Ceci est le début des chroniques de Mathias.

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Bon, je précise :
Universaliste et humaniste, je suis athée et anticlerical.
L’acte de foi est intime, personnel, les clergé aident ces parcours intimes et doivent y rester, dans cette intimité.Je suis donc profondément opposé à toute réduction à une religion, une ethnie, un language, un heritage familial d’un individu ou d’un groupe d’individu.
C’est cette position qui motive mon soutien à la marche contre l’antisémitisme et mon soutien à l’émancipation économique, sociale, civique et politique de ceux que l’on désigne, pour les réduire à une condition inférieure à celle d’être un homme, comme palestiniens.
C’est pourquoi, anticlerical, je dénonce l’oppression des minorités musulmanes en Birmanie par des bouddhistes, en Chine par des confucianistes maoïstes. Parce que personne ne peut être réduit à la religion des parents.
Ni calotte, ni kippa, ni mosquée, ni temple.
(ce qui ne n’empêche pas, dans mon chemin intime, de lire les premiers chrétiens, les variantes du déluge, ou d’écouter la mystique à l’occasion)

S’emanciper de cette terrible amputation de sa condition humaine, mortelle et libre, par la réduction à un élément choisi par les autres ou les circonstances de son identité, c’est le chemin pour se trouver soi-même et faire ses propres choix libres.

Rien n’est plus criminel que d’empêcher chacun de choisir son chemin, et même de choisir que sa foi définira fondamentalement l’homme que l’on a choisi d’être. L’important, c’est de pouvoir le faire, sans que d’autres vous renvoient à une identité que vous pouvez avoir rejeté, ou que vous ne pouvez rejeter car elle est condition d’une survie.

L’antisémitisme, comme le racisme, le fondamentalisme politique fondé en religion, et bien sûr, le fondamentalisme politique fondé sur la cupidité qui divise les pauvres en religions irreconcilables pour les dominer, sont des crimes.
Le gouvernement israélien actuel est aussi criminel que le birnan. Interdire de dire cela, c’est choisir un fondamentalisme communautaire contre d’autres communautés.

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La tombe de Karl et Jenny Marx a été vandalisé pour la seconde fois en deux semaines.
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La déchéance de notre culture démocratique et républicaine se voie à la constance de certains emportements moraux, ou leur absence.
Lorsque la France s’est pour la première fois condamnée internationalement en 2013 pour la violence de la répression de manifestants, cela concernait des réactionnaires manifestant contre le mariage pour tous.
Les socialistes au gouvernement ne s’en formaliserent guère, et développèrent une théorie de l’affrontement violent avec ses oppositions dans la rue enlevant tant à ses opposants qu’à ses dissidents internes la dignité d’interlocuteurs légitimes, dont les arguments, sans attaques personnelles, devaient être pris en cause. Non, qui ne soutiens pas est un traître, un réac, un méchant.
En 2019, un intellectuel jugé réactionnaire est victime d’injures antisémite en marge d’une manifestation, alors que lui-même se pense comme sympathisant du mouvement.
Un des juristes en charge de l’éthique sous le quinquennat précédent et dans le parti actuellement au pouvoir estime manifestement du fait de la personnalité de la victime qu’elle ne vaut pas d’être défendue, car après tout, on ne l’aurai pas frappé…C’est un épisode médiocre et abject.

Mais il illustre la difficulté de maintenir une culture démocratique dans un environnement politique qui ne l’est plus.
Et chacun d’entre nous en est affecté, ici sur ce mur également.

Il est difficile de débattre lorsque l’autre attaque ad hominen, et n’apporte ni argument ni réfutation factuelle ou logique de ses propres arguments.

Cependant, la culture démocratique, c’est celle qui crée par dessein l’espace pour ce débat.

Le post democratisme ressemble fortement dans le débat à un stalinisme libéral. Il n’y a pas d’hegemonie d’une pensée unique, car toute pensée se développe forcément dans une dialectique.
Il n’y a tout simplement plus de pensée du tout.
On récite un canon doctrinal en comptant les perles de son chapelet, et quand un autre s’écarte du canon, on le détruit personnellement.

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Un très intéressant film ours d’or à Berlin
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Tous les prix de la Berlinale.
Cette année, peu de films vus, mais quand pu voir celui qui obtiens le prix de la section Forum.
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L’un des meilleurs films, un film qui m’a laissé une impression durable, des dernières Berlinale, où pourtant la qualité de la programmation a baissé ces cinq dernières années, c’était l’un des derniers films de Bruno Ganz, Fortuna, l’an dernier.

https://www.rts.ch/info/culture/cinema/9360916-le-film-fortuna-du-romand-germinal-roaux-prime-deux-fois-a-la-berlinale.html

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Le SPD qui tourne le dos à Schröder et ses réformes progresse dans les sondages de 15% en janvier a 19% et repasse devant les Verts à 15%.
La droite et l’AfD sont stables, les libéraux perdent du terrain à 8%, les Linke en gagnent à 10%.
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L’agresseur de Boris Faure court toujours sur les bancs de l’assemblée nationale.
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Quand je dénonce les bobinettes,c’est du culte de personnalité qu’il s’agit.
Même lorsque un mouvement social, extrêmement pluriel et complexe, expliquant pendant 14 semaines son soutien dans l’opinion par les deux tiers des français, qui certainement viennent tous de paysages politiques et moraux différents et contradictoires, la presse a eu besoin de bobinettes.
Elle mène maintenant ses campagnes publicitaires pour vendre ses magazines sur “la recherche du second souffle des leaders.”
Mais il n’y a pas de “leaders” dans un tel mouvement social, il y a seulement des acteurs, et certains prennent de la lumière, d’autre non.
Réduire la sortie du mouvement social qui débute à des histoires de bobinettes permet de simplifier le récit, de ne pas parler politique ou démocratie.C’est une autre manière de favoriser le culte des personnalités que d’y réduire tous les débats.

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Un mouvement social se forme et sa répression conduit à 1800 condamnations, parfois pour de simples présomptions, des gens supposés se rendre à une manifestation…
Ce niveau de répression n’a pas fondamentalement ébranlé les soutiens du pouvoir, car le divorce est consommé.
Ce mouvement qui prétendait « dépasser les clivages » assume une culture politique de guerre civile.Ce n’est pas ça la démocratie, la République et le progressisme. Ce n’est pas ça l’humanisme.

Contrairement à une idée répandue, le mouvement des ouvriers, mouvement social à l’origine, polonais, en 1981, n’a pas vaincu le pouvoir communiste. Pour le réprimer, ce pouvoir fit appel à des moyens exceptionnels, à l’état d’urgence, à l’arrestation de ses dirigeants, à l’interdiction du mouvement.

C’est 7 ans plus tard que le mouvement l’emporta, par l’arme des grèves nationales.

Mais sans doute que les consciences libérales démocrates, et anticommunistes, trouveront à critiquer aussi cette histoire, car voyez vous, sans idéologie politique à gauche pensant les questions sociales, les aspirations sociales ont été récupérées par les réactionnaires.

Ils y trouveront leur confirmation que la seule démocratie qui vaille est celle des liberaux, censitaire et technocratique.
Une autre forme de dictature, en somme.

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L’affaire de la « ligue du lol » a franchi le Rhin (alors que les noms des têtes de liste françaises aux européennes, non).
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La crise devient institutionelle.
Trump pourrait tomber sur son mur, ou la démocratie s’y évaporer.
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C’est l’aile gauche du marchisme, très thatcherienne, qui présente cela, avec encore un ancien député socialiste à la manœuvre.
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“Il nous arrive d’intervenir jusqu’à quinze fois au cours d’une même journée. Ce n’est pas habituel de voir ça en manifestation. Parfois, les soins que l’on pratique s’apparentent clairement à de la médecine de guerre», soupire le jeune homme.”
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Qui est universaliste, et prêt à en assumer toutes les conséquences?
Cela part de là.
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Alors la j’adore!
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Entre 1790 et le 28 septembre 1791, il y eut plusieurs tentatives pour donner la citoyenneté entière aux juifs de France, qui se heurtèrent aux résistances d’un véritable parti antisémite, soutenu par la presse monarchiste et ecclésiale, et représenté à l’assemblée constituante par un député alsacien Feuillantiste.
C’est un Jacobin, avec le soutien de Robespierre, qui obtiendra le vote décisif.Mais les polémiques lancés par les adversaires antisémites de l’époque ont ceci de particulier qu’ils annoncent toutes les rhétoriques futures.
Et l’un des moteurs de cette campagne, c’étaient les contributions de “protection” et autre surtaxes – le député alsacien Rewbell, antisémite déclaré, tenta de faire maintenir la contribution exorbitante que les juifs de Metz payaient à un comte local “pour être protégés”, comme dans un vulgaire schéma d’extorsion de fond de la mafia. On ne voulait pas de Juifs citoyens pour continuer à leur extorquer de l’argent.

Je vous mets en photo des copies d’une synthèse des campagnes menées, et laisse répondre à ces campagnes Robespierre, en 1790:

“Comment peut-on leur opposer les persécutions dont ils ont été les victimes chez différents peuples ? Ce sont au contraire des crimes nationaux que nous devons expier, en leur rendant les droits imprescriptibles de l’homme dont aucune puissance humaine ne pouvait les dépouiller.
On leur impute encore des vices, des préjugés, l’esprit de secte et d’intérêt les exagèrent. Mais à qui pouvons-nous les imputer si ce n’est à nos propres injustices ?”

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Si je comprends bien, un appel à lutter contre l’antisémitisme aboutit à une médiatisation non de l’antisémitisme ou des méthodes pour le combattre, mais les médiocres chausse-trappes des uns a des fins politicardes.

Sincèrement, c’est d’une bassesse rare ce qui se passe.

Ceux restés au PS: crevez y.
Votre patron préfère la polémique politicienne plutôt que la lutte contre l’antisémitisme. Et vous aviez vos brigades légères prêtes à vomir sur ceux que vous aviez sciemment exclu de votre appel dès celui-ci publié, ah la belle préméditation dans la campagne.

Vous faites une marche contre l’antisémitisme, mais vous n’avez en tête que la lutte contre un autre parti.

Aucun membre du PS ne s’intéressait sérieusement à la montée de la violence politique de l’extrême-droite allemande, antisémite comme islamophobe, que je documente depuis 2011. Aucun n’a réagi aux événements de Chemnitz.

Mais s’il est possible de faire du buzz contre la FI, pourquoi pas utiliser l’antisémitisme, ça va faire vendre coco.
Mais quelles abyssales ténèbres dans ce parti.

La marche, il faut la faire, en sincérité.

Mais les médiocres, là, on va pas vous oublier ni vous pardonner.

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Je sais que cela peut paraître un peu ancien monde, mais comment les services de contre espionnage français ont-ils pu laisser ce petit réseau lié à des oligarques russes s’approcher aussi près de l’Elysee et de Matignon?

Je cite :
“Un homme qui fait le lien entre Alexandre Benalla, la Russie et Matignon, et qui a sorti le coffre-fort de l’appartement dans le plus grand secret : Chokri Wakrim.
Comme l’avait révélé Libération, ce militaire de 34 ans est en couple avec la commissaire divisionnaire Marie-Elodie Poitout. Jusqu’à peu cheffe de la sécurité du Premier ministre, cette dernière a dû démissionner après la mise au jour des liens troubles de son compagnon avec Benalla. Chokri Wakrim a en effet été embauché en juin sur un des contrats de protection signé avec un oligarque russe suspecté de liens avec la mafia, Iskander Makhmudov, contrat désormais au cœur d’une enquête du Parquet national financier (PNF). “

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Une condamnation visant, dans le même souffle, la Hongrie, la France, la Pologne, notamment.

Mais ce pouvoir serait “libéral”, “progressiste”, “démocrate” et “européen”.

Il est autoritaire, illiberal, réactionnaire et isolé en Europe.

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On complète le statut publié en juin dernier, avant l’affaire Benalla, avant les perquisitions à la FI,avant les gilets jaunes.

Le garçon dont je retraçais le parcours ci dessous vient d’être nommé par le président lui-même au Conseil Constitutionnel.

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Mezard, l’homme qui conçut la loi augmentant le président de la commission de contrôle des coûts de campagne électorale, une agence dite indépendante rattachée au conseil constitutionnel, est lui-même nommé au conseil constitutionnel.
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Mezard au conseil constitutionnel ???

Cette république n’est pas bananiere, elle est juste morte.

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Le conseil constitutionnel est donc en réalité une maison de retraite pour anciens présidents et anciens premiers ministres, chargés de juger, anciens chef dexecutifs, de l interprétation de la constitution.
Étrangement, paradoxalement, cette interprétation favorise toujours plus… L’exécutif.
Quelle surprise, quel mystère.
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Cette année, je vais sans doute voir en toute une Berlinale le nombre de films que je vois d’habitude en une journée.
C’est un peu triste.
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La majorité des allemands est favorable à une retraite plancher sur le modèle du SPD gauchi.
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Le récit du périple du casseur qui incendia une voiture de vigipirate pose de très nombreuses questions.
C’est un article du Parisien, journal peu favorable aux GJ, qui publie cette enquête en croyant ainsi justifier sans doute la répression.
Identifié des 14:00, déjà connu des services de police comme auteur de dégradations par le passé, il ne sera interpellé qu’à 18:00 après avoir commis une dizaine d’actes de dégradations, filmé et suivi tout du long par des policiers.
Il est donc aisé de lancer une grenade à proximité d’un photographe, le mettant en danger, mais impossible d’interpeller un casseur professionnel déjà fiché ?
Mais c’est la confirmation éclatante de l’echec de toutes les doctrines de maintien de l’ordre et de l’inutilité des lois récentes.
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On voit de ces incohérences…
Une députée européenne socialiste, loyaliste pendant le quinquennat précèdent, demande l’interdiction des grenades de desencerclement et des flashball, alors qu’au cours du quinquennat précédent s’était multiplié l’emploi de ces armes.
Un préfet de Bretagne, ayant gagné ses galons de « prefet flashball » suite à la perte d’un œil d’un jeune homme, fut ainsi promu par un ministre socialiste, Cazeneuve, à Paris, en compagnie du commissaire qui opérait ce jour là. Ce préfet devint plus tard le patron de Benalla à l’Elysee et le commissaire est celui qui est soupçonné d’avoir extrait illégalement des vidéos des serveurs de la police pour les confier au conseiller du président qui vient de démissioner.Alors, certains disent « oui mais c’est à cause des attentats et de l’état d’urgence en résultant » que les socialistes au pouvoir développèrent ces doctrines.
Des le printemps 2013 pourtant, alors que la rédaction de Charlie Hebdo vivait toujours, le défenseur des droits comme le conseil de l’Europe mettaient en cause les méthodes de répression des manifestations en France.
Mais voilà, c’étaient des adversaires du parti socialiste identifiés comme réactionnaires, ou des gauchistes nantais déjà qualifiés « d’ultra violents ».

Plus tard, même la mort d’un jeune homme ne posant aucun risque aux forces de l’ordre, suite à une grenade de desencerclement, n’entraina aucune interdiction, ni même la moindre réflexion sur les méthodes de maintien de l’ordre.

Alors cette députée est sans doute, c’est bien le pire, et je le dis car je la connais un peu, sincère.

Elle ne se rends pas compte de l’extraordinaire opportunisme hypocrite de sa demande.

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Le spd tourne à gauche, la cdu à droite.
Le spd envoie Schröder à la poubelle, et la cdu Merkel.
Le spd dit vouloir faire du social, et la cdu, de l’identitaire.
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L’Elysee jusqu’en juillet 2018 aussi.
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Voici la différence idéologique traditionnelle qui se rétablit enfin sous nos yeux en Allemagne.
Il aura fallu que l’extrême droite revienne pour que droite et gauche se rappellent leurs missions historiques.
Alors que le spd souhaite utiliser les plus values budgétaires et l’abondance de liquidité pour refonder l’état providence, et annuler les réformes Schröder, la CDU veut empêcher cette reconstruction en réduisant les recettes de l’état, et en annonçant des réductions d’impôt pour les classes moyennes supérieures.
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Après son tournant à gauche et sa volonté de « tourner le dos à harz4 », le SPD revient d’après Emnid à égalité avec les verts à 17%.

Que de temps perdu, on aurait pu le faire des la campagne de Septembre 2017…

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Très peu d’articles en français pour présenter, dans le pays adorant “l’agenda 2010”, le tournant radical du SPD.

C’est plus costaud pourtant que toutes les déclarations électoralistes de Glucksmann et Hamon prises ensembles.

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Quelques statistiques sur l’Allemagne de l’est :
La RDA a vendu après la construction du mur 290 000 de ses citoyens pour l’équivalent de 4 milliards d’euros à l’Allemagne de l’ouest –la répression permettait aussi d’obtenir des devises.
170 000 mouchards travaillaient pour la Stasi, soit quasiment un mouchard pour 100 habitants.
Enfin, la Stasi employait seulement 20% de… Femmes.
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Macron rendait hommage à Petain dix jours avant le début des Gilets Jaunes.
Qui fut donc le plus complaisant à l’antisémitisme criminel, celui qui deporta 75000 citoyens français au nom d’une définition raciale de leur identité ?
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Moment important : le spd rompts enfin avec le Schröderisme car lui ne veut pas mourir.
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Les victimes dans les cortèges sont les journalistes, et leurs agresseurs ne portent pas de gilets jaunes, ce sont des fonctionnaires à qui les politiques donnent des ordres illégaux.
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La cohérence, tourner le dos à 20 ans de social libéralisme avec le même personnel politique, est faible.
Mais comme le disait Rousseau : la,constance est souvent non le signe du courage, mais de l’idiotie, et reconnaître devoir changer et jeter le leg morbide du social libéralisme réclame certainement un peu de courage.
Certes, ce mouvement a lieu devant l’abîme, alors que le néant s’est tant rapproché. C’est un acte réflexe de survie.
Mais ce réflexe, ni le PS au pouvoir, ni le Pasok au pouvoir, ni le Psdva au pouvoir ne l’ont eu.
Le SPD au pouvoir l’a.Le F.A.Z. revient sur Nahles annonçant “nous laissons Harz4 derrière nous” et son souhait de refonder un État providence en Allemagne.

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D’après l’éditorialiste du Spiegel, le spd lance une offensive à gauche – augmentation du smic de 8 à 12 euros de l’heure, création d’une retraite plancher au dessus du seuil de pauvreté, rupture assumée avec la doctrine et les réformes de l’ère Schröder – pour provoquer une rupture de la Grande Coalition, et des élections anticipées.
C’est la seule chance de survie, d’ailleurs.
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Je rappelle qu’à Chemnitz, il y a six mois, c’est un restaurant kosher qui a été ravagé aux cris de « Juden raus ».
Et que ce phénomène européen est en même temps que des revoltes sociales, et non associé à celles-ci.
Dans les années 30 aussi existaient en parallèle l’antisémitisme politique criminel et des mouvements de révolte sociales.Jeter tout cela, quand on est bourgeois aisé, dans un même pot, c’est se condamner à ne rien comprendre, rien empêcher.

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Il y a presque 86 ans, un 27 février, avait lieu l’incendie du Reichstag.

Je cite le Figaro à l’occasion des 85 ans, l’article en lien donne aussi les textes d’articles de l’époque dont le ton, unanime à condamner « la lie communiste » rappelle d’autres mots récents.
« Hitler, justifiant un complot terroriste bolchevique, fait procéder à des perquisitions aux domiciles de communistes notoires et à des arrestations. Dans son édition du 1er mars Le Figaro relève que la mesure d’exception la plus grave consiste dans la promulgation d’une ordonnance “pour la protection du peuple et de l’État”qui suspend un certain nombre d’articles de la Constitution. Elle “restreint la liberté individuelle, la liberté d’opinion, de réunion et de domicile, institue la censure postale et téléphonique, et autorise les confiscations en cas de jugement criminel”; “toutes les autorités régionales et municipales doivent obéir aux instructions du gouvernement central”; toute infraction ayant entraîné danger de mort sera punie de travaux forcés de six mois au minimum et d’emprisonnement en cas de circonstances atténuantes”… Ainsi les nazis utilisent cet incendie pour éliminer les forces d’oppositions politiques »

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Deux doctrines, une de respect des droits démocratiques, l’autre du désordre et de la violence.
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Vu:
Nos défaites.
Anne Junk??
10 févr. 2019 à 13:58
Mathias WeidenbergFilm nos défaites à aller voir
10 févr. 2019 à 14:42
Vu:
Nos défaites.
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A Düsseldorf, Allemagne de l’ouest, l’extrême droite organise tranquilou ses patrouilles dans la rue.

Gilles CasanovaSouvenir du passé, Il y a près d’une trentaine d’années, lorsque je produisais des films, j’allais voir les montages en cours sur des machines qui ressemblaient à cela…
9 févr. 2019 à 20:56
Marylin FujiTable de montage de films vintage années 70 ou encore plus ancienne, travail de bénédictin en gants blancs et image par image à la manivelle…
11 févr. 2019 à 17:00
Jeanne HémardCa me fait presque penser à la machine à coudre de ma mère…
11 févr. 2019 à 22:08
Jean-pierre Pouydesseauc’est ton frère qui doit se marrer … tout comme mon fils !!
12 févr. 2019 à 00:26
Stéphane MenantGenial !
Les monteurs sont de vrais artistes.
12 févr. 2019 à 07:36

Cliquer pour la vidéo :

 

Gilles CasanovaEspiègle
9 févr. 2019 à 18:33
Mathias WeidenbergJ’adore le jingle. Mon record a une Berlinale fut 56 films en dix jours, mais cette année je n’ai que trois jours…
9 févr. 2019 à 19:07
Julien Gannard56 films en trois jours, ça devrait le faire 😂😂
9 févr. 2019 à 20:04
Joëlle LossonJe venais juste de voir une info sur la Berlinale et j’ai pensé « Mathieu va sûrement y aller! »
9 févr. 2019 à 20:15

 

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Un photographe a la main arrachée par une grenade de desencerclement.
Il essayait d’éviter qu’elle lui arrache le mollet en explosant.
Perdre la jambe ou la main, armé non du fusil, mais d’un appareil numérique, voilà les situations de « légitime défense »…
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Dans la revue challenges, il est rappelé que la France est exposée à 285 milliards à la dette italienne (l’Allemagne seulement à 20 milliards).
Voilà qui aide à comprendre les rappels d’ambassadeurs réciproques récents…
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L’un des symptômes les plus inquiétant du temps, c’est le refus de la légitimité même du désaccord, du droit à exister de l’opposition.
Trump le dit : les démocrates « ne pourront pas gagner légitimement en 2020. »
Macron le dit : « FI, RN, LR sont seditieux, totalitaires, intolérables. »Ce sont dans les deux cas les manœuvres des pouvoirs pour y rester.

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Nouveau record pour la population de Berlin qui dépasse 3,6 millions.
La région du Brandenburg qui enserre Berlin progresse aussi, à 2,5 millions.
Lorsque je suis arrivé, il y a 18 ans, Berlin perdait des habitants, à 3,2 millions…
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J’ai lu l’entretien de Tirole sur « ses vérités sur le chômage de masse » dans la revue Challenge.
Rien, nulle part, n’y fait mention d’une dimension essentielle du bas chômage en Grande Bretagne et en Allemagne : un taux de pauvreté de 17% à 19%, bien plus élevé qu’en France, bien plus élevé qu’en 1996.Tirole veut supprimer les allocations chômages et les cotisations les finançant, et la meilleure méthode, c’est en supprimant le chômage en forçant tout le monde à travailler pour rien.
Les gens seront pauvres, mais ses amis ne cotiseront plus.

Un bel entretien d’un idéologue au service d’une classe sociale.

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Il y a deux ans, les conservateurs liberaux au pouvoir en Finlande (droite) ont décidé de mener une expérimentation de revenu universel, le hochet qui devrait résoudre toutes les contradictions du capitalisme selon les adeptes de la pensée gadget à gauche.
Le résultat est satisfaisant pour les personnes bénéficiaires en terme de santé, de bien-être. Mais les autres objectifs n’ont pas été atteints.
Le gouvernement libéral finlandais souhaite débrancher les outils de solidarité collective pour les remplacer par ce chèque. L’idée est également de remettre au travail des chômeurs longue durée. Vu l’echec de l’expérience sur ce sujet, on sait ce que le dogme libéral prévoit : la contrainte.Car c’est là la raison de la popularité du revenu universel à droite : c’est un formidable instrument de contrôle social, et la négation même de la solidarité.

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La proposition du SPD de mettre fin à l’idéologie social libérale sur l’assurance chômage et les retraites, et sa proposition très concrète de mettre en place une retraite plancher au dessus du seuil de pauvreté, fait un tabac lui ramenant son électorat.

Ces propositions sont bien sûres critiquées par la droite, et par … les élites social libérale des 20 dernières années, qui du coup, souhaitent la chute de la grande coalition pour reprendre la main.

L’histoire du social libéralisme, c’est l’histoire de teigneux obsédés par faire payer aux pauvres leur crime d’être pauvres.

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Manuel Valls ne voulait pas des “grandes valeurs qui égarent”.
A l’époque, une chargée des droits de l’homme du Parti socialiste m’avait insulté de “traître à la Nation” – et oui – pour avoir osé critiquer Valls.Depuis, il a abandonné son mandat de représentant de la Nation pour une aventure catalane où il va manifester avec l’extrême-droite pour faire chuter, par la rue, le gouvernement socialiste espagnol.
Beaucoup de ses amis siègent dans le groupe parlementaire et le gouvernement En Marche.

Sans valeurs, le parti de Rastignac.

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J’apprends que les chaînes d’info continues françaises, qui au grand jamais n’ont diffusées en live les débats des congrès des partis représentés au parlement – alors que les chaînes allemandes le font – chaînes privées financées par la publicité, ont, à 4 reprises, données 6 heures d’antenne sans coupure de publicité pour se financer – alors que les chaînes allemandes elles diffusent leur publicité même en transmission d’un congrès ou d’un discours – pour que le président de la république, dans le format de son choix, organisé par ses ministres et des préfets nommés par lui, avec les intervenants choisis et triés sur le volet, vende sa “vision”.

1. Est ce que le budget publicitaire ainsi sacrifié est considéré comme un don à la campagne électorale menée par le président pour En Marche?
C’est en effet, en équivalent budget, une valeur de près de 10 millions de recettes publicitaires.

2. Qui finance ces 24 heures de diffusion auprès des chaînes d’information continue?

3. Enfin, à quand 24 heures chacun de Melenchon, de Le Pen, de Fillon, pour citer les trois candidats à la présidentielle arrivés dans un mouchoir de poche avec le président, ou, de LR, de l’UDI, du PS, du PCF, de LFI, des opportunistes dissidents, pour citer les groupes parlementaires constitués à l’Assemblee et représentant l’opposition légitime et constitutionnelle?

4. Macron se moque de Maduro en instrumentalisant la presse à la Castro et la police à la Erdogan.

La démocratie ce n’est pas la domination hégémonique dans la presse et en politique d’une opinion, d’un courant de pensée.
Ce n’est pas non plus l’intolérance aux autres opinions comme étant “le mal”.

Je suis épuisé par cette société française tournant le dos à 150 ans d’histoire républicaine.

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Avant hier, Nahles, présidente contestée du spd, a enfin annoncée, en réponse à l’offensive des socioliberaux Schröder et Gabriel, que le SPD enterrait enfin les réformes Harz4 en reconnaissant leur responsabilité dans la montée de la pauvreté.
Elle a accompagné ce message d’une proposition de refondation, et non de démantèlement déguisé en « réforme », de l’état providence et de garantie retraite contre la pauvreté des seniors.
Immédiatement, le spd regagne deux points.C’est insuffisant, extrêmement tardif, et après toutes les couleuvres avalées en vingt ans, peu crédible.
Mais cela va enfin dans le bon sens.

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Des la conclusion de l’accord de grande coalition, le SPD perdait deux points.
Depuis, il est sous l’AfD à 14-15%.
Un triomphe.
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Rappel : en décembre 2015 l’état français avait été condamné au civil pour un tir de flashball defigurant une personne touchée par hasard pendant la fête de la musique en 2009.
Cela fait dix ans que la doctrine d’emploi des forces de l’ordre a tourné le dos aux principes républicains, en contradiction avec les doctrines de refus de l’escalade de nombreux voisins européens.Cette doctrine sape nos libertés et attaque l’un des principes fondateurs de la République–le droit de réunion et de manifestation.

Mais elle sape également la crédibilité internationale d’un gouvernement de Tartuffe se donnant les meilleures notes démocratiques–la France a perdu 15 rangs depuis 7 ans, et est considérée comme « démocratie imparfaite »- tout en voulant donner des leçons à ses partenaires européens, à ses adversaire géopolitiques.

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En octobre 2010, la blessure d’un lycéen entraîne la suspension de l’utilisation du flashball par le préfet de Paris.
9 ans plus tard, 300 blessés, des dizaines de mutilés, et le conseil d’état, le préfet de police, le ministre de l’intérieur et l’opinion du parti « progressiste » justifient l’emploi du flashball et votent une loi mettant fin au droit de manifester.Entre ces deux dates, 5 ans de gouvernement social libéral ayant profondément sapé la culture démocratique et républicaine de ce pays.
Pourtant, des Mai 2013, le défenseur des droits réclamait un encadrement plus restrictif de l’emploi des grenades de desencerclement, des flashball, en juin de la même année, le conseil de l’Europe condamnait l’utilisation disproportionnée de la force et des gaz lacrymogènes dans la répression des manifestations en France.
L’état d’urgence, les attentats, n’expliquent ni n’excusent rien.

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Mathias Weidenberg a partagé un lien dans le journal de Mathieu Pouydesseau.
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Kevin Kühnert, president des Jusos allemand qui avait mené l’opposition interne au SPD à une nouvelle grande coalition, explique fort justement que la bataille essentielle, c’est celle du droit à un travail dont on peut vivre dignement, et non les erreurs et impasses d’un « revenu universel » mettant le pauvre à la merci de l’Etat.
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Il y a un an, la direction actuelle du spd, marginalement modifiée par rapport à celle qui avait conduit à la défaite de 2017, ou à l’échec de 2013-2017, signait un traité de grande coalition que j’annonçais devoir être son tombeau.
Aujourd’hui, le SPD est tombé dans les sondages sous les 15%, et accumule les résultats dans les régions à moins de 10%.
Ce parti, je le rappelle, faisait 42% en 1998, avec le keynésien Lafontaine en numéro deux.
La chute commença après son départ du gouvernement Schröder, qui dès l’hiver 98, voulut revenir sur le projet économique défendu dans la campagne pour imposer le social-libéralisme de la troisième voie.
Résultat: derrière des statistiques de comptes publics flatteurs, et un excédent commercial exorbitant pour ses partenaires européens, le taux de pauvreté est passé de 11% en 1998 à 17% en 2018, et l’extrême droite de 0 à 94 députés.
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Il y a un siècle, les premières députées entraient dans le Reichstag de la première République allemande.
Nombre d’entre elles, socialistes ou communistes, seront assassinées une fois la dictature nazie en place.
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Voilà sans doute l’argumentaire le plus simple pour arrêter toute démarche écologique basée sur la responsabilité individuelle comme vaine, stérile, naïve jusqu’à la Stupidité, au déni.
Le problème c’est pas ce que nous faisons, c’est le système, capitaliste, où nous vivons.
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On nage en plein délire.
État de droit ? »L’hebdomadaire croit savoir que la conversation enregistrée entre Benalla et Crase a eu lieu dans l’appartement de la responsable du groupement chargé de la sécurité du premier ministre, le GSPM, et se demande si les enregistrements révélés par Mediapart ne seraient pas des écoutes administratives – comprendre : réalisées par un service de renseignement »,

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Le député de la circonscription Allemagne-Pologne-Autriche-Hongrie-Balkans-Bulgarie-Roumanie, monsieur Petit, a voté pour, confirmant être plus proche de Orban, de Poutine, sur les libertés publiques, que de Hugo ou de Rousseau.
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Le Sénat refuse la stupide (et anticonstitutionnelle) privatisation de Aéroport de Paris.
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“Quant au retour de la lutte des classes qui n’était jamais partie, jugez plutôt : 85 % des personnes soutenant les gilets jaunes estiment que «l’économie actuelle profite aux patrons aux dépens de ceux qui travaillent» ; 50 % tout de même des opposants aux gilets jaunes ont exactement la même opinion. Mais les deux groupes n’en tirent pas nécessairement les mêmes conclusions. 51 % des personnes soutenant «tout à fait» les gilets jaunes pensent qu’il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres ; seulement 7 % de ceux qui ne les soutiennent «pas du tout» les suivent dans cette voie.”
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On parie ?
Les deux amis, poursuit Mediapart, imaginent enfin un moyen de continuer à correspondre discrètement malgré leur contrôle judiciaire, via des brouillons de boîtes e-mail dormantes. Si la violation de leur contrôle judiciaire était avérée, Vincent Crase et Alexandre Benalla risqueraient la détention provisoire. »
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A la fin du bicentenaire de sa naissance, alors que les luttes de classes en France connaissent un reload 2.0, le tombeau de Karl et Jenny Marx a été vandalisé à Londres.
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Pendant ce temps, en Allemagne, après Air Berlin il y a un an, c’est au tour de Germania de faire faillite.
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L’espoir de la démocratie :
35% des voix, 55% des sièges de députés.
100 policiers, l’intégralité du pole en charge des crimes financiers, mobilisés pour perquisitionner et saisir les fichiers d’adhérents d’un parti d’opposition dans une affaire de financement politique inférieure d’un facteur 10 à celles touchant le parti gouvernemental.
80 000 policiers mobilisés chaque week-end pendant 12 semaines pour réprimer, plus de 4000 interpellations, 1900 blessés dont plus de 150 graves, dont 38 journalistes, 1 morte chez elle d’un tir de grenade lacrymogène.
Des salariés du parti au pouvoir se mêlant en usurpant leur qualité aux forces de l’ordre pour interpeller illégalement et frapper des opposants. Ces salariés sont laissés en liberté, les journaux enquêtant sur cette affaire perquisitionné.
Des dizaines de condamnation à de la prison ferme sur des soupçons, une loi mettant fin au droit de manifester.
Un grand débat national où le gouvernement et le président font les questions, les réponses, la modération et le choix des intervenants avec des mesures toutes prêtes.
Des députés de la majorité violents, condamnés pour des malversations, ou attaquant à coup de casque sur le crâne leur opposant.
Une réforme constitutionnelle sur mesure.Ah oui, mais l’Europe !

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Quelle profonde Stupidité et extraordinaire incompétence de la presse allemande, et incroyable manipulation d’un extraordinairement lâche ministre des finances spd…
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Ainsi, un mis en examen qui fit enlever des preuves à son domicile par son complice et qui le rencontre dans l’illégalité la plus crue obtiens d’un juge de poursuivre la presse faisant son travail de quatrième pouvoir.
La France est une république corrompue. Il va falloir la refonder.
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Vous sentez toute la force de l’état de droit ?
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Où l’on voit le ballet du pouvoir autour du courtisan pas encore déchu, où l’on apprends que la compagne de Benalla était salariée d’en marche, que c’est bien 3 haut gradés de la police qui ont illégalement sortis les images de la Contrescarpe pour tenter, avec l’aide probable de deux conseillers politiques de l’Elysee, de monter un contre feu médiatique (la violence du manifestant utilisée pour justifier tous les abus de pouvoir, méthode depuis perfectionnée à grande échelle)…
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D’après l’agence pour l’emploi allemande, le nombre de salariés allemands combinant deux emplois n’a cessé d’augmenter depuis le milieu des années 2000 pour atteindre 3,4 millions de salariés en 2018.
C’est encore 150 000 de plus qu’en 2017.
La principale raison, même l’agence est obligé de l’avouer, c’est la faiblesse des salaires ne permettant pas de vivre d’un seul emploi.Les élites allemandes s’inquiètent par ailleurs d’un mouvement de Gilets Jaunes en Allemagne. Si le thème du diesel est explosif, j’y reviendrais, et les campagnes de l’extrême-droite n’ont pas réussi à en déclencher un, le thème du salaire pourrait fournir l’étincelle.
Le ministre du travail, un spd très social-liberal, sentant le danger, a proposé une pension de retraite minimum permettant de combattre la pauvreté des seniors. Son coût évalué à 10 milliards a révolté la droite et aussi bien sûr les amis du ministre spd des finances. Celui-ci a en retour fait publier une analyse selon laquelle il manquerait au budget 15 milliards d’ici 2025.
La droite elle pousse à … supprimer la tranche haute de la contribution de solidarité locale, crée il y a 30 ans pour financer la réunification, pour “soulager les forces vives (les riches)”.
Cette annonce a semblé justement inspirer, par l’injustice profonde de sa philosophie, un début de Gelbe Westen.

