cuir dans les médias dominants.
Les pleurnicheries de l’extrême droite sur sa condamnation, pour des faits établis et prouvés, ont saturé l’espace public.
La reprise en main de Marianne a ainsi vu les nouvelles têtes politiques du magazine écrire des éditoriaux déconnectés des compte rendu des audiences de leur expert judiciaire en défense d’un parti condamné pour des faits d’enrichissement personnel et de détournement d’argent public, à un moment où ce parti, ruiné, cherchait aussi des financements auprès d’une puissance étrangère hostile à la France.
Car même Marianne a été repris en main. Un tiers des journalistes ont été virés. La nouvelle rédaction combine les influences, épousant la coalition gouvernementale : une ligne pro Macron, et pro Le Pen.
C’est la synthèse de Bayrou.
C’est madame Szeftel et monsieur Taddei, avec monsieur Mathoux devenant la nouvelle synthèse.
Madame Polony a été évincée pour ne plus faire d’ombre à Macron.
Le magazine est condamné à brève échéance.
L’échec de son rachat par l’économie sociale et solidaire marquait ici une opposition politique à ce qu’un magazine puisse échapper au discours dominant.
L’efficacité de cette saturation politique n’est pas à court terme, mais à long terme.
Les français ne sont pas choqués par la condamnation du RN, ni par l’inéligibilité de Le Pen et de son ancien compagnon monsieur Aliot. À 61%, ils trouvent la condamnation normale, à 68%, l’exécution provisoire légitime.
Mais le matraquage – lancé par Macron dès sa campagne de 2017 – veut aboutir à un paysage politique où la gauche a disparu, comme c’est déjà fait dans le paysage médiatique.
Les sondages des présidentielles qui ne veulent rien dire aujourd’hui servent à cela : réduire l’espace à la coalition gouvernementale actuelle, macronistes, LR et le RN tolérant l’attelage.
Les médias dominants veulent ainsi imposer leur composition sociale et classiste à la Nation.
J’ai toujours dit que Macron et Le Pen étaient deux faces de la même médaille. Les deux ont d’ailleurs des problèmes de corruption.
Les deux se retrouvent, en cette fin de cinquième république, à se tenir comme des cordes deux pendus.
C’est le signe d’une décadence de la cinquième république.
Il est temps de sonner le tocsin des soldats de l’an 2 de la République.
Sauver la Nation passera par la République sociale.



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