Les mémoires de Lefrançais

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Barricades de rue à Paris, juin 1848

L’article sur les répressions des barricades ouvrières et républicaines par les troupes qui commettent des « Oradour sur glane en Algérie », et les commettent du coup aussi en France, ce que ni Aphatie ni ses adversaires rappellent, m’a fait replonger dans les mémoires de Gustave Lefrançais.

Il y décrit les conflits politiques entre proscrits après 1852.
A Londres, il y a toutes les couleurs des gauches françaises, et ce qui frappe, c’est le rôle des femmes, des premières féministes françaises.

Mais il y a aussi autre chose : les débats entre ouvriers de juin 48, socialistes bourgeois, républicains « réacteurs » (qui ont participé à la répression réactionnaire de juin 1848), s’incarnent aussi dans des bobinettes.

Et on dirait lire, à peine adapté au contexte historique, les crêpages de chignon entre chapeaux à plumes du NFP.

Ce sont au fond les mêmes rhétoriques, les mêmes méthodes, les mêmes désaccords théoriques et pratiques.

Et il y a même un côté gilet jaune chez Lefrançais.

On a pas besoin des théories léninistes, en version trotskiste, orthodoxe ou maoïste. Laissez tomber celles et ceux issu de ces écoles là.

L’histoire de France nous offre tous les outils théoriques nécessaires pour comprendre le monde, les défis de l’union des forces progressistes, et les dangers de l’autoritarisme, bonapartiste ou monarchiste, dans le capitalisme contemporain.

Lefrançais était un admirateur de Pauline Roland. Ensemble, ils ont créé en 1849 « l’association des institeurs et institutrices et professeurs socialistes. »
Détestée de la bourgeoisie bien pensante française, elle est mise en prison 7 mois pour « socialisme et débauche ».
Libérée avant le coup d’état de Louis Napoléon, elle fait partie des opposants.
Arrêtée de nouveau, elle est déportée en Algérie.

Car l’Algérie c’est la punition pour les français.
La conquête coloniale est d’abord un instrument de répression.

Face à la dégradation de sa santé, Georges Sand lui obtient une amnistie. Elle meurt cependant sur le chemin du retour, à Lyon, des conséquences de la déportation.

C’est une mort suite à la répression politique.

Lefrançais écrit des pages d’exil pleines de douleur en racontant sa mort.

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Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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