Les dirigeants européens constataient en 2019 : « l’Otan est en état de mort cérébrale ».
A l’époque, la crise du mercantilisme trouvait son premier soubresaut global avec un dérèglement massif des chaînes logistiques et des effets de pénurie sur des composants essentiels.
Mais la force d’inertie du « continuons » et du « on va revenir à avant » a emporté toutes ces réflexions au moment de la pandémie – crise mondiale et logistique – puis l’inflation par l’offre, aggravée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Notons que la Russie employait la « dangerosité » d’une alliance militaire « mourante » en 2019 pour justifier son agression comme une frappe préventive en 2022.
En janvier 2026, aucunes des causes structurelles des crises du mercantilisme européen, du dérèglement de la globalisation, et de la fin de l’alliance atlantique n’ont inspirés le début d’une action aux dirigeants « modérés » européens.
Même le rapport d’un d’entre eux proposant une stratégie de relance économique massive avec des réformes structurelles d’inspiration néolibérale n’a pas été suivi d’effets.
Pire : les débats nationaux restent provinciaux. On se bat pour des clopinettes de transfer fiscal ici ou là dans des budgets hallucinants d’inadaptation.
Bien évidemment, la crise climatique joue un rôle dans le dérèglement logistique et les crises pandémiques. On s’est habitué cependant à sa négation ou sa subordination a d’autres crises.
S’il y a un problème dont l’Europe n’a pas à s’inquiéter aujourd’hui, c’est le niveau des dépenses publiques ou de sa pression fiscale.
Les enjeux qui se transforment là, maintenant, c’est une affaire de semaines, vont entraîner soit l’effondrement des États Nations européennes devenues des colonies nouvelles des empires agressifs, soit la nécessité de réarmer tous les États à des niveaux inédits.
Ce qui se finit, c’est l’ère marchande.
Lorsque la compétition entre dans sa phase ultime, le marché laisse la place à la piraterie, le contrat à l’asservissement, la négociation à la guerre.
La décroissance ultime, c’est celle démographique.
Dans l’histoire des civilisations humaines, toutes les décroissance ont été accélérées par les massacres de civils, les famines, la peste.
C’est le scénario que semble prendre l’humanité.
Le mercantilisme européen est un échec.
C’est aussi une vulnérabilité.
Les adeptes du marché comme ordonnateur de l’histoire sont des illuminés. Ils nous ont affaibli à un point hallucinant, et sont prêts à sacrifier libertés et souveraineté pour un peu plus d’échange commercial.
A la fin, sans liberté ni souveraineté, il n’y a même plus de marché : pourquoi le dominant paierait un prix plutôt que de s’emparer par la force ?
Pourquoi un contrat quand on peut mettre en esclavage ?
Il est temps d’arrêter ce que fait l’assemblée nationale.
Le budget dans le cadre actuel du débat n’a aucune valeur. Il est largement la réponse à une question d’un passé révolu.
Il n’y a qu’un seul débat qui vaille : comment rester libres.
Et la question des moyens en découle.




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