L’Allemagne est incorrigible.

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Graphique montrant la valeur des biens exportés d'Allemagne vers différentes régions (UE sans Eurozone, USA, Chine) de 2020 à 2026, en milliards d'euros par mois.

Tous les chiffres de la demande intérieure sont au rouge. La population allemande continue de s’appauvrir.


Le chômage augmente, le pouvoir d’achat baisse. L’investissement privé stagne, la consommation des ménages se comprime, l’épargne de précaution augmente. Le niveau de confiance des consommateurs est à un plus bas historique.

Pourtant, les instituts ont doublé les prévisions de croissance.

Le Spiegel s’est penché sur la question.
Il y a bien sûr un impact des dépenses publiques – l’Allemagne est passé à plus de 3% de déficit en points de PIB. Ces dépenses sont un mélange de recettes prouvées inefficaces et dispendieuses (réformes dites « de l’offre ») et de dépenses accélérées dans les systèmes d’armes du futur. De nombreux industriels connus pour des produits civils se transforment en équipementiers pour missiles, drones, satellites et munitions.

Mais c’est encore une fois le mercantilisme qui est chargé de sauver l’Allemagne, quitte à noyer les allemands dans une déflation éternelle.

Les exportations progressent vers l’Union Européenne, les produits ne trouvant pas de débouchés en Chine ou frappés de droits de douane aux Etats-Unis étant proposés à moindre prix en Europe.
Les exportations vers l’Europe de l’Est ont fortement progressé – multiplication par 3 vers la Pologne.
Notons, malgré les tarifs douaniers, une reprise vers les Etats-Unis.

Mais la France et les Pays-Bas sont également chargés d’être les consommateurs de dernier ressort de la surproduction allemande.

Ce n’est ni viable à long terme, ni bon pour l’Europe.

La premiére priorité de l’Allemagne devrait être la transformation de sa production vers les besoins intérieurs, et la hausse de sa demande intérieure par l’augmentation du pouvoir d’achat. Le second but, commun à l’Europe, c’est de revenir à un niveau d’excédents commerciaux soutenables : 1 à 2 points de PIB, et non 5 comme aujourd’hui.
Enfin, les énormes excédents d’épargne accumulés avec les excédents doivent être fléchés vers l’investissement public et privé en Europe, soit par la fiscalité sur les patrimoines, soit par des emprunts nationaux/européens, sur le modèle du grand emprunt que propose Emmanuel Maurel en France.

Le mercantilisme, en appauvrissant les allemands, sapent les bases de la démocratie, et en fin de compte, de l’Europe. Hors, sans intégration européenne, l’Allemagne n’a aucun avenir.

Mais l’intégration européenne ne peut pas être un open bar où la France, avec ses déficits et sa dette, paye pour la sous consommation allemande.
Et la « Grande Dissociation » allemande doit cesser.
L’économie allemande doit de nouveau être mise au service des classes populaires et moyennes.

Sur la grande dissociation, voir ma conférence au colloque de la fondation Res Publica ici :

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Bienvenue!

Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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