
Trump s’inquiète du rejet des américains de sa politique.
Il a hier posé un message où il concède, en apparence, ne plus s’opposer à la sortie des « documents Epstein ».
En même temps, il conjure les républicains à communiquer sur son bilan économique, qu’il croit bon.
Mais l’inflation touche les biens de première nécessité.
Son administration ne veut pas attendre un effet hypothétique des « réformes » et veut donner un chèque consommation de 2000 dollars à chaque américain.
« Leur politique de coupe leur permet de financer ça » dira peut-être le libertarien français.
La dette publique atteint 121% du PIB – dix points au dessus de la France – et le déficit 6 points.
Le montant de la dette est record.
Paradoxe ? Les économies en croissance s’endettent


France et Etats Unis ont eu une chose en commun : attirer des investissements internationaux.
C’est logique : l’investissement est techniquement un titre de dette. Si l’épargne d’un pays – par exemple l’Allemagne – n’a pas d’offres de crédit à financer localement – par exemple par peur que l’investissement augmente la demande intérieure, les prix, et dégrade le commerce extérieur – l’épargne part à l’étranger.
La crise budgétaire de 2023 et politique de 2024: comment se saboter soi même.
L’effet pour la France s’estompe car les macronistes ont réussi à perdre le contrôle de leurs propres budgets, et en communiquant d’une manière catastrophique, avec un président procrastinateur prenant des décisions incohérentes, abîmer la confiance des investisseurs.
Pourtant l’épargne en France est à un niveau record – la Nation n’a en réalité aucun problème de financement.
Les tarifs trumpistes et l’idée de siphonner l’épargne européenne.
Mais les États Unis veulent imposer à l’Allemagne d’investir aux Etats Unis pour financer une croissance record au sein de l’OCDE, et à crédit.
Au delà des épisodes Epstein, dramatiques pour les milliers de femmes ayant été exploitées dans les réseaux de trafic sexuel des trente dernières années, la réalité économique c’est que les « réformes » de Trump accélèrent la concentration des richesses sans améliorer le pouvoir d’achat des bases populaires.
L’industrie de la mode et du luxe, champion français, toile de fond des trafics sexuels de femmes et d’enfants
Ajoutons ceci : l’industrie française la plus performante en ce moment, disposant des positions les plus puissantes dans les entreprises des médias, c’est l’industrie du luxe, qui consomme chaque année des centaines de modèles.
Les agences françaises de mannequin des années 80 à Paris sont devenues les partenaires de Epstein et des réseaux de recrutement de modèles pour les concours de beauté organisés par …Trump dans les années 90 et 2000.
L’affaire Epstein a un volet français, l’affaire Brunel/Haddad.
L’absence du pouvoir d’achat
Quant à l’économie, au Etats Unis comme en France comme en Allemagne, les classes nombreuses – populaires et moyennes – veulent retrouver du pouvoir d’achat, un travail digne qui rapporte.
Poussés à l’indignité par des salaires trop bas d’activité de service, il ne reste que les distributions humiliantes de nourriture gratuite, la gêne à demander les aides sociales, et consommer à petit prix sur Shein ou Primark.
Epstein, Zucman, les retraites, les enjeux culturels : les gauches ne pensant plus la production ignorent le pouvoir d’achat et mènent des batailles marginales.
Les démocrates aussi parlent peu de pouvoir d’achat
La radicalisation de MAGA – dépassant Trump par la droite – est prévisible. Déjà Bobert, Massie et Green, trois députés républicains pas du tout modérés, assument leur rupture avec le trumpisme. Green le fait notamment depuis des semaines sur la question du pouvoir d’achat.
La déconnexion des gauches françaises, de Convention à l’insoumission en passant par Bagneux
Les événements des gauches de ce weekend – appelant à une primaire dans un périmètre restreint, ou organisant l’intronisation de Glucksmann par le hollandisme empêché de se représenter en 2017 – étaient hors sols. Leurs implications ne méritent aucun commentaire. La déconnexion des français est cependant maximum.
Là aussi, la colère et l’impatience des français face au refus des politiques de s’attaquer à leurs préoccupations quotidiennes alimente le rejet de la démocratie sociale libérale et le vote à l’extrême droite.
Les insoumis sont également hors sols : ils refont la tactique de 2017 et 2022 sans comprendre leur propre usure et sans non plus analyser les causes de leurs échecs.
Pendant ce temps, le macronisme est en décadence accélérée, les batailles de succession révèlent l’isolement du président, lui-même ayant perdu depuis la dissolution tout crédit politique, y compris dans ses troupes.
Le débat budgétaire, un trompe l’œil ?
Le débat budgétaire en toile de fond ne permet pas de voir les préoccupations des français prises en compte. Il y a des éléments très intéressants sortant du présidentialisme et de l’exécutif absolu, mais les français veulent radicalement qu’on s’occupe d’eux, de notre destin national, de l’avenir de notre pays dans son espace géographique, l’Europe.
L’extrême droite fait ce qu’elle sait faire de mieux : du révisionnisme historique, et sinon, ne pas dire grand chose, surface de projection des désirs ambiguës.
Il lui suffit d’être contre tout ces systèmes.
Les difficultés à la Trump ne lui font pas peur : cela signifie avoir conquis le pouvoir.
A celles et ceux pensant qu’attaquer Bardella sur ses compétences est utile : Trump ne brille pas par les compétences requises.
Macron a fait tout le cursus de l’élite technocrate. Le chaos budgetaire actuel a décrédibilisé l’idée même de qualification intellectuelle ou universitaire. Les « meilleurs d’entre nous » ont tout foiré.
(Édité avec des titres et sous titres)



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