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Le président de la République est par sa fonction, sa fiche de poste si vous voulez, le garant de la constitution, qui elle-même pose la République comme démocratique.
Mais cet entretien révèle une perception de la réalité de ce président là bien anti-démocratique. Lorsque sa popularité bascula, lorsque l’actualité lui devint contraire, la presse, forcément, relata cela.
Pour lui, c’est le signe d’un “basculement” de la presse du journalisme à “l’éditorial”, de plus, manipulé “à 90%” par la Russie.
Il en tire une réflexion : il faut contrôler la presse depuis l’Etat.
C’est strictement parlé le retour aux lois sur la presse – et leur justification – de Louis-Philippe. Aux années 1830-1848.
La révolte des Gilets Jaunes apparaît finalement, rapporté à cette période, comme une révolte des canuts.
Ce président n’a aucune réflexion sur son propre succès, son ressort médiatique (a lui seul, il fit plus de unes des grands magazines que tous les autres candidats à la présidentielle réunis), où l’indépendance capitalistique de la presse.
S’il souhaite une forme de contrôle d’Etat, un rétablissement d’une forme de censure, même encadré par un comité de déontologie à sa manière, on est très loin de Léon Blum ou même de Jean-Luc Melenchon, et bien plus proche de Poutine ou de Xi.Je cite ce président :
“Emmanuel Macron y réfléchit et invite la presse à faire de même. « Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer », dit-il, dans une réflexion à voix haute. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession. »

Et la presse continue de s’offusquer de mots vulgaires prononcés par des gens sans pouvoir sans réfléchir – à tous les sens du mot – La pleur de l’attaque à la liberté que contiennent ces mots.

Comme le dit Askolovitch dans un article que j’ai partagé: c’est plus scandaleux que “JoJo le gilet jaune.”

Ci-dessous, le compte rendu du confidentiel conspirationiste et anti-presse du président.

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Weimarisation, suite
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“Poser comme préalable à l’union de la gauche que c’est la gauche non mélenchoniste, ça sera sans nous», a-t-il insisté.
«Nous ne sommes pas là pour aider à ressusciter le centre gauche ou à inventer un improbable cartel d’appareils qui ont peur pour leur survie. Nous sommes là pour changer le monde (…) alors assez de tartufferie», a affirmé M. Maurel.https://www.liberation.fr/depeches/2019/02/03/des-transfuges-du-ps-et-du-mrc-fusionnent-pour-fonder-un-nouveau-parti_1707153

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Les gilets jaunes de 1830 et 1848 sont au Pantheon, les Castaner de l’époque, oubliés.
Pour des raisons privées je ne pouvais être à Valence pour la fondation de la Gauche Républicaine, Écologique et Sociale.
Mais aujourd’hui, j’ai fait, pour la première fois, une visite aux mânes de la République.
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L’arithmétique façon Castaner est celle qui ne connaît que les soustractions et les multiplications.
Il soustrait au nombre de gilets jaunes, et multiplie aux foulards rouges.
Il soustrait mains et yeux, et multiplie les déclarations provocatrices et injurieuses.
Alors un peu d’addition ne lui fera pas de mal: 13800 manifestants à Paris, d’après un comptage indépendant, 5000 à Valence d’après la préfecture, cela fait plus de 17500, chiffre donné par Castaner pour toute la France.
Enfin, j’aimerai effacer de sa mémoire une compétence qu’il maîtrise, avec son parti, que trop bien: la division. :
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Seulement 42% des allemands de l’est, après 30 ans de démocratie, tiennent cette forme d’organisation sociale comme la meilleure.
La liberté sans la sécurité matérielle est aussi insatisfaisante que la sécurité matérielle sans la liberté, ce qui les fit tomber sans violence le mur de Berlin.Peut-on atteindre enfin aux deux réunis ?

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Création d’un nouveau parti, aventure exaltante.
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De @[1001963168:2048:Mathieu Pouydesseau]
Suivez Mathias Weidenberg.
Dans deux jours, les publications de Mathieu Pouydesseau ne seront plus disponibles qu’à ma famille proche.Le mouvement en Marche rassemble trois familles politiques, les socioliberaux issus du Socialisme et du PRG, les centristes issus du libéralisme politique et du liberalisme chrétien, et les Républicains conservateurs favorables à l’Europe, au libre échange.
Ces trois familles prétendent une filiation idéologique et philosophique avec un humanisme soit universaliste, soit chrétien.

Comment des lors accepter, lorsque l’on est humaniste, de mutiler des gens à vie, pertes de mains, d’œil, au nom de la défense de bâtiments ?
Comment justifier une violence sans un mot de compassion pour les 16 passants enuclees ou mutilés sans raison, pour les 38 journalistes gravement blessés, pour cette vieille dame, tuée dans sa chambre alors qu’elle fermait ses volets par une grenade tirée par la police ?
Comment ces humanistes peuvent ils dormir après 12 semaines de violences répétées sur fond d’un mouvement social qu’ils refusent de reconnaître ?
1900 manifestants, passants, riverains et 1100 membres des forces de l’ordre ont été blessés au cours de ces 12 semaines de guerre civile symbolique, par procuration.
Et le ministre de l’intérieur, un ancien socialiste, n’a que ces mots terribles.
Et le président n’a d’autre mot de compassion que de nier le décès tragique à Marseille, avant de refuser la condition humaine aux manifestants, rabaissé à des « jojos » et des « gitans » manipulés par « la Russie et des avocats d’extrême gauche ».

Le libéralisme politique et le libéralisme chrétien pensaient offrir des solutions à la question sociale refusant la guerre civile de la lutte des classes.

Ce pouvoir se complaît dans la démonstration de force, entièrement engagé dans sa lutte de classes, tournant le dos à tout humanisme, toute compassion.

Même les victimes innocentes, les touchés par malheur et malchance, seront foulés au pied de leur mépris.

Quelle déchéance.

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Les fondateurs de l’AfD était des bourgeois libéraux eurocritiques.
Ils reprochent aujourd’hui au FDP de 2013 de ne pas les avoir écouté. Selon eux, si le FDP les avait accueilli, il serait aujourd’hui à 20% et l’AfD ne serait pas au Bundestag.
Une fois crée, l’AfD – littéralement “Alternative pour l’Allemagne” – s’est radicalisé en deux ans, avec une première vague ancrant le parti dans le populisme de droite avec Frauke Petry en 2015, et peu après, la prise du parti par les ailes les plus radicales issues de l’extrême-droite en 2016.Cependant, cet entretien croisé des 3 fondateurs initiaux de l’AfD, qui se distancient de la radicalité du parti, pas de son objet initial, et leur propre revendication de la proximité idéologique de leur thèse et du parti centriste libéral, révèle l’un des phénomènes les plus profonds de la décennie ouverte en 2010:
Il y a bien des proximités idéologiques et des différences de méthode, de milieux sociaux à la manœuvre également, entre le centre, que ce soit LREM, FDP, Ciudadenos, et les populismes de droite et d’extrême-droite.
Leur seul clivage, superficiel, porte sur l’architecture de l’Europe, les uns privilégiant les classes nomades les plus riches, les autres défendant les petites bourgeoisies dépendantes du cadre national pour s’enrichir.
C’est la seule contradiction.

Mais Centre et Populiste ont les mêmes thèses économiques et fiscales, les mêmes méthodes d’appropriation de l’Etat à leurs fins politiques et privées, de contrôle progressif de la justice, de répression des oppositions d’abord au parlement, puis, celles ci réduites à l’impuissance dans leur représentation politique, ensuite dans la rue, et de réduction des libertés publiques, des solidarités sociales.

Un élément cependant dans l’entretien a attiré mon attention.
Bernd Lücke rappelle toujours son intention de créer un parti libéral conservateur, bourgeois – “bürgerlich” signifiant à la fois citoyen et bourgeois en allemand.

Et il raconte ceci : “avant, je n’avais jamais rencontré de gens ayant connu une faillite privée. À un moment, il est apparu que de très nombreux militants, parmi les plus actifs, avaient déjà connu un désastre financier. La position proclamée bourgeoise n’était qu’une façade.”

Jörn Kruse, professeur d’université en économie à la retraite, et qui dirigea jusqu’en octobre 2018 l’AfD de Hambourg après avoir été un proche de Lücke, ajoute:
(Dans un parti démocratique, mais il semble condamner là la démocratie elle-même) “c’est la quantité qui l’emporte, pas la qualité, c’est la vérité aussi vulgaire qu’elle puisse paraître.”
Lücke se plaint de gens “sans manières” et salue le côté “présentable” de Petry quand il la fit monter à la direction de l’AfD.

Ce parti bourgeois conservateur est bien né de l’incapacité de la CDU sous Merkel de conserver une aile droite et de l’absence de réflexion idéologique au FDP sur le nouveau libéralisme entre 2011 et 2013.
Mais ses fondateurs se sont fait déborder par un afflux du peuple même, d’un peuple nationaliste et revanchard, constitué d’anciens bourgeois et classes ouvrières et moyennes ruinés.
Ce choc social se manifeste encore dans l’analyse des deux professeurs de Hambourg par la surprise méprisante.

Et c’est bien là peut-être le deuxième clivage: l’ultracentre méprise profondément la majorité de l’humanité pour des raisons sociales, tenant à l’ordre social, à l’hégémonie de l’habitus de sa classe. Le populisme de droite, dans ses expressions racistes, tiens à mépriser une majorité de l’humanité au nom de raisons ethniques, culturelles, religieuses.
Les deux sont des anti-humanismes et des anti-universalismes.
Et c’est pourquoi aucun des deux ne peut répondre à la crise sociale du capitalisme, à la crise écologique qui en découle.

Mais même entre eux se joue une lutte de classes.

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Un état des lieux après un quinquennat catastrophique qui a de fait fait chuter la maison socialiste.
Mathias Weidenberg a écrit sur le journal de Guillaume Duval Perso.
Joyeux anniversaire!
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De 2 févr. 2019 à 13:00 à 3 févr. 2019 à 13:00
Aujourd’hui, à Valence, il est prévu depuis des mois le congrès fondateur d’un nouveau parti, rassemblant l’aile gauche partie du PS avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, le Mouvement des Républicains et Citoyens, et des militants, citoyens et gens de bien.
Ce nouveau parti s’inscrit dans une démarche unitaire à gauche incluant la France Insoumise.
Il s’agit également de rappeler que “la République, c’est la sociale” !
Ce même jour, Valence a été désignée par les Gilets Jaunes comme le lieu d’une marche hommage aux “gueules cassées” du mouvement – 1900 blessés, plus de 100 très graves avec defiguration, pertes de mains ou d’œil. Cette marche aura lieu au lendemain du vote d’une loi mettant de fait fin à la liberté de manifester, par un parti se donnant le nom de “Republique en Marche”.
Jamais le besoin d’une gauche républicaine, écologique et sociale n’a été autant crucial pour les mois et quelques années à venir. C’est tout un basculement d’époque qui s’opère.
Ce hasard de calendrier cependant est un omen : que la gauche qui s’organise politiquement et le peuple qui s’organise organiquement se retrouvent déjà unis en un lieu, avant de se retrouver peut-être plus tard – le chemin sera long, mais il n’y aura pas de transformation sociale sans cette retrouvaille.La République en France, suite à 150 ans de lutte, est enfin devenue “démocratique, laïque, indivisible et sociale” en 1946.
Elle est le mode de gouvernement “du peuple par le peuple pour le peuple”.

Tout désordre provoqué par un pouvoir s’attaquant à ces deux éléments essentiels de la République est inacceptable. La sédition est alors dans celle d’un pouvoir abusant des institutions pour refuser aux oppositions leur rôle, pour s’asseoir sur l’indépendance de la justice, la neutralité de l’Etat, et imposer à tout prix, sans revenir devant le peuple, un programme anti social, anti laïque, divisant le territoire de la République, en sapant la confiance dans la démocratie.

Il est temps de rappeler ce qu’est depuis sa fondation en 1792 la République : un projet de partage social et de participation démocratique créant l’espace de liberté pour chaque citoyen.
A l’heure où les urgences écologiques sont les conséquences d’une destruction de la vie même par les forces contradictoires du capitalisme, où ces mêmes forces poussent à diviser, hiérarchiser, les humains pour refuser à de plus en plus grand nombre la protection de droits pourtant universels, pour préparer leur sacrifice au bien être d’un très petit nombre, il est urgent de poser le bien commun au cœur de notre organisation.

Je ne peux être à Valence ce week-end, mais j’accompagne de tout cœur la création de ce parti. J’espère pouvoir participer plus intensément à son organisation dans le futur.

Signé:
Mathieu Pouydesseau alias Mathias Weidenberg

https://m.facebook.com/events/225250988351986

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J’avais dénoncé le racisme latent du président de la République dès ses fameux “mots d’esprit” sur les Kwassa-Kwassa.
Depuis, il y eut de nombreuses preuves de son imaginaire xénophobe.
Aujourd’hui, donc, il estime qu’un “gitan” ne peut pas parler correctement.
Et qu’un “JoJo” ne peut être mis sur un plan d’égalité avec un ministre dans le débat public.
Et oui, son inconscient n’est pas seulement raciste, il est imperméable à la valeur Égalité, sourd à la Fraternité, et mal comprenant d’un principe même de la démocratie : l’égalité de tous les citoyens, ouvrier manifestant ou ministre.Raciste, inégalitaire, ne comprenant le débat que comme la réponse à son choix de questions, et la démocratie comme un régime delegitimant l’existence même de l’opposition, voilà le “rempart”, “l’espoir de l’Europe”.

Dans mes archives, une revue de avril 1946.
Lisez cet article avec moi. C’est de Gilles Martinet.
Presse libre et Presse Pourrie“Une banque Worms ou un Coty peuvent aisément contrôler ou lancer un journal et tenter par là de diriger l’opinion. Mais il faut d’immenses efforts pour qu’une organisation ouvrière soit en mesure d’avoir son propre quotidien.”

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Le SPD est en crise.
Incapable de remettre en cause la ligne politique et les stratégies d’alliance, il voit finalement les querelles de bobinettes remplacer celles de ligne politique.
Gerhard Schröder attaque violemment Andrea Nahles pour remettre en selle Sigmar Gabriel.
Tous les trois partagent fondamentalement la même ligne…
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Charrette livrée.
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Ceci est à peu près ce que l’on attendait d’un gouvernement frontiste.
Les castors sont cependant contents, car il s’agit de protéger leur belles voitures garées sur les parcours de manifs parisiens.
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La démocratie libérale, c’est à peu près l’exact contraire de cela …
Pierre-Jean GodinPreuve, une fois encore, que Macron n’est pas libéral.
31 janv. 2019 à 09:00
Jessy JamesPreuve que la 5e n’a pas évolué depuis les années 1960
1 févr. 2019 à 18:54
La démocratie libérale, c’est à peu près l’exact contraire de cela …
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Avec les avions ministériels allemands, ils savent quand ils partent, mais jamais s’ils arrivent, ni s’ils pourront repartir!
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Il y a un an, je dénonçais l’absurdité des statistiques européennes dès lors que des jeux d’écriture permettaient, pour des raisons fiscales, de dissimuler le lieu de la production des richesses.
Les statistiques européennes concernant l’Irlande sont absurdes. Mais du coup, celles concernant les autres Nations le sont également : car ce qui est rapporté avoir eu lieu en Irlande a en réalité été produit en France, en Allemagne, en Pologne…
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Les autorités berlinoises ont décidé de tolérer un camp improvisé de sans abris près de l’anse de Rummelsburg, au bord de la Spree.

Au moment où je me suis installé à Berlin, il y a 18 ans, il y avait 19% de chômage, et quasiment pas de sans logis.
Depuis, les prix de l’immobilier ont progressé de 78%, le chômage a baissé à moins de 10%, et le nombre de berlinois incapables de payer un logement a explosé.

Une amie a travaillé auprès d’un centre d’accueil installé sur l’ancien aéroport de Tempelhof. Elle a été frappée du nombre de personnes sans logis en emploi qui venaient y dormir, équipes de laptops professionnels, de smartphones, travaillant, mais à des conditions de rémunérations insuffisantes pour payer un logement, à des conditions de contrat trop précaires pour convaincre un loueur.

C’est pas le résultat d’une fatalité, mais la conséquence de décisions politiques. On a choisi de baisser un indicateur statistique, le taux de chômage, sans amélioration réelle des conditions de vie des 20 à 25% des allemands les plus modestes.
Dans le même temps, l’Allemagne, pays refuge des liquidités considérables en circulation, et pays de locataire, à l’immobilier locatif longtemps en main public, et donc bon marché, et donc à un prix foncier extrêmement bas comparé aux autres pays en 2008, est devenu le pays d’un gigantesque boom spéculatif.

Berlin, capitale attractive et peu chère, avait lancé, alors que précaire j’accumulais les stages rémunérés des startups berlinoises, vivant dans une colocation pour l’équivalent de 100 euros par mois, une double campagne de privatisation du logement en main communal – près de 80 000 logements ont été privatisés – et de destruction de logements existants – on estimait en 2002 à Berlin qu’il y avait 200 000 logements “de trop”.
Cette double politique s’est maintenue, au nom du désendettement de la ville, devenu la seule priorité des coalitions menées par le SPD, ainsi qu’une politique de privatisation du foncier pour des dizaines d’hôtels, d’immeubles de bureaux, de projets prestigieux peu chers.

Le résultat en 2019 est là: la population a augmenté de près de 350 000 personnes depuis 2005.
Les allemands de Berlin ont été peu à peu expulsés des logements du centre par des allemands du Sud et des européens de l’ouest plus fortunés.
La spéculation internationale s’est jetée sur Berlin, multipliant les projets luxueux.
Aujourd’hui, un jeune français arrivant à Berlin pour vivre la précarité des contrats typiques des start-ups locales ne pourra pas se loger. Mais ce sont aussi les classes populaires et ouvrières berlinoises qui sont touchées.

J’ai la chance de vivre au cœur du quartier devenu bobo de Prenzlauerberg.
Lorsque je m’y suis installé, dans une colocation dans un immeuble non rénové, avec poêle à charbon dans la chambre, briques de charbon à la cave, les places du quartier étaient des repaires de junkies.

Aujourd’hui, c’est le quartier le plus cher de Berlin.

Rien dans tout cela est due à une quelconque fatalité.

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Il faudra quand même m’expliquer comment, en plein débat sur le Brexit, on en est arrivé à ce que Merkel, Macron et Sanchez menacent du Venezualexit.
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“Le nucléaire, c’est l’électricité pas chère.”
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L’ami David, avec qui j’ai passé deux jours à la convention FI de Bordeaux sur le stand de Europe Insoumise, a été victime d’un passage à tabac en Belgique pendant une garde à vue, suite à une occupation d’un rond point près de Liege.
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Les images le prouvent, c’est confirmé par un CRS : le ministre Nunez a soit menti, soit pas été informé par ses subordonnés, mais il y a bien eu un tir de flashball au moment de la blessure du Gilet Jaune Rodrigues.

Par ailleurs, le CRS révèle qu’il n’y a aucune formation sérieuse à l’emploi des flashball…

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Duna Mijatovic, qui avait battu un candidat francais macroniste pour la présidence de la commission des droits de l’homme du Conseil de l’Europe, fait le job en dénonçant les violences policières en France.

Le candidat en question, depuis en campagne pour une investiture aux Européennes, n’a jamais évoqué la répression du mouvement social en cours sur son profil, tout en se donnant à lui-même les meilleures notes d’attachement aux Droits de l’Homme.

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J’ai toujours été en désaccord politique avec Moscovici et n’ai jamais été en accord politique avec Attali.
J’apprends ce soir que refuser le social libéralisme et le libéralisme social serait antisémite.Tout ce qu’a écris Léon Blum est en opposition frontale avec ce que professent ces deux hommes de pouvoir, et je suis un grand admirateur de Léon Blum, comme du Keynesianisme de Pierre Mendes France lorsqu’il travaillait dans le second gouvernement Blum à un plan de relance avec Boris George.
Mais jamais, je n’ai pensé une seule seconde de ma vie que mon jugement sur la pensée de ces acteurs politiques était lié à un élément de leur identité familiale et religieuse.

Moscovici, ce soir, accuse l’amie Coralie Delaume, pour avoir rapproché son social libéralisme du libéralisme social d’Attali, d’antisemitisme.
C’est de la diffamation, et à plusieurs degrés une infamie de pensée.
Sera t’il impossible de penser des oppositions de pensée entre disons Spinoza et Arendt ? Car ce serait antisémite de comparer ces deux pensées ?

Comment un commissaire européen peut il faire preuve d’autant de faiblesse de caractère, d’autant de faiblesse de pensée, et de légèreté à une époque où
l’antisémitisme, le vrai, celui qui défile à Dortmund en criant “qui est allemand est antisémite”, ou qui ravage un restaurant israélien de Chemnitz en criant “Porcs de Juifs, dehors”, est de retour à visage découvert ?

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Les deux motions présentées par des droitières du Labour pour suspendre le Brexit n’ont pas reçu de majorité au parlement britannique : les remainers sont aussi minoritaires au Parlement.

La seule Motion majoritaire est celle refusant un Brexit sans accord. Et la majorité fut faible. Le Parlement britannique y a cependant confirmé sa majorité pour un Brexit. Et cette motion n’a aucune conséquence juridique réelle.

Une Motion présentée par Corbyn incluant un second référendum a été rejeté également.

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Le shut down à un effet secondaire : les informaticiens des services fédéraux, n’ayant pas été payés deux mois d’affilée, quittent leurs emplois pour rejoindre le privé.
Conséquence : la sécurité informatique de l’administration centrale est affaiblie.
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Depuis 225 ans, la Revolution est parfois réduite, selon une logique si francaise, à quelques bobinettes.
Robespierre, notamment, incarnant l’idéologie d’une Convention portant en germe “la Terreur” une fois sa propre bobine coupée, est au cœur de cette passion française du raccourci intellectuel…@[528640913:2048:Olivier Tonneau] fait ici une belle et utile synthèse de la question à l’occasion de la sortie d’un livre de Marcel Gauchet sur Maximilien.

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Pendant que le patron de Renault-Nissan, en détention préventive pour soupçon d’abus de biens sociaux et fraude fiscale, pourrait toucher 25 millions d’euros d’indemnité de licenciement, le patron de Daimler, l’une des entreprises mise en cause dans une affaire inouïe de manipulation des mesures d’émissions toxiques pour vendre des millions de véhicules impropres à la circulation, partirait à la retraite avec une pension de 4500 euros … par jour.
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Là aussi, il y a un an, je rappelais ce qui avait conduit l’émeute à la révolution.

Pour l’instant nous sommes en émeute permanente.

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Il y a un an, je parlais des gilets jaunes de 1789 et de leur patron foulard rouge.
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Seulement six mois plus tard, c’était les émeutes de Chemnitz, et la découverte de la stupéfiante complaisance du chef des services secrets intérieurs allemand à la violence d’extrême-droite…
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Si le Marchisme était démocratique, le grand débat se ferait avec l’opposition parlementaire et des représentants élus par le mouvement social.

Et non dans cette mise en scène nauséabonde.

« Le Grand Débat National » c’est de la rhétorique emphatique, marqueur de tous les fascismes, dissimulant le contraire d’un débat.

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Le pouvoir veut un grand débat national sur les questions qu’il pose, les solutions qu’il a déjà décidé, avec les intervenants qu’il choisit dans les salles qu’il organise sous la protection des policiers et des préfets.
En même temps, il fait sonner les trompettes de la calomnie pour ceux qui posent d’autre questions, contestent et son choix des problèmes et la nature de ses solutions, qui réclament le débat contradictoire, comme de dangereuses personnes indignes d’être écoutées.
D’ailleurs, des messages publiés sont suffisant pour déjà amener à la prison ferme.Ce pouvoir empêche le débat sous les apparences du débat, et rétablit les prisonniers politiques.

Face aux profonds troubles que l’opposition à sa politique font à l’ordre public, il refuse le recours à la démocratie formelle: débat devant les deux assemblées, dissolution, démission pour provoquer une nouvelle présidentielle; il refuse également celui à la démocratie réelle : médias pluriels empêchés par la concentration industrielle, respect du travail des journalistes bafoué par les critiques permanentes de ses élus et ministres dès qu’il est rendu compte des troubles, quel que soit leur bord, intermédiation syndicale et représentative refusée au point d’interpeller des responsables syndicaux sur les piquets de grève , et respect des oppositions absent de toute ses démarches.

Un chef, un État, un Débat. Et ceux qui n’en sont pas ne méritent pas d’être reconnus membre de la même communauté: séditieux, fainéants, profiteurs, haineux, corrompus, nationalistes, casseurs, illettrés, deconneurs, etc…

Ce procédé est connu.
Il est au cœur de la propagande fasciste.

J’ai toujours parlé de “Marchisme”.

Ce pouvoir, c’est Mussolini des premières années 1922 à 1924, lorsque la démocratie formelle existait encore.
Rappelons le : la chambre italienne élue en 1924 a le même rapport de force entre majorité (fasciste ou marchiste) et opposition divisée: 65% à 35%.
Les mêmes tricheries pour le listone furent à l’œuvre pour 44 députés marchistes syndiquant leurs dépenses. Et c’est la demande de leur invalidation qui valut à Matteotti la haine immédiate du régime, comme les discours de LFI ont attirée à elle 100 policiers un petit matin.

Il y a des gens humanistes sincères qui voient et le malheur au cœur de la crise sociale, et le visage de l’opposition d’extrême-droite derrière la contestation sociale.

Le danger le plus immédiat pour la démocratie est déjà au pouvoir.

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A propos de la dégringolade des marchés, j’avais prévenu.
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Et quand cette France s’en est rendu compte, elle a mis les gilets. Emmanuel Maurel avait bien lu la séquence.
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Il y a dix mois, je prédisais que le pouvoir ferait tout pour briser les resistances sociales, et c’est des départements où la pauvreté a progressé que l’attaque la plus rude a été lancé.

A propos de l’esprit de Noel, rappel d’un épisode de la Révolution Francaise.
A propos de l’esprit de Noel, rappel d’un épisode de la Révolution Francaise.
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Travaille doucement à l’esprit de Noël en relisant les journaux des révolutionnaires français entre 1789 et l’exécution de Baboeuf …

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1046360f.image

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J’avais écrit pour GDS un article sur la crise financière qui vient en février de cette année. Ce ne fut pas un krach d’une journée, mais d’une année…
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A la fin des années 70, c’est l’inflation qui était l’excuse pour ne pas accorder aux classes nombreuses leur juste part des richesses.
À la fin des années 90, on remplaça cela par la dette publique et son corollaire, le déficit.Lorsque des instruments de mesure remplacent le débat sur les valeurs, les principes, les objectifs même d’une société, la démocratie s’anemie, la corruption progresse, les intérêts particuliers dominent l’intérêt général.

C’est cela qu’il faut renverser si l’on veut sauver la démocratie.

La question c’est : quelle société voulons nous, pourquoi, et comment la réaliser.

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Macron envoie ses généraux et amiraux dans une nouvelle expédition de Syracuse.
Ce chapitre de plus ajoute à ce livre grotesque répétant Alcibiade en république française.
Comme ce péripatéticien politique antique, il sera chassé, et servira, traître, un ennemi.

J’y étais!
Gildas Samzun‘tin….le mec en photo de la star mondiale de l univers #adrienquatennens futur dirigeant du monde ! suis jaloux !!
10 déc. 2018 à 19:52
J’y étais!
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Ce que Daniel Cohen-Bendit ne dit pas en France, il le dit en Allemagne.

Dans un entretien au Spiegel, il avoue « être complètement schizophrène » en soutenant en Marche en France et les Verts en Allemagne.

Après avoir posé le constat juste d’une « fracture sociale dénoncée déjà par Chirac en 1995 » qui s’est depuis « aggravée » – il cite, comme une sorte de conseil à Macron, la conférence de Grenelle de 1968 où « les syndicats réclamaient de limiter l’écart entre haut et bas salaires à un facteur de 1 à 5, le patronat de 1 à 8, aujourd’hui c’est de 1 à quelques milliers ! » – il reproche « l’approche technocratique » de Macron qui « ne voit pas les gens » et conclut :
« Macron ne pourra pas échapper à la question de la justice sociale ».

Ce passage est intéressant car il montre la sortie de crise que conseille le vieux militant au jeune président : convoquer tout le monde à des assises du pouvoir d’achat, avec obligation de résultat sous une forme d’accord que la loi mettra en œuvre.
Il ne semble pas saisir combien cette méthode est à l’opposée de toutes les réformes menées par Macron, qui « écoute » sans jamais accepter l’argument de l’autre.

Et les Gilets Jaunes ?
S’il les trouve « peu sympathique » il leur reconnaît de poser des sujets importants « la fin du mois ou la fin de l’humanité ? », et essaie de faire d’une synthèse où justice sociale et transformation écologique vont main dans la main la réponse au mouvement.

Alors, pourquoi cette schizophrénique passion pour Macron?
« Macron est le seul homme d’Etat qui a un projet pour l’Europe. S’il échoue, qui pourra faire progresser l’Europe? Mais il échouera s’il ne s’attaque pas fondamentalement à la question de la justice sociale. Même s’il n’y a pas de solutions simples pour cela. »

On le voit : l’Europe agit comme un hypnotique breuvage, alors que tout est dit dans le réquisitoire de DCB.
Comment un « technocrate » qui « ne voit pas les gens » pourrait « traiter fondamentalement la question de la justice sociale », et « réduire l’écart entre riches et pauvres » alors que toutes ses réformes fiscales depuis son élection favorisent les riches contre les pauvres et les classes moyennes ?
La « schizophrénie » revendiquée est la tentative psychologisante pour conserver une cohérence narcissique alors que la raison dit les contradictions et aboutit à ce constat : « Daniel, tu t’es trompé, tu as misé sur le mauvais cheval. »

C’est bien là l’un des plus grands obstacles à la construction d’une alternative politique capable de prendre le pouvoir et qui explique, alors que le marchisme bats déjà les records d’impopularité du socialisme, le haut niveau d’adhésion des membres et sympathisants marchistes, que l’on retrouvait dans un cœur indéfectible de militants du PS dans la séquence précédente : la raison crie avoir tort, les émotions prennent le relais et construisent un réel imaginaire permettant le maintien de l’illusion narcissique d’avoir raison, d’être dans le camp du bien.
C’est un obstacle, car l’essentiel des rouages médiatiques issus des cultures politiques de centre gauche sont précisément dans cette « schizophrénie », ainsi que de nombreux élus.

Le PS, parti au solide ancrage territorial, a perdu tous ses élus régionaux dans deux grandes régions qu’il gouvernait, ainsi que 260 députés sur presque 300.
Les municipales avaient vu des « élus de territoire » comme à Quimper balayés.
Que pensez vous il va bien se passer aux municipales prochaines?

C’est là, entre l’apathie abstentionniste et le degagisme, que naîtra l’alternative politique.

Et je n’ai aucune idée de sa couleur dominante.

En tout cas, cet entretien en allemand prouve qu’autour du pouvoir, il y a des analyses lucides, mais vaines, car sans conséquences.

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Je vous parlais en février de crise boursière et financière?
Et bien entre l’effondrement des bourses mondiales en octobre et novembre et le scandale de la première banque danoise, entraînant avec elle la Deutsche Bank, ayant recyclé 200 milliards d’argent sale des maffias russes par une filiale estonienne, il me semble qu’on en est très proche…
En deux photos, on comprends pourquoi en France il n’y a pas de choix de mobilité: parce que le politique a choisi le routier.
Réseau ferroviaire, réseau de voies cyclables.
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L’homme interpellé au Japon n’est pas soupçonné de peccadilles, mais d’avoir dissimulé plus de … 50 millions, rémunérations d’ailleurs non soumises au vote des actionnaires, et donc doublement illégales.
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J’ai signé, sous mon nom d’état-civil, cet appel à la fondation d’un nouveau parti à gauche, dans une stratégie d’union de la gauche avec la France Insoumise et qui voudra s’y associer, pour une gauche républicaine, socialiste et écologiste.
Les 900 premiers signataires sont publiés.

L’analyse thématique du vote régional en Hesse est déprimant. Il n’y a pas d’autres mots.

À la question “Quel sujet vous a motivé pour choisir un parti”, la réponse est … “Rien” à 56%!
Et un tiers des votants pensent qu’aucun parti n’a de réponse pour l’avenir.

C’est bien un rejet de la grande coalition fédérale massif qui a eu lieu, mais aussi, un vote critique de tous les partis.

La conscience démocratique est épuisée.

Analyse du vote régional de Hesse en classes sociales :
Le premier Parti des urbains, des cadres, des indépendants, des femmes de la classe moyenne, c’est les verts.
Le premier Parti des travailleurs, des ouvriers péri-urbains, des hommes des classes populaires, c’est l’AfD.
Ce n’est donc pas une surprise si 14% des votants hessois avec des origines migratoires ont voté AfD: l’ouvrier de seconde génération vote AfD. Il y fait même mieux que chez les Hessois sans origine migratoire.Quant au SPD, c’est un vote d’habitude. Ce parti a perdu toute identité sociologique ou politique, et vit de son souvenir.

Résultats des élections régionales de Hesse.
La CDU prends aussi, comme son partenaire bavarois CSU, en pleine poire le rejet croissant de Merkel et de la grande coalition fédérale, perdant plus de 11 points.
Le SPD, comme en Bavière, en perds aussi plus de dix, et, groggy, annonce vouloir poser des conditions dans un “plan de route” au maintien de la grande coalition jusqu’à… septembre 2019.
Les Verts seraient devant le SPD pour … 90 voix, et gagnent 8,7 points.
L’AfD aussi gagne plus de 8 points. Notons que l’extrême-droite traditionnelle allemande, des neonazis aux Republikaner, faisait 50 000 voix en 2013, et n’en fait plus que 7 000. L’AfD récupère à sa droite, des abstentionnistes – d’après les bureaux de vote, dans d’anciens bastions du SPD perdus il y a dix ans – et tant à la CDU (100 000 voix) que directement du SPD (50 000).
Le SPD perds en tout 400 000 voix quand les verts en gagnent 220 000 et les Linke 20 000.
50 000 vont à l’extrême droite sans sas de transition, et 100 000 s’évanouissent dans la nature.
C’est le signe d’un parti sans existence idéologique, malgré une organisation régionale correcte. Le “socialisme du local” ne sauve pas plus le SPD qu’il n’arrêta le déclin du PS – je renvois aux municipales de 2014, où la perte de Quimper par un des amis intimes de Hollande, au bilan de maire immaculé, symbolisait la fin du mythe du “socialisme municipal” des barons autosatisfaits.Le processus se poursuit : on arrête de voter SPD en ne se déplaçant plus, on vote peut être pour un parti “gratuit” (en 2011, les pirates, en 2014, le parti satirique Die PARTEI) puis on passe à l’AfD.
En 2013, alors que le SPD avait gagné 120 000 voix, il en avait perdu 7000 déjà à l’AfD et 11000 à l’abstention. Il en avait regagné surtout sur les verts – 47 000 – et le FDP – 48 000.

Rappelons qu’en 2008, CDU et SPD étaient quasiment à égalité, à 37% chacun, le FDP à 9%, les Linke à 5%, les Verts à 7,5%.

La poussée de l’AfD ne s’explique pas seulement par une droitisation de l’électorat de droite.
La gauche en 2008 était majoritaire en voix 50,5%, et en sièges. Le refus de 4 conseillers régionaux SPD, en pleine hystérie anti-Linke, d’une coalition de gauche, entraînera des élections anticipées en 2009 catastrophiques pour le SPD.
En 2018, la gauche, c’est 44% des voix.
Et je le rappelle : plus de la moitié des voix donnés à un parti non représenté dans le parlement régional sont venus de la droite, et sont allés aux Freie Wähler.

À droite, les Freie Wähler, les futurs alliés à la CSU en Bavière, jouent ce rôle de “parti gratuit de protestation” avant d’aller plus à droite en progressant de 50 000 voix.
Le FDP, c’est en effet un des enseignements des sondages d’après vote, ne récupère pas tant de déçus de la CDU qu’un vote d’adhésion.

Les Linke doivent s’interroger : pourquoi ont ils été incapables de mener la reconquête des électeurs abstentionnistes du SPD?
Je crois que la réponse est contenue dans deux dates, 1989 et 2003.

Finalement, plusieurs coalitions sont arithmétiquement possibles:
– Maintien de la coalition CDU-Verts
– Coalition “Feu de circulation” Vert-Rouge-Jaune
– Coalition CDU-SPD
– Coalition bloc des droites CDU-FDP-AfD

La seule coalition sans majorité, c’est celle, majoritaire en 2008, des gauches.

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Fujitsu a annoncé cette semaine vouloir fermer l’usine de production d’ordinateurs et de systèmes de stockage d’Augsbourg, Bavière, la dernière usine de ce type de matériels informatiques en Europe, ainsi que de supprimer 1800 emplois d’ici 2020.
La production de ces systèmes sera reconcentrèe au Japon.Fujitsu Technology Solutions (FTS) avait déjà engagé un plan de licenciement de 750 postes en Allemagne, près d’un millier en Europe, en 2013. Son nom de code était … Jupiter.

