Allemagne : comprendre la crise, lire la revue l’Audace

L’incapacité du gouvernement allemand à réagir face aux pertes directes de revenu et d’emploi de la guerre d’Iran se paye cash électoralement.
Le parti du chancelier Merz passe sous l’extrême droite, le parti du vice chancelier Klingbeil plonge à moins de 12%.

Depuis le choc inflationniste provoqué par la fermeture du détroit d’Ormouz, conséquence d’une guerre déclenchée par le gouvernement Nethanayou et le gouvernement Trump pour des raisons intérieures, sans stratégie ni but de guerre et sous estimation de la situation, le gouvernement Merz est plus soucieux de couper les budgets sociaux que de lutter contre la vie chère.
Son plan d’investissement n’est toujours pas arrivé dans l’économie, les économistes ne cessent de réduire les prévisions de croissance.
Et le débat officiel en économie s’attaque encore aux institutions et aux instruments protégeant les classes nombreuses des aléas de la vie.

Alors la profonde colère allemande continue de s’étendre.

Pour en savoir plus, achetez dès demain la Revue « L’Audace » en kiosque ou sur notre site.

Nous consacrons un de nos trois dossiers à l’Allemagne, avec un long texte de votre serviteur, une analyse de Nicolas Ravailhe, une enquête de Natacha Polony et un entretien de l’ancien candidat à la chancellerie Martin Schulz (SPD).

Et sinon, sur mon blog : Mes analyses de la crise allemande

Une réponse à « Allemagne : comprendre la crise, lire la revue l’Audace »

  1. […] L’économiste allemand Achim Truger a aujourd’hui évalué le budget allemand pour la radio d’information continue Inforadio.Achim Truger pense que le budget proposé par le ministre SPD Klingbeil ne sortira pas l’Allemagne du marasme dans laquelle elle est plongée depuis fin 2019.On lui demande si le fait de vouloir emprunter 180 milliards pour « investir » n’allait pas permettre de relancer la croissance.Il a eu deux remarques importantes.D’abord, constatant qu’une partie de ces milliards de dette vont alimenter les investissements dans la défense et les armements « ce n’est pas une bonne politique que de financer les dépenses d’armements par la dette. Elles devraient être financées par le budget ».L’idée est fondamentale : les investissements dans la défense ne sont pas productifs au sens macro économique. On construit des chars, des drones, des munitions avec l’intention de les détruire. Si cela alimente un peu la consommation intérieure, les dettes contractées ne peuvent pas être remboursées par le produit des investissements réalisés.Ensuite, c’est son second point, si le budget « infrastructures et adaptation au réchauffement climatique » vint aussi bénéficier de cet endettement, l’effet macro économique est annulé par le plan de coupes sociales et d’attaques des droits des salariés. L’énorme angoisse que crée ces annonces se traduit par une chute de la propension à consommer et l’augmentation de l’épargne de précaution.La demande intérieure peine ainsi à compenser le recul en volume des exportations.Or, l’Allemagne est le pays illustrant le mieux la théorie des « trappes à liquidité » formuler il y a presque un siècle par Keynes.Son épargne, contrairement à la théorie économique classique, celle professée par exemple par l’incompétence incarnée de Aghion, n’a jamais été transmise à l’économie sous forme d’investissement privé.Jamais.Elle s’accumule soit en dépôts – 3000 milliards – soit en achats de dette étrangère. L’épargne allemande ne finance rien, ou les retraites des américains, les usines des chinois, et jusqu’en 2022, le régime de Poutine.Si les plans de coupe sociales augmentent l’épargne, alors le gouvernement n’aura d’autre choix, conclut Achim Truger, que de mobiliser l’épargne en augmentant les impôts.Baisses des prestations sociales et médicales, attaques sur les retraites et le droit du travail, augmentation des impôts : voilà un agenda qui va continuer d’alimenter la colère allemande populaire. Rarement j’ai entendu un exposé aussi clair d’un économiste allemand sérieux et réputé des arguments que je défends ici et dans le numéro 3 de la Revue « L’Audace » […]

Laisser un commentaire


Bienvenue!

Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

Abonnez vous

Recevez nos newsletter


En savoir plus sur Chronique Libre de l’Humanité

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture