Berlinale 2026 teaser

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J’ai participé à la Berlinale – comme spectateur.


C’est une de mes traditions depuis 24 ans que de prendre quelques jours de congé en février.

J’avais pu ainsi faire toute la durée du festival en 2012 et en avait rendu compte sur mon premier blog : https://mpouyberlin.blogspot.com/2012/02/ma-berlinale-2012-lets-show-just-beginn.html?m=1


Cette année, ma Berlinale c’était les weekends et deux jours. J’ai quand même pu voir 13 films, dont le court métrage primé libanais Yawman ma Walad. J’ai publié ici une vidéo du dialogue après la diffusion avec la réalisatrice.



Je vous prépare un compte rendu complet.

J’y parlerai cinéma, bien sûr.
Et j’y parlerai de politique.

Depuis plusieurs années une chape de plomb pèse en Allemagne sur les artistes, les intellectuels, les humanitaires, les politiques, dès qu’il s’agit de parler des palestiniens.
l’Allemagne officielle ne veut pas entendre qu’il existe des gens, que l’on nomme palestiniens, qui ont des droits universaux comme tout être humain.
l’Allemagne officielle croit que sa responsabilité quant au « plus jamais ça » se limite au soutien inconditionnel à Israël.
Il y a deux ans, des artistes ont exprimé leur opposition à l’usage disproportionné de la violence contre les populations civiles de Gaza lorsque l’armée israélienne s’est lancée dans « la destruction du Hamas ». L’opinion de l’Allemagne officielle a attaqué le festival pour complaisance à l’antisémitisme et aux discours de haine.
Au début de ce festival, le président du jury Wim Wenders, interrogé, a eu une phrase maladroite, prétendant que le cinéma « n’était pas politique ».
A la cérémonie de remise des prix, la réalisatrice libanaise Marie-Rose Osta a rappelé qu’aujourd’hui encore les enfants libanais craignent les avions israéliens, synonymes de bombardement aveugle.
Mais l’esclandre eut lieu avec un réalisateur syrien palestinien.
Je ne sait pas quelle idée l’Allemagne officielle se fait de l’opinion « acceptable » d’un réalisateur syrien palestinien quant à la situation à Gaza. J’imagine que l’Allemagne officielle est tellement pleine de préjugés – et de non dit quant à sa responsabilité considérable dans la montée de l’extrême droite européenne et allemande depuis 15 ans, sa responsabilité dans le retour du plus jamais ça avec sa politique économique et sociale aberrante – qu’elle attend des réalisateurs syrien palestinien des félicitations.
Le film « Chronique du siège » raconte le quotidien d’une ville encerclée et bombardée.
Son réalisateur, primé d’un Ours pour le meilleur premier film de la Berlinale, a condamné la « complicité du gouvernement allemand dans le génocide à Gaza. »

Le ministre présent à la cérémonie a de suite quitté la salle. Un élu CSU a de suite dénoncé des propos « haineux » et « antisémites ».
Leur souhait est de criminaliser tout discours à l’égard d’Israël et de son gouvernement, même de la part des gens qui témoignent des bombes qu’ils reçoivent.

C’est cela qui fait l’intérêt de ce festival : l’hypocrisie et l’hystérie dans la réaction allemande révèle surtout un énorme complexe de culpabilité et une mauvaise conscience enterrée sous des tonnes de propos polémiques accusant les discours somme toute modérés des deux réalisateurs des maux dont furent coupables les dirigeants allemands il y a plus de 80 ans.

Un autre film, « les juifs riches », racontait le destin de juifs polonais ayant survécu à la déportation, à Auschwitz, avant de se retrouvent en France, faisant écho à une expression en Yiddish.
La réalisatrice, descendante de ces survivants, a dédiée son film à la représentante de la Palestine en France, Leila Shahid, décédée le jour même de la diffusion du court-métrage.
Il y a une conscience universelle qui comprend l’injustice profonde faite aux Palestiniens.

Hier, l’ambassadeur des États-Unis en Israël a ouvertement parlé du droit « biblique » d’Israël à conquérir et coloniser « tout » le Proche-Orient.

Le gouvernement allemand s’est tu.

Je reviendrai en cours de semaine comme promis sur ma Berlinale 2026.

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Bienvenue!

Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

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