Fujitsu est deux fois germano-nippone. En effet, le Tsu de Fujitsu signifie Siemens, rappelant la fondation par le géant allemand d’une filiale au Japon dans l’entre deux guerres.
Après la guerre, les deux groupes s’associeront en Europe avec Fujitsu-Siemens dont est issu, après la vente des parts de Siemens vers 2005, FTS.

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28 févr. 2019 à 16:00
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Je vous avais parlé là aussi de ce scandale Cum „révélé“ aujourd’hui au début de l’année.

Je me réjouis de la révélation de l’affaire au niveau européen.

Je comprends mieux pourquoi hier il fallait déclencher un bruit cataclysmique sur un autre sujet, et pourquoi le président qui fut banquier fit une déclaration aussi lugubre et sombre hier soir.

„Quand un sénateur des finances SPD, dans la ville du très droitier Scholz, maire SPD de Hambourg, joue la montre pour laisser passer la prescription au profit d’une banque, responsable pendant 5 ans d’escroquerie fiscale pour 160 millions. Heureusement, les autorités fédérales ont obligées le sénateur à engager la procédure à la dernière minute. C’est que les deux propriétaires de la banque sont deux « généreux mécènes » ayant acheter avec des « dons généreux » une excellente image sociale, pendant que leurs employés, en asséchant le fisc, au profit de riches bourgeois, créaient les conditions budgétaires obligeant la ville à recourir pour certains projets au mécénat. Un scandale de cynisme.“

 

18 oct. 2018 à 08:06

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En février, je vous avais parlé du scandale bancaire du Cum que le Monde et 18 journaux européens „découvrent“.

 

18 oct. 2018 à 08:02

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https://www.lemonde.fr/cumex-files/article/2018/10/18/cumex-files-une-enquete-allemande-un-scandale-europeen_5371019_5369767.html

LEurope découvre un scandale financier de fraude bancaire et fiscale né en Allemagne et dont je vous avais déjà parlé à plusieurs reprises.

Fabio de Massi, ancien député européen, député au Bundestag des Linke, animateur de Aufstehen, est l’un des élus le plus en pointe sur ce dossier où 56 milliards (!) auraient été détourné. L’actuel ministre des finances, Olaf Scholz (SPD) a lui tout fait pour tenter d’étouffer l’affaire qui touche certaines des banques de Hambourg dont il fut maire.

Ce scandale inouï justifierai sans doute la mobilisation d’une centaine de policiers et de procureurs pour une demi douzaine de perquisitions aux sièges des banques et aux domiciles des banquiers. 56 milliards, c’est à vue de nez 56 000 fois plus que le montant supposé d’un dommage à prouver dans l’affaire ayant mobilisé ces moyens hier.

Du coup, on se demande si ce n’est pas de cela que le banquier d’affaire élu président voulait faire diversion.

 

18 oct. 2018 à 08:00

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18 oct. 2018 à 07:59

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17 oct. 2018 à 19:35

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https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/perquisition-melenchon-un-souvenir-dil-y-a-trois-semaines

 

17 oct. 2018 à 19:32

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14 oct. 2018 à 22:20

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https://www.la-croix.com/France/Politique/Comment-Parti-socialiste-arrive-2018-10-14-1200975883

 

14 oct. 2018 à 22:20

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https://www.bfmtv.com/politique/melenchon-pret-a-accueillir-lienemann-et-maurel-chez-les-insoumis-mais-pas-dray-1544106.html

 

14 oct. 2018 à 22:17

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https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/12/emmanuel-maurel-ce-n-est-pas-un-depart-du-ps-c-est-une-scission_5368208_823448.html?utm_campaign=Lehuit&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

12 oct. 2018 à 13:56

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https://bit.ly/2OlVf62

 

12 oct. 2018 à 13:53

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10 oct. 2018 à 17:13

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https://l-arene-nue.blogspot.com/2018/10/ou-en-est-lallemagne-apres-chemnitz.html

Un entretien avec @[1008652492:2048:Coralie Delaume] à lire de mon alter ego à visage découvert

 

https://l-arene-nue.blogspot.com/2018/10/ou-en-est-lallemagne-apres-chemnitz.html

 

10 oct. 2018 à 17:12

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Sondage du matin, qui va mettre de l’ambiance à droite en Allemagne: Union 26% soit le pire score dans un sondage depuis sa création AfD 18% deuxième force politique, après avoir cumulé un vote de classes populaires perdantes des 15 dernières années et de rentiers anti euro, c’est toute l’aile conservatrice de l’Union qui s’en va Verts 16% vote de résistance des classes aisées libérales, du centre droit effrayé par la radicalisation de l’Union, et des classes supérieures fuyant le SPD SPD 15% incapable de se « renouveler », rappelons qu’alors qu’il apparaissait porteur d’un message sur la justice sociale et les inégalités en février 2017 il était à 33%, et puis ils ont ressorti Schröder à leur congrès Linke 11% consolide à un niveau historiquement élevé mais insuffisant pour empêcher la cristallisation d’une partie du vote populaire à l’AfD FDP 10% rassemblant les élites économiques opposées même à la moindre concession sociale ou écologique. Et il y a encore 4% des allemands pour dire voter pour autre chose (neonazi, parti pirate, parti animalier, parti satirique).

C’est quand même très proche de Weimar non?

(Source wahlrecht.de)

 

9 oct. 2018 à 08:18

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8 oct. 2018 à 20:43

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http://www.gds-ds.org/les-signes-annonciateurs-de-la-crise-qui-vient/

Un petit récapitulatif d’articles de votre serviteur:

 

http://www.gds-ds.org/les-signes-annonciateurs-de-la-crise-qui-vient/ 

https://www.europeinsoumise.org/fr/dossiers-thematiques/politique/item/68-allemagne-impasse-au-centre-barre-a-gauche 

https://europeinsoumise.org/fr/zone-geographique/europe-de-l-ouest/15-allemagne/148-saxe-les-raisons-de-la-colere

 

7 oct. 2018 à 23:45

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http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Le-deficit-budgetaire-se-creuse-a-fin-aout–27373153/

Le déficit budgétaire se creuse de 4,3 milliards par rapport à août 2017, et ce, non en raison des dépenses (hausse en volume de 1%, soit légèrement inférieur à l’inflation), mais en raison de l’effondrement des recettes. Je cite la dépêche d’agence: « Les seules recettes fiscales nettes ont diminué de 2,4% à périmètre courant (-2,6% à périmètre constant), à 187,2 milliards. Elles s’inscrivent en retrait de 4,7 milliards d’euros par rapport à la fin août 2017, notamment du fait du la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) depuis le 1er janvier 2018, précise le ministère. »

 

5 oct. 2018 à 13:50

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Vote régional en Bavière: La CSU atteint un niveau historiquement bas à 33% à seulement 10 jours du vote. Or, pour la CSU, tout score en dessous de 40% est « un désastre ». La probabilité d’une coalition inédite CSU-Verts se rapproche à grande vitesse. C’est en effet la seule coalition majoritaire.

Markus Söder, l’actuel président de la Bavière, a attaqué le bilan de la Grande Coalition à Berlin, la rendant responsable des mauvais sondages et du mauvais résultat à venir. Il est probable que Söder va tout tenter pour éviter d’être le bouc émissaire de l’affaire, et conserver la région. Le président de la CSU est le ministre de l’intérieur allemand, Horst Seehofer. Depuis sa nomination en mars, alors qu’il menait depuis septembre 2015 la guerrilla contre la chancelière Angela Merkel sur le dossier des réfugiés, Horst Seehofer a provoqué deux crises conduisant à chaque fois la Grande Coalition au bord de la chute. Il semble que le rôle de bouc émissaire ne serait pas suffisant pour protéger Söder. La question qui se pose est bien celle d’Angela Merkel.

Deux semaines après la Bavière, c’est au tour de la Hesse (avec Francfort et le siège des grandes banques allemandes) de voter. Le président de la région depuis 2010, Volker Bouffier, se représente à 67 ans. Il dirige depuis 2013 en coalition avec les écologistes, ce qui peut paraitre un modèle pour la droite allemande au niveau fédéral. Lui-même fait partie de l’aile droite de la CDU, a mené des politiques anti-réfugiés après les attentats de 2001, est un dur dans les politiques de sécurité intérieure favorable à la video-surveillance, est opposé à l’égalité des droits LGBTQ. Lorsque la cellule terroriste neonazie NSU a abattue en 2006 en Hesse une de ses victimes, le propriétaire d’un café internet, un agent des services secrets intérieurs était présent. Il affirma n’avoir rien entendu… Bouffier empêcha les enquêteurs d’en savoir plus. Sur le dossier Maaßen, il est plutôt du côté de Seehofer.

Il est aussi allié à la Bavière pour faire annuler le dispositif le plus important pour la cohésion de l’Allemagne – le financement par les régions les plus riches des régions les plus pauvres. La Hesse est en effet contributrice nette au budget fédéral.

Les sondages annoncent aussi en Hesse une débâcle de la droite, qui passerait de 38 à 29%. Les Verts à 18% pourraient sauver la coalition sortante, le SPD à 21% perdant les 7 points que gagnent les verts. Là aussi, la droite régionale va avoir besoin de bouc émissaire national, et Angela Merkel sera bien en première ligne.

Celle-ci a déjà dû accepter une défaite au sein même du groupe parlementaire de la droite, qui a choisi à 125 députés contre 110 un inconnu comme président de groupe pour ne pas reconduire l’homme de confiance de Merkel.

Jusqu’à présent, Merkel tiens parce que la droite ne sait pas par qui la remplacer, et le SPD, tétanisé par les mauvais sondages – ses deux SPD régionaux vont prendre aussi le bouillon en Bavière et en Hesse – veut à tout prix éviter des élections anticipées.

Mais en Allemagne, une défaite régionale est souvent synonyme d’ascension au niveau fédéral. Sigmar Gabriel devint ainsi un président potentiel du SPD après avoir perdu la région de Basse-Saxe, Peer Steinbrück candidat du SPD en 2013 après avoir perdu la Rhénanie du Nord Westphalie, Horst Seehofer ministre après le très mauvais score de la CSU aux élections de septembre 2017.

Markus Söder et Volker Bouffier seraient donc les deux potentiels « rois de Berlin » qui pourraient mener un putsch contre la chancelière.

Mon pronostic de février 2018 voyant en octobre le paroxysme de la crise politique au sein de la droite et la chute de Merkel est donc toujours valable.

 

5 oct. 2018 à 12:50

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://europeinsoumise.org/fr/component/content/article/33-dossier/institutions-europeennes/151-la-propagande-mediatique-pro-ceta-a-recommence-alors-que-la-ratification-approche?Itemid=164

 

3 oct. 2018 à 12:58

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ce texte est extrêmement révélateur de l’idéologie aveugle d’une certaine élite économique et politique en Europe. Elle appelle une réfutation sur le fond comme sur la forme. Je la proposerai bientôt sur ce profil. Un mot cependant : ce texte lunaire à bien des points de vue, mêlant sans distance témoignages personnels et déclarations à portée universelle, l’expérience individuelle de l’auteur fondant sa conviction de dire la Vérité, la seule, ce qui lui permet, dans un mépris profond de tout ce qui fait le débat démocratique, de ne jamais traiter un seul moment les arguments de ceux qui ne partagent pas sa foi illuminée, ne parle à aucun moment de pauvreté, ni d’inégalités.

C’est un texte de bon portant pour conforter la bonne conscience de bons portants.

 

3 oct. 2018 à 12:52

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://spon.de/afj9H

« l’adieu au pouvoir » Pour le Spiegel, c est fini, la défaite de Kauder, l’homme lige de Merkel, son Le Foll si vous voulez, par quelqu’un d’aussi « connu » et spécialiste des questions budgétaires qu’une Rabault, et l’ ouverture à l’AfD qu’il représente, symbolise la perte de contrôle de la chancelière, et souligne, cruel, « d’autres auraient en ce moment arrêté les frais. » Brinkhaus est également jugé comme plutôt eurosceptique au sein de la CDU.

 

25 sept. 2018 à 22:22

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le groupe parlementaire rassemblant au Bundestag CDU et CSU vient de faire chuter 125 voix à 112 le proche de Merkel Volker Kauder, président du groupe depuis 2005, au profit du quasi inconnu Brinkhaus.

C’est concrètement un vote de défiance du groupe.

Cela confirme également que Merkel seule sans la CSU n’aura pas de majorité alternative, les Verts ne pouvant remplacer les CDU critiques.

Toute rêverie de coalition « alternative » CDU-SPD-Verts sont que cela: des fumisteries.

Par contre, ce vote ouvre la crise de succession. Et cela veut dire probablement élections anticipées à courte ou moyenne échéance sans Merkel à la tête de la droite.

 

25 sept. 2018 à 17:46

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/2830166/reve-niv-vie-pouv-achat-trim.xls

D’après les chiffres de l’Insee publiés le 21 septembre 2018, en particulier concernant le revenu disponible brut et le pouvoir d’achat: Entre mai 1968 et la fin 1983, le pouvoir d’achat des français progresse en moyenne, avec des pics et des bas, de 1% par an. L’année 83 est l’année du “grand frein” suite au “tournant de la rigueur”.

Entre 1984 et le premier trimestre 1993, le pouvoir d’achat ne progresse plus que de 0,48%, soit moitié moins. Cela explique les difficultés politiques de la période, et, après le coup austeritaire de 1983 sans rattrapage les années suivantes, la première grande vague de départ de l’électorat populaire à l’extrême-droite.

Entre le deuxième trimestre 1993 et le début de la restauration conservatrice, et la mi 1997, l’évolution de ce pouvoir d’achat s’effondre en rythme annuel à moins de 0,3%. Juppé en gardera une image déplorable, qui lui coûtera une partie pourtant prometteuse en 2016.

La première partie du quinquennat Jospin voit le pouvoir d’achat progresser de nouveau de 1%.

Mais l’image de ce gouvernement sera déterminé dans les classes populaires par l’évolution depuis le premier trimestre 2001: on repasse sous les 0,5%, avec la perception d’une inégalité d’évolution entre revenus modestes et revenus des salariés les mieux payés. La critique populaire des 35h comme outil profitant aux cadres plutôt qu’aux ouvriers et employés ne sera pas écouté. L’extrême-droite, en crise quand le pouvoir d’achat avait repris, retrouve le soutien des classes perdantes de la politique menée (merci DSK et Fabius, notamment, cela leur coûtera un vote en 2006).

Entre 2002 et 2012, on assiste à la deuxième restauration conservatrice, avec en 2007-2008 la pire crise du capitalisme financier depuis la seconde guerre mondiale. La période second trimestre 2002-premier trimestre 2008 est plus favorable au pouvoir d’achat – +0,53% – que les dernières années Jospin.

C’est ce qui explique la victoire puis la relative résistance de la courbe de popularité de Sarkozy comparée à ses deux successeurs sur ses premiers mois.

Par contre, du deuxième trimestre 2008 à mi 2012, malgré un plan de relance, ce pouvoir d’achat ne progresse plus que de 0,2%, avec là encore une forte inégalité en revenus modestes, en baisse nette, et revenus des 30% du haut qui montent.

Hollande, on s’en souvient, était le candidat de la gauche en mai 2012. Il commence donc très fort : le pouvoir d’achat s’effondre dès ses deux premiers trimestres de -1% !

Il faut attendre le dernier trimestre 2015 pour que le pouvoir d’achat cesse de reculer sur la période. C’est la période la plus longue de recul du pouvoir d’achat sans rattrapage depuis … les deux trimestres précédant mai 1968!

Dès lors, rien de ce que ce gouvernement menait ne pouvait être audible. Le problème n’était pas la communication, mais la consommation.

La relance extérieure, provoquée par la chute des prix du pétrole de 2015, permet de corriger la politique déflationniste stupide de ce président et ses différents ministres, de Valls à Ayrault, de Cazeneuve à Hamon, de Macron à Moscovici.

Le rebond de 2016 – où Macron a la bonne idée d’arrêter de travailler des avril, avant de démissionner à l’automne- est trop peu, trop tard (+0,35% sur 6 trimestres, soit aussi bien que … Balladur et Juppé!)

Macron a pu maintenir sa popularité les deux premiers trimestres car le choc de pouvoir d’achat n’était pas encore perceptible – +0,55, que les vieilles moustaches hollandaises ont voulu réclamer pour elles-mêmes.

Depuis le quatrième trimestre, cependant, mêmes causes mêmes effets : le taux de progression s’effondre à 0,25% et la structure même de cette évolution favorise les plus riches. Et tout indique que le troisième trimestre ne va pas retourner la tendance. D’après l’OFCE, la politique fiscale du gouvernement devrait faire progresser le pouvoir d’achat … de 0,1%. Comme on le voit, cela nous mettrait donc dans un étiage bas de cette série de long terme – moins pire que Hollande cependant entre mai 2012 et mi 2014.

Alors, quand les français regardent avec nostalgie en arrière, ce n’est pas vers Hollande qu’ils se tourneront. Paradoxalement, et cela explique sa résistance électorale en 2017 également, les années Fillon sont les plus favorables au pouvoir d’achat depuis … le début du millénaire.

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/2830166/reve-niv-vie-pouv-achat-trim.xls

 

25 sept. 2018 à 08:31

 

A trois semaines du vote de la région de Bavière, alors que la fête de la bière a ouvert à Munich, voici l’état des lieux sondagier. La csu perdrait donc toujours 11 points, le SPD 6. Le FDP n’est plus sûr d’avoir des élus–il faut au minimum 5%. LAfd serait troisième derrière les Verts.
Le sort du FDP sera crucial car son absence pourrait permettre à la CSU de gouverner in extremis avec les FW. Dans le cas contraire, la configuration de la future coalition va etre sportive.

 

Sébastien Poupon

24 sept. 2018 à 13:54
Qui sont les Freie wähler ?

 

Coralie Delaume

24 sept. 2018 à 14:14
Une sorte de mélange entre Fillon et Asselineau : rejet de l’euro, séparation de la zone euro en deux blocs nord-sud au nom des pertes causées pour les pays en forme économiquement par la crise de 2008, notamment. Ligne un peu populiste de « l’Allemagne n’a pas à payer pour les Grecs ». C’est vraiment la voix du capitalisme industriel rhénan ! Il y a des choses intéressantes, évidemment. Je te fais un résumé journalistique concentré, Matthieu a sûrement des choses bien plus fouillées à dire sur le sujet.

 

Ambroise de Rancourt

24 sept. 2018 à 14:24
En tout cas leur score est impressionnant, de mémoire ils n’ont jamais dépassé 1% avant.

 

Ambroise de Rancourt

24 sept. 2018 à 14:25
Ambroise de Rancourt non non en Bavière ils sont régulièrement élus au parlement régional, de nombreux dissidents CSU les rejoignant quand ils ont pas l’investiture CSU.

 

Mathias Weidenberg

24 sept. 2018 à 14:49
L’aventure de Gabi Pauli est par exemple fascinante. Les FW ont a l’heure actuelle deux députés européens siégeant dans deux groupes différents.

 

Mathias Weidenberg

24 sept. 2018 à 14:58
Ah ok, ils profitent de la baisse de la CSU…

 

Coralie Delaume

24 sept. 2018 à 15:08
Coralie Delaume depuis 2008 oui. Gabi Pauli, une dirigeante CSU avait quitté ce parti dans un gros fracas – a l’époque la CSU c’était entre 50 et 60% des voix – et avait rejoint très médiatiquement les FW qui étaient entrés au Landtag avec près de 10% et qui depuis y sont toujours. Pendant que la CSU elle perdait ces 10% et n’a jamais su les récupérer.

 

Mathias Weidenberg

24 sept. 2018 à 16:04
Mathias Weidenberg Merci !

 

Coralie Delaume

24 sept. 2018 à 16:09
Mon pronostic toujours : une coalition CSU-Verts. Le mariage de la carpe et du lapin, bien sûr. Mais en Bavière, on aime le baroque …

 

Nikolaus Gramm

27 sept. 2018 à 21:36
L’écume des jours…

 

Jorge Gomes-Ferreira

28 sept. 2018 à 01:12
En fait tu fonctionnes comme un homme d’appareil.

 

Jorge Gomes-Ferreira

28 sept. 2018 à 01:13
A trois semaines du vote de la région de Bavière, alors que la fête de la bière a ouvert à Munich, voici l’état des lieux sondagier. La csu perdrait donc toujours 11 points, le SPD 6. Le FDP n’est plus sûr d’avoir des élus–il faut au minimum 5%. LAfd serait troisième derrière les Verts.

 

24 sept. 2018 à 13:36

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le candidat de la CDU, le maire sortant de Meißen, a été réélu avec le soutien de l’extrême-droite AfD.

Le candidat sans étiquette, mais soutenu par SPD, Verts et Linke, l’ancien militant des droits de l’homme sous la RDA, théologue et écrivain Frank Richter a perdu de … 100 voix.

 

24 sept. 2018 à 09:55

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/kommentar-zu-maassen-groko-am-ende-macht-aber-weiter-a-1229650.html

L’éditorial du Spiegel de ce matin constate que la grande coalition est sauvée, mais condamnée. Je cite « trop pour mourir, trop peu pour vivre ». Il constate à quel point cette alliance échoue, et rejette l’argument que de nouvelles élections produiraient le même résultat électoral avec une extrême-droite plus forte « c’est mépriser la démocratie que de dire cela, dans ce cas, arrêtons de voter. » Il s’en prends ensuite au SPD, incapable de construire des ponts vers les Linke pour construire une majorité alternative, comme il fut pourtant capable de le faire dans les années 60 avec les libéraux ou dans l’opposition des années 90 avec les verts. Cet éditorial constate l’échec de l’alliance bourgeoise Union-Verts-Liberaux, le parti toujours partant pour gouverner, le FDP, étant devenu le parti jamais partant pour gouverner, échec personnel de Merkel. Mais il appelle quand même le SPD à cesser de vouloir « bien gouverner » mais de s’interroger sur le sens du récit qu’il incarne et les objectifs qu’il défends, et à la prochaine crise, qui viendra vite, de mettre fin à cette coalition.

 

24 sept. 2018 à 09:44

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/panorama/justiz/deutschland-kinder-und-jugendliche-oft-opfer-rechter-gewalt-a-1229367.html

En 2017, 175 enfants et adolescents ont été victimes de violences motivées par des idéologies d’extrême-droite en Allemagne. Par comparaison, le nombre de victimes de cette classe d’âge de violences motivées par une idéologie d’extrême-gauche est d’une trentaine, d’idéologies étrangères à l‘Allemagne – islamisme ou antisemitisme palestinien – moins de 15.

Le chiffre des violences liées à des idéologies d’extrême-droite a été multiplié par plus de six depuis 2011 et la fin du réseau terroriste neonazi de la NSU, auteur de 10 meurtres racistes. Maaßen a été nommé président des services secrets intérieurs (VfS) suite au scandale les concernant suite au démantèlement de la NSU. Dans les jours suivants la découverte des deux corps des tueurs de la NSU, qui se suicident apres un braquage de banque raté, de nombreuses archives concernant les activités et les indicateurs des services secrets dans les milieux d’extrême-droite ont été détruits dans des circonstances suspectes. Cela fait suite à la procédure d’interdiction administrative du parti neonazi NPD ratée dans les années 2000, il y avait trop d’indicateurs et de fonctionnaires sous couverture des services secrets dans les instances dirigeantes par ne pas soupçonner une manipulation de la VfS dans les actes illégaux reprochés au NPD. Maaßen cependant n’est pas un spécialiste de la lutte contre le terrorisme d’extrême-droite ou la résurgence du neonazisme. Son doctorat de droit porte sur le droit des migrations, le droit d’asile, la restriction de celui-ci. Il a réorienté une bonne partie des moyens de la VfS sur la surveillance de l’extrémisme de gauche – notamment les mouvements zadistes et altermondialistes, les groupes militants de type black box – et l’islamisme extrémiste. Il a vu la constitution de l‘AfD, parti crée en 2012-2013 sans juges nécessaire de le faire observer par ses services. Il fallut par contre une décision politique fin 2013 pour que les Linke perdent le statut de „parti sous observation de la VfS“ permettant filatures, écoutes, mises sur dossier, infiltration, paiement d’indicateurs contre information. Pire: Maaßen aurait livré des informations confidentielles à l‘AfD après que ce parti ait commencé sa radicalisation à droite, en 2015, pour l’aider à éviter le statut de „parti sous observation“. C’est à ce moment que des anciens militants neonazis s’emparent, comme Höcke en Saxe, de positions importantes dans l‘AfD.

Toutes les informations relatives aux violences et aux morts de l’extrême-droite depuis 20 ans sont publiées non par la VfS, qui ne voulait plus reconnaître les meurtres de la NSU comme crimes politiques, mais de la police criminelle fédérale.

C’est donc bien plus qu’un enjeu d’un parcours de carrière individuel d’un haut fonctionnaire des services secrets que le cas Maaßen au ministère de l’intérieur. Il s’agit simplement du niveau de compromission entre forces régaliennes chargées de protéger l’état de droit et une force politique visant à la subversion de celui-ci. Maaßen fut nommé par un ministre de l’intérieur CSU et est protégé par un ministre de l’intérieur CSU. Aucun démocrate sincère ne peut accepter au niveau fédéral de travailler avec la CSU.

 

22 sept. 2018 à 12:06

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://theconversation.com/lhypertrophie-des-paradis-fiscaux-dans-les-profits-des-multinationales-103548

 

22 sept. 2018 à 11:34

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
L‘AfD soutiens au second tour de la municipale de Meißen (Saxe) le candidat de la CDU. Les observateurs voient dans cette municipale un ballon d’essai pour une éventuelle coalition régionale CDU – AfD.

 

22 sept. 2018 à 11:30

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://jean-jaures.org/nos-productions/portrait-robot-des-sympathisants-de-la-republique-en-marche

 

22 sept. 2018 à 11:15

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/210918/libre-echange-l-executif-reporte-la-ratification-du-ceta?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

 

22 sept. 2018 à 11:14

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Si même lui mets en cause la grande coalition, c’est donc que le spd se prépare à sortir. Le vice-président du SPD, patron du spd dans la région de Schleswig-Holstein, et plus ou moins porte parole autoproclamé de l’aile gauche „intégrée à la direction pour porter tout en râlant“ (il y a une aile gauche pesant 20 à 25% exclue de la direction depuis le congrès de 2013), Ralf Stegner, parle de mettre fin à celle-ci, vu ses liens avec Nahles, c’est du lourd. Mine de rien, le 22 octobre se rapproche.

 

20 sept. 2018 à 20:03

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Nouvel article en écriture à quatre mains avec @[535091453:2048:Chakaryan Bachelier Jerome] publié sur Europe Insoumise, commentaires et critiques bienvenues!

 

20 sept. 2018 à 19:15

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
A propos de Chemnitz, où le président des services secrets intérieurs, en charge de la lutte contre la violence politique, estimait n’avoir rien vu de reprehensible: La police criminelle de Saxe a engagé un total de 163 procédures, dont 43 pour coups et blessures, parmi eux 11 étrangers ont été victimes. Plus de 30 procédures concerne l’emploi de symboles interdits par la constitution, tels que symboles et salut nazi. Il est prouvé que la foule qui a dévasté le restaurant juif Shalom criait bien „porcs de juifs, barrez vous“. Par ailleurs, l’un des suspects du meurtre instrumentalisé par l’extrême-droite, un réfugié, a été remis en liberté. Il semble qu’il ait été arrêté pour avoir fui la scène du crime, sans avoir été impliqué dans la rixe menant aux coups de couteau.

Le responsable de la sûreté intérieure allemande, Maaßen, a nié qu’il y ait eu des „chasses à l’étranger“ à Chemnitz, accusant la presse de Manipulation, et reprenant mot pour mot les éléments de language des sites d’extrême-droite. Quelques semaines auparavant, il avait menti devant une commission parlementaire sur l’implication de ses services dans le cas du terroriste islamiste Amri. Celui-ci était depuis des mois sous surveillance étroite de ses services, pourtant, il n’a pas été empêché de commettre l’attentat du marché de Noel. Il a également à plusieurs reprises confié des informations classées au parti d’extrême-droite AfD alors que celui-ci n’était pas au parlement.

Seehofer a validé l’entretien de Maaßen: ils partagent les mêmes idées, les mêmes conceptions. Seehofer visait non le SPD, qui dans cette affaire a été d’une lâcheté confinant à la,Stupidité grotesque, mais Merkel, qui avait dénoncé les „chasses à l’homme racistes“. Il voulait provoquer de nouveau Merkel. La nomination de Maaßen comme secrétaire d’état en charge de la,sécurité intérieure, son maintien à la tête des services secrets „tant que la succession ne sera pas réglée“, la mise en retraite d’office d‘un secrétaire d’état SPD pour lui faire de la place, sont des provocations visant Merkel. Seehofer a besoin d’être viré de la coalition pour mener une recomposition de la droite allemande où il se voit, tel von Papen, instrumentalisé l’extrême-droite à ses fins. Un parti a salué avec chaleur et respect la promotion de Maaßen et rendu hommage à son sens du service de l’état: l‘AfD.

Quant au SPD, il estime que c’est mieux que si c’était pire de gouverner avec un ministre de l’intérieur tout puissant et ouvertement filtrant avec les theses de l’extrême-droite plutôt que d’affronter la montée de la violence politique d’extrême-droite, d’en faire l’analyse économique et sociale nécessaire, d’en tirer les conséquences politiques et organisationnelles. C’est un mourant sur le gisant.

Et la chancelière ? Elle a accepté que Seehofer écrase sa compétence de chef de gouvernement en décidant seul de la ligne politique de son ministère. Au lieu de garantir l’unité, sinon nationale, du moins gouvernementale, elle laisse chaque ministre faire selon son bon vouloir. Paralysée, à bout de forces politiques, elle est un zombie cherchant ici (Macron) ou là (Erdogan) des cerveaux pour la nourrir. Cette crise Maaßen illustre à quel,point elle est isolée et affaiblie.

 

20 sept. 2018 à 08:48

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La lettre de Nahles, présidente du SPD, à la base du SPD, a déclenché une colère générale de la dite base qui est en train de submerger les réseaux sociaux allemands.

Je viens de chercher, en vain, ne serait-ce qu’un seul commentaire positif.

Les autres dirigeants de la direction du spd ont apparemment accepté le compromis sans être correctement informé que Maaßen prendrait la place d’un secrétaire d’état SPD et sans savoir que Maaßen resterait à son poste commepresident intérimaire en plus de son nouveau poste de secrétaire d’état. L’élément de language qui devait être employé consistait à attaquer Seehofer pour son irresponsabilité. Inutile de dire que cet élément de language est totalement inaudible, et, après la conférence de presse du dit Seehofer, le spd dindon de la farce objet de la risée générale.

Le spd bavarois hurle comme un putois acculé, car avec cette histoire, s’il reste au dessus de 10% ce sera un miracle. Élection le 14 Octobre.

 

19 sept. 2018 à 23:41

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Pour @[100000077171948:2048:Anne Junk] avec deux commentaires agrégés en une introduction. Ce matin, le syndicat de l’artisanat allemand (patronat) se plaint d’un manque alarmant de personnels qualifiés. De plus en plus, les artisans refusent des commandes par manque de personnels. Leur demande ? Que le politique fasse quelque chose, enfin. Il leur manque 150 000 personnes. La cause ? La réduction du nombre d’écoliers, et le choix de plus en plus privilégié de faire des études supérieures plutôt que l’enseignement technique. PwC a aussi publié ce jour une enquête selon laquelle 65% des entreprises du numérique se plaignent du manque de personnels qualifiés. 35% cependant estiment que les prétentions salariales des candidats seraient „trop élevées“. Il manquerait 55 000 informaticiens.

Source Spiegel online de ce matin

La politique d’immigration de personnels qualifiés est également la conséquence de la funeste règle d’or, et de l’obsession politique, partagée tant par Schäuble et Scholz, de l’équilibre budgétaire. Il y a 48 milliards de retard d’investissement dans les écoles et les collèges en Allemagne. Cela commence par là. Après, des régions comme la Bavière préfèrent mettre en place des primes à rester à la maison aux mères plutôt que d’investir dans des crèches et écoles maternelles. Cela a pour double conséquence de retirer les femmes du marché de l’emploi qualifié et de faire chuter la démographie, mais comme ça, l’image traditionnelle de la famille selon les conservateurs est préservée. On est au cœur de choix de société basé sur des valeurs et non du mercantile. C’est des opppsitions idéologiques et des contradictions profondes dont on parle.

En 2017, une étude publiée par le Handelsblatt notait que malgré le manque de personnels qualifiés, les patrons allemands tentaient de s’en sortir sans augmenter les salaires.

Il y a aussi des marchés différenciés de l’emploi qui ne fonctionnent pas du tout pareil selon que l’on est ouvrier agricole, infirmière, technicien spécialisé, ingénieur ou cadre supérieur dans le numérique (mon cas). L‘Allemagne a un problème chronique de main d’œuvre qualifiée depuis plus de 30 ans. La démographie, mais aussi le faible taux d’emploi à temps complet des femmes quelles que soient leur niveau de qualification expliquent en partie cela. Depuis 2007 et surtout la relance de 2008-2009 qui a transformé l’économie allemande – depuis, 50% de la richesse produite est exportée, l‘Allemagne travaille non pour elle même, mais pour les autres, créant des déséquilibres des paiements structurellement intenables en Euro et à l’extérieur – le besoin de main d’œuvre a été couvert par des migrations européennes. Mais depuis 2016-17, ce flux se tarit. Je rappelle qu’avant l’agenda 2010, Schröder gouvernait déjà depuis 5 ans, il avait lancé un „plan innovation“ notamment dans les infrastructures de télécommunications et „une carte verte“ à destination d‘ingenieurs informatiques indiens. Aujourd’hui le patronat allemand réclame une loi „immigration“ pour importer 500 000 personnes qualifiées par an de préférence de Chine et du sous continent indien.

Moi je me demande toujours pourquoi l’industriel allemand basé dans une région péri-rurale bavaroise ou rhénane ne va pas investir dans une nouvelle usine là où existe une main d’œuvre qualifiée abondante dans son espace monétaire et de libre circulation, au hasard, par exemple, en France. Et je suis toujours surpris par cette externalisation assumée des coûts sociaux de l’éducation – incluant la naissance – des générations nécessaires à cette économie. Alors que dans le même temps, l‘Allemagne a toujours 5 millions d‘Hartz 4 plus ou moins dissimulés des statistiques du chômage. Rappelons enfin qu’entre 1996 et 2016, les 40% de salariés les plus modestes ont perdu jusqu’à 10% de pouvoir d’achat, pendant que les revenus des 30% des allemands les plus riches progressaient eux de 8 à 11%.

 

17 sept. 2018 à 09:09

 

10,6 millions d’étrangers vivent en Allemagne. 70% d’entre eux, soit 7 millions, viennent … d’Europe, avec près de 900 000 polonais, plus de 600 000 roumains ou italiens, plus de 300 000 grecs, et seulement 149000 français. Les Syriens, afghans et irakiens sont moins nombreux que les polonais. 9 millions d’allemands ont des “origines migratoires” comme on dit ici. 2 millions ont une double nationalité, dont 54 000 franco-allemands. Ils s’ajoutent donc aux 149 000 français. 3 groupes de binationaux sont à peu près à égalité : germanopolonais, germanorusses et germanoturcs, chacun à plus de 230 000 citoyens. Suivent les germano-italiens, les germanoroumains, les germanoyankee, les franco-allemands et les germanogrecs.

En Saxe, sur 4 millions d’habitants vivaient en 2017 à peu près 195 000 étrangers. C’est l’un des taux les plus bas d’Allemagne. Berlin a moins d’habitants, 3,56 millions, mais plus de trois fois plus d’étrangers, 800 000. En Rhenanie du Nord Westphalie, pour presque 18 millions d’habitants, on compte 2,5 millions d’étrangers. Rapporté à la Saxe, cela ferait 550 000 étrangers. La Bavière, 12,8 millions d’habitants, compte 1,7 millions d’étrangers.

Notons qu’il y a une asymétrie quasiment dans tous les pays d’origine entre le nombre d’hommes et de femmes.

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 00:01
Oui, c’est aussi ce que j’avais noté en regardant les statistiques d’Eurostat qui sont assez complètes mais qui ne montrent que les flux.

 

David Cayla

17 sept. 2018 à 00:11
Du coup je pose ça là (regarder à partir de 7:30): https://www.youtube.com/watch?v=ceOgGR-TE2Q

 

David Cayla

17 sept. 2018 à 00:12
Du coup, comment établir un aussi juste et lucide constat et tout en même temps militer, d’une manière ou d’une autre et quelle que soit la diplomatie des formules employées, pour la dissolution de l’UE et le retour aux frontières nationales ?

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 00:17
Qui milite? Vous parlez de moi??

