L’abandon de l’économie sociale et solidaire et de l’industrie française

Published on

in

, ,

Il y a une constante dans tous mes écrits : le rejet des dispositifs d’aides aux entreprises sans condition ni contrôle, soit par exonération de cotisations généralement sur les bas salaires soit par crédit d’impôts là aussi fondés sur des calculs de masse salariale.
Ces dispositifs coûtent un pognon de dingue et profitent d’abord à de tes grands groupes n’ayant ni le besoin ni l’utilité autre que financière de ces dispositifs.
La littérature scientifique, les rapports d’analyse d’impacts se sont multipliés et ont tous conclu à l’absence de résultats tangibles, à des résultats mediocres pour les sommes allouées. C’est au point que la plupart des rapports annuels sur ces dispositifs ont été progressivement annulés. Il a fallu une commission d’enquête sénatoriale, présidée par la droite, et dont les conclusions ont été adoptées à l’unanimité du Sénat, pour tenter de chiffrer les dispositifs.

Ces aides dispendieuses privent d’autres secteurs, d’autres entreprises, de moyens.
L’économie sociale et solidaire est un secteur historiquement fort en France et avec beaucoup de potentiel.
L’industrie française, parce que ses structures de salaire ne corresponds pas aux critères des exonérations de cotisation, parce les besoins de financement ne sont pas ceux d’une compétitivité des cous du travail compris d’une manière plate et myope, parce que les PMI et non les grands groupes formaient le réseau d’innovation, a été également sacrifiée.

Un sondage semblait indiquer que 83% des patrons et entrepreneurs en France sont favorables à la justice fiscale, et à un dispositif inspiré de la taxe Zucman. Le Medef, qui représente surtout les très grandes entreprises, est contre.

C’est tout l’enjeu d’une réflexion économique globale.

Cette réflexion fait défaut, les trois derniers présidents de la république ont largement épousé des thèses qui favorisaient un petit segment du patronat français. La consanguinité des élites entre haute fonction publique, cadres politiques de la région parisienne et grande entreprises a aussi contribué au fiasco.

Laisser un commentaire


Bienvenue!

Entrepreneur du numérique depuis 25 ans en Allemagne, je mène de front activités économiques et engagement politique. J’ai eu la chance de mener des organisations de 50 à 200 salariés avec des clients allant des PME-ETI aux grandes entreprises. Avec une formation d’historien, ex conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) je suis membre de l’Institut français des administrateurs (IFA).  Gascon, mes racines sont les mariniers de la Garonne et les Calvinistes néracais, mon nom de plume Weindenberg est la traduction de Pouydesseau.
linkedin: https://www.linkedin.com/in/mpouydesseau/


Mathieu Pouydesseau

Abonnez vous

Recevez nos newsletter


En savoir plus sur Chronique Libre de l’Humanité

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture