
Quelques enseignements :
- Le peuple français avait déjà dit en 2022 qu’il ne voulait pas du programme de Macron, et encore moins du RN.
Le parlement était censé forcer Macron à négocier à gauche et à droite (à gauche pour la cohésion sociale, la lutte contre l’inflation et les inégalités, pour rétablir les services publics d’éducation, de santé, et de sécurité, la droite pour le faire en gérant correctement, sans lourde fiscalité, en protégeant les libertés et la sûreté, et sans doute en serrant la vis migratoire).
Macron n’en a rien fait. - Le peuple français a précisé son message en réduisant fortement le camp présidentiel, en refusant toujours une majorité au RN, et ce massivement vue la participation alors qu’il y avait désistement, et en mettant la gauche en tête alors même que c’est elle qui avait fait l’effort principal de désistement !
Le peuple souverain estime par ailleurs que quelques provocateurs gauchistes infantiles ne sont en aucune manière comparable aux criminels racistes candidats du RN par douzaines.
Mais il n’aime pas non plus le bruit et la fureur : LFI perds sa majorité dans la gauche, très nettement même, et en fonction des ralliements à la constitution des groupes, le PS pourrait être le plus grand, et réclamer la prééminence au sein du NFP.
Car LFI ne progresse pas en sièges par rapport à 2022. Et cela s’explique aussi par sa mauvaise performance face au RN.
De plus, les « purgés » ont quasiment tous été réélus, de Autain à Ruffin, Corbières, Simonnet et David.
Le peuple souverain français est subtil, mais déterminé. - Les décompositions touchent également le camp présidentiel. Gabriel Attal s’est émancipé à sa gauche, Darmanin à sa droite. Bayrou rêve de reconstituer une droite où il serait enfin le sage et vieux guide, rôle que Macron lui refusa dès ses premiers six mois à l’Elysée.
Il y a trop d’ambitieux au centre pour vraiment penser que la baraque macroniste soit autre chose qu’un château de cartes.
Macron va se rendre compte n’être qu’un canard boiteux, dont le propre camp ne doit même plus la légitimité parlementaire, les 165 survivants ayant été élus en dissimulant sa photo de leurs campagnes. - Mais la droite est encore plus décomposée, avec des hasticots grouillant sur son aile droite. La gangrène menace.
- Et le RN pleurniche sur sa « victoire promise volée » comme un enfant mauvais joueur perdant au dernier moment au scrabble. C’est que pour être majoritaire, il faut bien que d’autres aient envie de voter pour vous, et le chiffon rouge pour faire peur ne suffit pas dès lors que la France a perdu tout parti de masse révolutionnaire.
- Est ce qu’une alliance du type CNR et GPRF serait possible ?
La France va faire comme la Belgique, l’Italie, l’Allemagne, les Pays Bas, ou le Danemark : passer quelques mois à chercher une coalition. Ça fera des vacances à l’actionnisme de l’exécutif absolu. - Enfin, notons la victoire à 63% du candidat de la Gauche Républicaine et Socialiste dans le Val d’Oise ! Emmanuel Maurel a déjà démontré au parlement européen réussir à faire des alliances majoritaires en ayant été tout seul au sein de sa délégation – purgé par LFI dès 2021.
Dans une telle assemblée nationale, ses talents vont être plus demandés que jamais ! Il pourrait être, avec la plateforme idéologique que nous défendons, l’une des clés.
Je me réjouis de ce moment parlementariste dans un régime entièrement conçu pour l’empêcher.
Le peuple français est formidable.





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