Je sais, c’est pas très positif de ma part de parler des stupides qui nous dominent.
Mais enfin.
La pauvreté, d’après l’INSEE, a battu tous les records en France en 2023 pour revenir au niveau de … 1995.
Le gouvernement subventionne à fonds perdus – le rapport Gay sur les aides publiques à l’entreprise va le confirmer demain – le passage de l’économie française d’une production et d’une certaine demande d’intelligence à des emplois smicards.
Ce declassement réel est professionnel et monétaire.
Les transferts sociaux progressent en conséquence, l’imposition du capital lui s’effondre, et c’est le budget de l’État qui compense – pour un déficit abyssal.
Parce qu’on n’a aucune stratégie intégrée alignant privé et public dans des filières pensées en amont et en aval – le gros projet de batteries électriques étant un exemple de ce qu’il ne faut pas faire – et qu’en plus la corruption profonde du régime Macroniste a fait perdre 50 ans d’ingénierie française, la France n’a aucun levier de compétitivité.
Le réchauffement climatique a en plus plombé notre agriculture : on est devenu importateur de farine!

Dans ce contexte, le gouvernement, les Journaux économiques, les élites dominantes se réjouissent du plus grand plan d’austérité « depuis 1983 ».
Alors que tout ce que j’ai énuméré avant pointe un manque considérable de demande en France.
Et alors que jamais l’épargne n’a été aussi abondante, arme disponible d’un rebond national que personne ne pense à mobiliser !
Nous ne nous en sortirons que par la mobilisation de l’épargne, par la dette publique et privée (c’est ça, investir: prêter pour produire un nouveau bien ou service), ou par l’impôt, pour des investissements stratégiques, à long terme.
Ces investissements requalifierons a la hausse les emplois nécessaires et donc les salaires, relançant la consommation.
Ce sur quoi devrait porter le débat public n’est pas « où couper aujourd’hui ».
Mais « que doit être le rôle de la France en 2040 ».



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