 

David Cayla

17 sept. 2018 à 00:18
Non, de M. Weidenberg dont il me semble avoir compris qu’il n’est pas trop favorable à la poursuite de l’aventure européenne (je peux me tromper sur son compte). (En ce qui vous concerne vous la question je crois ne se pose même pas… vous revendiquez la fin de l’UE ouvertement)

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 00:21
Ben non, justement. Je crois que vous n’avez rien compris. L’UE se dissout toute seule. Nous en faisons le constat. On ne va pas perdre de temps à militer pour la fin d’un truc qui s’écroule tout seul. Par contre expliquer aux gens pourquoi ça s’effondre et comment penser l’après, ça c’est très important.

 

David Cayla

17 sept. 2018 à 00:24
La morale de tout ça semble être que les migrations européennes internes sont un symptôme (donc une conséquence) lourd et préoccupant de son dysfonctionnement économique profond, et que les flux venus de l’extérieur aggravent encore ce sac de nœuds (cause), soit en alimentant le dumping social favorisant les pays du cœur, soit en pesant sur le sentiment de déclin dans les pays périphériques, qui sont déjà les perdants de la construction européenne. Deux sortes de migrations qui revêtent des enjeux vraiment différents, en résumé. C’est dommage que cette dualité ne soit pas plus évoquée alors qu’elle permet à mon avis de mieux comprendre en quoi la question migratoire déstabilise autant l’UE.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 00:26
« Revendiquer la fin de l’UE » C’est drôle! Comme si on pouvait revendiquer quoi que ce soit en la matière! Tout ce qu’on fait c’est analyser les dynamiques, les rapports de force et la logique d’un système qui produit du désarroi et nourrit les populismes de tout poil (y compris le macronisme qui est une forme de populisme néolibéral).

 

David Cayla

17 sept. 2018 à 00:27
L’UE ne se dissout nullement. Vous prenez vos désirs pour des réalités. Pardon de vous le dire, mais il serait bien de ne pas tout confondre. Parlant « d’analyse » et pour prendre un exemple très récent, votre commentaire sur le vote anti-Orban du PE était tout de même bien simpliste et traduisait en fait surtout, plus qu’une analyse solide, un empressement à marteler en temps réel une certitude idéologique voulant que l’UE c’est nul quoiqu’il arrive même quand le Parlement vote en faveur d’une cause facilement et unanimement identifiable comme « noble »… les limites de cette procédures vous ont fait trop facilement déduire que toute insufisance institutionnelle équivaut à « géant aux pieds d’argiles qui va se casser la gueule »… bah non c’est pas aussi simple, et encore heureux. L’UE ne se dissout pas du tout et le maire de Londres vient de demander (en vain, on s’en doute, mais bon) que les Anglais revotent pour annuler ce foutu Brexit dont les premiers partisans et défenseurs ont quasiment tous quitté le navire comme des sales rats incapables d’assumer les conséquences de leur lamentable combat politicien.

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 00:36
« alimentant le dumping », l’expression est interessante. Quelles sont les études éco / socio précises sur ce dumping intra-européen ?

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 00:37
Les nombreuses études sur les mini jobs à 80cts/h en Allemagne destinés aux migrants, la récente délégation des restaurateurs français au ministère du Travail pour obtenir le droit d’embaucher des migrants plutôt que de procéder à des hausses de salaire mettant ces derniers en adéquation avec les contraintes physiques et horaires du secteur, par exemple. Le restaurateur moyen semble préférer mettre la clé sous la porte plutôt que de rogner sur ses marges (comme le montrent les excellentes évaluations IGF et Cour des comptes sur les répercussions des variations de la TVA sur les salaires et prix dans la restauration – c’est valable également dans le bâtiment).

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 00:38
Aucune référence d’étude ici, donc j’attends toujours. Je parlais d’études chiffrées montrant les dégats de tel phénomène (le dumping). Sur la revendication des restaurateurs, elle est bien connue oui, mais on en fait quoi ? Si les Français ne veulent pas prendre certains boulots (ce dont je ne les blame pas nécessairement car je ne demande pas forcément aux gens de « traverser la rue ») mais que ça convient à des migrants, où est le problème ? Le sujet serait déjà de lutter contre le travail au noir, c-a-d le non respect du code du travail qui concerne tout le monde, nationaux comme étrangers. Lutter contre le dumping c’est avant tout embaucher des inspecteurs du travail. Non ?

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 00:45
Pfff. Fatigue. Tu serais prêt à demander des preuves de l’existence du soleil si ça t’arrangeait dans une discussion. Va sur Google, sérieusement. Tous les grands journaux, Monde et compagnie, ont abondamment parlé du phénomène.

Pour les effets du dumping sur les salaires : ouvre un bouquin d’économie. Si ta mauvaise foi va jusqu’à faire semblant d’ignorer les effets pervers pour les salaires de donner aux patrons une main d’œuvre corvéable à merci, je ne peux rien pour toi. On peut supprimer le SMIC aussi, du coup ? Finalement, allons-y ! D’ailleurs c’était la proposition des restaurateurs français : dds migrants, oui, mais pas au SMIC, faut quand même pas déconner ! Bref.

Pour le reste, je vais arrêter de répondre à quoi que ce soit venant de toi, je ne sais pas ce qui m’a pris. C’est une perte de temps et des centaines de sophismes que je dois subir à chaque fois (j’ai dit que je ne voulais pas le renforcement des moyens de l’inspection du travail…?), et je confesse en avoir un peu marre. Dans le fond tout ce qui t’intéresse c’est de « sauver l’Europe », même si tu dois refuser de voir la réalité pendant 15 ans encore pour ça. Grand bien te fasse, personnellement je n’en suis plus là et je suis lassé de devoir argumenter face à des gens comme toi, absolument incapables de la moindre bonne foi. Tu es un fanatique déguisé en personne raisonnable, comme l’ont prouvé tous mes précédents échanges avec toi. Donc je te laisse à tes ergotages sans fin, la vie est vraiment trop courte pour ça. Salut.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 00:58
Donc, beaucoup de phrases mais finalement aucune étude ni source pour documenter l’impact du « dumping » des travailleurs immigrés en France. OK c’est noté. C’est gentil de ta part de m’inviter à aller moi-même chercher la démonstration des idées toutes faites que tu avances. Devant un jury universitaire tu ferais un tabac avec ce genre de réponse. 🤣

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 01:16
Tu touches du doigt le problème de la gouvernance par les chiffres. Les chiffres, les nombres, ces grands agrégats chiffrés, nous donnent une indication, mais ce n’est pas cela qui permet le gouvernement des hommes. Cela ne permet que la gouvernance des choses. Nous avons en France 11 % de la population qui est étrangère et deux tiers de la population qui a au moins un arrière-grand-parent d’origine étrangère. Mais savoir cela n’épuise pas le problème. Lorsque tu sais que dans un des départements les plus peuplés du pays tu as dans le système scolaire seulement 43 % d’enfants ou de jeunes dont la langue maternelle est le français, tu te rends compte que les grands agrégats chiffrés ne te racontent pas la vie. Si tu veux utiliser des chiffres il faut essayer de trouver ceux qui parlent le plus de la vie des gens, c’est-à-dire ceux qu’on que l’on ne connaît que rarement car personne ne cherche à les produire. Ainsi « sur l’intervalle 1968-2005, la part des jeunes issus de l’immigration parmi les moins de 18 ans a beaucoup progressé : elle est passée de 11,5 % à 18,1 %. Par ailleurs, alors que plus des trois quarts des jeunes issus de l’immigration étaient d’origine européenne en 1968, ce n’était plus le cas que d’un quart d’entre eux en 2005. La part des jeunes issus de l’immigration varie évidemment beaucoup d’une région ou d’une commune à l’autre. C’est en Île-de-France qu’elle est la plus importante : elle est passée de 16 % en 1968 à 37 % en 2005. En Seine-Saint-Denis, sur la même période, elle est passée de 19 % à 57 %. En 2005, elle atteint ainsi 41 % à Paris, 40 % dans le Val-de-Marne et 38 % dans le Val-d’Oise. Dans certaines communes d’Île-de-France, cette concentration de jeunes d’origine immigrée peut atteindre des niveaux très élevés : 70 % des jeunes à Saint-Denis ou Grigny ; environ 75 % à Clichy-sous-Bois, Aubervilliers et La Courneuve. » (France strategies, service du Premier ministre). Si tu regardes les grands agrégats, depuis 1935 la France a un taux d’immigrés constant.

 

Gilles Casanova

17 sept. 2018 à 06:13
En psychanalyse on appellerait cela faire de la projection…

 

Jorge Gomes-Ferreira

17 sept. 2018 à 07:00
Lascaux Le Viennois où ai-je dit quoi que ce soit pour un retour des nations? Je suis un ancien fédéraliste européen, qui a compris que l‘Union actuelle fera tout pour empêcher un vrai fédéralisme, celui qui présuppose une conscience publique européenne et donc un peuple européen. L‘UE n’en veut pas, et fait tout pour éviter la constitution de ce peuple conscient de lui même. „Diviser pour régner“ est bien plus confortable à ces élites elles nationales au sein des PPE et PSE, qui ont peur d’une chose avant tout : le contrôle du peuple souverain. Alors, comme David, je fais des constats, d’un extrême pessimisme. Je revendique une position de Cassandre.

Pour moi, la dernière fenêtre de tir pour sauver l‘Union en en reformant profondément la gouvernance, le but, les valeurs, c’était il y a 6 ans. Aujourd’hui, il s’agit d’accompagner la dissolution de la manière la plus pacifique possible.

 

Mathieu Pouydesseau

17 sept. 2018 à 07:58
Les statistiques, c’est comme les mini-jupes, cela montre tout, mais cache l’essentiel…

 

Stéphane Menant

17 sept. 2018 à 08:14
C’est plus compliqué que cela. Il y a aussi des marchés différenciés de l’emploi qui ne fonctionnent pas du tout pareil selon que l’on est ouvrier agricole, infirmière, technicien spécialisé, ingénieur ou cadre supérieur dans le numérique (mon cas). L‘Allemagne a un problème chronique de main d’œuvre qualifiée depuis plus de 30 ans. La démographie, mais aussi le faible taux d’emploi à temps complet des femmes quelles que soient leur niveau de qualification expliquent en partie cela. Depuis 2007 et surtout la relance de 2008-2009 qui a transformé l’économie allemande – depuis, 50% de la richesse produite est exportée, l‘Allemagne travaille non pour elle même, mais pour les autres, créant des déséquilibres des paiements structurellement intenables en Euro et à l’extérieur – le besoin de main d’œuvre a été couvert par des migrations européennes. Mais depuis 2016-17, ce flux se tarit. Je rappelle qu’avant l’agenda 2010, Schröder gouvernait déjà depuis 5 ans, il avait lancé un „plan innovation“ notamment dans les infrastructures de télécommunications et „une carte verte“ à destination d‘ingenieurs informatiques indiens. Aujourd’hui le patronat allemand réclame une loi „immigration“ pour importer 500 000 personnes qualifiées par an de préférence de Chine et du sous continent indien.

Moi je me demande toujours pourquoi l’industriel allemand basé dans une région péri-rurale bavaroise ou rhénane ne va pas investir dans une nouvelle usine là où existe une main d’œuvre qualifiée abondante dans son espace monétaire et de libre circulation, au hasard, par exemple, en France. Et je suis toujours surpris par cette externalisation assumée des coûts sociaux de l’éducation – incluant la naissance – des générations nécessaires à cette économie. Alors que dans le même temps, l‘Allemagne a toujours 5 millions d‘Hartz 4 plus ou moins dissimulés des statistiques du chômage.

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 08:14
Lascaux Le Viennois mon statut initial ne faisait que décrire la situation statistique en Allemagne. Comment de la en arriver à la question d’un dumping salarial en France?

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 08:17
Est il possible de partager à la foi votre message et votre réponse plus détaillée . Merci

 

Anne Junk

17 sept. 2018 à 08:26
Ce matin, le syndicat de l’artisanat allemand (patronat) se plaint d’un manque alarmant de personnels qualifiés. De plus en plus, les artisans refusent des commandes par manque de personnels. Leur demande ? Que le politique fasse quelque chose, enfin. Il leur manque 150 000 personnes. La cause ? La réduction du nombre d’écoliers, et le choix de plus en plus privilégié de faire des études supérieures plutôt que l’enseignement technique. PwC a aussi publié ce jour une enquête selon laquelle 65% des entreprises du numérique se plaignent du manque de personnels qualifiés. 35% cependant estiment que les prétentions salariales des candidats seraient „trop élevées“. Il manquerait 55 000 informaticiens.

Source Spiegel online de ce matin

La politique d’immigration de personnels qualifiés est également la conséquence de la funeste règle d’or, et de l’obsession politique, partagée tant par Schäuble et Scholz, de l’équilibre budgétaire. Il y a 48 milliards de retard d’investissement dans les écoles et les collèges en Allemagne. Cela commence par là. Après, des régions comme la Bavière préfèrent mettre en place des primes à rester à la maison aux mères plutôt que d’investir dans des crèches et écoles maternelles. Cela a pour double conséquence de retirer les femmes du marché de l’emploi qualifié et de faire chuter la démographie, mais comme ça, l’image traditionnelle de la famille selon les conservateurs est préservée. On est au cœur de choix de société basé sur des valeurs et non du mercantile. C’est des opppsitions idéologiques et des contradictions profondes dont on parle.

En 2017, une étude publiée par le Handelsblatt notait que malgré le manque de personnels qualifiés, les patrons allemands tentaient de s’en sortir sans augmenter les salaires.

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 08:32
Mathieu Pouydesseau mon alter ego a répondu pour Moi.

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 08:41
Mathieu Pouydesseau je ne crois pas vous connaître ni jamais avoir commenté vos propos donc je ne comprnends pas bien votre question initiale. Ma remarque au-dessus s’adressait à David Cayla dont je vois passer suffisamment d’articles ou de commentaires (sans parler des écrits de sa partenaire Delaume) pour avoir compris que son orientation idéologique farouchement anti-UE n’est pas douteuse même si elle s’habille d’un « constat » faussement neutre sur « l’UE est en train de se défaire » etc etc.

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 08:44
Mathias Weidenberg effectivement c’était votre avis qui m’interessait. Si vous dites que Mathieu Pouydesseau a répondu pour vous alors très bien, maintenant je situe. Merci 🙂

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 08:45
C’est une description de plusieurs réalités statistiques. Rien de plus. Elle n’est d’ailleurs accompagnée d’aucun commentaire politique. Chacun est libre de s’en emparer pour interpréter selon son angle.

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 08:46
Lascaux Le Viennois Mathias est le nom de plume de Mathieu. Cette discussion ayant lieu chez Mathias, Je me suis aussi senti concerné. Ayant milité sous mon nom au PSE et d’autres initiatives, j’ai donc répondu en mon nom propre.

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 08:49
Ah oui en effet il fallait le savoir !

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 08:50
Weidenberg est la traduction allemande du gascon Pouydesseau 😉

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 08:51
Et bien enchanté, donc. Et bonjour à Berlin !

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 08:53
Ambroise de Rancourt Ouvrir un bouquin d’économie, c’est bien ce que vous devriez faire. Visiblement, vous ne connaissez pas grand chose aux études économiques sur l’impact de l’immigration sur le salaire. Vous appliquez un raisonnement de niveau L1, comme si le marché du travail pouvait être décrit par une simple courbe d‘offre et de demande statiques avec un déplacement de la courbe d’offre vers la droite quand les immigrés arrivent. Pourtant, en économie, personne, et je dis bien personne, ne fait cela dans ce contexte. Et je suis surpris une nouvelle fois de voir David Cayla s’adonner à de tel simplismes, alors qu’il écrit un bouquin où il critique ces mêmes simplismes quand ils aboutissent à des conclusions qui lui déplaisent. L’idée que l’immigration a pour effet une baisse des salaires n’a jamais été confirmée empiriquement de façon un tant soit peu rigoureuse. Ceux qui le prétendent, le font pour des raisons purement idéologiques. Et c’est intéressant de voir que le schéma offre demande est appelé à la rescousse dans de telles circonstances. Atterré, mais pas sur tous les sujets, on va dire. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-immigration-tire-t-elle-les-salaires-et-l-emploi-vers-le-bas-643639.html

 

Sid Artha

17 sept. 2018 à 09:01
D’accord. Donc admettons que demain le gouvernement français accepte de donner des dérogations aux restaurateurs français pour qu’ils engagent des migrants. Je prends deux scénarios :

1) Possibilité ouverte par la loi d’un « SMIC au rabais » permettant d’engager des travailleurs peu qualifiés que l’on forme en échange.

2) On ne touche pas au Code du travail, on laisse faire le marché avec ses garanties actuelles (SMIC, conventions co etc). Et vous croyez que dans un secteur comme la restauration, des personnes arrivées très récemment et facilement manipulables par un employeur sans scrupules, ne connaissant pas leurs droits, ni la langue et ayant une pression très forte en cas de licenciement, ne seront pas dans les faits mises abondamment au travail dissimulé, dans un secteur où on fait déjà couramment 50h payées 39…? Vous ne comprenez pas en quoi cela aboutit, dans les faits, à une pression à la baisse sur les salaires ? Vous ne comprenez pas en quoi le fait de dire à quelqu’un qu’il y a un McDo à 2€ le menu en face va mettre en péril le restaurant classique d’à côté ?

Honnêtement je suis consterné par ces raisonnements totalement biaisés. La réalité : vous savez à quelles conclusions vous voulez/ne voulez pas arriver avant même de commencer à réfléchir ou discuter. Et à la fin, vous ne produisez aucun raisonnement logique, d’ailleurs. On se contente de dire qu’il n’y a pas d’études. Oui, c’est peut-être vrai : il n’y a peut-être pas d’études sur ce sujet très, très précis en France. Mais il y a la réalité d’une profession à laquelle vous semblez ne pas connaître grand chose (la restauration et ses pratiques), désolé de déranger avec la réalité.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 09:09
Ambroise de Rancourt Je n’ai pas le temps tout de suite. Je vous réponds plus tard. Mais c’est vous et non moi qui avez invoqué des bouquins d’économie que vous n’avez visiblement pas lus.

 

Sid Artha

17 sept. 2018 à 09:14
C’est vraiment drôle. Il ne suffirait pas d’ouvrir un bouquin d’économie pour « juger de l’effet du dumping sur les salaires » (ce qui est précisément ce que j’ai écrit) ? La fragmentation des processus de production n’est pas un mécanisme de dumping, qui dans les faits aboutit à une pression énorme sur les salaires des pays avancés, comme on le voit depuis les baisses massives de cotisations opérées en France depuis près de trente ans ? J’ai dit « l’immigration est responsable des baisses de salaire » ? Non ! Elle débouche factuellement, dans nombre de secteurs, en l’espèce le bâtiment et la restauration qui sont les plus gros pourvoyeurs d’emplois en France (ça aussi, c’est faux ?) aujourd’hui, sur une concurrence entre travailleurs qui pour l’instant, est péniblement limitée par les acquis sociaux des salariés.

La réalité (encore une fois, pardon pour ce gros mot) est que l’UE a permis via la directive Bolkestein et la réforme sparadrap de septembre dernier un mécanisme obligatoire de dévaluation interne pour les pays « trop chers ». Si vous niez ça, en effet, on ne peut pas aller loin.

Quant à ces attaques permanentes au sujet d’une crédibilité théorique dont vous seriez le seul et unique détenteur, comment dire…c’est à peu près le niveau -10 du débat. Vous ne produisez aucun argument. Et en plus, en filigrane : l’accusation un peu sourde d’être un méchant qui fait le jeu du en chargeant l’immigration en tant que telle, ce qui n’est absolument pas mon cas. Le fait est que vous êtes tellement terrorisé à l’idée de devoir faire des constats critiques sur l’UE, sur le dumping entraîné par le droit européen primaire ET dérivé, que vous préférez vous réfugier derrière des sophismes et des arguments d’autorité (donnez donc vos titres de noblesse économique) pour fuir le débat. Je pense connaître, et bien, le droit européen et en particulier celui sur le travail détaché, les stats qui montrent une progression exponentielle du phénomène (+46% sur l’année 2017 en France selon la Commission !), et en parallèle je connais bien le dossier restauration, de l’intérieur. Alors s’il-vous-plaît : des arguments, et pas de sophismes. On peut discuter de tout, mais si possible sans accusations détournées et sans mauvaise foi. Sinon c’est une simple perte de temps pour tout le monde.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 09:30
En l’occurence dire que le mac do à 2€ met en péril le restaurant classique d’à côté n’est pas une évidence. Certains facteurs jouent en ce sens, d’autres pas. Logique de segment. Au même titre que si les hyper de grande périphérie contribuent à la mort des petits commerces de centre ville, ils sont ou redeviennent dans le même temps des « locomotives »pour l’ouverture de petites enseignes dans leurs environs immédiats (ce qui donne les malls) y-compris de commerces vendant des produits identiques ou similaires aux leurs. La concurrence est un phénomène complexe comportant des effets destructeurs mais aussi des effets d’émulation positive. Pour revenir au dumping, la question demeure : dans la mesure où des centaines de milliers d’emplois dans la restauration ne sont PAS pourvus, que cette pénurie de main d’œuvre dure depuis au moins 20 ans, on voit mal en quoi l’embauche de quelques dizaines de milliers de migrants sur ces postes viendrait « oter le pain de la bouche » de travailleurs français (pour reprendre la formule d’un candidat « insoumis » à la présidentiel) puisque de toute façon ces travailleurs français n’en veulent pas. Ou alors encore une fois merci de montrer les études éco précises qui le démontrent. Le « on sait bien que » sorti de la vulgate médiatique ça n’est pas une démonstration.

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 09:32
Ils n’en veulent pas dans des conditions qui sont en l’état indignes. Alors que d’autres travailleurs plus vulnérables et venant de marchés du travail encore plus durs et pénibles prendront n’importe quoi avec à peu près n’importe quelles conditions. La solution n’est pas de faire venir des briseurs de grève de l’étranger, mais de contraindre les employeurs à offrir des conditions salariales et horaires dignes. C’est tellement simple à comprendre. Mais tu ne veux tout simplement pas. Contraints à des hausses de 15% des salaires dans la restauration, et tu verras si les gens « n’en veulent pas », de ces jobs. Quelle absurdité de devoir argumenter pour démontrer des choses aussi simples. C’est consternant.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 09:35
Le phénomène de la migration des pays pauvres n’est pas nouveau. Cette migration a existé et existe toujours en France entre provinces pauvres et provinces riches. Les auvergnats, savoyards, bretons ont émigré vers Paris, ou Lyon . Et ce sont ces migrations qui ont aidé à former un sentiment national. Si je me laisse aller à un peu d’optimisme, ce sont peut-être ces migrations intra européennes qui aideront à créer un sentiment d’appartenance à une même communauté et à surpasser cette Europe des nations qui n’est en fait que la réunion d’intérêts locaux égoïstes.

 

Robert Curbet

17 sept. 2018 à 09:56
Sur la restauration, les migrants ne prennent le boulot de personne donc la rhétorique de « briseurs de grève » n’a pas de sens. On parle de trajectoire des individus donc si un taf ou ses conditions ne conviennent pas à certains pourquoi l’interdire à d’autres ? Rien aujourd’hui ne permet de dire qu’on ait les moyens de faire revenir les travailleurs français – en nombre – dans la restauration et l’hotellerie, on en est même assez loin (contraindre à 15 % de hausse des salaires… et Prosper fait youplaboum… hum, tu as une vague idée des marges du secteur, pour dire une énormité pareille ?). Des entreprises crèvent de pas trouver de main d’œuvre donc il faut comprendre les logiques de compromis, bien sûr sans être naïf sur les risques d’abus – raisonnablement on pourrait ré-embaucher les inspecteurs du travail qu’on a supprimés, ça c’est certain. Mais le but c’est tout de même de proposer des mesures faisables, pas de faire la danse de la pluie.

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 10:21
Rires. Les marges du secteur, si tu veux en avoir une idée, un petit point. https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/08/25/pizzas-burgers-glaces-des-marges-folles-dans-vos-assiettes

Les marges sont extrêmement hétérogènes. Elles sont par exemple très importantes dans les bars, cafés, bistrots de centre-ville. L’énormité consiste plutôt à mettre dans la balance, comme tu le fais, marge brute d’un côté et coûts de main d’œuvre de l’autre. La main d’œuvre n’étant qu’une partie, variable selon le type d’établissements (elle est bien plus faible pour ceux dont j’ai parlé plus haut que pour un gastro), il n’est absolument pas inimaginable de pratiquer des hausses de salaires de 10% quand on a des marges de 15 par ailleurs, si l’on prend en compte (soyons généreux) le fait que la main d’œuvre représente environ 60% des coûts de l’employeur.

Et d’ailleurs, je vais te faire plaisir : si c’est soit ça, soit accepter une stagnation de CA faute de main d’œuvre, c’est même absurde de faire tout autre raisonnement. Je crois vraiment qu’il y a un enjeu d’orgueil, aussi bête que cela puisse paraître, dans les relations entre restaurateurs et mains d’œuvre. Eux prennent les risques, eux payent des cotisations, eux ont investi, et toi tu n’es qu’un tâcheron (excellent article il y a trois ans dans L’Obs sur le sujet), et ils préfèrent mourir plutôt que de t’augmenter. Ça, c’est une réalité vécue par nombre d’employés du secteur. Tu peux choisir de l’ignorer, mais ton raisonnement déjà assez fragile par sa naïveté (« les Français n’en veulent pas, de ces emplois, alors autant en faire profiter les autres ! <3 », et tant pis pour les coûts sociaux, en aides et assurances chômage d’ailleurs, économiquement quelle leçon de rationalité tu me donnes) est alors aggravé par ta méconnaissance du sujet. Donc je maintiens : les hausses de salaire, comme dans tout secteur (cf USA et GB depuis un an en glissement annuel) sont une des clés.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 10:32
Titre de noblesse… Il n’y a que vous, Ambroise de Rancourt, pour s’imaginer que la noblesse est un synonyme de mérite.

 

Sid Artha

17 sept. 2018 à 10:46
La punchline pour les nuls, volume 35. Quand tu veux pour les arguments, parce que je ne te cache pas que ton trait d’esprit est un tout petit peu limité.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 10:58
Mais j’attends vos réponses à tous les deux sur les marges de la restauration ! J’attends votre avis sur la législation européenne du travail détaché. Allez-y les amis, sincèrement. Pas de pensée magique : des faits.

 

Ambroise de Rancourt

17 sept. 2018 à 10:59
Sid Artha dites, ce n’est pas l’argument que j’avance. Et je ne me suis jamais prononcé personnellement sur le lien entre immigration et salaires. J’ai juste partagé une analyse générale dans laquelle il y avait une phrase consacrée à cette question. Je n’ai JAMAIS affirmé quoi que ce soit sur ce sujet. Alors arrêtez de me taguer pour me faire dire des choses que je ne dis pas.

 

David Cayla

17 sept. 2018 à 11:30
Euh pardon mais le lien du Dauphiné est censé démontrer quoi ? Il te dit que certes la différence peut être énorme entre le coût de revient brut (matières premières) et le prix de revente mais il indique surtout que les marges nettes tournent souvent autour de 15 / 20 %. Sachant que de très nombreux restaurateurs sont non salariés donc leur rémunération est incluse dans cette marge. Sur le dernier exemple cité (les pasta box) c’est écrit noir sur blanc qu’en dessous de 20 % de marge nette ceux qui se lancent là-dedans ne peuvent pas en vivre. Donc de quoi parle-t-on ? Même si des écarts très importants peuvent exister, en moyenne un petit patron de resto peut s’estimer heureux s’il gagne 30 000€ / an, ce qui est pourtant pas Byzance quand on sait qu’il taffe 70 h par semaine (sans exagérer) pour y arriver. Ci-dessous étude plus complète un peu ancienne mais on est dans ces ordres de grandeur.

Dans de telles conditions prétendre lui imposer d’augmenter ses salariés de 10 ou 15 % c’est grotesquement à coté de la plaque. C’est pas une question d’orgueil mais de rapport élémentaire entre l’effort fourni et le bénéfice qu’on en retire. À moins que tu ne considères comme « orgueilleux » celui qui refuse la logique de « t’as qu’à traverser la rue » proposée par Macron.

https://www.lhotellerie-restauration.fr/hotellerie-restauration/Articles/2006/3007_14_Decembre_2006/Les_vrais_revenus.htm

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 12:26
La restauration avait poussée trés fort au CICE au nom de la marge et de la trésorerie. Lorsque les chéques du CICE sont arrivés. de nombreux restaurateurs ont voulu augmenter leurs salariés et ont vu Sapin leur expliquer que c’était pas l’idée et qu’il fallait éviter: https://www.francetvinfo.fr/politique/pacte-de-responsabilite/sapin-appelle-les-entreprises-a-ne-pas-augmenter-les-salaires-trop-vite_775481.html

 

Mathias Weidenberg

17 sept. 2018 à 19:18
En même temps c’est un classique chez les soc-dem-lib, d’appeller à ne pas augmenter trop vite les salaires. ^^

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 19:30
Sur la volonté des restaurateurs au moment du CICE je ne sais pas mais on se rappellera aussi – c’est un poil plus ancien – de la folle histoire de la baisse de la tva, long feuilleton qui avait duré des années à partir d’une promesse de Chichi… et dont le bilan fut que les restaurateurs ayant obtenu gain de cause ne tenurent jamais leurs promesses en contrepartie, ni sur les embauches, ni sur les baisses de prix, ni sur les hausses de salaires…

 

Lascaux Le Viennois

17 sept. 2018 à 19:35
10,6 millions d’étrangers vivent en Allemagne. 70% d’entre eux, soit 7 millions, viennent … d’Europe, avec près de 900 000 polonais, plus de 600 000 roumains ou italiens, plus de 300 000 grecs, et seulement 149000 français. Les Syriens, afghans et irakiens sont moins nombreux que les polonais. 9 millions d’allemands ont des “origines migratoires” comme on dit ici. 2 millions ont une double nationalité, dont 54 000 franco-allemands. Ils s’ajoutent donc aux 149 000 français. 3 groupes de binationaux sont à peu près à égalité : germanopolonais, germanorusses et germanoturcs, chacun à plus de 230 000 citoyens. Suivent les germano-italiens, les germanoroumains, les germanoyankee, les franco-allemands et les germanogrecs.

En Saxe, sur 4 millions d’habitants vivaient en 2017 à peu près 195 000 étrangers. C’est l’un des taux les plus bas d’Allemagne. Berlin a moins d’habitants, 3,56 millions, mais plus de trois fois plus d’étrangers, 800 000. En Rhenanie du Nord Westphalie, pour presque 18 millions d’habitants, on compte 2,5 millions d’étrangers. Rapporté à la Saxe, cela ferait 550 000 étrangers. La Bavière, 12,8 millions d’habitants, compte 1,7 millions d’étrangers.

Notons qu’il y a une asymétrie quasiment dans tous les pays d’origine entre le nombre d’hommes et de femmes.

 

16 sept. 2018 à 23:59

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

16 sept. 2018 à 22:07

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo en direct.
Je me rends compte avoir oublié de publier cette vidéo, où, d’une certaine manière, je participais.

 

16 sept. 2018 à 22:05

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le “plan pauvreté” de Macron ressemble énormément au contenu réel de “l’agenda 2010” que Schröder présenta au Bundestag juste après les élections en 2003. L’effet de ce plan ne fut pas celui que tous les propagandistes de droite – Merkel lui rendit hommage en 2008 pour accélérer les divisions au sein du SPD et entama ainsi la récupération de cet agenda par la plupart des dirigeants conservateurs – ont magnifié. Leur intérêt pour ce plan n’était pas la relance de l’économie, puisque l’économie allemande, comme le démontra Guillaume Duval Perso dans “Made in Germany” retrouva la croissance en dépit de l’agenda 2010. L’effet de l’agenda 2010 fut essentiellement de faire effondrer la redistribution par les politiques sociales et de transformer des chômeurs indemnisés en travailleurs pauvres, et, par la quantité de petites injustices que tous les 40% d’allemands modeste ont connu, obligés de justifier leur vie quotidienne pour une aide, obligés de faire des recours pour obtenir ce à quoi ils ont droit – 90% des recours contre une décision administrative sont positifs au requérant – crée une méfiance et une perte d’adhésion aux institutions, qui travaillent contre eux. Les 30% Les plus riches, merci pour eux, ont vu leur fiscalité, leurs cotisations, baisser sur la période, et leur revenu, augmenter trois à quatre fois plus vite que les salariés et retraités modestes.

Je ne citerai que quelques chiffres : depuis la création d’un “Revenu social d’activité” conditionné en Allemagne, Hartz 4, le taux de pauvreté est passé de 11 à 17%. L’extrême-droite, en voie de disparition en 2002, est revenu au Bundestag en 2017 à 12,6%, et caracole dans les sondages entre 14 et 17%. La gauche radicale, quasi disparue en 2002 – le PdS communiste fait moins de 5% et n’a que 2 députées – a fait le second meilleur score de son histoire à 9,6% en 2017. Les classes pauvres votent à 75% pour ces deux partis. Le SPD lui a perdu la moitié de ses électeurs.

Le plan pauvreté de Macron achèvera le divorce entre classes moyennes et modestes et État, et créera, dans un pays déjà à bout de nerfs depuis 2008, une société de guerre civile.

 

16 sept. 2018 à 11:50

 

Les conséquences de la crise de 2008 ont été magnifiquement décrites dès… 1939, après celle de 1929. The Grapes of Wrath « If you who own the things people must have could understand this, you might preserve yourself. If you could separate causes from results, if you could know that Paine, Marx, Jefferson, Lenin were results, not causes, you might survive. But that you cannot know. For the quality of owning freezes you forever into « I », and cuts you off forever from the « we ». »
aproved !

 

Catherine Malghem

16 sept. 2018 à 15:06
Un bemol, les investisseurs malheureux te diront, we have been trapped!…

 

Stéphane Menant

17 sept. 2018 à 09:44
Mais c’est vrai, la ils n’ont plus rien😁😁😁

 

Stéphane Menant

17 sept. 2018 à 09:44
Les conséquences de la crise de 2008 ont été magnifiquement décrites dès… 1939, après celle de 1929. The Grapes of Wrath « If you who own the things people must have could understand this, you might preserve yourself. If you could separate causes from results, if you could know that Paine, Marx, Jefferson, Lenin were results, not causes, you might survive. But that you cannot know. For the quality of owning freezes you forever into « I », and cuts you off forever from the « we ». »

 

15 sept. 2018 à 20:40

Mathias Weidenberg a partagé un évènement.
De 16 sept. 2018 à 09:15 à 16 sept. 2018 à 16:30
Amusez vous bien les amis qui participent !

 

15 sept. 2018 à 17:19

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Discours de zombie de Seehofer, ministre de l’intérieur allemand, à l’instant, au conseil national de la CSU, le parti de la droite bavaroise. Ce conseil national est convoqué pour produire de belles images unitaires et lancer le sprint final de la campagne électorale régionale. Le vote a lieu le 14 Octobre (d’où ma prévision de la fin du monde pour le 22 octobre à 11:30). La CSU n’existe qu’en Bavière, où le parti de la chancelière Merkel n’est pas présent. Depuis plus de 50 ans, la CSU domine cette région avec des scores historiques entre 45 et 60% des voix, lui garantissant également une représentation parlementaire à Berlin – c’est l’équivalent de 6,5% des voix au national, la CDU fait donc 27% des voix – et au Parlement Européen – score électoral record en 1999 à 64%.

L’hégémonie politique et culturelle est sans partage en Bavière. Le choc à venir est d’autant plus inconcevable : actuellement, les sondages prévoient seulement 35%. Pour conserver la région, il faudra soit s’allier avec l’ennemi le plus implacable idéologiquement dans le contexte bavarois, les Verts, ou avec une coalition de petits partis de droite, libéraux et « Freie Wähler », électeurs libres, un parti régional rassemblant des dissidents de la CSU. L’extrême-droite AfD est prévue à 13%, ce qui en ferait arithmétiquement un partenaire. Politiquement, Seehofer et le président de la région Söder ont radicalisé à droite le discours de la CSU, souhaitant répondre à « l’insécurité culturelle » des bavarois, et rendant assez interchangeable les deux partis. L’échec électoral de cette stratégie devrait interroger ceux qui pensent que les questions sociales ne jouent aucun rôle.

Justement, Seehofer a commencé par une attaque contre … le SPD, le partenaire de coalition à Berlin. Le SPD bavarois étant en perte de vitesse – il passerait de presque 20 à tout juste 11% dans la région – c’est donc bien le SPD fédéral qu’il visait. Et c’est sur une question sociale emblématique des contradictions profondes au sein de la société allemande après 15 ans de glaciation politique merkellienne que cette attaque eut lieu.

Pour faire face au déficit démographique – qui rends indispensable à l’économie allemande un afflux annuel de 500 000 travailleurs qualifiés venus d’ailleurs – l’Allemagne a voté il y a plusieurs années une loi établissant un « droit à la crèche » dans toutes les régions. L’idée était de créer les conditions pour que les femmes n’aient plus à choisir entre carrière et maternité, et favoriser également leur retour à temps plein. La majorité des salariés pauvres en Allemagne sont des femmes, notamment des mères en temps partiel contraint. L’autonomie financière se paye de l’abandon d’une maternité heureuse. La majorité des retraites pauvres sont également des femmes dont les parcours professionnels ont été interrompu ou trop courts. L’idée était de favoriser un temps d’emploi à temps complet et de dynamiser les naissances, tout en bénéficiant des qualifications professionnelles.

Mais voilà : la CSU, si elle se comprends comme social-chretienne, est aussi très conservatrice sur la famille. Elle a refusé de construire des crèches, d’embaucher des personnels. La Bavière est la région la plus riche d’Allemagne : elle en aurait les moyens. Ce n’est pas un choix budgétaire, c’est un choix politique. Pour ne pas être exposé à des pénalités financières, Seehofer puis Söder ont décidé de faire rémunérer les mères au foyer avec 250 euros par mois par enfant de plus de 1 an. Le problème, c’est que si la Bavière est riche, il y a là aussi beaucoup de pauvres. La richesse est concentrée, et se concentre de plus en plus en haut. Il y a donc beaucoup de femmes dépendantes du revenu social, le fameux Hartz 4, qui est géré par le ministère des affaires sociales fédéral. Le ministre SPD Heil est tenu par la loi de défalquer cette prime au foyer du Hartz 4 et autres aides sociales. Cela réduit à néant le « discours social de la CSU » et oblige de construire des crèches. Mais Seehofer, qui savait cela auparavant , s’entête. C’est une habitude : régulièrement, il propose des lois illégales que Merkel doit d’une manière ou d’une autre faire rentrer dans le cadre constitutionnel et avaler au SPD. Ce sujet cependant, illustre toutes ces contradictions : retard d’investissement dans les biens communs, retard idéologique, pauvreté, précarité d’une partie de la population active, démographie et immigration.

Seehofer a bien sûr fait un discours de campagne. Il est persuadé que la CSU finira au delà de 40%.

Il a également affirmé que « la Grande Coalition tiendra » à Berlin.

Les sujets de rupture entre CSU et SPD pourtant s’accumulent. Le SPD souhaiterai que Seehofer prenne la responsabilité de l’échec de la coalition, et inversement. C’est la seule raison pourquoi cela n’a pas déjà eu lieu.

Un Zombie fait campagne, alors que la fin de la campagne électorale en Bavière coïncide avec les Fêtes de la Bière locales, la plus connue, à Munich, ouvrant le week-end prochain. Il sera donc bientôt accompagné des zombies en robes à profond décolletés et culottes de peau des fins de nuit houblonnées.

 

15 sept. 2018 à 13:47

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://polony.tv/rencontres/olivier-delorme-pour-une-majorite-de-grecs-l-

 

9 sept. 2018 à 21:48

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Un vol Easy Jet a fait les 25 kilomètres entre l’aéroport de Berlin Tegel et l’aéroport de … Berlin Schönefeld en 80 minutes. Et pas pour raison technique.

 

9 sept. 2018 à 21:43

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo en direct.
Avec @[1008652492:2048:Coralie Delaume] et @[667375255:2048:Marie-Noëlle Lienemann]

 

9 sept. 2018 à 11:00

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo en direct.
A suivre, très pertinent! #NosCausesCommunes

 

9 sept. 2018 à 09:34

Vous avez identifié David Cayla

 

Le débat « l’économie est elle une science » avec @[538797071:2048:Anne-Claire Jarry-Bouabid] @[710703294:2048:David Cayla] et Frédéric Farah va commencer. #NosCausesCommunes
David Cayla punaise les tresses ça serait sublime sur toi ! Tu commences à avoir une belle longueur. Chiche je peux tenter la natte africaine aussi. Prie pour que je ne passe pas par Angers prochainement…

 

Manon Lapeyre

12 sept. 2018 à 16:01
Trop tard! Je suis passé chez le coiffeur hier!

 

David Cayla

12 sept. 2018 à 16:02
David Cayla 😣😭😢

 

Manon Lapeyre

12 sept. 2018 à 16:02
Le débat « l’économie est elle une science » avec Anne-Claire Jarry-Bouabid David Cayla et Frédéric Farah va commencer. #NosCausesCommunes

 

9 sept. 2018 à 09:01

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.europe1.fr/international/allemagne-une-agression-antisemite-en-marge-dune-manifestation-a-chemnitz-3750458

 

9 sept. 2018 à 01:00

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Nahles, présidente du SPD, réclame enfin ce qui était évident depuis quelques jours : la démission pour incompétence dans la lutte contre l’extrême-droite tant du président de la Sûreté Intérieure que du ministre CSU de l’intérieur.

Aujourd’hui, plusieurs journaux ont révélé que le ministère de l’intérieur avait effacé les 9 meurtres de la NSU des statistiques du terrorisme d’extrême-droite.

 

9 sept. 2018 à 00:52

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo en direct.

 

8 sept. 2018 à 18:22

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo en direct.

 

8 sept. 2018 à 14:57

 

« C’est le mensonge sur l’aide au développement qui alimente aussi les peurs et les haines racistes. Le néolibéralisme est une machine à broyer les vies des gens. Et l’Europe devrait s’interroger, qu’est-ce qui fait que malgré l’aide au développement tant de gens sont forcés de quitter leur lieu de vie? » Aminata Traore, ancienne ministre du Mali. #NosCausesCommunes
« C’est le mensonge sur l’aide au développement qui alimente aussi les peurs et les haines racistes. Le néolibéralisme est une machine à broyer les vies des gens. Et l’Europe devrait s’interroger, qu’est-ce qui fait que malgré l’aide au développement tant de gens sont forcés de quitter leur lieu de vie? » Aminata Traore, ancienne ministre du Mali. #NosCausesCommunes

 

8 sept. 2018 à 14:56

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.alternatives-economiques.fr/salaires-naugmentent-malgre-reprise/00085993

 

8 sept. 2018 à 12:30

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo en direct.

 

8 sept. 2018 à 11:25

 

Débat du débat avec le voisin, un certain Emmanuel Maurel.
Il est ardi ? #MaurelEstArdi

 

Andre Menuhin

9 sept. 2018 à 00:57
Débat du débat avec le voisin, un certain Emmanuel Maurel.

 

8 sept. 2018 à 11:09

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://nicematin.com/politique/mon-modele-cest-le-front-populaire-emmanuel-maurel-veut-rassembler-a-gauche-257879

 

7 sept. 2018 à 20:42

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Notons que si le dynamisme démographique français avait survécu à la récession de 2008-2009, elle s’effondre depuis les réformes de Hollande, Valls, Macron…

 

7 sept. 2018 à 20:24

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/william-white-warnt-vor-neuer-finanzkrise-die-noch-viel-schlimmer-waere-a-1227041.html

A propos du 22 octobre, 11:30…

 

7 sept. 2018 à 19:51

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/impopularite-record-pour-emmanuel-macron-avec-23-d-opinions-favorables-5952899

Ils l’ont trouvé…

 

7 sept. 2018 à 19:44

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/impopularite-record-pour-emmanuel-macron-avec-23-d-opinions-favorables-5952899

« Bobinette cherra »

 

7 sept. 2018 à 19:42

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo en direct.

 

7 sept. 2018 à 19:33

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://twitter.com/elisabeth_jutel/status/1038109162603982848?s=12

 

7 sept. 2018 à 19:08

 

Salle pleine ! #NosCausesCommunes
Salle pleine ! #NosCausesCommunes

 

7 sept. 2018 à 18:36

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.abendblatt.de/hamburg/article215271339/Warum-der-Handelskammer-Vize-dem-neuen-Linksbuendnis-beitritt.html

 

7 sept. 2018 à 18:21

Mathias Weidenberg a partagé un évènement.
De 7 sept. 2018 à 17:00 à 9 sept. 2018 à 13:00

 

7 sept. 2018 à 18:20

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je crois que peu d’observateurs francophones ont saisi ce qui s’est passé aujourd’hui en Allemagne : le président de la Sûreté Intérieure, chargée de protéger l’ordre démocratique défini par la loi constitutionnelle, a repris mot pour mot les éléments de language de l’extrême-droite, contestant le parquet, la chancelière, et accusant les médias de mise en scène à Chemnitz.

Ce même président a avoué il y a quelques jours avoir conseillé, en toute irrégularité, les dirigeants de l’AfD pour éviter d’être surveillés par la Sûreté Intérieure.

La crise révèle que la chancelière actuellement à Marseille avec le président français, à quelques kilomètres de là où je me trouve, n’a même plus le contrôle sur les services chargés de la protection de la constitution.

Ça va vite, la dissolution d’une démocratie.

 

7 sept. 2018 à 18:16

 

 

À Marseille pour #NosCausesCommunes

 

7 sept. 2018 à 17:58

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
On me dit parfois : « mais tu peux pas sérieusement assimiler le Marchisme au parti conservateur Fidesz, au parti catholique conservateur PiS, au parti musulman-conservateur AKP… »

Le social-libéralisme, dont de nombreux acteurs de sa victoire politique et doctrinaire au PS ont construits la machine électorale LREM, ont défendu l’idée que le libéralisme était vainqueur. Il fallait, dans un cadre réel où la victoire idéologique des conservateurs et des intérêts des plus riche était incontestable, s’attacher à défendre des “progrès” concernant les libertés publiques, et à atténuer les dégâts sociaux du libéralisme. C’est cette doctrine, le “progressisme”, qui fut popularisée depuis les États-Unis en Europe au début des années 90 par la fédération du progressisme fondée par les démocrates autour du couple Clinton, et qui inspira en 97 le fameux papier Blair-Schröder.

L’échec de cette doctrine est patent tant sur les questions économiques, politiques, et sociales. Les américains ont choisi l’anti-progressiste Trump, battant justement Clinton dans une élection symbole de la faillite du progressisme social-liberal.

En France, Hollande a incarné dans sa pratique du pouvoir dans le quinquennat cette philosophie politique. Comme les Clinton, comme Obama, il s’est désintéressé des questions du partage des richesses et d’égalité des chances, s’est affranchi d’une compréhension universaliste des faits humains, privilégiant des communautés pour des effets d’affichage progressistes, tout en cherchant, avec des législations policières de plus en plus liberticides, à donner des gages d’ordre. L’échec social de son quinquennat fut sanctionné par son impossibilité de se présenter et l’humiliation de son premier ministre, battu par le premier gauchiste venu dans la primaire que son propre parti organisait pour lui succéder.

En Europe comme aux États-Unis l’échec du libéralisme pour la majorité des habitants, et l’impossibilité pour les idées nées du courant rousseauiste de retrouver une légitimité suite à un siècle de pilonnage idéologique les assimilant au stalinisme et en même temps au nazisme, conduit à une renaissance du national-conservatisme.

Ce national-conservatisme prends plusieurs formes. Il n’est pas aussi homogène que le social-libéralisme des progressistes vainqueurs au centre gauche ou au libéral-Thatcherisme longtemps dominant à droite. L’une de ses thèses est, en rétablissant la Nation comme le lieu de souveraineté, et donc le lieu de la bataille politique, de mettre fin au libre échangisme qui servait de point de consensus aux libéraux comme aux socioliberaux. Une autre thèse est une définition du peuple de plus en plus restrictive, impliquant la fin d’une autre valeur consensuelle à droite et à gauche jusque là: la liberté de circulation des personnes à l’intérieur de “zones-marché”. La souveraineté nationale réaffirmée s’accompagne également d’une définition restreinte de la citoyenneté, excluant selon les philosophies les étrangers, les enfants d’étrangers, les non locuteurs d’une langue, les non croyants d’une religion ou justement les croyants d’une religion, et refusant au non citoyen jusqu’à la dignité même d’être un être humain.

Le succès électoral du national-conservatisme permet à des conservateurs moins libéraux que leurs collègues, c’est à dire attachés en un État régalien, dépositaire d’un héritage national, de retrouver un accès au pouvoir en fusionnant des traditions diverses, sans cependant abandonner des attributs considérés comme marqueurs d’un certain libéralisme. C’est ainsi que des partis nationaux-Conservateurs se donnent des directions ouvertement LGBT (citons deux exemples, Philippot et Alice Weidel, numéro deux en Allemagne de l’AfD), proclament leur attachement à une conception absolue de la liberté d’expression, peuvent, selon les contextes, trianguler sur des points de programme “de gauche” (libéralisation du cannabis, féminisme revendique des identitaires allemands etc.) ou, à rebours avec l’antisemitisme historique, leur attachement à l’Etat d’Israel dans la version Netanyahu, lui-même incarnation israélienne du national-conservatisme, qui trouve dans la haine du palestinien le ressort idéologique que joue en Allemagne le réfugié, en Turquie le Kurde, en Hongrie le musulman, en Grande Bretagne le citoyen européen. On est toujours la minorité de quelqu’un.

Le marchisme est au national-conservatisme ce que le social-libéralisme est au Thatcherisme. Il conserve du national-conservatisme le culte du chef, le rappel permanent des symboles nationaux pour discréditer l’opposition, forcément antinationale, l’autoritarisme et la hiérarchie d’airain, L’établissement de législations policières liberticides, la destruction des corps intermédiaires que sont les syndicats et associations, et est en consensus sur la question des réfugiés avec les législations passées en Hongrie, en Slovaquie, en Autriche, où celles dont rêvent la CSU bavaroise. En économie, alors que le national-conservatisme a récupéré la question sociale, la construisant au cœur de son discours national, implémentant, en Hongrie comme en Pologne, des politiques timides de paix sociale par la subvention, ou s’intéressant, comme dans les pays nordiques, à des outils tél que le revenu universel, permettant de garantir un niveau de vie minimum sans s’attaquer à la répartition des richesses, à un niveau cependant suffisant pour améliorer les conditions matérielles des plus pauvres, les détachant définitivement d’une alternative social-universaliste inaudible, le marchisme reste profondément libéral. Il n’a pas encore achevé une transformation que son impopularité soudaine cependant devrait accélérer. C’est donc sur un terrain de “valeurs” flues, et un dossier, l’Europe, que le marchisme essaie d’apparaître la version soft du national-conservatisme, c’est à dire, un ultracentrisme capable de fédérer des bourgeois généreux avec des raclures neofascites.

Mais l’analyse de l’exercice du pouvoir marchiste depuis mai 2017 ne permet pas de voir de différences fondamentales avec les autres partis de la réaction conservatrice européenne.

Certains disent : oui, mais regardez, Orban approuve la création d’une fondation en Europe par Bannon! Comment assimiler Orban à Macron si Orban, c’est Bannon? En regardant la réalité des politique menées, en lisant par exemple le texte de la loi Asile et Immigration, et surtout la ligne constante, anti migrants surtout si demandeurs d’asile, de la pratique du gouvernement, loi inutile par ailleurs, le contenu de la réforme constitutionnelle, l’inscription de l’état d’urgence dans la loi commune, etc… Les conditions d’un exercice autoritaire du pouvoir sont peu à peu créés, et l’histoire nous l’enseigne, aucun pouvoir n’abandonne volontairement l’extension maximale possible. La seule différence c’est en réalité les réflexes de classe du Marchisme. Bannon, Trump, Orban, Erdogan, Nethanyu, Gauland, Strache, Johnson, jouent la proximité avec « le peuple » pour dissimuler leur agenda profondément favorable aux classes supérieures. Macron, Darmanin, Ferrand n’ont que Castaner pour tenter de « faire populaire ». Mais l’habitus de classe du président est trop fort. Les « kwassa-kwassa » amènent du « Comoriens », blague raciste se moquant d’un drame humain faisant des dizaines de morts chaque année, les « gaulois réfractaires » sont « aigris », il faut porter « un costume » et ne pas utiliser le prénom pour s’adresser à un président feignant en même temps d’aimer le bain de foule, président qui joue au tennis et fait construire une piscine, dont l’épouse ruine le budget de l’Elysee, dont la peur du peuple lui fait concevoir une milice présidentielle privée dans le château même. C’est bien là la seule différence : le pouvoir marchiste n’arrive pas à faire semblant d’être populaire. C’est ce qui explique son effondrement dans les sondages, quand des hommes corrompus, aux agendas économiques et institutionnels comparables, réussissent, eux, à faire illusion.

C’est la chance de la France: seule Nation en Europe dont la classe dominante n’arrive même pas à faire semblant de s’occuper des classes populaires, c’est également le seul pays où une opposition organisant les classes populaires et moyennes sur un agenda de critique sociale a une chance de surgir et l’emporter. Si bien sûr, la Stupidité profonde des stratégies de bobinettes ne se mets pas en travers.

 

5 sept. 2018 à 07:05

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Wagenknecht alerte sur la crise sociale à l’origine de la crise démocratique et lance Aufstehen.

 

4 sept. 2018 à 20:48

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https://www.bfmtv.com/politique/sondage-avec-31percent-de-satisfaits-macron-fait-pire-que-hollande-a-la-meme-epoque-1517030.html

 

4 sept. 2018 à 20:33

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://mobile.lemonde.fr/politique/article/2018/09/04/remaniement-francois-de-rugy-remplace-nicolas-hulot-au-ministere-de-la-transition-ecologique_5350047_823448.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F

 

4 sept. 2018 à 20:30

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4 sept. 2018 à 20:27

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https://www.tagesschau.de/inland/wagenknecht-aufstehen-103.html

Aujourd’hui, la plateforme politique de “Aufstehen” – je crois qu’en France le consensus est de traduire par “Debout!” – va être présenté par Sahra Wagenknecht, co-présidente du groupe parlementaire des Linke au Bundestag. Hier, elle intervenait au journal de la télévision publique, qui mets en avant, dans le résumé introductif, les deux points suivants : Des salaires plus élevés Des retraites garanties La conférence de presse de présentation se fera avec la Maire SPD de Flensburg Simone Lange – qui s’était présentée contre Andrea Nahles au congrès du SPD de ce printemps – et le dirigeant des Verts Vollmer.

Le Spiegel ce matin implore la direction des Linke de ne pas se soumettre mais de la démettre, l’accusant de chasser, sur le volet migratoire, sur les terres de l’AfD. Il est assez cocasse de voir le Spiegel prendre le parti du Parti des Linke plutôt que de se réjouir d’une scission éventuelle.

Alors que ce mouvement n’a pas encore de contours précis, il rassemblerait déjà 100 000 personnes.

 

4 sept. 2018 à 08:21

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Les autorités de la ville de Chemnitz ont évalué à 65000 le nombre de participants au concert “Wir sind mehr” – nous sommes plus nombreux.

 

4 sept. 2018 à 07:54

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Il y avait certes 8000 fachos ce week-end à Chemnitz, mais dans la même ville, 50 000 personnes ce soir, un lundi soir de rentrée, pour le concert contre l’extrême-droite.

 

3 sept. 2018 à 21:43

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3 sept. 2018 à 21:08

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2 sept. 2018 à 22:59

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Pour le président de Siemens, le problème de Chemnitz n’est pas tant le nazisme à visage découvert que l’impact négatif potentiel sur les exportations…

Ce pays est drogué et refuse de le reconnaître. Il faudrait une intervention de ses 26 colocataires pour lui en faire prendre conscience.

Non, le problème de Chemnitz, c’est pas de pas obtenir sa dose d’exportation.

 

2 sept. 2018 à 22:12

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La region de Saxe, où se trouve Chemnitz, a une histoire aussi riche et particulière que la Bavière. Ainsi, malgré la proclamation d’un “Empire allemand” en 1870 à Versailles, Bavière et Saxe conservèrent leurs rois et des compétences administratives et régaliennes. Ironiquement, les deux royaumes avaient été créés par … Napoleon en 1806, sur les décombres de la première unité politique européenne, le Saint Empire Romain Germanique. On l’oublie, mais le caporal Hitler ne servit pas dans l’armée autrichienne, son pays de nationalité, ni dans l’armée prussienne, que l’imagerie française assimilera plus tard par un sérieux contre sens au nazisme, mais dans l’armée bavaroise. La Saxe avait encore en 1914 un roi – il abdiquera seulement à l’automne 1918 – et une armée propre.

En 1952, la Saxe est intégrée à la RDA, qui, République communiste centralisée, ne reconnaissait pas la structure régionale. De nombreux dirigeants de la RDA sont des saxons, l’accent saxon en allemand sera longtemps assimilé à celui du communisme.

En 1990, au moment de la réunification, la région de Saxe est de nouveau créée avec le nom, comme la Bavière, “d’Etat libre”, renouant avec l’histoire d’avant 1933. 73% des habitants actuels de la Saxe se déclarent sans confession, 21% sont protestants.

La population de la Saxe, qui était une des régions les plus favorisées du régime communiste, était de 4,75 millions d’habitants en 1990. En 2018, elle dépasse à peine 4 millions. Cet exode est encore plus dramatique hors des 3 grandes villes – Dresde, Leipzig, Chemnitz – qui ont elles gagnées en tout 100 000 habitants. C’est ce que me disait un couple de retraités saxons communistes depuis disparu il y a presque 15 ans (on s’était rencontré dans un voyage en Inde et ils m’avaient invité à visiter la région) : “les femmes bien éduquées sont parties, il ne reste plus des jeunes que les abrutis et les nazis”.

Le nombre d’étrangers a peu progressé – il est inférieur à 200 000 immigrés, ce qui fait de la Saxe l’une des régions où vivent le moins d’étrangers d’Allemagne. Et parmi ces étrangers se trouvent encore des populations liées à l’histoire de la RDA : vietnamiens, cubains, camerounais, etc. La victime de Chemnitz, née en 1983, est le fils d’une de ces biographies, et était binational cubain et allemand.

Pourtant, sans étrangers, dès 2004 la région vote à 10% pour le Parti neonazi NPD. C’est de Saxe qu’ont été lancé les mouvements islamophobes Pegida. C’est de Saxe que le Parti AfD, à l’origine un parti anti-Euro, est devenu le Parti du refus de l’immigration musulmane, alors qu’il n’y a quasiment pas de musulmans en Saxe. C’est aussi la Saxe qui essaie de réduire la seconde guerre mondiale à un seul événement : le bombardement de Dresde, et de créer une culture révisionniste où le peuple allemand est la victime de la seconde guerre – il est bien connu que les nazis n’étaient pas allemands, mais extraterrestres (ironie, je précise).

Si officiellement, le chômage est en Saxe de seulement 6%, c’est l’une des régions avec le plus grand nombre de recipendiaires du minimum social Hartz 4 – deux fois plus qu’il n’y a d’étrangers dans la région, mais aussi, en proportion, deux fois plus qu’en Allemagne.

Or, Hartz 4 signifie aussi le contrôle permanent de toutes ses dépenses, de son intimité, par les autorités, la nécessité de négocier des choix de vie intimes (puis je déménager chez ma compagne, puis je avoir un logement plus grand et donc une aide au loyer pour l’enfant à naître, puis-je me séparer de mon mari frappeur) avec les autorités qui jugent toutes ces décisions seulement selon l’angle comptable des montants de prestations. Un réfrigérateur tombé en panne ? C’est des mois de négociations sans moyen de conserver les aliments pour obtenir un supplément et avoir le droit de le remplacer. Ce système favorise bien sûr un marché noir de l’emploi et du service rendu, une culture de la dissimulation à l’Etat, qui, après celle des opinions politiques à l’époque de la Stasi, touche aux problèmes quotidiens. C’est aussi ce qui explique que les deux groupes terroristes neonazis les plus sanglants du 21eme siècle aient pu rester insoupçonnés aussi longtemps. Les réseaux clandestins d’entraide et de financement sont au point. Cela explique aussi l’efficacité de la mobilisation des fachos à Chemnitz. Les capacités d’organisation sont testées régulièrement: un quart du nombre des concerts de groupes de rocks neonazis en Allemagne ont lieu dans un petit village saxon. Ça s’entraide toute l’année. Contre l’Etat, contre l’ordre démocratique. Mais c’est ce que l’Etat aussi suscité par ses politiques.

La Saxe est aussi frappée par la pauvreté des seniors. De nombreux anciens cheminots de la RDA vivent en Saxe où leur retraite a été abaissée à l’opposé des promesses de la réunification en dessous du niveau de leurs collègues de l’Ouest, renforçant le sentiment général qu’on ne peut pas faire confiance à l’Etat et à l’ordre démocratique. Un saxon sur dix ayant un travail doit cependant demander Hartz 4. Si le taux de pauvreté à 19% est supérieur au taux allemand, s’ajoute également une crise immobilière croissante. Car il y a bien une migration en Saxe : celle de cadres venus de l’ouest achetant à Dresde ou Leipzig, villes moins chères que Berlin mais à 1h00 de train, à seulement 1h30 de Nuremberg et moins de 3h de Munich. Il y a donc une double punition pour les classes populaires et la petite bourgeoisie saxonne, renforçant le sentiment de déclassement.

Un politologue constatait que statistiquement c’est en Saxe qu’il y avait le plus d’actes de violence contre les réfugiés, le plus d’attaques à la bombe contre des centres d’accueil. Pourtant, son étude qualitative ne faisait pas surgir un fond xénophobe plus répandu que dans le reste de la population allemande. Sa conclusion de 2016 était la suivante : La violence contre les étrangers n’a pas pour motivation première la haine contre l’étranger, mais un sentiment de frustration et de désespoir face aux décisions politiques de l’Etat, un sentiment d’être laissé pour compte, abandonnés et laissés sans patrie.

Chemnitz, d’après la ministre de l’intégration (SPD) de la région de Saxe, n’est pas l’enfant de 2015, mais de 1990 et de la crise sociale, émigratoire – un cinquième des habitants sont partis – et par conséquent, culturelle. La réponse immédiate doit être celle de la mobilisation de la société civile et démocratique, mais elle même reconnaît qu’en Saxe, c’est seulement à Leipzig qu’elle subsiste, mais la vraie réponse politique doit être d’une tout autre ampleur.

Il ne faut pas sous estimer les événements de Chemnitz. En 1989, c’est en Saxe que le peuple est-allemand a commencé ses manifestations du lundi, conduisant, en un an, à l’effondrement du régime communiste. C’est, dans l’histoire allemande, le seul exemple de révolution réussie par l’initiative du peuple.

 

2 sept. 2018 à 19:42

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30 août 2018 à 19:00

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30 août 2018 à 18:56

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20 août 2018 à 16:36

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Le concept de trahison des élites est arrivé en Allemagne

 

20 août 2018 à 16:34

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https://www.independent.ie/business/brexit/eu-fears-brexit-talks-are-being-bugged-by-british-secret-service-37220939.html

 

20 août 2018 à 09:08

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20 août 2018 à 07:48

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Andrea Nahles souhaite que les demandeurs d’asile déboutés, mais qui auraient entre temps, du fait de la durée de la procédure, appris l’allemand, valides une formation, trouvé un emploi, soient transmis dans la procédure normale d’autorisation de séjour. Tant au sein du spd que de la droite, les voix favorables à un tel traitement humain de situations délicates–un réfugié afghan de 21 ans arrive à l’âge de 10 ans en Allemagne, parfaitement germanophone, en apprentissage, s’est suicidé le jour de son arrivée à Kaboul- ne mettent pas en avant l’humanité, mais lutilitarisme industriel au nom « du manque de personnels qualifiés ». Le syndicat patronal de la métallurgie s’inquiète que le temps de voter cette adaptation du droit d’asile entraînera un délai à la loi tant espérée ouvrant l’immigration qualifiée. En effet, 1,2 millions d’offres d’emploi qualifiées restent sans candidat, et la pénurie de main d’œuvre qui était compensée par les migrations intra européennes ne peut plus être pourvue sans une immigration hors UE. En 2017, pour 65000 syriens étaient venus s’installer en Allemagne 85000 polonais et 85000 roumains. Le salut viendrait de l’Inde.

Notons que depuis 2005, les 5 millions de chômeurs longue durée parqués dans des minijobs n’ont jamais retrouvé le chemin du marché de l’emploi primaire, malgré tous leurs efforts et moultes formations. Notons également que cette pénurie n’a toujours pas entraîné d’augmentation drastique des salaires. Notons enfin que les entreprises allemandes n’envisagent pas d’investir dans des pays à abondance de main d’œuvre dans la zone euro, tel que par exemple la France, car un exportateur du fin fond de la forêt noire bavaroise est un nationaliste régionaliste farouche. Il y aurait sans doute bien des opportunités d’affaire à saisir si seulement l’industrie française avait survécu aux onze ans de triomphe de la raison stupide sous les trois frères jumeaux Sarkozy, Hollande et Macron.

 

19 août 2018 à 23:04

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Sahra Wagenknecht dénonce la proposition de la présidente du SPD de sauver le despote Erdoğan en lui accordant une aide financière. On a en effet connu le SPD bien moins généreux pour aider un pays démocratique suite à une décision de son peuple souverain en juin 2015.

 

19 août 2018 à 20:59

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18 août 2018 à 13:29

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18 août 2018 à 12:08

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Daimler vient de recevoir l’ordre du ministère des transports de rappeler pas moins de 700 000 véhicules à moteur diesel vendus avec un logiciel manipulant les émissions toxiques.

On se demandait depuis plusieurs années pourquoi, malgré toutes les mesures sur les normes d’émission, les mesures de circulation alternée, etc… Les taux de particules fines et de gaz toxiques progressaient dans les villes européennes. Et bien, l’une des explications est probablement dans la volonté capitalistique d’augmenter ventes, marge et rendement en trichant, en mettant autrui en danger, en mentant, en volant.

 

18 août 2018 à 10:20

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https://www.nouvelobs.com/societe/20180816.OBS0919/en-france-840-ponts-avec-un-risque-d-effondrement-le-rapport-qui-inquiete.html

La ministre parle d’une « loi cadre infrastructure » alors que le sujet appartient à la mise au point chaque année de la loi budgétaire. « on va programmer » est le nouveau « créons une commission ».

Le retard d’investissement dans la maintenance est donc chiffrée entre 600 et 700 millions par an, que pour les ouvrages dépendant de l’Etat.

 

17 août 2018 à 21:43

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Pour bfmtv, c’est une « contrainte » que l’on devine insupportable que de devoir « augmenter les salaires ». Pour les liberaux qui vantent les vertus des migrations d’européens avant de refuser avec la dernière énergie l’accueil de réfugiés de la guerre, c’est un pan de leur idéologie qui est révélée : la liberté de circulation des personnes ne vise pas à créer une citoyenneté européenne, mais à faire pression pour baisser les salaires.

« Depuis l’annonce du Brexit, les citoyens européens sont de moins en moins nombreux à tenter l’aventure outre-Manche. Résultat, les entreprises peinent à recruter et se voient obligées d’augmenter leurs salaires pour attirer les talents. »

 

17 août 2018 à 19:17

Mathias Weidenberg a écrit sur le journal de Le triomphe de la Stupidité.
En tant qu’animateur de la page Le Triomphe de la raison stupide, je peux vous annoncer que l’affaire Volkswagen, scandale inouï au cœur de la Deutschland AG, sera probablement un des chapitres les plus fouillé, dans l’esprit du de Chapman « In Search of Stupidity » , d’un manuscrit à venir. Plus de 35 cadres et ingénieurs sont maintenant mis en cause, et les notes d’une réunion de direction révélerait que le Pdg actuel, nommé en catastrophe après la mise en examen, et la démission, de son prédécesseur, était bien au courant des manipulations des mesures d’émissions toxiques. Cette affaire en dit long sur « l’éthique du capitalisme » mais aussi sur l’éthique des citoyens : les diesel de VW continuent de se vendre comme des petits pains partout dans le monde.

 

17 août 2018 à 19:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En tant qu’animateur de la page Le Triomphe de la raison stupide, je peux vous annoncer que l’affaire Volkswagen, scandale inouï au cœur de la Deutschland AG, sera probablement un des chapitres les plus fouillé, dans l’esprit du de Chapman « In Search of Stupidity » , d’un manuscrit à venir. Plus de 35 cadres et ingénieurs sont maintenant mis en cause, et les notes d’une réunion de direction révélerait que le Pdg actuel, nommé en catastrophe après la mise en examen, et la démission, de son prédécesseur, était bien au courant des manipulations des mesures d’émissions toxiques. Cette affaire en dit long sur « l’éthique du capitalisme » mais aussi sur l’éthique des citoyens : les diesel de VW continuent de se vendre comme des petits pains partout dans le monde.

 

17 août 2018 à 19:00

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https://www.corriere.it/cronache/18_agosto_14/dieci-ponti-crollati-5-anni-in-calo-investimenti-manutenzione-8bd5fb56-9fb8-11e8-9437-bcf7bbd7366b.shtml

 

15 août 2018 à 15:21

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http://lvsl.fr/scandale-de-la-privatisation-des-barrages-une-retenue-sur-le-bon-sens

 

15 août 2018 à 15:20

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15 août 2018 à 15:19

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https://2017.pcf.fr/le_d_bat_constitutionnel_au_parlement_doit_tre_suspendu_pierre_laurent

 

22 juil. 2018 à 10:36

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Extrait d’un article du Monde décrivant ce qui se passe au sein du SAP, le parti social-démocrate suédois, longtemps allié indéfectible du SPD pour empêcher les sociodémocrates du sud de l’Europe de prendre de l’influence au sein du PSE:

« Le 14 juin, la majorité municipale, composée des sociaux-démocrates, des conservateurs et des centristes, a voté une motion, avec le soutien de l’extrême droite, soumettant la « collecte passive d’argent » sur la voie publique à une autorisation, obtenue en commissariat contre le paiement d’un droit.

De l’avis général, l’arrêt devrait être annulé par le conseil régional. Mais le message est clair, selon Carolina Bäck, la cheffe de Stadsmission, l’association d’aide aux sans-abri : « Dans les faits, il s’agit d’une interdiction de mendier à destination de personnes en situation très précaire qu’on présente comme un trouble à l’ordre public. » Elle y voit un signe de la « polarisation » du débat à Eskilstuna, ville tiraillée par des vents contraires : creuset industriel devenu cité universitaire, petite commune de province englobée dans le grand Stockholm, foyer d’immigration où l’intégration s’est arrêtée, dans le sillage des crises successives. »

A ce symptôme d’une crise sociale, quelle peut donc bien être la réponse de ce parti? Bien sûr, la trahison de toute ambition d’analyse pour une politique de course à l’échalotte avec l’extrême-droite: Haro sur les pauvres et les migrants!

Le bouc émissaire, quelle formidable invention.

 

11 juil. 2018 à 18:36

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
D’après un titre de Bloomberg, les exportations de berlines allemandes et de steak américain sont les premières victimes de la guerre commerciale. Bon, Trump va faire trop de dégâts environnementaux dans son coin, mais sans cela, ce serait au moins pour le climat une bonne affaire, l’empêchement du libre échange.

 

9 juil. 2018 à 20:41

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
David Davis et Steve Baker ont démissionné du gouvernement May. La question maintenant, c’est que vont faire les députés conservateurs qui soutiennent une position dure dans les négociations de Brexit avec l‘Union Européenne. Leur ligne politique est clairement désavouée à Downing Street.

 

9 juil. 2018 à 07:26

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A propos de nos réflexions sur les faiblesses du capitalisme allemand, les risques de crises systémiques, et la Deutsche Bank, un article commenté par le député allemand des Linke (Hambourg), ancien député européen et spécialiste des questions financières Fabio de Masi. Il y parle de banque zombie et se déclare opposé à une fusion de la DB avec une autre banque allemande poker la consolider.

 

9 juil. 2018 à 07:03

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https://www.zeit.de/politik/ausland/2018-07/eu-kommission-horst-seehofer-bundesregierung-brexit-brief-distanzierung

 

9 juil. 2018 à 06:44

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Le Spiegel Remarque enfin que le „Sauveur“ a atteint la popularité de Louis-Philippe la veille de la seconde révolution, ou de Charles X un peu avant son second exil. Et se moque d’un spectacle médiocre – car c’était surtout un spectacle de faible qualité, je peux vous le dire depuis la capitale électrotechno et le paradis des DJ de l’Europe – pour éviter de parler trop longtemps de la crise sociale, et de l’autoritarisme du jeune président.

 

6 juil. 2018 à 19:30

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Commentaire du Spiegel “Merkel dit merci”.

Pour sauver de quelques semaines le poste de la chancelière, l’Union Européenne a sacrifié les vies de milliers de gens fuyant guerres et dictatures.

C’est à ce genre de décision que se juge la hauteur morale d’une organisation.

 

29 juin 2018 à 20:15

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29 juin 2018 à 20:06

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Avec l’accord actuel de l’UE, ma compagne ne serait jamais née, car jamais son père, communiste, n’aurait pu échapper à la dictature militaire dans son pays. Pire, on l’aurait livré à ses tortionnaires dans un camp sur place. Et ce pays, qui s’enfonce lentement dans une dictature islamiste, reçoit en plus 3 milliards pour la seconde fois en 3 ans, pour “sécuriser la frontière de l’Europe”.

