Une société américaine a fait renaître une espèce de loup disparue il y a dix mille ans.
Le message de cette anecdote n’est pas celui d’une belle histoire.
La startup a manipulé de l‘ADN récupéré sur des squelettes vieux de 10 000 ans, puis l‘ADN de loups contemporains pour qu’ils puissent être compatibles, et faire naître des embryons avec une copie de l‘ADN.
L’un des projets de cette startup, c’est de récupérer des gènes anciens pour adapter des espèces contemporaines aux conséquences d’un réchauffement à +4 degrés et plus.
Le message de cette anecdote est en lien direct avec l’idéologie du turbocapitalisme contemporain, lui qui veut détruire l‘Etat, se méfie de la science dès lors qu’il s’agit de freiner son accumulation, veut remplacer la culture par la religion bigote, et ne croie pas à un ralentissement possible du réchauffement climatique.
Ce capitalisme pense que le réchauffement a lieu, mais il n’est pas dû à l’homme, mais à un dérèglement du soleil.
D’ailleurs, il lui est peu important pourquoi il a lieu. Le réchauffement est juste un facteur d’adaptation.
Dans ce scénario, le rôle de la science c’est de construire des outils pour préparer un monde viable économiquement pour le turbocapitalisme.
Cela implique de changer les gènes du vivant.
C’est cela le sens de cette histoire.
L’autoritarisme, le militarisme, le nationalisme, sont inséparables de ce turbocapitalisme, car ses tenants, dont Trump, Musk, Milei ou l’extrême droite européenne, sont persuadés que l’adaptation au réchauffement créera une opportunité pour une nouvelle classe de dominants sur des milliards de dominés, esclaves, suite à une série de conflits inéluctables.
Certains ont déjà théorisé un monde à 6 degrés et deux milliards d’humains de moins.
C’est la vision raciste et nazie des „races supérieures“, de „l’espace vital“ appliquées au réchauffement, menées par des milliardaires, par ailleurs soutenus par des mouvements religieux messianiques.



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