L’enjeu européen dissimulé par les débats franco-français

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L’enjeu des Européennes, c’est empêcher l’alliance des droites, de Renew avec Rutte aux conservateurs avec von der Leyen – candidate de Macron – avec l’extrême droite de Wilders, Meloni, et potentiellement Le Pen. Le RN travaille d’arrache-pied pour se distancier de l’AfD et se rapprocher de Meloni.

Les pitreries de Attal et Bardella, ou de Macron proposant un débat à Le Pen, ont réussi à faire s’évaporer les enjeux européens réels de cette élection.


Bien sûr, LFI qui ne parle que de Gaza n’aide pas à se concentrer sur l’avenir des européens en Europe, ni à révéler les débats entre centre néolibéral, droite conservatrice, nationalistes ralliés à l’UE et national-populistes pour définir une nouvelle coalition au parlement européen.


Le PS qui fait de cette élection un plébiscite franco-français pour prendre le leadership à gauche sur une ligne compatible avec François Hollande n’aide pas non plus à comprendre les enjeux réels, essentiels, pour les classes populaires en France et en Europe.

Car l’enjeu des élections est celui-ci : voter LR, voter Renew, c’est favoriser une grande coalition des droites à l’extrême droite européenne. Le RN met beaucoup d’eau dans son vin européen justement pour pouvoir en faire partie.

Le vote utile, c’est la Gauche Unie avec Léon Deffontaines !
Voter Deffontaines, c’est priver la droite et l’extrême droite de 5 sièges au parlement européen.
PS, verts et LFI sont assurés de leur 5%.
Si vous hésitez, si, même, au centre, vous refusez l’alliance avec Meloni, Wilders et Le Pen, votez pour la gauche républicaine rassemblée sur cette liste.
Elle compte un tiers de membres de partis non communistes, historiquement qui ont pu être anticommunistes, et un tiers de société civile.
Si nous faisons 5%, automatiquement, c’est 5 sièges de moins pour le RN et LR.
Pour approfondir :
Un article du Spiegel aujourd’hui pose l’équation de l’extrême droite de la manière actuelle :
« Le Pen pousse Meloni à choisir : une alliance au Parlement européen avec elle, ou avec von der Leyen ».
Oui la candidate de Macron et du camp conservateur à la présidence de la commission, l’allemande von der Leyen, ancienne ministre de la défense de Merkel qui a ruiné l’armée allemande, propose aussi une alliance au groupe d’extrême droite ECR – qui pourrait ainsi mettre fin à la « grande coalition » européenne avec les socio-democrates.

Il n’y a pas de soucis pour le camp libéral centriste à s’allier à l’extrême droite si celle-ci ne remet pas en cause le marché unique.

La crise de l’extrême droite allemande est aussi le prétexte à de tels rapprochements.
La crise de l’AFD, l’extrême droite allemande, continue entre l’aile radicale et l’aile « dédiabolisante », celle qui assume ses penchants néonazis et celle qui lorgne sur Le Pen et Meloni.
L’AfD a été exclu cette semaine du groupe parlementaire européen identitaire où siège le RN.
Un député AfD de Rhénanie Westphalie (Ouest) est exclu du parti pour avoir écrit « je suis le visage amical du national socialisme » (cette phrase en Allemagne expose à des poursuites judiciaires).
Aujourd’hui, l’AfD de Thuringe, la plus radicale des branches régionales, ne réalise pas de grande percée aux municipales-cantonales de cette région mais force quand même plusieurs seconds tours, dont l’un avec un néonazi revendiqué, rassemblant 25% des suffrages.
Dans les sondages « Européennes » l’AfD reste à 16-18% devant le SPD ou les verts, mais loin derrière la droite (29%).
Le RN essaye de se rabibocher avec les partis du groupe ERC.
Leur stratégie est claire : se meloniser pour prendre le pouvoir. Il ne leur manque qu’un allié a droite (le parti de feu Berlusconi est allié de Meloni) ce peut être LR, mais aussi Renaissance, leur programme économique est identique.
Rappelons qu’en Europe le parti centriste néerlandais de Rutte, allié de Macron, et pendant dix ans l’un des alliés de l’Allemagne favorable au gaz russe, vient de conclure un contrat de gouvernement avec l’extrême droite de Wilders, et que Rutte devrait devenir le prochain secrétaire général de… L’Otan.
Empêcher ces rapprochements n’est possible qu’en réduisant le poids relatif des listes Hayer, Le Pen, Bardella et Bellamy, en faisant passer une liste de gauche de plus au dessus de 5%: votez utile, votez Deffontaines.

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Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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