Cette Union Européenne, c’est oui à l’extrême-droite, puisqu’elle ne remets pas en cause les règles économiques, et maudissons les partageux.

 

29 juin 2018 à 20:00

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https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-chine-se-met-a-vendre-la-dette-americaine-au-risque-de-provoquer-un-krach-mondial-1294549

Les Etats-Unis ayant annoncé étendre encore les tarifs douaniers, voici ce que pourrait être une réponse chinoise, qui aurait déjà commencé. Le ralentissement des investissements en Europe, tant en France qu’en Allemagne, est net. Le mini krach d’hier sur les marchés d’actions rappelle celui de février. Tout cela confirme la prévision faite ici : octobre 2018 va être le mois décisif.

 

26 juin 2018 à 06:09

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http://www.hurriyetdailynews.com/turkey-election-live-updates-vote-counting-starts-as-polls-close-across-turkey-133726

 

24 juin 2018 à 19:23

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http://www.europe1.fr/international/macron-veut-des-sanctions-financieres-pour-les-pays-qui-refusent-daccueillir-des-migrants-3691127

Macron veut sanctionner financièrement le pays qu’il dirige.

 

24 juin 2018 à 12:45

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https://www.actualitte.com/t/KStWtKyn

 

24 juin 2018 à 12:21

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https://www.alternatives-economiques.fr/temps-precarite-etait-regle/00085160

 

24 juin 2018 à 11:55

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https://www.berliner-zeitung.de/berlin/schwofen-unter-freiem-himmel-der-tanzlehrer-des-monbijouparks-30667472?dmcid=sm_fb_p

 

24 juin 2018 à 11:43

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https://www.lejdd.fr/international/europe/juppe-ayrault-cohn-bendit-klossa-et-verhofstadt-lancent-un-appel-pour-poursuivre-la-construction-europeenne-3691307

Cette tribune est hallucinante. Elle dit “aucun pays n’est tenté par un Brexit ou une sortie de l’Euro” quelques jours après l’accession au pouvoir en Italie d’une coalition M5S-Lega, le jour même où la présidente du SPD évoque “un risque de Brexit de l’Allemagne”. Verhofstadt, clown dérisoire, belge, président du groupe libéral européen ALDE, se réjouit de l’accord de Meseberg entre Macron et Merkel, alors que hier, Mark Rutte, premier ministre ALDE néerlandais, a fait signer par 12 pays dont 6 dirigés par l’ALDE, dont la Belgique, un texte refusant le contenu de l’accord de Meseberg. Tout homme politique décent, face à un tel désaveu, aurait rendu son mandat de président de groupe, et soit, dissident, quitterai l’ALDE, soit, minoritaire, se tairait. Les trois français signataires ont tous les trois échoué lorsqu’ils avaient des possibilités d’action. Ils sont tous les trois des retraités de la politique vivant dans l’illusion que le monde n’a pas changé depuis 1997. Aucun des trois n’a jamais analysé la réalité contemporaine sous l’ombre terrible portée par la crise financière de 2008 et la grande récession qui suivit.

Mais ils portent un objectif : éviter tout questionnement social, enfermer le débat entre une bourgeoisie heureuse et un nationalisme colérique. Libre échange ou nationalisme, c’est cela en réalité le clivage où ils veulent enfermer la démocratie formelle des partis…

Divises et faibles en propagande comme en structures de mobilisation, les mouvements portant la question sociale, sans laquelle la démocratie est réservée aux riches, doivent refuser le piège de ces tribunes stupides.

 

24 juin 2018 à 11:09

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Jimmy Durmaz, footballeur suédois, est l’objet d’une shitstorm raciste accompagnée de menaces de mort.

Son crime ? Dans le match de football Allemagne-Suède, une attaque suédoise est très mal jouée, un attaquant suédois, John Guidetti, au lieu d’aller se mettre avec la balle près du point de corner allemand, perdant du temps, tente un centre approximatif, “à la Ginola” pour les français nés avant 1993. Sur le contre, Durmaz est obligé de faire une faute sur un attaquant allemand. Le coup franc sera tiré par l’un des meilleurs tireurs de coup franc du monde, dans une frappe absolument parfaite, donnant la victoire à la dernière minute à l’Allemagne. Durmaz est d’origine turque. Il est donc le parfait bouc émissaire. Solidarité avec l’équipe de Suède et Durmaz.

 

24 juin 2018 à 10:55

 

Le sondage Emnid de l’opinion allemande montre qu’alors que les autres partis sont relativement stables dans leurs corridors, la polémique au sein de l’Union entre CDU et CSU sur la question migratoire profite à l’extrême-droite. Probablement que la seule solution pour réduire l’extrême-droite, c’est justement la scission de la CSU devenant un parti national, à la droite de la CDU mais à la gauche de l’AfD, l’idée étant de réduire l’AfD en dessous des 5%. La droite, dans son extension maximale, profitant que le spd, incapable de renouveler sa doctrine, a chassé l’électorat populaire dans l’abstention ou à l’AfD, serait ainsi garantie une majorité constante CDU-CSU-FDP.

Pour la gauche, l’enjeu est clair : soit forcer aussi sa recomposition en faisant exploser le spd, les Linke et les Verts, et en créant un nouveau mouvement hégémonique à gauche ayant vocation à reconquérir les classes populaires, soit un Big Bang au spd à la Corbyn. La deuxième hypothèse paraît irréaliste. Il ne reste donc que la première. Car dans le ronron actuel des gauches institutionnelles la somme de l’électorat de gauche s’effondre toujours. De 55% en 1998, on est passé à 40% en 2017, et selon ce sondage, malgré la grave crise à droite, le bloc dit de gauche reste surtout bloqué à 40%. Enfin, il n’y aura pas de perspective positive à attendre de la gauche tant que le SPD gouvernera avec la CSU ou tant que les verts rêveront de gouverner avec la CSU.

Qui est en situation de créer ce mouvement hégémonique à gauche ?

 

Jérôme Sulim

24 juin 2018 à 13:24
Personne

 

Mathias Weidenberg

24 juin 2018 à 14:01
On ne peut pas du tout imaginer un mouvement à l’image de la France Insoumise ?

 

Bérénice Leretour

24 juin 2018 à 15:11
Donc le plus probable c’est un renforcement du camp néo-conservateur..

 

Jérôme Sulim

24 juin 2018 à 15:12
Personne. Et surviendrait-il qu’il serait immédiatement suspect (et sans doute coupable) de renouveler les errements passés. Le PS français montre l’impossibilité de cette tentative de toute façon… 😉

 

Thierry Laurent

25 juin 2018 à 03:24
Le sondage Emnid de l’opinion allemande montre qu’alors que les autres partis sont relativement stables dans leurs corridors, la polémique au sein de l’Union entre CDU et CSU sur la question migratoire profite à l’extrême-droite. Probablement que la seule solution pour réduire l’extrême-droite, c’est justement la scission de la CSU devenant un parti national, à la droite de la CDU mais à la gauche de l’AfD, l’idée étant de réduire l’AfD en dessous des 5%. La droite, dans son extension maximale, profitant que le spd, incapable de renouveler sa doctrine, a chassé l’électorat populaire dans l’abstention ou à l’AfD, serait ainsi garantie une majorité constante CDU-CSU-FDP.

Pour la gauche, l’enjeu est clair : soit forcer aussi sa recomposition en faisant exploser le spd, les Linke et les Verts, et en créant un nouveau mouvement hégémonique à gauche ayant vocation à reconquérir les classes populaires, soit un Big Bang au spd à la Corbyn. La deuxième hypothèse paraît irréaliste. Il ne reste donc que la première. Car dans le ronron actuel des gauches institutionnelles la somme de l’électorat de gauche s’effondre toujours. De 55% en 1998, on est passé à 40% en 2017, et selon ce sondage, malgré la grave crise à droite, le bloc dit de gauche reste surtout bloqué à 40%. Enfin, il n’y aura pas de perspective positive à attendre de la gauche tant que le SPD gouvernera avec la CSU ou tant que les verts rêveront de gouverner avec la CSU.

 

24 juin 2018 à 10:34

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https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/corriger-les-inegalites-sans-depenser-un-pognon-dingue-olivier-passet-VID0000002DzNy.html

 

24 juin 2018 à 10:12

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24 juin 2018 à 10:09

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24 juin 2018 à 10:09

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le Monde, le produit vendu par un groupe industriel sous une marque autrefois réputée, est parfois drôle. Il a publié un article prétendant qu’une des scissions du Parti socialiste à sa gauche voudrait en quelque sorte se rapprocher, voire revenir… Quelques jours après, un député annonce quitter le PS pour rejoindre cette scission, soit exactement l’inverse de ce que l’article laissait penser.

C’est ainsi : Le Monde s’est pâmé devant les propositions sur l’Europe de Macron. Il a célébré l’accord de Meseberg. Mais il refuse de voir la faiblesse interne de la chancelière Merkel, soumise à un ultimatum par son propre camp, et ignore le non constant et résolu de Mark Rutte, le premier ministre libéral néerlandais que le même Le Monde célébrait l’an dernier comme le rempart réussi au populisme. Rutte a organisé la signature de 12 pays contre l’accord de Meseberg, qui n’en rassemble que deux. Ces 12 pays sont les pays qui avec l’Allemagne ont imposé le statu quo européen et l’ordoliberalisme austeritaire au cours des 10 dernières années. Macron aura seulement réussi à isoler la France et Merkel.

L’Italie, les états du pacte de Wisegrad, sont également remontés comme des coucous contre le moteur franco-allemand.

Et c’est ainsi que tous les ingrédients d’une dislocation se mettent en place. Le Monde n’en parle pas, mais la présidente du SPD, le troisième parti de la coalition Merkel, social-démocrate comme le gouvernement suédois qui a signé la déclaration néerlandaise, a évoquée hier pour la première fois pour un parti de gouvernement un “Brexit de l’Allemagne”.

 

24 juin 2018 à 10:06

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20 juin 2018 à 23:27

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Si l’équipe de Löw perds demain, il est improbable que Merkel reste chancelière lundi. Sans le „conte de fée“ footballistique de 2006, la chancelière, élue en 2005, n’aurait jamais pu construire son image. Il est donc logique qu’un fiasco en 2018 appelle à sa fin, ou qu’une réussite surseoi à celle là.

 

16 juin 2018 à 22:10

 

Sondage du samedi de Forsa intégrant les effets de la crise entre cdu et CSU jeudi. L‘Union des deux partis en dispute perds 4 points, le SPD en tant que membre de la même coalition 2. Les Verts, clairement contre Seehofer, gagnent 2 points, comme l‘AfD, qui est plus radical que Seehofer. FDP et Linke gagnent chacun un point.

A 46%, la GroKo n’aurait plus de majorité parlementaire. Le SPD, inaudible, est à portée d’erreur sondagiere de l‘AfD et des verts, et pourrait finir quatrième. Cela va puissamment aidé le SPD à soutenir Merkel par dessus tout. Sa stratégie : gagner du temps, espérer un miracle.

Quelle tristesse ! Ya un prog chez die Grüne ? C est quoi leur alternative politique/idéologique avec eux ??? Franchement je vois pas ?!?!? l AfD qui continue de ramasser les désœuvrés. Et c est fdp 🤬 du FDP…eux ils portent bien leur nom. Ils sont juste là pour foutre le brin, choper quelques miettes de pouvoir et continuer a servir les intérêts de leur classe d oligarques véreux 🤑…..🖕

 

Gildas Samzun

16 juin 2018 à 23:10
ca va mal tourner cette affaire….ça pue la coalition CSU/FDP/AfD 🤮 avec ca, je vois pas comment l UE pourrait tenir le choc….si ya encore des gens pour dire que les méchants anti-européens sont les affreux populistes gaucho….je vais vraiment m énerver ! 😤

 

Gildas Samzun

16 juin 2018 à 23:14
Sondage du samedi de Forsa intégrant les effets de la crise entre cdu et CSU jeudi. L‘Union des deux partis en dispute perds 4 points, le SPD en tant que membre de la même coalition 2. Les Verts, clairement contre Seehofer, gagnent 2 points, comme l‘AfD, qui est plus radical que Seehofer. FDP et Linke gagnent chacun un point.

A 46%, la GroKo n’aurait plus de majorité parlementaire. Le SPD, inaudible, est à portée d’erreur sondagiere de l‘AfD et des verts, et pourrait finir quatrième. Cela va puissamment aidé le SPD à soutenir Merkel par dessus tout. Sa stratégie : gagner du temps, espérer un miracle.

 

16 juin 2018 à 22:05

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le SPD a deux possibilités pour intervenir dans un débat mettant en danger la coalition gouvernementale: la première, c’est au cabinet, par l’intermédiaire du vice-chancelier Scholz, en rappelant les Erbes du contrat de Grande coalition sur la question migratoire. Il est certes garant de la participation au gouvernement, et n’a pas compétence institutionnelle pour parler des sujets du ministère de Seehofer. Mais il peut s’exprimer sur les limites que le SPD posent à sa participation. Après tout, les militants SPD se sont vus proposés deux arguments décisifs pour voter pour cette coalition: la question migratoire et l‘Europe. Or, le conflit qui dure depuis septembre 2015 entre la CDU de la chancelière Merkel et la CSU de Seehofer, c’est sur la,question migratoire et l‘Europe…

La deuxième, c’est par la présidente du Parti, Andrea Nahles, qui, n’étant pas au gouvernement, a théoriquement une plus grande liberté de parole, et qui est connue pour ses tendances „Grande gueule“. C’est elle qui peut mettre la pression, qui doit assurer la persistance d’une identité SPD au delà de la coalition avec les droites.

Depuis le début de la crise, Scholz se tait.

Andrea Nahles a déclarée hier „se ranger derrière Merkel.“

Le SPD apparaît de plus en plus comme l’aile,gauche de la CDU, une CDU elle-même plus proche du Zentrum historique que du parti de masse qu’il voulut être entre 1949 et 2013.

La Weimarisation de la vie politique allemande se poursuit donc, et après l’effritement du grand parti populaire de la gauche salariale et syndicale, c’est au tour du grand parti populaire de la droite chrétienne. Logiquement, le Zentrum et le DVP devraient réapparaître, avec un bout de SPD rejoignant le Zentrum, et un bout de l‘AfD rejoignant électoralement le futur DVP.

C’est l’enjeu de la crise actuelle : pas seulement la persistance de l’alliance électorale de la cdu et la CSU, mais la recomposition du paysage politique au centre et droite selon les nouveaux clivages contemporains.

 

16 juin 2018 à 09:51

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https://europeinsoumise.org/fr/component/content/article/30-dossier/politique/126-die-linke-un-congres-cle-a-leipzig?Itemid=164

Pendant ce temps là, chez les Linke.

 

16 juin 2018 à 09:37

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L’avis du rédacteur d’inforadio: si Seehofer ose procéder par ordonnance lundi, Merkel n’aura d’autre choix que de le virer. Mais Seehofer a l’opinion publique pour lui.

Rappelons que le conflit entre CDU et CSU sur la politique migratoire existe depuis septembre 2015, qu’il a plusieurs fois escaladé, au point que Seehofer avait menacé de mettre fin à la coalition électorale pour présenter une csu partout en Allemagne. Le score national de l’AfD, 12,6%, et en Bavière, 12%, a confirmé à Seehofer qu’il y aurait eu l’espace- l’AfD était à 4,7% en 2013.

Une rupture sur ce sujet pourrait affaiblir l’AfD si la CSU propose des candidats partout en Allemagne. Avec deux partis à la droite de la CDU la weimarisation du Bundestag se poursuivrait.

N’oublions pas : avec ses 40% en Bavière seule, la CSU a suffisamment de voix pour dépasser les 5% au national- 6,5% en 2017. Elle n’a même pas besoin de la CDU pour siéger au Bundestag.

 

16 juin 2018 à 09:30

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https://www.linkedin.com/pulse/la-cour-constitutionnelle-allemande-refuse-détendre-le-alain-supiot

 

16 juin 2018 à 09:27

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16 juin 2018 à 09:14

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Lorsque dans deux des plus grands et riches pays d‘Europe, l’Allemagne et la Grande Bretagne, les dix dernières années ont vu de la croissance et la chute du chômage, mais aussi l’explosion de la pauvreté, il ne reste plus qu’une conclusion possible:

Dans une société libérale, le travail n’émancipe pas, le travail rends pauvre.

 

12 juin 2018 à 23:41

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Saviez vous que Voltaire n’est pas au Pantheon, mais sous Les Halles?

 

11 juin 2018 à 21:21

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https://melenchon.fr/2018/06/06/vous-nauriez-pas-du-madame-belloubet/

 

9 juin 2018 à 20:41

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https://europeinsoumise.org/fr/component/content/article/30-dossier/politique/123-un-dimanche-contre-les-racistes-a-berlin?Itemid=164

 

9 juin 2018 à 20:37

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https://europeinsoumise.org/fr/dossiers-thematiques/economie/item/125-les-grecs-sont-en-train-de-perdre-tous-leurs-biens#.WxpbD4vdlAA.facebook

 

9 juin 2018 à 20:32

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https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/06/09/la-note-confidentielle-de-trois-fideles-de-macron-pour-un-reequilibrage-social_5312124_823448.html

 

9 juin 2018 à 18:52

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Après le scandale sur la direction administrative des migrations, qui ne cesse de s’étendre, révélant sur cette question passionnelle en Allemagne l’étendue des dégâts de la méthode Merkel, mais l’étendue des dégâts est la même sur tous les autres sujets imaginables, deux nouveaux sujets passionnent l’opinion publique allemande: 1. l’affaire d’un réfugié irakien soupçonné d’avoir participer au meurtre d’une adolescente, qui, reparti en Irak en pensant y être à l‘abri des poursuites, a été arrêté par les autorités kurdes et renvoyé en Allemagne. 2. l’affaire des deux joueurs de football allemands ayant posé avec le président turc Erdogan, qui rebondit alors qu’hier, dans un match médiocre de l’équipe nationale, l’un des deux, entré en cours de match, a été copieusement sifflé par les supporters allemands.

Tout cela bien sûr fait diversion des enjeux sociaux et économiques, de l’échec géostratégique de Merkel en choisissant les États-Unis plutôt que l‘Europe, la crise économique provoquée par les excédents allemands, bref, de la remise en cause de l’ordre d’une certaine bourgeoisie allemande. Celle-ci préfère l‘AfD comme opposition plutôt que quoi que ce soit à la gauche du SPD, ce parti d‘idiots utiles au statu quo. D’ailleurs, les hypothèses d’alliances régionales à l‘autrichienne se réaliseront sans doute.

Pour rompre cette invasion de couleur brune, il faudrait un mouvement de forces comprenant que l’ennemi est assis sur des milliards, et non se laisser disperser par des affaires émotionnelles et passionnelles sans liens avec les rapports de force matériels.

C’est pas gagné.

 

9 juin 2018 à 12:59

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La commission d’enquête sénatoriale sur les autorités administratives indépendantes de fin 2015 avait déjà permis d’entendre un président du conseil d’état répondre en substance par la négative à la question si les comptes de campagne du candidat élu président pourraient être jamais rejetés. L’un des rapporteurs, le sénateur Mezard, est le rapporteur de la proposition de loi qui incluera, dans un sous article rédigé bien obscurément, le passage du traitement du président Logerot – dont le mandat renouvelé en 2015 va jusqu’en 2020 – à un temps plein, l’augmentation est de 36% et complétée par décret par une prime annuelle de 9500 euros. Cette proposition est déposée en avril 2016 alors que Macron, toujours ministre, annonce la création d‘En Marche, et que Mezard est l’un des premiers ralliés. Des la nomination du gouvernement Édouard Phillippe, d’ailleurs, Mezard est ministre.

Ce n’est pas un complot, c’est juste le travail par trafic d’influence et conflit d’intérêt habituel dans la cinquième pour se „mettre à l’abri des imprévus“, dans une stratégie de conquête du pouvoir conçue par des hauts fonctionnaires, très au fait du fonctionnement de l‘Etat, et de vieux crocodiles politiques, connaissant toutes les ficelles (Bayrou, Collomb, Mezard etc.)

 

9 juin 2018 à 11:54

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https://lemediapresse.fr/international-fr/coralie-delaume-lunion-europeenne-detruit-leurope/

 

9 juin 2018 à 11:32

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L’audience au Sénat de septembre 2015 – où le sénateur Mezard, futur rapporteur de la loi qui augmentera le président Logerot de 36%, avant de devenir ministre de Macron, est l’un des questionneurs – mérite d’être revue en vidéo.

On y voit un président du conseil d‘Etat – un rôle fondamental dans les institutions de la République – répondre en substance à une question du sénateur communiste Collombat „pensez vous que le compte d’un candidat élu président de la République pourrait être invalidé pour irrégularités ?“ : „Non.“

Quant à l’audience de Logerot elle est catastrophique, et permet de comprendre que la CNCCFP est extrêmement mal présidée et conduite. Cela n’empêche pas ce président d’enquiller les présidences contre de nombreux principes de fonctionnement administratif – il reconnaît être „en personne, une exception à la règle“ – et donc, en 2018, de bénéficier d’un traitement indemnitaire de 6000 euros nets, alors qu’il est retraité de la haute fonction publique depuis … 2004.

 

9 juin 2018 à 10:40

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8 juin 2018 à 23:01

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En avril 2016, le sénateur radical de gauche Mezard dépose une proposition de loi portant toute une série de changements et de recommandations concernant les innombrables commissions, conseils, et autres médiateurs de la République. Une disposition assez obscure, dissimulée dans un sous chapitre, stipule que le poste de président de la commission nationale de contrôle des comptes et du financement politique passera à temps plein. C’est cette disposition, précisée par un décret d’application, qui donne au président Logerot, en place depuis 2005, âgé de 82 ans en 2018, une augmentation de 36% et une prime annuelle de 9500 euros. On espère qu’il a la santé pour reprendre à 82 ans, après donc officiellement 14 ans de retraite, une activité à temps plein justement après la période électorale de 2017 et avant celle de 2019.

En avril 2016, date donc de la proposition de loi du sénateur Mezard, loi qui sera votée par les deux chambres en décembre 2016 et promulguée le 20 janvier 2017, Emmanuel Macron, au lieu de se consacrer à sa tâche de ministre de l’économie, lance son mouvement En Marche et organise depuis le ministère, c’est entre temps très bien documenté, sa machine de guerre pre électorale.

Logerot est resté président alors qu’il n’a pas vu l‘affaire Bygmalion, ni le financement illégale de la campagne de 2007. En 2017, il organisera, par incompétence ou volonté politique, la sortie de rumeurs sur des comptes de campagne d’adversaires d‘Emmanuel Macron tout en entérinant sans regarder bien loin des pratiques sur ces comptes qui dans toute la jurisprudence antérieure entraine le rejet et le non remboursement. Il s’empêtre depuis dans des explications d’une extrême faiblesse.

Emmanuel Macron élu donc, comme Sarkozy en 2007, après une campagne financée douteusement, nomme Édouard Philippe premier ministre. Des son premier gouvernement, il récompense l’un des premiers sénateurs ralliés à Macron en lui offrant le portefeuille de l‘agriculture, puis celui de la cohésion des territoires. Oui, vous avez bien deviné : le sénateur Mezard.

Cette République n’en a que le nom.

 

8 juin 2018 à 22:57

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https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/food-banks-uk-how-many-people-adults-poverty-a8386811.html

 

7 juin 2018 à 21:25

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http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/industrie-erlebt-laengste-auftragsflaute-seit-finanzkrise-a-1211663.html

Baisse de 2,5% de la production industrielle allemande en avril, quatrième mois consécutif de baisse, plus grave baisse de l’indice depuis … la crise financière de 2008.

 

7 juin 2018 à 12:37

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
D’Aprés l’institut IHS-Markit et son indice des acheteurs, la conjoncture continue de se ralentir à grande vitesse en zone Euro. Seule l’Espagne résisterai.

En même temps, les Etats-Unis connaissent un boom en emplois crées.

Mais le clown est à Washington, et le cercle de la raison (économique) en Europe…

 

5 juin 2018 à 18:23

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Rappelons que la conscience nationale allemande, née dans la résistance aux potentats corrompus et clientélistes nommés dans la famille de Napoleon, s’est surtout développée après une fête fédéraliste en 1832, où fut „inventé“ le drapeau allemand actuel, et a trouvée sa première forme institutionnelle dans … Le marché unique de 1834 suivi de l’unification de la monnaie… Il est donc logique que la principale critique de cet ordre national fut une critique de son ordre économique, avec Karl Marx et Friedrich Engels inventant les concepts d’internationale et d’exploitation.

La conscience nationale française, elle, pars de la question de la souveraineté du peuple, et de l’irruption progressive, sur la scène politique, sociale et économique, du quatrième état, ni aristocrate, ni curé, ni bourgeois, que les trois autre finiront par vouloir remettre dans sa boîte. C’est la Republique qui finira par établir le peuple, et c’est pour cela qu’elle me supporte pas les privilèges de naissance, de foi, ou d’argent, ni les prétentions politiques des religions. Et c’est donc par le sapement de la République, pour que de plus en plus elle ressemble aux anciens régimes, que les trois ordres procèdent contre le quatrième.

Comment peut il y avoir des lors une amitié sans malentendu, lorsque l’union monétaire et douanière, forcément, oppose les bourgeoisies, et qu‘un peuple souhaite sortir de chaînes économiques, et l’autre de chaînes politiques?

On sait comment l‘Allemagne tenta de résoudre ses contradictions : par le nationalisme. C’est, comme avec Bismarck, comme avec Guillaume 2, comme avec Hitler, la tentation actuelle. On sait comment la France aussi résoudra ses contradictions : soit dans l’expansion coloniale et esclavagiste, en Algérie, en Indochine et en Afrique, soit par la violence de crises intérieures prenant le visage de la guerre civile, en 1848, en 1871, les deux se conjuguant entre 1956 et 62.

Les répits ont toujours vu des politiques d’économie sociales de marché, tant en Allemagne qu’en France, les marches aux crises violentes, des politiques déflationnistes et libérales.

C’est l’essence même de l‘histoire européenne qu’elle vit au rythme des respirations historiques de six géants dont deux ont été renversés : l‘Angleterre, la France, l‘Allemagne sous toutes ses formes, l’empire le long du Danube, celui entre Saint Petersbourg et Moscou, et enfin celui à cheval sur les Dardanelles. Deux nations vivent dans le souvenir millénariste de leur domination antique, mais ce souvenir sert seulement à se reconstruire elle-même et se défaire de nouveau. Le Benelux, comme l‘Espagne, comme la Pologne, sont les champs de bataille mille fois violentés.

L‘Europe n’existera pas sans une prise de conscience d’un peuple Européen de lui-même, qui, fatigué des querelles des trois ordres, les renversera une fois de plus, temporairement, comme d’habitude, mais portant le débat à une nouvelle échelle, privant les trois ordres du champ de bataille des nations d‘Europe.

Il faudra espérer que les peuples du monde comprendront appartenir à une communauté de destin universelle, celle du vivant, qui jamais ne reste et toujours ne fait que passer, et dont la mission est d’être heureux, et non de faire du mal, et de transmettre le bonheur de vivre, et non la malédiction de souffrir, avant que les trois ordres stupides ne les poussent, dans un dernier effort pour supprimer le peuple de la table où l’on mange, à un suicide ultime de la vie même.

Car ceux qui possèdent le plus n’acceptent pas l’idée qu’ils n’emporteront rien quand cela sera fini, et préfèrent encore que personne ne vive, plutôt que tout le monde vive.

 

4 juin 2018 à 21:12

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Le Spiegel est allé interviewer les français pro-Europe assistant aux obsèques de Pierre Hassner. Tous sont d’accord : l’entretien „Europe“ de Merkel „détruit les rêves européens de Macron“. La concession très relative sur une „force d’intervention militaire commune“ serait l’obole pour que Macron ne perde pas complètement la face. Le climat entre Paris et Berlin serait d’ailleurs „glacial“ et si l‘Elysee et l’entourage de Macron s’escriment à présenter le discours de Merkel comme positif, les experts, issus par exemple de l‘Institut Jacques Delors, craignent que la réunion des deux gouvernements du 18 Juin soit un peu „la dernière chance“ de l’amitié franco-allemande.

Bon, moi je vous le disais depuis 6 ans au moins que vous faisiez fausse route sur Merkel. Mais bon…

 

4 juin 2018 à 20:44

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A propos du post précédent.

Je repense à l’enthousiasme béat du „progressiste“ député sortant de ma circonscription…

 

4 juin 2018 à 20:07

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Il est toujours touchant de voir les oies gavées être surprises de reconnaître dans celui qui tient le couteau celui qui les nourrissait.

 

4 juin 2018 à 20:02

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Parfois, certains brandissent la loi électorale „faite sur mesure“ hongroise pour condamner le régime du Fidesz comme peu représentatif, et en tout cas pas démocratique. Avec 49% des voix, il obtenait 66% des sièges, c’est un rapport de 1,35 % de l’assemblée par 1% d’électeurs.

En France, en 2017, En Marche a rassemblé 28% des voix au premier tour, 43% au second. Il a obtenu 61% des sièges à l‘Assemblee. Le rapport en pourcentage de premier tour est de 2,17. Le rapport en pourcentage du second tour est de 1,42.

Toute critique de la loi électorale hongroise ne s’accompagnant pas d’un appel à un changement de République en France est donc stérile et vaine, et par conséquent, à ignorer.

 

4 juin 2018 à 19:38

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Ce weekend, l’un des dirigeants du parti d’extrême droite AfD a déclaré que la période nazie et ses crimes était, « au regard d’un millénaire d’une histoire allemande glorieuse, une fiente de l’histoire » (Vogelschiss, littéralement « une merde d’oiseau »). Ce parti est entre 15 et 16% dans les sondages.

 

4 juin 2018 à 06:39

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3 juin 2018 à 22:59

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Confirmation dans le Spiegel de mon analyse sur les manœuvres anti Merkel à l’occasion du scandale du Bamf. Des rapports officiels confidentiels existaient des 2015 quant aux conditions désastreuses de travail, et Merkel était au courant.

C’est extrêmement symptomatique que cette attaque d’ampleur, qui réunit autant les 3 partis d’opposition que la CSU ou le SPD, est finalement sur un dossier technique, et surtout, au cœur du choix politique de Merkel en septembre 2015… C’est en réalité la politique d‘acceuil des réfugiés qui est au cœur du débat, avec un consensus plus ou moins larvé entre tous les partis sauf un, les Verts, qu’il faut aussi en Allemagne fermer les frontières.

 

3 juin 2018 à 19:27

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250 jours après le discours de Macron, Merkel, inconsolable de la disparition des États-Unis, consent, de mauvaise grâce, à approuver le projet d’une armée européenne.

Il y a tellement d‘angles d’attaque dans cette phrase que je n’ose commencer à développer.

Je vais vous laisser le faire à ma place.

 

3 juin 2018 à 18:04

 

A propos des colères des peuples qui ont l’impression que pour eux, la prospérité, c’est toujours pour après demain, voici un tableau d‘Eurostat publié en avril comparant le rapport de revenu entre les 20% Les plus modestes et les 20% Les plus riches. Remarquez l‘Italie. Ou le Royaume-Uni. Ou la Pologne.
A propos des colères des peuples qui ont l’impression que pour eux, la prospérité, c’est toujours pour après demain, voici un tableau d‘Eurostat publié en avril comparant le rapport de revenu entre les 20% Les plus modestes et les 20% Les plus riches. Remarquez l‘Italie. Ou le Royaume-Uni. Ou la Pologne.

 

3 juin 2018 à 17:43

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https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/sondage-la-cote-de-macron-retombe-son-plus-bas-niveau-5794776

La bobinette cherre toujours.

Mais comme je le remarquais ailleurs, un sondage bobinette ne fait pas une logique politique. Le parti En Marche resterai en tête des européennes entre 25 et 30%, et s’assure ainsi, dans le nouveau tripartisme français, un rôle pivot dans les duels de second tour.

 

2 juin 2018 à 11:25

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Rappelons à tous ceux qui se sont offusqués que des gens aient obligé un kiosque à enlever les affiches de la Une du Point sur „Erdogan dictateur“ qu’en 2016, pour ne pas filer d’argent à l’Italie et la Grèce, sous la pression de Merkel, l‘Union Européenne a décidé de filer 4 Milliards à Erdogan pour bloquer les réfugiés en Turquie, accord renouvelé récemment. Rappelons que Erdogan a mené une politique clientéliste à l’égard des millions de réfugiés en Turquie lui permettant de saper les bases des partis d’opposition, les réfugiés syriens étant plus conservateurs que la population turque. Rappelons qu’il joue également du ressentiment anti réfugiés dans son pays pour pousser ses mots d’ordre nationalistes, dans une logique de continuité avec l’empire ottoman.

C’est Valls qui était ministre de l’intérieur puis chef du gouvernement au moment de ces accords.

 

2 juin 2018 à 10:51

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En Allemagne, le débat politique est structuré par des sondages politiques, sur les partis. Il est rare de voir des sondages bobinettes. Un sondage bobinette cependant a fait surgir Sahra Wagenknecht, la dirigeante des Linken allemands, qui souhaite créer une „Allemagne Insoumise“, deuxième derrière Angela Merkel.

C’est comme les sondages bobinettes mettant Hulot, le Drian, Jack Lang, en tête. . Les sondages de popularité ne disent pas grand chose sur le climat politique d’un pays.

Sur le sondage politique, le parti de Merkel Continue d s’éroder, le spd de l’impopulaire Nahles est à la lutte avec l’extrême droite de l’impopulaire Alice Weidel, mais toujours devant les Verts, où personne ne sait plus qui est la figure de proue, et les Linken.

Avez-vous remarqué? Le fait que des femmes dirigent tous ces partis ne change rien à la nature du fait politique.

 

2 juin 2018 à 10:42

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
En Allemagne, un scandale inouï secoue la direction nationale des affaires migratoires, le „Bamf“, en charge notamment d’étudier les dossiers de demande d’asile des réfugiés.

Lorsque Merkel en septembre 2015 déclare la suspension unilatérale d’un traité européen pour ouvrir les frontières allemandes aux réfugiés, elle n’a rien prévu, rien budgété, c’est du bricolage improvisé. Très rapidement, il apparaît que le BAMF, qui certes dépends du ministère de l’intérieur mais avec une compétence directe de la chancellerie, aurait besoin de plus de moyens humains, budgétaires, techniques, pour venir à bout du million de dossiers. Mais voilà, dans l‘Allemagne de Merkel, le tabou sur l’investissement en emplois publics est plus fort que le pragmatisme nécessaire. Alors, on surcharge les équipes. Dans le même temps, dans de nombreuses directions régionales du BAMF se mettent en place des systèmes d’accord du statut de réfugiés sans étude des dossiers – soit par des réseaux de corruption en partie initiés par les traducteurs embauchés dans l’improvisation, la plupart n’étant ni assermentés, ni même parfois capables de traduire du tout, soit par choix idéologique de certains fonctionnaires, soit par surcharge et pression du politique de „traiter les dossiers et sortir les migrants du provisoire“ où ils sont nourris et logés dans des milliers de logements d’urgence également improvisés dans les gymnases des collèges etc…

Le scandale a éclaté à la direction de Brême. Entre temps, le ministère de l’intérieur est passé de la CDU, le parti de Merkel, à la CSU, le parti chrétien-Conservateur de Bavière qui est en campagne électorale régionale sur une ligne „imitons l‘AfD“. Lorsque le scandale éclate, après une hésitation, le ministre de l’intérieur Seehoffer ne voit aucune difficulté à laisser attaquer son prédécesseur de la CDU. C’est que la CSU espère bien récupérer l’héritage Merkel et imposer à la CDU un des siens à la chancellerie.

Le SPD a décidé également de monter en ligne contre Merkel et la CDU. Le ministre de l’intérieur de l’époque, de Maizière, n’est plus au gouvernement, il ne peut donc servir de fusible. Le conseiller personnel de Merkel et coordinateur des réfugiés en 2015-2017, le CDU Altmaier, est maintenant ministre de l’économie, et a rejeté toute responsabilité dans cette affaire sur de Maizière. L‘attaque du SPD découvre dès lors la chancelière à terrain découvert, sans fusible, ni diversion possible.

C’est là où ça se complique, alors qu’en même temps, les questions italiennes, espagnoles, droits de douane américains, et le ralentissement économique, sans compter l’affaire du diesel et l’agonie de la Deutsche Bank, pourraient occuper le débat public et politique, mais ce scandale est bien sûr bien plus important…

Car si la CSU veut récupérer la chancellerie, c’est après Octobre, après avoir remporté l’élection de Bavière, pour envoyer la fusée Söder. La CSU, après avoir donc gentiment savonner la planche CDU ces derniers jours, monte au créneau pour protéger Merkel contre le SPD.

Ah, un détail.

Ces trois partis gouvernent ensemble.

 

2 juin 2018 à 09:51

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http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/deutsche-bank-sahra-wagenknecht-und-fabio-de-masi-fordern-zerschlagung-a-1115621.html

 

2 juin 2018 à 09:17

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2 juin 2018 à 09:16

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’Allemagne, dit-on, serait l’hegemon. Certes, mais sans vraie conscience d’elle-même, et par défaut… c’est ce qui explique aussi sa faiblesse actuelle: 1. Merkel est affaiblie politiquement. Au sein de son parti, les couteaux s’aiguisent pour sa succession. La Grande Coalition a certes numériquement 44 députés d’avance au Bundestag, mais les sondages la mette à seulement 49% des suffrages – le SPD continuant la chute abyssale que les autres sociodemocrates européens ont subi avant lui. La CSU pourrait être tentée par rompre la coalition pour provoquer de nouvelles élections, et à cette occasion, remplacer Merkel par un des siens. Les contours de la nouvelle coalition sont flous, mais un chancelier CSU pourrait être tenté par un gouvernement minoritaire, allant chercher l’AfD sur le sécuritaire et l’identitaire – ils rétablissent les crucifix dans les bâtiments publics bavarois – et les Verts, le FDP voire le SPD sur les questions économiques et sociales. 2. L’Allemagne est secouée de scandales touchant au coeur de sa réussite économique: – Scandales financiers à répétition (Cum Geschäfte, DB, Wartburg etc.) – Scandale du Diesel – le ministre allemand des transports menace Daimler d’une amende de 3,7 milliards, une partie de la direction de VW est sous mandat d’arrêt aux Etats-Unis, des millions de véhicules sont réglementairement illégales, et devraient être réequipées aux frais des constructuers, ce contre quoi le SPD et la CDU se liguent depuis des mois. – Scandales des chantiers d’investissement public sous financés et corrompus, comme l’aeroport international de Berlin, qui accumule déjà dix ans de retard et 3 milliards de surcoût, ou celui de la gare de Stuttgart – Scandales de corruption à l’étranger à répétition, avec notamment celui de l’attribution du championnat du monde de 2006 éclaboussant le monde du football – Et enfin, le dernier scandale en date, qui menace la GroKo tout en alimentant l’AfD: les centres d’études des dossiers de demande d’asiles auraient accordé le statutr de réfugié à des dizaines de milliers de demandeurs sans même étudier les dossiers ni même verifier les identities. A côté de choix ideologiques de fonctionnaires, se trouveraient aussi des filiéres de corruption organisée. Les bureaux d’études des dossiers ont été suspendus dans de nombreuses villes, dont Brême d’où est parti le scandale.

Tout cela est une accumulation qui fragilise de l’intérieur l’hégémon.

L’épee de Damoclès de la faillite de la Deutsche Bank plane en plus depuis 2008 au dessus de toutes les décisions de la chancelière. L’effondrement de l’alliance atlantique, la mort sous ses yeux du libre-échange sont également des chocs profonds pour Merkel. D’après le Spiegel, elle aurait éclaté en sanglots à sa dernière visite à Obama, emotionalité surprenante pour cette chancelière là…

Lorsqu’un allemand parle aujourd’hui, d’Italie, d’Espagne, de Trump, il faut donc toujours se demander: parle t-il pour l’Allemagne? Ou à l’Allemagne?

 

1 juin 2018 à 15:04

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Bon, finalement, avec ma prévision de nouvelle crise financière en Octobre, le 22, à 11:30, peut-être que je n’étais pas assez pessimiste. Il est possible qu’elle soit avancée à Juin…

 

1 juin 2018 à 12:41

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Sur ce mur, nous avons décrit à de nombreuses reprises les mécanismes que @[100017184276740:2048:Steve Ohana Économie] reprends en une synthèse brillante et pertinente.

Nous avons ici même annoncé la crise de la Deutsche Bank dés février, parlé du refus de l’Allemagne de réduire son excédent vis à vis des Etats-Unis en relancant ses commandes d’armement américain, annoncé l’échec des politiques dites « de compétitivité »…

C’est fatiguant d’être un Cassandre.

C’est réconfortant cependant ne pas être seul à l’être.

 

1 juin 2018 à 12:35

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1 juin 2018 à 11:55

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1 juin 2018 à 11:53

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http://m.rfi.fr/moyen-orient/20180518-prix-baril-petrole-enflamme-aune-crises-iraniennes-venezueliennes

 

24 mai 2018 à 20:01

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https://makroskop.eu/2018/05/o-bella-ciao-bella-ciao-bella-ciao-ciao-ciao/

 

24 mai 2018 à 19:44

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https://t.co/lxcqhrELNa

 

24 mai 2018 à 04:53

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La presse tombe donc sur le cv trafiqué du premier ministre italien de la coalition populiste-nationaliste. “Il a menti, il a enjolivé, demission !”

Cet argument,,cette méthode, n’a jamais fonctionné. Trump a une série de casseroles infinies qui, pour tout autre candidat américain, aurait signifié la fin de parcours politique avant même les primaires. La dirigeante de l’AfD Weidel cumule aussi : nationaliste xénophobe sur une ligne dure, elle ne vit pas en Allemagne mais en Suisse, y ayant suivie sa compagne où elles sont mariées. Elle dénonce la complaisance aux réfugiés en ayant employée elle même sans la déclarer une femme de ménage, réfugiée en situation irrégulière. Son parcours est plein de trous et de d’accidents qui aurait fait chuter n’importe qui d’autre, dans le pays où un ministre de La Défense démissionna pour avoir plagié éhontément sa thèse de doctorat.

Parallèlement, des scandales inouïs ne sont pas révélés alors même qu’ils touchent au pouvoir. Avez vous entendu la presse révélée en 2007 le caractère illégitime de l’élection de Sarkozy du fait de l’illégalité du financement de sa campagne électorale? Avez vous entendu cette même presse poussé au bout l’analyse du financement de celle de Macron dix ans plus tard?

Il y a impunité pour celui au plus haut, intransigeance pour le gauchiste critique de l’ordre social et le menu fretin, et une sorte de veste blindée à ce genre d’incantations morales des élus populistes.

Le dirigeant de Podemos sera donc écartelé en place publique pour s’endetter sur 30 ans aux conditions du marché en achetant avec sa compagne une maison que certains jugent “luxueuse” lorsqu’elle est bien plus petite que bien des résidences illégalement construites enCorse pour la notabilité bien pensante parisienne.

Mais ces attaques ad hominem, efficaces contre les partis démocratiques, aveugles aux dirigeants de l’ordre, sont impuissantes à arrêter les tribuns de l’ordre nouveau. La révolution en cours supplante un ordre bourgeois libéral par un ordre réactionnaire, mais favorisant d’autres classes sociologiques et d’autres géographies.

Le drame, c’est l’impréparation totale des traditions politiques de critique des ordres sociaux, libéraux ou réactionnaires. Le mouvement social a toujours vu deux adversaires : Guizot et Thiers, Cavaignac et Louis Napoléon, la monarchie et Boulanger, la droite réactionnaire et la droite libre échangiste. Mais aujourd’hui, en Europe, le mouvement social est soit désarmé, comme en Italie, soit en recomposition incertaine, comme en France, soit en crise interne, comme en Espagne, soit résigné comme en Allemagne.

C’est cette absence de pédagogie, de lutte idéologique, d’élan, et de crédibilité – qui donnent aux populistes les classes salariées et populaires.

Jamais je ne me lasserai ici de souligner le fiasco historique de la social-démocratie européenne entre 2010 et 2018, incapable d’analyser la crise de 2007-2010 et d’en tirer une nouvelle doctrine dans un contexte transformé, enfermée dans une grande coalition de la Raison qui était en réalité celle de la paresse et de la complaisance. Elle a tuée l’espoir d’une réforme européenne progressive et sociale, poussant les 50% d’européens qui vivent toujours moins bien en 2018 qu’en 2008 dans les bras de ceux qui veulent renverser l’ordre européen.

 

24 mai 2018 à 04:45

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https://t.co/tFVRVgcz4w

 

24 mai 2018 à 04:21

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http://www.liberation.fr/debats/2018/05/20/les-morts-vivants-de-la-dette-et-le-mega-krach-a-venir_1651464?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1526841804

 

23 mai 2018 à 23:11

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/05/23/31001-20180523ARTFIG00127-italie-quelle-strategie-pour-les-antisystemes-au-pouvoir.php

 

23 mai 2018 à 23:08

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Bon, la guerre des prix entre saoudiens et americains avait quasiment tué le fracking aux Etats-Unis entre 2014 et 2017. Les USA de Trump ont fait passer les messages qui vont bien: depuis la crise iranienne, et l’étranglement du Venezuela, le prix du pétrole remonte, au profit des saoudiens et … du fracking américain. Comme l’Europe, depuis 2011, et surtout pendant la petite croissance nourrie au pétrole pas cher entre 2015 et 2017, n’a rien fait pour son indépendance énergétique, notamment en investissant dans les durables et renouvelables, et bien on va se taper sans doute un gros ralentissement de derrière les fagots, suivi, dés que la crise italienne aura pris de l’ampleur et aura fait contagion à une certaine banque allemande, une nouvelle récession. Ponctuellement pour les Européennes, voilà qui va sans doute favoriser le camp fédéraliste libéral…

C’était ma minute Cassandre de la semaine. Merci de votre attention.

 

22 mai 2018 à 15:43

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Une élection avec 46% de participation n’est jamais le signe d’une démocratie en bonne santé, et plutôt le symptôme d’une crise de crédibilité des institutions du pays concerné. Quel que soit le contexte. Maintenant, l’alternative au Venezuela c’est comme de plus en plus dans ce monde radicalisé, Charybde ou Scylla.

 

22 mai 2018 à 15:37

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http://www.lemonde.fr/politique/article/2018/05/19/la-cour-des-comptes-presse-le-gouvernement-de-baisser-la-depense-publique_5301413_823448.html

 

20 mai 2018 à 11:11

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19 mai 2018 à 21:00

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https://www.alternatives-economiques.fr/michel-feher-lutte-sociale-se-joue-desormais-marches-financier/00084597

 

15 mai 2018 à 21:30

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Karl Marx expliquait autrefois que le moteur du capitalisme, c’était le partage inégal de la plus value créé par le travail, le capital étant une entité neutre ne créant rien par lui même, au profit de celui qui apporte le capital. Il ajoutait également que le rendement décroissant conduisait forcément à un partage de plus en plus inégal au profit du capital, jusqu’à ce que les travailleurs n’aient plus comme salaire que le minimum pour survivre. C’est extrêmement simplifié, mais on saisit l’idée générale. Marx pensait que ce mode de production et de distribution portait en lui les germes de graves déséquilibrés devant conduire forcément à des crises de plus en plus violentes, et que pour maintenir son taux de rendement, le capitalisme était forcé d’étendre au maximum son emprise en cherchant de nouvelles sources de travail moins chères.

Aucune de ces propositions n’est fondamentalement remises en causes par l’analyse du capitalisme néolibéral dominant dans cette deuxième décennie du 21eme siècle. Si certains voient des parallèles entre les débats et les conflits des années 2008-2018 et celles des années 1818-1848, c’est que dans un certain sens, après la parenthèse du 20eme siècle, le capitalisme a repris sa course tel qu’analysé par le philosophe allemand.

Oxfam a publié hier un rapport sur l’extrême Transfer de la plus value vers les détenteurs de capital en France. Les deux tiers des bénéfices des entreprises cotées sont consacrées à la rémunération du capital, seulement 5% au travail, une évolution qui s’est accélérée en 25 ans et n’est dans aucun autre grand pays industriel aussi extrême. Dans le même temps, la France perds chaque année des milliers d’emplois et d’entreprises industrielles. Cette sur-rémunération du capital ne permets pas aux capitalistes eux-mêmes de garantir la pérennité de leurs activités, les poussant aux deux seules sources de revenu possibles : la spéculation financière et le pillage de l‘Etat.

On se souvient que la politique économique du quinquennat précédent avait pour objectif de „rétablir les marges“ des entreprises, c’est à dire d’augmenter artificiellement le taux de rendement. Pour cela, tout un discours de „réduction du coût du travail“ au nom de „la compétitivité“ s’était mis en place. C’est l’appareil idéologie de la reduction des salaires pour garantir un rendement du capital constant en marge structurellement se réduisant.

Ce n’est donc pas une surprise si dans tous les grands pays industriels les vingt dernières années voient une explosion du salariat pauvre.

Marx prévoyait que ce système créerait à la fois des guerres, la compétitivité étant un autre mot pour la concurrence entre nations, et des invasions, le capitalisme cherchant à s’étendre dans tous les domaines de l’expérience humaine. Son analyse concluait non à un grand soir, mais à l’implosion inéluctable du système, une fois tous les travailleurs esclaves, tous les peuples et les continents asservis, toutes les ressources naturelles épuisées. Son rêve de révolution, c’était pour organiser le pendant et l’après explosion, et sa vision était celle utopiste d’une société démocratique, fraternelle, sans classes.

On le sait, les révolutions portent également en elles les ferments de la tyrannie, quelles qu’elles soient.

Cependant, la perspective de la crise ultime du capitalisme n’a rarement semblé aussi proche. L’épuisement des ressources naturelles est évident, alors que les logiques impérialistes sont freinées par la promesse d’une apocalypse nucléaire, et en même temps, le taux de rendement se réduisant, les rendements sont cherchés dans un monde artificiel, celui de la spéculation financière, créant par l’abondance monétaire les conditions mêmes de la disparition du capital. Le taux de paupérisation des travailleurs progresse ainsi que le taux de rémunération des actionnaires, supprimant la classe stabilisatrice du capitalisme de l’après seconde guerre mondiale, celui des classes moyennes.

Le drame, c’est qu’en cas de crise ultime du capitalisme, la classe que Marx investissait de la mission historique de reconstruire une société meilleure, et pour laquelle il avait conçu tant d’outils de mobilisation et de préparation, idéologiques, organisationnels, moraux, est dans le pire état d’impréparation et de confusion idéologique, organisationnelle et historique possible. Il n’y a plus de proletariat conscient de lui-même.

La crise financière de 2008 pourrait n’avoir été qu’un orage de printemps comparé au typhon de 2018. Mais rien n’indique qu’une crise aujourd’hui conduirai par l’effondrement du capitalisme à la réalisation d’une utopie. Au contraire, c’est bien au retour de structures féodales et absolutistes, à la pire des dictatures prenant un visage libéral pour ses plus riches et intraitable à la majorité, que l’on pourrait assister, avec, pour éviter la révélation de la lutte des classes, des guerres de religion pour animer l’âme de ceux qu’il s’agit de rendre esclaves.

 

15 mai 2018 à 20:06

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Un adversaire idéologique sectaire et cassant, champion de l’ordoliberalisme confondu – à tort – avec la social-démocratie, grand ordonnateur des rapports de force au sein du PS et du groupe parlementaire, est condamné à deux ans de prison ferme et deux ans avec sursis pour fraude fiscale. Notons que son camp idéologique, les listes de signataires des motions qu’il signa, regorgent d’élus depuis condamnés, et de transfuges serviles du pouvoir actuel. Ce n’est pas un manquement individuel, mais bien l’ensemble de la bande qui ne valait rien.

Il n’ira cependant pas en prison. Car voyez vous, même une ordure, menteur, voleur, trafiquant d’influence, si elle fut ministre, et si elle aida les riches et les puissants, ne dois pas vivre le destin commun. A son déshonneur public pourtant devait s’ajouter bien sûr la privation de libertés. Mais non.

Société de privilèges insupportables.

 

15 mai 2018 à 18:16

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https://www.alternatives-economiques.fr/benefices-actionnaires-se-taillent-part-lion/00084588

 

15 mai 2018 à 08:03

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15 mai 2018 à 08:03

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http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/05/14/les-dividendes-distribues-dans-le-monde-ont-augmente-de-30-en-sept-ans_5298891_4355770.html#vgcjMMBXJTmcbIv7.99

 

15 mai 2018 à 08:03

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http://www.slate.fr/story/161317/elections-europeennes-derniere-chance-historique-ps

 

7 mai 2018 à 09:23

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http://www.spiegel.de/politik/deutschland/schleswig-holstein-kommunalwahlen-cdu-staerkste-kraft-spd-verliert-stark-a-1206489.html

A l’intention de tous les socioliberaux: Une défaite aux élections municipales du parti social-démocrate, ça ressemble à la débâcle du SPD en Schleswig-Holstein. Une victoire, c’est dans le contexte de guerre idéologique terrible faite aux gauches radicales, c’est celle du Labour il,y a cinq jours.

Si vous pouvez pas faire la différence: dans un cas, la,droite gagne des sièges, dans le second elle en perds. Dans un cas, le spd est tout aussi marginal quant aux perspectives de pouvoir que disons les Linke, et dans l’autre, en projection nationale, il emporterai Downing street.

Le spd est tellement dans l’opposition constructive qu’il ne peut plus penser autre chose que s’allier à la droite. Le labour lui s’attaque aux sujets socio-économiques, malgré toutes les boules puantes pour l’obliger à s’occuper de sujets de diversion favorables à ses adversaires idéologiques (genre, Corbyn fut un agent communiste, ou la gauche radicale, parce que contre le,système d’enrichissement des riches au détriment des pauvres, est forcément complice de groupes marginaux obscurs et sans aucune importance antisemites. Alors que TOUS les partis dans tous les pays occidentaux ont leur lot d‘antisemites, de neonazis.)

 

7 mai 2018 à 00:15

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https://www.mediapart.fr/journal/france/300418/mediapart-interviewe-karl-marx?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

 

5 mai 2018 à 08:00

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https://www.irishtimes.com/culture/karl-marx-at-200-what-did-he-get-right-1.3471229

A l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la redécouverte de Karl Marx permet de replacer sa pensée enfin dans son contexte, et le libérer d’un vingtième siècle qui s’en réclama tout en le trahissant.

 

5 mai 2018 à 07:59

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Et si, finalement, tous les problèmes des interprétations si fausses de Marx et les dévoiements terribles – notamment des russes, Lénino-trotskystes ou staliniens – trouvaient leur source dans une date de naissance ratée?

Plutôt que naître le 5 mai, tout aurait été différent, sans doute, un jour plus tôt.

United, May the Fourth be with you, workers of the World!

 

4 mai 2018 à 18:15

 

 

Munich Jerome Chakaryan Bachelier 🙂

 

1 mai 2018 à 11:52

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Bon, l’UPR partage certains de mes liens. Je les bloque?

 

30 avr. 2018 à 22:02

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http://www.liberation.fr/planete/2018/04/29/l-etrange-passivite-des-eurosocialistes_1646641

Le PSE est depuis longtemps atteint de raison stupide, même Quatremer la remarqué.

 

30 avr. 2018 à 21:45

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30 avr. 2018 à 21:42

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“La pauvreté n’est pas un hasard, mais voulue politiquement”.

 

30 avr. 2018 à 21:37

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https://www.franceinter.fr/economie/l-offre-d-emploi-raisonnable-retoque-par-le-conseil-d-etat

On est encore un peu dans un état de droit, et les ministres ne peuvent pas faire complètement n’importe quoi…

 

30 avr. 2018 à 20:57

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Le mois d’avril 2018 était en moyenne de 4 degrés plus chaud à Berlin que la moyenne de long terme.

Profitez en : la fonte accélérée des glaces contrariant le jet stream, on va se prendre, à cause du réchauffement climatique, une petite ère glacière dans les 30 ans.

 

30 avr. 2018 à 20:54

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/300418/campagne-macron-les-preuves-du-mensonge?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

Des marchistes pensent qu’avoir obtenu des “ristournes “ est le signe d’ “équipes plus efficaces que les autres, capables de négociations agressives”.

Ils n’ont donc jamais lu le code électoral ni de sont s’interrogé sur la notion de corruption passive, de trafic d’intérêt, et autres joyeusetés que justement le code électoral cherche à éviter.

Hamon et Fillon ayant payé plus cher pour les mêmes prestations, il reste au Conseil Constitutionnel en réalité trois options: 1. Appliquer la loi, réévaluer les comptes de campagne de Macron sur la base des tarifs pratiqués à Hamon et Fillon, constater le dépassement de plafond, voire l’infraction, rejeter les comptes et invalider le président. 2. interpréter la loi, réévaluer les comptes de campagne, ne pas constater d’infractions, repousser une partie des comptes tout en validant l’essentiel et le candidat. 3. Faire comme d’habitude, aréopages de vieux crocodiles de la politique sans réelle compétence juridique, bien mal placés pour juger des pairs, et donc leur propre comportement, faire diversion sur un ou deux candidats, et enterrer tout cela gentiment sous la moquette, comme en 1995, ou en 2007. Et même en 2012, il fallut une telle conjonction d’irrégularités impossibles à dissimuler!

Bref.

Dans la république hongroise version voie de Seine, il ne peut rien arriver à Victor Macron.

 

30 avr. 2018 à 20:43

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le cardinal Marx (ça ne s’invente pas) critique fortement le président conservateur de la région de Bavière, qui veut mettre des crucifix dans tous les bâtiments publics de la région : c’est diviser en instrumentalisation la religion, faire de la campagne électorale sur le dos des églises. Il condamne.

 

30 avr. 2018 à 09:24

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30 avr. 2018 à 07:23

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo.
Ce scandale la, le scandale Alstom, celui du financement illégal de la campagne Macron, le scandale idéologique de la flexibilité, tout cela ne trouve pas son chemin dans les actualités et les consciences en France. La République est morte, car sa presse est morte. Le Marchisme est le contraire d’une société démocratique et pluraliste, c’est l’autoritarisme et l’oligarchie.

Il n’y a aucune différence entre la France de LREM et la Hongrie du Fidesz. Collomb et Orban font les mêmes politiques migratoires, la réforme institutionnelle de Macron a les mêmes buts que celle de Orban il y a quelques années, les médias sont aux mains d’oligarques favorables au pouvoir.

Le jour où, au lieu de se gausser d’une affaire Tolbiac aussi pertinente que le pet d’un rossignol dans un arbuste au moment où le bruit des chars assourdissent les sons de la rue, les bonnes âmes pétitionnaires dites républicaines, démocrates, européennes, dont d’anciens dirigeants de radios, s’occuperont de la bananisation de la République française, peut-être leurs tribunes approximatives rendant mauvais service à des luttes nécessaires cesseront aussi d’être des diversions politiciennes, mais c’est peu probable, car leurs tribunes sont, dans le clientélisme français, des appels de service au corrupteur.

 

29 avr. 2018 à 10:35

 

La rapidité avec laquelle l’empereur Palpatine aura attiré du côté obscur de la force un Jedi que le conseil – debile et manipulé- des Jedi désignait comme le messie du bien, Jedi qui aura massacré l’école des Padawans de la planète Solférino, avant de se révéler à son tour Sith, au service de ses maîtres cachés, dépasse dans la vraie vie ce que Georges Lucas imaginait.
😀 Au moins on connait le film que t’as regardé dans l’ICE entre Munich et Berlin !

 

Gabriel Al

27 avr. 2018 à 23:27
Brigitte c’est yoda?

 

David Michel-Pajus

28 avr. 2018 à 00:00
Ben en jaune c’est plutôt c6po, robot protocolaire.

 

Mathias Weidenberg

28 avr. 2018 à 00:41
Par contre à gauche, cela ressemble un peu à la forme du costume de Dark Vador .

 

Cyril Guenneteau

28 avr. 2018 à 00:45
Rocard eut été pas mal en yoda mais hélas…😉

 

Pierre Dedet

28 avr. 2018 à 02:06
La rapidité avec laquelle l’empereur Palpatine aura attiré du côté obscur de la force un Jedi que le conseil – debile et manipulé- des Jedi désignait comme le messie du bien, Jedi qui aura massacré l’école des Padawans de la planète Solférino, avant de se révéler à son tour Sith, au service de ses maîtres cachés, dépasse dans la vraie vie ce que Georges Lucas imaginait.

 

27 avr. 2018 à 23:19

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27 avr. 2018 à 22:58

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https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/26/2787372-aeroport-toulouse-blagnac-chinois-veulent-encore-maximiser-profits-dividendes.html

Ce qui attends ADP.

 

27 avr. 2018 à 22:41

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27 avr. 2018 à 08:33

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26 avr. 2018 à 07:14

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25 avr. 2018 à 21:40

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La région d’Europe avec le plus faible taux de chômage et le plus fort taux d’exportations est aussi la région d’Europe avec le plus de jours fériés (14 par an) et les fonctionnaires les mieux payés d’Allemagne (un enseignant bavarois gagne presque le double d’un français).

 

25 avr. 2018 à 08:15

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http://www.spiegel.de/politik/deutschland/bayern-in-jeder-behoerde-muss-kuenftig-ein-kreuz-haengen-a-1204523.html

Pendant ce temps, le parti catholique de Bavière, en campagne électorale, annonce vouloir rétablir les crucifix dans les collèges et lycées, et finalement, dans toutes les administrations et services publics. La CSU dirige la Bavière depuis plus de 50 ans, et le ministre de l’intérieur allemand est issu de ce parti.

Le SPD se tait. La nouvelle présidente du SPD, catholique pratiquante, avait interdit la constitution d’un groupe de travail “laïcité” alors qu’elle était secrétaire générale.

 

24 avr. 2018 à 22:14

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/04/24/ports-africains-vincent-bollore-en-garde-a-vue_5289749_3224.html

 

24 avr. 2018 à 19:59

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http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/La-BCE-voit-s-essouffler-la-conjoncture-en-zone-euro–26412338/

Les chiffres de la production industrielle avaient commencé à flancher dès février. La Banque Centrale Européenne voit en avril des signes d’un ralentissement de la conjoncture européenne, l’inflation reste faible. La politique de taux bas devrait donc se poursuivre.

 

24 avr. 2018 à 08:27

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https://www.lejdd.fr/international/des-demandeurs-dasile-soudanais-tortures-dans-leur-pays-apres-avoir-ete-expulses-par-la-france-3633914.amp?__twitter_impression=true

 

24 avr. 2018 à 04:16

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http://www.spiegel.de/politik/ausland/emmanuel-macron-riskanter-flirt-mit-donald-trump-a-1204391.html

Le flirt risque de Macron

C’est le titre du Spiegel qui s’interroge : “sont-ils copains? Qui manipule qui?”

Les deux partagent pourtant tant de points communs idéologiques, pourquoi s’interroger ?

 

23 avr. 2018 à 21:54

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je suis pas laïc, je suis anticlérical.

C’est à dire que je condamne les prétentions à avoir une influence ici bas hors de la sphère intime de celui qui croit à toute religion, à tout clerc, et rejette dans la même détestation de leur hypocrisie les hiérarchies religieuses d’où qu’elles viennent.

Un texte célébrant une religion pour en condamner une autre pour protéger un racisme inspiré par une identité confessionnelle est donc absolument inacceptable.

La bataille n’est pas de demander à une religion de mettre de l’eau dans son thé, mais de combattre toutes les superstitions. Car toutes, si on leur montre pas leur place, massacrent, tuent, torturent. C’est leur nature même.

La réponse est universaliste, et non dans la dénonciation de communautés religieuses pour en défendre d‘autres. Elle est aussi rationnelle, et non dans cette émotion d‘amalgame. Elle est scientifique.

Dans la loi de 1905, je suis du côté du père Combes. On expulsera donc les rabbins, les curés, les pasteurs, les Imams, les prêtres bouddhistes et les Hare Krishna dans la même détestation.

La réponse, c’est arracher les consciences à ces superstitions, pas faire la leçon théologique pour obtenir … le changement de canon d’une religion, elle-même très diverse.

Ce week-end, la cour européenne de justice a jugé illégal la pratique des entreprises dépendant des églises allemandes de licencier un employé après un divorce et un remariage, donc une excommunication, ou de refuser un emploi à une personne sans confession pour des métiers sans mission évangélisatrice (cuisinier de cantine, par exemple).

Moi, je ne sais pas ce que c’est un français juif, un français musulman. Je connais des citoyens français, et chacun détermine son identité, et n’a pas à être enfermé dans une définition confessionnelle héritée des parents. C’est à leur conscience qu’il faut s’adresser, et non à quelques marabouts en charge de vieux textes, catholiques ou islamiques.

 

23 avr. 2018 à 10:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le Spiegel révèle ce matin une affaire de corruption de parlementaires au Conseil de l‘Europe au profit de l‘Azerbaidjan, avec notamment une députée CDU (droite) mise en cause.

Le Monde publie aujourd’hui une enquête sur la corruption et les évasions fiscales à Malte qui a coûté la vie à une journaliste cet hiver.

Le danger pour l‘Europe, c’est pas quelques pauvres fuyant la guerre. C’est le système d‘argent protégeant les plus riches voulant se soustraire à la loi commune.

Un vrai républicain devrait tout faire pour empêcher les passe-droits des puissants, au nom de l’égalité devant la loi, plutôt que de faire des lois spéciales contre ceux qui n’ont rien.

 

23 avr. 2018 à 09:48

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je publie ici le texte de mon alter ego avec quelques précisions.

Nahles fait que 66% au conseil national extraordinaire du SPD chargé d’une mission, l’élire présidente du parti. Sa concurrente, l’inconnue maire de Flensburg (à la frontière avec le Danemark, ville surtout connue en Allemagne pour abriter le service administratif gérant les points des permis de conduire), Simone Lange, avec 27%, révèle le faible niveau de crédibilité de la femme d’appareil Nahles pour renouveler ce parti. 7% des délégués ont voté ni pour l’une ni pour l’autre. Sarah Wagenknecht, dirigeante des Linke, a constaté le manque de popularité de Nahles au sein de son propre parti – traditionnellement, au SPD, le président du parti est élu avec plus de 90% des voix, Martin Schulz avait fait 100% en mars 2017 – et s’est réjoui que plus d’un tiers des cadres du parti refusent une présidente symbolisant la continuité avec l’agenda 2010 de Schröder. Toute la presse s’étonne d’ailleurs d’un résultat « bien plus médiocre que ce qui était prévu ». Ce matin, des observateurs, citant des proches de Nahles, parlaient d’un score en dessous de 70% comme « déshonorant ». D’ailleurs, les sondages restent désespérément mauvais – le SPD se traine selon les instituts entre 17 et 19%, loin des 42% de 1998, ou même des 20,5% de septembre 2017, pire score électoral du SPD depuis Bismarck! L’AfD, entre 12 et 15%, reste premier parti d’opposition, rôle qui en Allemagne donne des droits et des privilèges auxquels les partis d’opposition français n’osent même pas rêver dans cette république bananière digne d’Orban ou de Poutine qu’on appelle la cinquième, mais je m’égare.

Deux mois après le début de la GroKo, on le voit, la méfiance d’un tiers des cadres et des militants reste intacte. Il ne suffit pas de prendre des ministères, encore faut-il aussi avoir quelque chose à faire. Or, le grand projet de relance européen, que le SPD vendait comme raison majeure de voter pour la GroKo, a déjà été enterré. C’est tellement pitoyable que le SPD en a été réduit à publier des encarts publicitaires vantant le caractère de „social-démocratie“ pure du discours de Macron. Ben voyons. Le SPD gouverne mais a besoin de „co-construire l’Europe“ par procuration, en s‘adressant à un dirigeant neoliberal décidé à casser définitivement le syndicalisme français. Sur les migrants, sujet qui avait remporté l’adhésion sincère au projet de GroKo de membres de l’aile gauche au nom du contrôle des appétits réactionnaires de la droite bavaroise, la capitulation est également déjà intervenue. Après tout, la CSU veut faire en Allemagne ce que Collomb fait en France, c’est donc sans doute aussi de la „social-démocratie pure.“ A l’international, pas un mot. Heiko Maas, pourtant bon ministre de la justice, a disparu dès que chargé de la diplomatie. Le ministère du travail, on le sait, a été confié à un des apparatchiks les plus droitiers, et les plus désastreux électoralement, du SPD, Heil. On a entendu sur le sujet que le très réactionnaire ministre de la santé, le CDU Spahn, et le maire de Berlin.

Quant aux finances, Scholz a remplacé les faucons de la Banque centrale allemande de Schäuble par des faucons de Goldmann Sachs. Sur le discours et les actes, on a juste remplacé l’accent chuintant par l’accent rugueux de Hambourg. Sinon, pas de changement.

Alors à quoi sert donc l’élection de Nahles présidente lorsque finalement, une fusion avec le FDP semble la prochaine étape logique? Juste à faire un effet d’affichage : „ la première femme présidente du spd depuis 154 ans“.

Cet effet d’affichage même laisse un arrière goût sexiste, comme si le genre de Nahles était une caractéristique en soi qualifiante.

La GroKo ne passera pas les élections d’octobre en Bavière.

 

22 avr. 2018 à 19:14

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http://www.liberation.fr/debats/2018/04/03/il-n-y-a-plus-rien-a-attendre-du-conseil-constitutionnel_1640824

 

21 avr. 2018 à 14:51

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Dans une démocratie, le scandale Alsthom conduirait à une procédure de destitution du président Macron.

 

20 avr. 2018 à 23:01

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Depuis 2011, en Allemagne, le nombre d’attaques violentes issues de l’extrême droite, que ce soient contre des adversaires politiques, des centres de réfugiés, des bâtiments religieux, des personnes, a été multiplié par cinq. C’est chaque année plus d’une cinquantaine d’agressions potentiellement mortelles qui ont lieue. C’est en nombre d’attaques, dix fois plus que celles issues de l’islamisme. Depuis l’an dernier, le nombre d‘agressions antisémites a été multiplié par deux. A Berlin, un citoyen allemand a porté une kippa pour tester la réalité de l’antisemitisme une journée. Il a été victime au cœur du Berlin bourgeois libéral d’une agression à la ceinture, qu’il a filmé. Le neofascisme allemand a toujours été antisemite, l’islamofascisme l’est également.

 

19 avr. 2018 à 07:58

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https://t.co/i996IaCrba

 

18 avr. 2018 à 20:32

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18 avr. 2018 à 20:07

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Emmanuel Macron a dit à Strasbourg „il faut entendre la colère des peuples“ en pensant très fort „sauf celle du mien.“

 

18 avr. 2018 à 05:45

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Quelle ironie, après 18 ans dans le seul appartement sans balcon de l’immeuble dans le pays des Barbecue de balcons, au moment où je prépare un déménagement dans un appartement avec une terrasse, j’apprends que ce sera une patinoire. En Août.

Sérieusement, il va falloir comprendre que le changement climatique est une externalité inévitable du capitalisme libre échangiste, et que stopper l’un passe par changer l’autre.

 

17 avr. 2018 à 22:40

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Le phosphore Blanc, produit aux États-Unis comme arme offensive, est employée par ses clients saoudiens et israéliens contre des civils au Yémen et en Palestine. C’est notamment ce que rapporte le Washington Post, organe poutinien connu.

Cette utilisation est considérée depuis 1983 par l‘ONU comme une utilisation interdite et condamnée d’une arme chimique. Sans doute un coup des pro Assad.

Mais bien sûr, voilà sans doute un amalgame degueulasse et scandaleux de ma part.

 

17 avr. 2018 à 22:21

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https://www.washingtonpost.com/news/checkpoint/wp/2016/09/19/saudi-arabia-appears-to-be-using-u-s-supplied-white-phosphorus-in-its-war-in-yemen/

 

17 avr. 2018 à 22:16

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https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0301571300873-en-attendant-leurope-demmanuel-macron-2169725.php

 

17 avr. 2018 à 22:15

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http://www.spiegel.de/politik/ausland/angela-merkel-darf-emmanuel-macron-nicht-haengen-lassen-a-1203381.html

„Merkel a détruit la carrière de nombreux hommes puissants déjà, en ne faisant rien et en attendant. Le risque pour Macron, cest de se faire merkellisé.“

Engine sized, plane kaputt.

 

17 avr. 2018 à 22:01

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http://www.spiegel.de/politik/ausland/emmanuel-macron-im-eu-parlament-werben-und-wueten-a-1203285.html

Copiez le texte, mettez le dans un moteur de traduction automatique, et comprenez pourquoi cette UE étant manifestement irréformable – peu importe le contenu désiré de cette réforme, de Macron à Hamon – il est nécessaire que vous lisiez le livre de David Cayla et Coralie Delaume sur la Fin de l‘Union Européenne.

 

17 avr. 2018 à 21:59

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La formule symbolique rhétorique du Marchisme, en même temps, a en réalité une autre fonction : contrairement.

