J’apprends le décès de mon professeur d’économie à Sciences-Po Bordeaux, l’ancien président de l’association des économistes keynésiens de France, Edwin Le Héron, et j’en suis très peiné.
C’était à la fois un cours stimulant, dérangeant les idées reçues, et une personnalité de rock star, loin du cliché de l’économiste derrière un tableur.
Je n’ai pas tout compris de son cours de suite. En 1993, ma réflexion économique était peu développée. C’est surtout nune fois devenu cadre supérieur, et réfléchissant aux tendances d’une économie nationale pour en définir une stratégie commerciale que j’ai compris les concepts qu’il développait. Les années 2008-2010 et l’analyse de la crise financière m’ont convaincu de relire et Keynes et Marx.
On avait de nouveau pris contact dans les années 2010, alors que l’Allemagne avait viré de ses chaires académiques tous les keynésiens de toute obédience. Notre projet de conférence à Berlin n’avait pas abouti. Je le regrette aujourd’hui fortement.
Jamais la réflexion économique et les solutions pratiques issues des théories keynesiennes n’ont été aussi nécessaires depuis la fin de la guerre froide.
Le décés de Edwin Le Héron est, je l’espére, celui d’un phoenix, dont la pensée va renaitre encore plus fortement.
Sincères condoléances et RIP.
Texte étendu le 24 avril 2025


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