Si vous avez plus d’un sujet d’intérêt sur cette terre, vous ne rentrez pas dans les logiques d’algorithmes.
Oui je joue aux échecs. Mon meilleur nouveau, c’était sans doute il y a presque 15 ans, j’étais entre 2000 et 2100, c’est à dire un niveau tout à fait correct de première série.

Aujourd’hui, je suis plutôt entre 1650 et 1750.
Le jeu d’échecs a connu un boom improbable depuis dix ans avec la combinaison de trois technologies :
– le videostreaming qui permet à tous les événements d’être retransmis en temps réel,
– les logiciels d’analyse qui sont plus forts que les forces humaines, permettant à tout amateur de comprendre ce qu’il se passe en temps réel
– les plateformes de création de contenus, avec une véritable explosion d’influenceurs – et d’influenceuses – produisant sur les échecs. On citera Anna Cramling, fille de la Grand Maitre Pia Cramling, au style exubérant ou Julien SOng, à eux deux 1 million d’abonnés.
J’ai donc ce week-end regardé quelques vidéos de tournois contemporains, joué sur une plateforme en ligne, et fait l’erreur de l’avoir fait sans refuser les cookies.
Résultat : depuis 48 heures, mon fil Facebook est inondé à 70% de contenus en lien avec les échecs.
Ce contenu remplace l’obsession monomaniaque de l’algorithme à me proposer des vidéos colorisés et des posts historiques sur les combats aériens de la seconde guerre mondiale après une recherche sur le sujet.
J’avais eu droit, après une documentation sur les recherches en ADN paléontologiques à la même obsession à posteriori.
Mes centres d’intérêts sont aussi divers que le monde.
Je n’ai pas besoin qu’un algorithme les devine.
J’ai besoin par contre d’accès à des sources qualitatives et pluralistes.
Le contraire de la monomanie algorithmique qui souvent préfère quantité et médiocrité.
C’est pesant.



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