(crédit photo der Spiegel)
La guerre comme déviation des problèmes intérieurs, la crise pour suspendre la démocratie : la recette est vieille comme l’histoire.
Combien de récits des anciens Grecs nous ont raconté cette histoire.
Combien de fois un tyran a t’il instrumentalisé la crise politique d’un pays voisin pour prétendre être dans le droit et la morale, engager les armées, suspendre l’assemblée, emprisonner ses opposants.
Relire les anciens rappelle que le monde où nous vivons n’est pas si « moderne » et « progressiste » que le monde méditerranéen et proche oriental d’il y a 2500 ans.
Le régime iranien est criminel, atroce, insupportable.
Confronté à une rébellion de son peuple historique, il a répondu par une répression sanglante et meurtrière.
Trump n’est pas fasciste. Il rappelle Dionys, le tyran de Syracuse resté dans l’histoire grec comme l’exemple du corrompu, népotiste, absolutiste tyran, méprisable, meurtrier. Lui aussi maniait la guerre comme diversion des débats intérieurs, de sa rapine au dépens de son peuple.
Trump avait promis d’aider le peuple iranien. Puis, il n’a rien fait.
20 000 opposants démocrates ont été assassinés par le régime. La crème intellectuelle de l’opposition a été réprimer, torturée, éliminée.
L’attaque en cours ne veut pas d’un Iran démocratique et libre.
Elle veut d’un Iran chaotique, corrompu mais faible.
Elle veut aussi, tant en Israël qu’aux États-Unis, faire diversion.
L’intervention est tardive pour vraiment aider le peuple iranien.
Annoncée au mégaphone plusieurs semaines à l’avance, elle ne surprend pas un régime qui a pris toutes les mesures pour y résister.
Le chaos futur est imprévisible.



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