Nationalisons Arcelor Mittal France

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L’affaire Arcelor Mittal aura été un scandale tout du long. Il envisage de supprimer 650 emplois en France.

Tout commence quand Macron inspire à François Hollande un arbitrage contre Arnaud Montebourg la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2012.

C’était au tout début du quinquennat, au moment où l’aile sociale libérale veut mettre tous les moyens budgétaires dans un seul panier, percé, le CICE, et ne veut surtout pas faire de la politique industrielle volontariste.

Mittal n’a jamais investi les sommes promises en 2012, empoché en 13 ans des milliards, et supprimé en 13 ans des milliers d’emplois, détruisant des compétences stratégiques, des bassins d’emplois, créant des régions sinistrées, depuis passées au RN.

D’après une enquête de Disclose « Quand on ajoute les profits issus des quotas carbone, les subventions directes et les prêts, ArcelorMittal a amassé au moins 4,7 milliards d’euros d’aides publiques européennes depuis 2008. » Source en lien ici

Le groupe Arcelor Mittal est valorisé en bourse à 20-21 milliards.

La France constitue en effectifs environ 8% du groupe. Sur cette base, on peut évaluer la valeur du groupe à 1,5 milliards.

Entre 2008 et 2023, le groupe a reçu en France et en Europe 4,7 milliards d’aides publiques, tous dispositifs confondus.

D’un point de vue comptable, il serait bien plus rentable pour les pouvoirs publics de nationaliser.

C’est ce que les « magiciens de la finance », Moscovici, Cazeneuve, Macron, Hollande, Le Maire, Attal etc.. ont refusés dés novembre 2012 lorsque le ministre de l’industrie de l’époque, Montebourg, l’avait proposé, et toujours refusé pour toutes les situations de pertes de souveraineté industrielle depuis.

La nationalisation d’activités stratégiques est d’autant plus nécessaire que les menaces géopolitiques se multiplient et les guerres douaniéres mettent fin à la « globalisation heureuse » des années 2010-2020.

Macron aura fait la même manœuvre avec Alstom et tant d’autres groupes. Il est urgent de mettre fin à ce pouvoir.

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Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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