Mon intervention à la Friedrich Ebert Stiftung

Published on

in

Je suis chef d’entreprise.
Depuis 2007, je dirige des équipes dans le numérique et les hautes technologies.
En 2012 je suis devenu pour la première fois directeur gérant d’une SARL industrielle avec 60 salariés.
Depuis j’ai géré des organisations jusqu’à 200 salariés directement, jusqu’à 500 personnes dans l’écosystème.
Actuellement, je suis patron d’une structure de 60 salariés, et consultant.

J’ai décidé d’assister aujourd’hui au forum pour une économie politique progressiste organisé par la Friedrich-Ebert-Stiftung à Berlin.


Alors que l’on parlait de politique fiscale, la représentante du syndicat patronal BDI Dr Monika Wünnemann a déroulé ses narratifs éculés sur « l’impôt sur le patrimoine qui ruine des familles, l’impôt sur l’héritage qui détruit des emplois, l’impôt sur les dividendes qui réduit l’investissement. »


A côté d’elle, une chercheuse, Martyna Berenika Linartas, démontait point à point les narratifs avec des faits.
Mais la représentante de « mes intérêts » refusait toute argumentation factuelle.

Alors je suis intervenu.

Mon intervention



J’ai dit, en substance (et en allemand):

« Je suis chef d’une entreprise de 60 salariés en Allemagne, je fais partie des 1% les mieux rémunérés d’Allemagne, et je dois dire qu’il y a un moyen de concilier les résultats de la recherche et les soucis de ma « représentante » : la productivité. Et pour augmenter la productivité, je suis prêt à payer plus d’impôts!

Pourquoi ?
D’abord, comme entrepreneur, j’ai besoin d’une sécurité juridique, c’est à dire d’un État de droit, démocratique. Sans un État fonctionnel, c’est l’AfD et elle ne garantit que l’arbitraire juridique!

Ensuite, depuis 20 ans de discours de règle d’or et de refus de nous imposer, les riches, les infrastructures sont devenues catastrophiques. Combien d’heures perdues par mes salariés parce qu’un pont s’effondre sur une voie ferrée ?

La transformation numérique est ridicule, l’Allemagne perd ici en productivité.

La représentante de mes intérêts a parlé bureaucratie : mais combien de formulaires restent en papier parce qu’on a pas investi dans la numérisation des administrations ?

Enfin, pour contrer l’AFD , il faut de nouveau un marché intérieur dynamique, donc de l’investissement public.

Refuser cela pour s’épargner 2 points d’imposition est un suicide, y compris pour les 1%! »

Je ne l’ai pas dit, mais il existe ce superbe article 14 de la constitution allemande : « le droit de propriété donne des devoirs. »

Il nous faut plus de solidarité.
#TPW25

Laisser un commentaire


Bienvenue!

Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

Abonnez vous

Recevez nos newsletter


En savoir plus sur Chronique Libre de l’Humanité

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture