Sur quel sujet ou question avez-avez changé d’avis ?
J’étais fédéraliste, profondément, et puis j’ai vu ceux qui dans mon camp se disaient européens n’avoir que mépris pour la citoyenneté européenne et dédain pour les outils essentiels à une base fédéraliste, refusant le debat sur l’indispensable Union de transfer, se ralliant à la culture de l’intergouvernemental de la droite.
J’ai compris qu’un fédéralisme européen ne peut être que social, or, tous les „fédéralistes“ sont profondément ordoliberaux, mus par une compréhension censitaire de la démocratie, bref, par une vision classiste de l‘Europe pour protéger leurs intérêts matériels contre la majorité.
La rupture définitive s’est faite en 2015.
Depuis cette date, je ne crois pas que l‘UE soit pérenne.
Et mon analyse de 2011 – si la gauche de gouvernement n’engage pas une réorientation européenne immédiate, les prochains à dominer seront les bruns – se réalise inexorablement.
Ce que je n’avais pas vu, c’est la facilité avec laquelle la droite européenne absorberait le nouveau rapport de force, et, de même qu’elle s‘accomoda de gouverner avec le PSE, salue aujourd’hui le caractère européen de l’extrême-droite.


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