Friedrich Merz, l’obscénité incarnée
L’erreur fatale est de croire que les leçons de l’histoire, ce que j’appelle la « Weimarisation », ne serait performative que pour empêcher la répétition de la Shoah.
Si le « plus jamais ça » désigne dans le ça non le renversement des démocraties par des régimes militaristes, autoritaires, racistes et répressifs non l’assassinat des opposants politiques, non l’expansion impérialiste, mais seulement l’extermination des seuls juifs, alors le « plus jamais ça » ne sert à rien, et la commémoration de la shoah n’est qu’un rituel figé, comme la messe en latin.
Mais le « plus jamais ça » désignait tout ce qu’il s’est passé entre la marche sur Rome de Mussolini et la signature de la capitulation japonaise.
Aujourd’hui, la droite allemande – celle de madame Merkel, de madame von der Leyen, de monsieur Merz – a voté avec les libéraux – les amis de monsieur Macron, de monsieur Attal – un texte avec l’extrême droite AfD pour obtenir de justesse la majorité au Bundestag.
C’est la répétition du balais de 1930. La droite refuse la politique économique de la gauche, et préfère faire campagne sur les thèmes de l’extrême droite.
Vous pouvez continuer de dire « Oui mais on aura pas la shoah à la fin, les antisémites d’aujourd’hui c’est la gauche, et donc Mathieu on s’en fout de tes rappels historiques ».
Je me souviens de la prière de Niemoller.
Et que c’est sur l’assurance chômage et les retraites que la droite allemande avait décidé de jeter la république de Weimar et s’allier a l’extrême droite.
Nous n’avons pas à faire à des « somnambules » mais des amnésiques.



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