L’honneur de la gauche

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Le premier des scandales, c’est un chef d’état méprisant tellement la démocratie qu’il a plongé le pays dans une crise politique insoluble en pleine crise budgétaire et financière.

Macron rappelle beaucoup le comportement erratique de Louis XVI et ses ministres idéologues entre 1783 – fin de la guerre d’indépendance des États Unis qui a ruinée la France – 1786, traité de libre échange avec le Royaume Uni entraînant une dégradation immédiate du commerce extérieur et une crise des industries françaises – et 1789 avec la convocation en dernier ressort des États Généraux pour décider d’un grand plan d’austérité, et que la représentation nationale refusera, pour s’allier avec le peuple de Paris et imposer un changement de régime.

Le deuxième scandale, c’est l’état désastreux des finances publiques, de l’économie à une croissance atone, de l’industrie en recul permanent, du commerce extérieur au déficit abyssal.
Cet échec économique n’a été empêché ou dénoncé à temps ni par les experts de Bercy, ni par la Cour des Comptes, ni par les élus en charge du budget.
Tous partagent les mêmes oeillères idéologiques.

Le troisième scandale est celui d’une corruption omniprésente au sein de l’exécutif, en commençant par le président lui-même, dont on découvre de plus en plus que la campagne de 2017 fut financée illégalement et a donnée lieu à des pactes de corruption.
On le voit avec toutes les affaires encerclant tant le secrétaire général de la présidence, le conseiller en charge des relations avec le RN, que la première dame.
On le voit avec les récents scandales autour du ministre de l’intérieur – auteur d’un pacte de corruption pour faire échapper à l’impôt des millionaires – et d’une des ministres omniprésente sur les plateaux, corrompue sur le dos de la souffrance des enfants français dans les crèches maltraitantes.
On pourrait rappeler la corruption de madame Schiappa sur les fonds laïcité dont ont bénéficié des proches du printemps républicain.

Le scandale ultime c’est la composition de ce gouvernement Barnier.
Mais ce n’est que le pompon.
Et le toucher ne porte pas bonheur.

Tous ces scandales sont sanctifiés et tolérés par le Rassemblement National, qui, en acceptant Barnier, a acceptée un pacte de corruption : Le Pen espère que son procès qui s’ouvre lui sera clémente, comme lorsque Macron donna l’impression d’acheter à jamais l’obéissance de Bayrou sur un procès analogue en lui évitant la condamnation pour s’en prendre aux petites mains.
Le silence médiatique sur les faux en écriture de Jordan Bardella illustrent à quel point le RN est déjà plongé jusqu’au coup dans la fange de la Macronie.

Il n’y a que deux forces politiques restant d’une extraordinaire dignité dans la période : le nouveau front populaire et le groupe de droite LioT de Charles de Courson.
L’honneur est sauf et la solution est là.

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Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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