„nous assurerons la sécurité et en même temps, contrairement, nous n’assurerons ni la dignité humaine, ni la compassion, et nous ne respecterons pas le devoir d’asile, même les enfants nous ne les protégerons pas s’ils sont migrants.“ „Nous libèrerons les énergies, et en même temps, contrairement, nous n’assurerons ni équité, ni justice sociale, ni rétribution du travail, ni gain de pouvoir d’achat, nous ne préoccuperons pas d’efficacité des services publics ni des missions régaliennes de l‘Etat.“

„nous voulons une Europe souveraine, c’est à dire dont la caste technocratique peut tout décider en souveraineté sans contrôle démocratique, et en même temps, contrairement, nous démantèlerons les rares prérogatives des parlements nationaux sans rien transférer au parlement européen qui ne doit surtout pas devenir le lieu de formation d’une conscience de soi du peuple européen et jamais, jamais être l’instrument de la souveraineté populaire, car si le peuple est souverain, les plus riches doivent se soumettre, et ce serait un populisme insupportable.“

 

17 avr. 2018 à 21:38

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Macron théorie et pratique:

Aprés avoir plaidé pour la démocratie libérale européenne contre « la tentation autoritaire », Macron a répondu à un député européen d’opposition (Vert, Belgique) qu’il était illégitime pour le critiquer « car vous avez le confort de ce salon » (être élu apparamment engage à ne plus critiquer), et qu’ « il ne peut laisser dire des bêtises ».

Ben, la démocratie libérale, c’est accepter le rôle critique de l’opposition, et justement, la laisser dire.

Empêcher de laisser dire, ou juger illégitime toute critique, c’est l’autoritarisme.

 

17 avr. 2018 à 17:46

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Aujourd’hui, le président français va parler devant le parlement européen. Le Spiegel décrit cependant son initiative européenne, lancée par son discours à La Sorbonne il y a sept mois, comme „mausetot“ – encéphalogramme plat. Au sein de la CDU, Merkel, affaiblie, ne peut s’imposer à une majorité anti-Plan Macron, qui suit plutôt la vision européenne austeritaire de Schäuble. La CSU est de toute façon pour que l‘Union des droites allemandes se rallie aux thèses eurosceptiques des partis les plus conservateurs du PPE. Le SPD se fait discret : les admirateurs de Macron les plus fervents, Sigmar Gabriel en tête, ont perdu la partie. Scholz est financièrement sur la ligne Schäuble.

Et la question la plus sensible, pour les députés de la majorité, SPD ou droite, reste celle de la souveraineté du Parlement, et le refus de Transfer d’aucun pouvoir à une commission jugée illégitime, et faible vis à vis des États.

La „Grande Coalition“ n’est Grande que de tradition. Elle n’a rassemblé que 55% des voix (En 2005, c’était 70%, en 2013 69%) et n’a que 44 députés d’avance au Bundestag. C’est bien moins que le nombre de sceptiques à la CDU, CSU et SPD.

Seuls les Verts s’annoncent favorables à l’avance aux annonces de Macron. AfD et FDP attendent le discours, et surtout les réactions au sein de la majorité, en embuscade, prêts à flinguer, et sedimenter l’électorat perdant du libéralisme sur une question en réalité accessoire, car conséquence et non moteur des évolutions économiques et sociales depuis 2008. L‘anti-européisme est utilisé pour dissimuler les ressorts des inégalités du capitalisme financier, que tant la CDU, la CSU, le FDP et le SPD de Scholz, l‘ami des banquiers, défendent, pendant que les verts, idiots utiles, n’ont toujours pas compris qu’écologie et capitalisme étaient incompatibles, et l‘Union Européenne, un instrument de conservation et de protection de cet ordre établi là.

 

17 avr. 2018 à 08:10

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5701490s/f9

A propos de laïcité, il n’y a pas que Briand.

 

16 avr. 2018 à 23:42

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https://www.berliner-zeitung.de/panorama/fund-aus-der-wikingerzeit-luca-und-sein-silberschatz-von-ruegen-30026314?dmcid=sm_fb_p

 

16 avr. 2018 à 22:17

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je viens de lire ce petit bout de texte depuis mon profil professionnel sur une plate-forme destinée aux actifs.

Ces deux phrases sont tellement fausses dans tous leurs aspects. La conclusion notamment, qui laisse à croire que la liberté serait un donné, sans combat ni lutte, sans devoir l’arracher à la brutalité bien plus grande des puissants, est tout simplement un aveu de capitulation et la promesse de l’abandon de celle-ci si jamais un rapport de force devait être nécessaire pour la défendre.

Ne trichez pas, pas de Google, trouvez l’auteur de ces trois lignes de bêtises. Il est connu. Très.

„Pendant la révolution française, il y a eu le « dégagisme soft » de la Constituante, puis le « dégagisme brutal  » de la Convention. L’ Histoire, parfois, se répète, en bégayant.. La leçon devrait servir: en démocratie, la brutalité ne sert jamais la liberté.“

 

16 avr. 2018 à 22:13

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http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/16/face-aux-compagnies-ferroviaires-europeennes-la-sncf-soutient-la-comparaison_5285912_3234.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

16 avr. 2018 à 21:27

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16 avr. 2018 à 19:49

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http://www.liberation.fr/france/2018/04/15/parcoursup-la-ministre-a-t-elle-menti_1643554?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

16 avr. 2018 à 07:31

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Un rappel du Spiegel : la Turquie est membre de l‘Otan, et en même temps, dépends de la Russie pour réaliser ses ambitions régionales en Syrie.

 

15 avr. 2018 à 13:11

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https://www.grey-britain.net/2016/04/26/hillsborough-lenquete-conclut-a-la-negligence-criminelle/

 

15 avr. 2018 à 12:56

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100 000 manifestants en Hongrie : il semble que la fraude a été massive, pour permettre à Orban d’atteindre les deux tiers des sièges au parlement et réduire les scores des partis les plus centre gauche. Les manifestants réclament un recomptage, voire de nouvelles élections,,et condamnent la corruption et l’absence de pluralisme, toute la presse étant aux mains de riches industriels proches du pouvoir.

 

15 avr. 2018 à 11:21

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Ca ressemble à un mauvais scénario de mafia immobilière.

 

15 avr. 2018 à 10:53

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Le President de la République allemande mets en garde contre „une rupture“ avec la Russie, contre „en faire un ennemi“, ce qui est interdit „par notre histoire“.

 

15 avr. 2018 à 10:35

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L’attaque américaine en Syrie est pour le magazine de référence plutôt centre gauche Spiegel une manœuvre de diversion.

 

15 avr. 2018 à 09:45

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Au Yémen, au Bahreïn, dans le nord de la Syrie libérée de Daesh par les Kurdes et depuis agressée par les turcs alliés aux survivants de Daesh, des actes terribles, criminels contre l’humanité et la morale, ont lieu. Macron a tweeté qu’il souhaitait le tueur du Yémen dans une conférence humanitaire sur le Yémen alors que ce régime, saoudien, mène un blocus alimentaire et humanitaire pour faire mourrir de faim les populations civiles. Trump a tweeté que le gouvernement du Bahrein n‘avait rien à craindre de son administration, invitation à multiplier tortures et assassinats. Ni l’un, ni l’autre n’a tweeté à la chute d’une ville tenue par les meilleurs alliés militaires que nous ayons trouvé dans la région pour battre les commanditaires du Bataclan. Les deux sont silencieux sur les massacres terribles, genocidaires, en Birmanie. Ils n’ont rien à redire à ce qu’un pays ordonne à ses militaires de tuer des manifestants désarmés, sans raison, au hasard de la visée. Ils ne condamnent pas et ne luttent pas contre les maffias des passeurs, qui poussent chaque année des milliers de pauvres gens désespérés a la noyade aux portes de l‘Europe. Pire, ils souhaiteraient repousser les bateaux lorsqu’ils n’ont pas encore coulés en haute mer, loin des yeux.

L’argument moral ne vaut que s’il est constant. Sinon, ce n’est qu’un prétexte.

L’attaque chimique du peuple syrien est probablement l’œuvre du criminel contre l’humanité Bachar al Assad et ses troupes. Le régime Syrien, comme le saoudien, comme tant d’autres sur cette planète, est criminel. Cela n’a pas empêché un président de la République française d’inviter Bachar al Assad comme invité d’honneur d’un défilé du 14 Juillet. Bernard Kouchner était alors le ministre des affaires étrangères.

L’argument moral est un argument hypocrite, et opportuniste. On n’a pas envoyé une centaine de missiles de croisière, avec la désescalade russe qui a débranché ses systèmes anti missile et semble avoir été informé, peut être consulté?, sur la liste des cibles en avance, par moralité.

Dès mars 2011 et la terrible répression contre des manifestants pacifiques, Bachar a choisi la violence. Le premier acte de ce chapitre, c’est lorsque des snipers du régime ont abattus au hasard des manifestants sans armes dès la première semaine de manifestations. Il y eut à l’époque des communiqués condamnant ces violences et appelant à des réformes, sans plus. Il faut dire que le gouvernement français choisit, dans ce printemps arabe trahi par les démocrates occidentaux, de concentrer l’attention de la communauté internationale sur la Lybie, pour des motifs que la Justice française est en train de révéler qui n’avaient rien de moraux. La solution, des 2011, passait dans tous ces pays par des transitions politiques, qui, dues à la nature absolutiste des pouvoirs en place, ne pouvaient se faire sans qu’une partie des régimes soient associés à la nouvelle forme de pouvoir, et donc, soient acteurs de la chute et l’exil des Potentats. Ce qui était possible en Égypte, avant la dictature de Sissi, était possible ailleurs. Cela aurait cependant nécessité une politique assez différente.

La politique internationale est faite d’alliances. La France a pendant une grosse décennie privilégiée le Qatar. C’est ce qui explique la présence conjointe de l’émir du Qatar et du tyran syrien le 14 Juillet 2008, Il y a donc dix ans, sur les Champs Elysées. Le Qatar a un autre allié, l‘Iran. C’est lié à des affaires, on est disqualifié comme comploteur dès qu’on parle Gazoduc, mais l’alliance entre le Qatar et l‘Iran n‘a rien d’idéologique. Le problème, c’est que l‘Arabie Saoudite et l‘Iran sont les capitales idéologiques de deux islamismes incompatibles. Le Wahabisme des sunnites, que l’on retrouve dans Al Qaida et Daesh, n’a pas de pire ennemi que les hérétiques chiites. L’islamisme iranien, qui promeut une révolution, et a déposé un roi pour une République islamiste, est incompatible théologiquement et politiquement avec l’islamofascisme saoudien. A la lutte économique de deux états producteurs de pétrole concurrents s’ajoute une lutte religieuse, théologique et politique, structurant lislam depuis ses origines.

La France a changé avec Macron le poids de ses alliances. Les affichages récents avec le nouvel émir saoudien contrastent avec les affichages précédents de Sarkozy ou Hollande – rappelons que Le Guen était l’homme des qataris au PS – avec le Qatar. Si la France a toujours cherché une position „au dessus de la mêlée“, menageant dans la region chevre et choux au risque de parfois paraître incohérente, et surtout affairiste – Le Qatar qui confirme 12 Rafale n’est pas oublié, mais l‘Arabie Saoudite qui annonce en acheter 24 devient l’interlocuteur privilégié – sa politique n’a jamais été conduite au nom de la morale.

Celle-ci ne sert que pour justifier des interventions militaires devant l’opinion publique sans jamais vouloir débattre des tenants et des aboutissants, ni expliquer au peuple français les raisons politiques, géostratégiques, sans expliquer la ligne française vis à vis du rôle de l‘ONU et des organisations multilatérales ou de privilégier les accords et alliances bilatérales.

Quels sont les intérêts stratégiques français selon ce pouvoir?

L’intervention militaire extrêmement limitée a donné bonne conscience. Elle sert d‘absolution morale. Elle étanche une indignation, ciblée sur un crime, lorsque le monde regorge de crimes contre la dignité humaine.

Le mauvais procès fait aux adversaires de ces frappes, traités de poutinophiles quasi fascistes, ou du moins vichystes en herbe, n’aide en rien à illustrer le caractère moral et nécessaire de celles ci. Elles révèlent en réalité le sens même de celles-ci : le message, sur fond d’affaire Skripal, encore une affaire scandaleuse, criminelle, confuse, ou d’enquêtes du FBI sur la corruption russe de la démocratie américaine jusque dans la campagne du président actuel, ou de crise ukrainienne – dont la gestion fut des deux côtés d’une stupidité telle qu’elle ne pouvait mener qu’à la guerre, cette conséquence ultime d’après Toynbee de la stupidité humaine – s’adressait à la Russie. Il ne s’agissait pas de stopper le massacre des syriens, mais de demander à la Russie de s’assurer que son allié massacre par des moyens que la communauté internationale ne condamne pas.

L’égorgement est privilégié sur l’empoisonnement.

 

15 avr. 2018 à 08:48

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14 avr. 2018 à 20:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le jour où des milliers de berlinois manifestent contre l’explosion des prix des loyers, la présidente du SPD estime que ce parti doit s’occuper … de sécurité intérieure.

 

14 avr. 2018 à 20:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
J’ai fait le pari d’une nouvelle crise financière démarrant le 22 octobre à 11:30.

Bien sûr, le pari tiens, sous condition qu’aucun conflit nucléaire n’éclate entre temps. Dans le cas contraire, je ne me sentirai pas tenu par le pari si, dans les décombres, les rares survivants, n’ayant pas encore réinventé la monnaie, s’épargneraient la dite crise financière.

 

14 avr. 2018 à 11:53

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14 avr. 2018 à 11:40

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
J’annonce depuis plusieurs semaines que Macron, en difficulté intérieure, avait besoin d’une guerre.

Pathétique de voir des gens argumenter sur le bien fondé d’une intervention aussi opportuniste qu’illégale.

 

14 avr. 2018 à 11:16

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https://www.theroot.com/president-signs-executive-order-mandating-poor-people-w-1825184646

 

14 avr. 2018 à 10:46

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Linke et Verts allemands appellent à Merkel pour faire convoquer une réunion du conseil de sécurité de l’ONU.

vingt ans d’offensive contre l‘ONU, et hier soir trois des membres permanents avec droit de veto lancent dans l’illégalité internationale des bombardements pour … punir?

 

14 avr. 2018 à 10:44

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Que la France contribue avec tant d’enthousiasme à vider de sens les instruments de la communauté internationale me fait vraiment pleurer de rage.

 

14 avr. 2018 à 10:36

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https://www.berliner-zeitung.de/politik/meinung/kommentar-zum-mieterprotest-nicht-wohnen-geht-nun-mal-nicht-30015190?dmcid=sm_fb_p

 

14 avr. 2018 à 10:32

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14 avr. 2018 à 10:31

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les allies de la France c’est donc Theresa May, chargée du Brexit, et Donald Trump.

Moi qui croyais que la France en Marche était le rempart contre le populisme et la bigoterie, et le renouveau de l‘Europe…

On se laisse embarquer dans l’arbitrage d’un conflit qui dure depuis 40 ans entre sunnites et chiites pour contrôler le pétrole et le gaz, avec des logiques géopolitiques remontant à … 3000 ans que l’on retrouve ici.

On a rien à y faire militairement.

Assad est un criminel, les opposants islamistes aussi. Ce n’est pas le sujet, cela n’a jamais été le sujet. La crise actuelle n’est pas morale.

L‘Arabie Saoudite a acheté 14 milliards l‘alliance militaire française contre l‘Iran. C’est tout.

 

14 avr. 2018 à 09:17

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http://www.spiegel.de/politik/deutschland/olaf-scholz-schwoert-bundesregierung-auf-sparkurs-ein-a-1202831.html

Alors que les recettes fiscales dépassent les prévisions, que le budget est en équilibre, et la dette passée sous les 60%, l’infinie stupidité idéologique austeritaire domine toujours en Allemagne, et le social-démocrate Scholz, comme je l’avais prévu, s‘annonce aussi imbecile et criminel que Schäuble. Alors que la production industrielle ralentit, alors que la situation des comptes publics le permettrait, alors que le niveau des excédents contraires aux traités européens le requiert, alors que la crise sociale, avec la redistribution des richesses accumulées depuis 2009 qui a enrichi un tiers des allemands les plus riche et appauvri la moitié la plus modeste des allemands, nourris l’extreme droite, le gouvernement allemand refuse de soutenir la demande par des investissements publics et se prépare à une nouvelle série de coupes.

Que cette passion austeritaire vienne du SPD ne devrait plus être une surprise.

 

14 avr. 2018 à 08:28

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La Syrie, nouvelle Serbie….

 

14 avr. 2018 à 08:16

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A propos de la culture en Allemagne : ils rediffusent .. Alf. A l’heure des vidéos de chats stars des réseaux sociaux, est-ce bien raisonnable?

 

13 avr. 2018 à 22:51

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https://www.francetvinfo.fr/economie/medias/tf1/l-image-d-emmanuel-macron-s-est-degradee-apres-son-interview-sur-tf1-selon-un-sondage_2704454.html

 

13 avr. 2018 à 21:38

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https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-04-11/french-economy-loses-pace-as-macron-gambles-for-long-term-gains

Hier, je soulignais la chute de la,production industrielle dans toute l’Europe en février. Mercredi, la Banque de France a réduit son estimation de croissance pour la France au premier trimestre à 0,3%. Bloomberg souligne que les résultats du premier trimestre sont les plus médiocres depuis deux ans. De plus, Bloomberg évalue le coût de l‘intransigeance de Macron à 0,2 points de croissance qui pourraient être perdu également au second trimestre, lui conseillant le chemin du compromis pour mettre fin aux conflits sociaux. Macron a clairement annoncé son refus de tout compromis, remerciant les victimes de son rapport de force dominant d’être écrasées, ultime cynisme. La croissance française, toujours 4 à 5 points a la traine de l‘Européenne, va donc continuer à décrocher. Dans un contexte volatil et incertain, les investisseurs retardent leurs décisions. La politique fiscale de Macron atteint directement le moteur jusque là de la croissance française: la consommation des ménages. Mais le contexte international ne favorise pas l’investissement des entreprises, cadeaux fiscaux ou non. Encore une fois, des décisions idéologiques stupides vont conduire à des résultats prévisibles, car toujours observés en les prenant, revelant de nouveau, ce n’était pas un „moment unique“ ou „une question de mise en pratique“, mais bien la nature même des mesures prises qui allaient contre la réalité.

Mais heureusement, une bonne petite guerre va permettre de faire diversion.

 

13 avr. 2018 à 08:16

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Inlassablement je dénonce la paupérisation des classes populaires et moyennes depuis la crise financière – celle-ci marque en effet un point d‘acceleration de ce phénomène. En Allemagne aussi ce sont des millions d’enfants qui grandissent dans des foyers pauvres, appauvris devrait on dire, et ce, malgré le plein emploi : le contrat de travail ne garantit pas, plus, contre la misère.

Les sources de ce phénomène ne sont pas morales. Elles sont systémiques. Elles nécessitent de détricoter notre système économique où une infime minorité accumule les gains de productivité de tous. Elles nécessitent de repenser le rôle de l‘Etat et de la démocratie, et requiert de la gauche de retrouver une pensée en choix de classes, en lutte des classes. Alors, on est pas dans la vieille industrie où le bourgeois patron et ses ouvriers formaient le couple dialectique. C’est beaucoup plus complexe, et il y a des classes dindons de la farce qui perdent peu à peu, mais qui adhèrent au système en croyant en bénéficier, par exemple en identifiant à tort leur rêve d‘Europe fédérale à la conservation du système en cours. Il y a des bourgeoisies malheureuses dans le processus. Il y a des clientélismes, car les hyper riches ont besoin d’une masse de clients pour faire hégémonie. Et il y a une bourgeoisie heureuse que les hyper riches veulent tenir dans l’ignorance des malheurs réels, pour les maintenir, par des manipulations extraordinaires, comme avec En Marche ou Ciudadenos, en coussins protecteurs entre eux et la majorité de la population.

Mais comment accepter, dans la France réputée prospère de Macron, que le nombre d’enfants dans des foyers pauvres grandisse?

 

13 avr. 2018 à 07:53

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https://www.nouvelobs.com/societe/social/20180412.OBS5061/sncf-les-economistes-atterres-torpillent-le-projet-de-reforme-du-gouvernement.html

 

13 avr. 2018 à 07:36

 

Depuis 2007, la population en Allemagne non allemande est passée de 6 à 10 millions, dont de 4 à 6 millions issus hors de l‘UE et de 2 à 4 millions issus de migrations internes à l‘UE, notamment de l‘Est. Cc @[710703294:2048:David Cayla]
Normal les allemands ne font pas d’enfants ou si peu. 1,5 enfant par femme.

 

Jean-Paul Haultecoeur

13 avr. 2018 à 07:04
Depuis 2007, la population en Allemagne non allemande est passée de 6 à 10 millions, dont de 4 à 6 millions issus hors de l‘UE et de 2 à 4 millions issus de migrations internes à l‘UE, notamment de l‘Est. Cc David Cayla

 

12 avr. 2018 à 22:53

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La production industrielle allemande avait chuté à la surprise générale en février de 0,6% alors que tout le monde attendait une augmentation de 0,1%. Et bien d’après Eurostat cité par Statis, la production industrielle européenne a chuté de 0,8% en février.

La conjoncture 2018 se refroidit déjà.

 

12 avr. 2018 à 22:49

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les salariés de Telekom ont donc obtenu 5,2% d‘augmentation de salaires en deux temps d’ici à 2020 et 14 jours de congé supplémentaires et mettent fin à leur participation à une semaine de grève. Je suis sûr que Macron et sa presse vont faire de gros titre demain sur le modèle allemand et cette victoire revendicative de 65000 salariés.

Verdi continue la grève dans le secteur public, où la revendication d‘augmentation des salaires de 6% se heurte encore à un mur, celui austeritaire des partis de gouvernement.

 

12 avr. 2018 à 22:40

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http://atterres.org/article/sncf-derrière-le-statut-des-enjeux-économiques-sociaux-et-environnementaux

 

12 avr. 2018 à 20:26

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Jai souvent évoqué ici la thèse politique de Losurdo publié en 1996 sur le Bonapartisme et la démocratie.

Le sociologue proche des Linke allemands Horst Kahrs vient de publier un ouvrage, „Les nouveaux Bonapartes. Comprendre, avec Marx, la montée des Trump & Co.“ que je vais me procurer ce week-end.

 

12 avr. 2018 à 20:25

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https://www.mediapart.fr/journal/france/120418/relaxe-generale-au-proces-du-groupe-de-tarnac

 

12 avr. 2018 à 20:12

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12 avr. 2018 à 20:07

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12 avr. 2018 à 20:05

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12 avr. 2018 à 07:28

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https://europeinsoumise.org/fr/component/content/article/30-dossier/politique/95-absence-de-nouveau-gouvernement-apres-les-elections-en-italie-les-raisons-d-un-blocage?Itemid=164

 

12 avr. 2018 à 06:42

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https://www.francebleu.fr/emissions/tous-europeens/tous-europeens-du-jeudi-5-mai-2016

 

12 avr. 2018 à 06:32

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https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/video-loi-asile-jacques-toubon-defenseur-des-droits-s-enerve-contre-les-deputes-lrem_2700634.html#xtor=CS2-765-%5Bfacebook%5D-

Cet échange hallucinant interroge: pourquoi les 8 députés FN ne sont pas apparentés LREM?

 

11 avr. 2018 à 21:57

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Notons que toutes ces jolies personnes acclamant le futur conflit militaire entre Russie et États-Unis n’ont en même temps jamais appelé à boycotter le mondial de foot en Russie, car voyez vous, mieux vaut du foot organisé par des corrompus chez des dictateurs à la moindre cohérence interne sur les valeurs ou la morale.

Moi j’appelle à boycotter le mondial (et les JO) par principe. Quel que soit leur lieu d’organisation (et y compris à Paris), car partout ce sont des organisations corrompues aux structures mafieuses et soupçonnées de favoriser des blanchiments d’argent sale de toute origine qui les organisent.

 

11 avr. 2018 à 21:04

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Verra t-on 2019? „Jamais le risque d’une confrontation militaire directe entre États-Unis et Russie a été aussi proche, même pendant la crise de Cuba“.

 

11 avr. 2018 à 20:55

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Rappelons ici que la France sera réconciliée lorsque le Sacre Cœur aura été abattu.

 

11 avr. 2018 à 20:18

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Il y a quinze ans, Berlin détruisait 100 000 logements en main publique. Aujourd’hui, il manque 300 000 logements abordables, notamment pour des foyers de personnes seules. Les prix des loyers ont doublé depuis 2008.

Le logement et la question immobilière est au cœur de tout. Toute politique oubliant cela se condamne.

 

11 avr. 2018 à 05:41

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En difficulté en politique intérieure, le dirigeant autoritaire envoie ses troupes là où ses opposants se manifestent. Il réduit par des réformes institutionnelles le droit de l’opposition et cherche à limiter à celle-ci l’accès aux médias. Il instrumentalise la religion pour solidifier un socle conservateur, et finalement, ne trouve mieux qu’une guerre extérieure pour créer artificiellement l’unité nationale, le prétexte de cette guerre, forcément morale et juste, ne comptant peu.

 

11 avr. 2018 à 05:25

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
J’apprends qu’un ex député battu dès le premier tour avec 4% des voix, malgré sa prise de position pour voter Macron dès le premier tour de la présidentielle, a été élu au CN du PS, au lieu d’être exclu du parti.

Voilà, fin de partie. La renaissance du ps s’achève avant d’avoir commencé.

 

10 avr. 2018 à 22:38

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je n‘ai toujours pas vu d‘appel de Cécilia Gondard, nouvelle patronne de la federation du PS à l’étranger, à voter pour le candidat de gauche qualifié pour le second tour de la législative partielle des français de l’étranger, François Ralle Andreoli.

Soit je ne l‘ai pas vu parce que sa communication fut discrète, invisible, inaudible, montrant là un gros défaut pour une telle responsabilité, soit parce que cette fédération s’interrogerait sur l’attitude à adopter…

Si quelqu’un pouvait m’aider à trouver cet appel.

 

10 avr. 2018 à 21:28

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Hollande croit vraiment que Aubry était l’organisatrice de la fronde????

Ce gars n’a absolument rien compris à son quinquennat. Un somnambule historique.

 

10 avr. 2018 à 21:22

 

Catholiques „fortifiant“la France, alors que celle-ci lutte contre une invasion étrangère, en massacrant des civils coupables d’être patriotes et républicains. Marchecoul, 1793. Ces mêmes permettrons à une armée étrangère d’hérétiques de prendre pied en France, traîtres à leur Nation et à leur religion.
Il n’y eut jamais de „genocide“ en Vendée, et ces traîtres en pleine guerre étrangère étaient aussi illuminés que des djihadistes. Pas de compassion pour leurs crimes ou leurs châtiments.

 

Mathias Weidenberg

10 avr. 2018 à 21:30
il n’y a pas eu génocide , mais il y a eu guerre civile . La révolte vendéenne n’a pas pour origine la défense de la religion ou des nobles . L’origine est socio économique : lors de la vente des biens de l’Eglise et des émigrés , les paysans voulaient acheter en groupe . Le gouvernement français a interdit estimant « qu’une terre ne doit avoir qu’un propriétaire  » . Résultats les terres ont été achetées par les bourgeois bretons et vendéens des villes qui étaient républicains . Les paysans se sont soulevés contre eux .Cadoudal (un petit noble) a été appelé par ses paysans qui avaient besoin d’un spécialiste de la guerre. .

 

Anne Junk

11 avr. 2018 à 08:32
Catholiques „fortifiant“la France, alors que celle-ci lutte contre une invasion étrangère, en massacrant des civils coupables d’être patriotes et républicains. Marchecoul, 1793. Ces mêmes permettrons à une armée étrangère d’hérétiques de prendre pied en France, traîtres à leur Nation et à leur religion.

 

10 avr. 2018 à 20:51

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http://www.liberation.fr/planete/2018/04/09/allemagne-serie-de-greves-dans-la-fonction-publique_1642119

 

10 avr. 2018 à 18:51

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10 avr. 2018 à 07:44

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https://www.20minutes.fr/societe/2252011-20180410-sncf-assemblee-approuve-principe-changement-statut-entreprise

La durée du débat parlementaire – une nuit – montre à quel point le pouvoir aime la démocratie et respecte l’opposition : pas du tout.

 

10 avr. 2018 à 07:36

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Un homme qui aime l’argent et les hommes d’argent à ce point qui célèbre la spiritualité ? Ce président est le pire Tartuffe de l’histoire de France.

 

9 avr. 2018 à 22:32

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Le masque est tombé. Que personne ne vienne dire qu’en mai 2017 il y avait un choix. Il n’y en avait pas, entre la réaction à visage horrible découvert, et la réaction des tartuffes sournois.

 

9 avr. 2018 à 22:11

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Macron, c’est la restauration. Ultracatholique, mais comme religion de l’obéissance pour continuer à adorer son dieu, l’argent, amoureuse de l’ordre, haineuse des classes populaires.

C’est la réaction.

 

9 avr. 2018 à 22:09

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
“La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.” Article premier de la Constitution

Après s’être assis sur le principe social, et remis en cause, par la désorganisation des infrastructures sur son territoire, son indivisibilité, Macron s’est assis ce soir dans une intervention hallucinée sur la laïcité. Sa réforme institutionnelle vise à réduire les risques d’alternance démocratique, comme son recours, dans les universités, dans les cortèges de manifestations, à la force publique contre ses opposants. La loi fiscale enfin s’essuie les pieds sur l’égalité des citoyens, en surtaxant les revenus du travail et en réduisant l’impôt des revenus du patrimoine.

La question se pose : un homme qui trahit autant son serment sur la constitution peut-il rester président ?

 

9 avr. 2018 à 22:01

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Macron a la solution: remplacer les infirmières par des confesseurs, et plutôt que guérir, donner l’absolution.

 

9 avr. 2018 à 21:47

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Ce quinquennat partirai donc en grenouille (de benitier).

 

9 avr. 2018 à 21:37

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La France pensait voter Kennedy, et se retrouve avec un cul-beni.

Elle voulait une “Révolution” et n’obtiens, après la confession de péchés imaginaires, que les flagellations, et en promesse, l’absolution.

 

9 avr. 2018 à 21:28

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le ministre de l’intérieur “et de la patrie”, le CSU Seehoffer, proposé la déchéance de nationalité pour les djihadistes binationaux. Seehoffer et Orban sont au sein du PPE sur la même ligne. C’est aussi celle de Wauquiez. Rappelons que c’est parce que la gauche au pouvoir a cessé de s’intéresser à l’amélioration des conditions de vie matérielles des classes populaires et préfère privilégier des triangulations populistes, comme Hollande et sa déchéance de nationalité, et des politiques économiques libérales favorables aux 30% bourgeois, que les classes populaires se sont détournées et votent nationalistes, la Nation souveraine semblant être encore un lieu de protection contre l’avidité cupide et l’hégémonie culturelle des bourgeois urbains. Du coup, ce sont les droites les plus conservatrices qui en profitent dans les pays où la gauche radicale n’a soit pas d’histoire, soit l’histoire de la dictature communiste.

C’est là où la gauche radicale conserve une dimension positive, par l’histoire de ses résistances, que sa réinvention permet de reconstruire une alliance entre une partie des classes populaires et des classes moyennes et bourgeoises en rupture avec le libéralisme.

Ce n’est pas le cas en Hongrie, en Pologne, en Allemagne.

En Italie, ce divorce multiforme des classes entre elles prends aussi le visage confus du M5.

Mais jamais depuis la,chute du mur le concept de lutte des classes n’a été aussi pertinent pour décrire les cartes électorales, qui recouvrent des cartes de classe.

 

9 avr. 2018 à 10:05

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La candidature d’union des gauches de François Ralle lui permettrai de doubler son score de 2017 dans la législative partielle de la cinquième circonscription des français de l’étranger et de se qualifier au second tour. Cazebonne 35% (LREM) Francois 30% (FI-EELV-Ensemble-Génération.s-pc) les républicains à 10% éliminés. Faible participation cependant.

 

8 avr. 2018 à 23:10

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8 avr. 2018 à 23:01

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Il y à 20 ans un accord de paix entre un État discriminant au nom de la naissance et la religion, tuant des manifestants désarmés, et une organisation considérée comme terroriste, extrémiste et communautariste religieuse, mettait fin à l’un des plus vieux conflits armés en Europe. Le conflit avait recommencé lorsqu’une marche pacifique pour les droits civiques avait entraîné des violences policières faisant 77 blessés, il y a 50 ans, préalable à un dimanche sanglant un an plus tard avec neuf morts. Entre temps, plus de 3000 morts en 30 ans…

 

8 avr. 2018 à 18:13

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Aujourd’hui c’était semi-marathon de Berlin, où participaient de nombreux amis. La police de Berlin vient d’annoncer y avoir déjoué un attentat, des sympathisants du chauffeur responsable de l’attaque du marché de Noel avaient prévu d’attaquer les spectateurs au couteau.

La police fédérale a quant à elle annoncée aujourd’hui également avoir démantelé un réseau terroriste d’extrême-droite, des “Reichsbürger” qui ne reconnaissent pas l’existence de la république fédérale allemande et vivent dans un monde où l’empire ne serait pas aboli, auraient prévu de passer à des actions violentes pour renverser le régime constitutionnel. Rappelons qu’un Reichsbürger a tué un policier il y a dix huit mois : ce ne sont pas des excentriques folkloriques.

L’enjeu c’est l’universalisme et la démocratie, dans les deux cas. Neofascistes et islamofascistes ont le même objectif : mettre fin à l’universalisme humaniste et la démocratie. Combattre l’un sans combattre l’autre, c’est méconnaître l’unicité de leur aversion. C’est choisir aussi de ne pas être universaliste, de choisir que la démocratie serait un accident propre à une communauté humaine, et non une aspiration pour l’ensemble de l’humanité.

Rappelons qu’il y a un an un lieutenant de l’armée allemande fut arrêté après qu’il ait créé de toute pièce l’identité fictive d’un réfugié syrien, allait dormir sous ce nom dans des centres de réfugiés, et préparait un arsenal pour commettre un attentat et laisser sur les lieux une preuve identifiant ce réfugié fictif. Ce lieutenant neonazi était membre d’un réseau de militaires professionnels nostalgiques des traditions de la Wehrmacht, collectionnant les reliques nazies, ce qui en Allemagne est interdit.

 

8 avr. 2018 à 17:34

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http://www.lejdd.fr/politique/pierre-moscovici-de-retour-au-ps-jai-une-experience-a-faire-valoir-3620534

Moi qui croyais que c’était le miterrandien Mexandeau, mis en valeur hier, qui avec ses 47 ans de parti était pressenti pour la tête de liste du PS aux Européennes! En effet, ancien ministre des PTT, il s’y connaît en innovation, il est le ministre sous lequel le Minitel fut déployé. Cruelle déception…

 

8 avr. 2018 à 09:56

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
D’après le Spiegel, la Deutsche Bank, qui accumule les pertes, dont l’action a perdu la moitié de sa valeur depuis l’été, a trouvé un nouveau PDG.

 

8 avr. 2018 à 09:45

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Tuerie de Munster : La police exclue maintenant la piste terroriste. Le chauffeur tueur et suicidaire aurait des problèmes psychologiques et seraient un allemand sans engagement politique ou religieux connu.

 

7 avr. 2018 à 21:10

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http://www.spiegel.de/politik/deutschland/muenster-attacke-mit-kleinlaster-was-bislang-bekannt-ist-a-1201760.html

La police exclue maintenant la piste terroriste. Le chauffeur tueur et suicidaire aurait des problèmes psychologiques et serait un allemand de 48 ans, Jens R, dessinateur industriel, sans engagement politique ou religieux connu. La veille une voiture était déjà entré dans une foule, faisant deux blessés, le suspect serait un allemand ivre de 25 ans ayant prononcé des propos fascistes avant de réussir à s’enfuir. Trois morts, une trentaine de blessés et une situation encore très confuse…

 

7 avr. 2018 à 20:39

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Quand je vous dit que cette coalition n’est pas durable… La CSU menace de faire tomber le gouvernement Merkel si ses desiderata sur le blocage des réfugiés ne sont pas adoptés, alors que le SPD avait affirmé urbi et orbi que le contrat de coalition ne prévoyait pas de tel blocage. Avec le jeune Spahn de la CDU qui accélère le virage à droite pour pouvoir déposer Merkel au plus vite, on le voit : ce gouvernement de GroKo ne sert que ceux qui à droite veulent organiser la fin de Merkel.

Ce que fait le spd dans cette affaire reste un mystère.

 

7 avr. 2018 à 17:45

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/04/07/piketty-la-russie-poutinienne-se-caracterise-par-une-derive-kleptocratique-sans-limites_5282016_3232.html

 

7 avr. 2018 à 17:38

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/muenster-fahrzeug-faehrt-in-menschenmenge-tote-und-verletzte-a-1201753.html

Un homme aurait lancé sa voiture dans la foule à Munster, tuant et blessant de nombreuses personnes, avant de se suicider. La police privilégie la piste terroriste.

 

7 avr. 2018 à 17:04

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0301470649959-pauvre-en-suisse-la-double-peine-2166677.php#Xtor=AD-6000

 

7 avr. 2018 à 16:44

 

Une bulle immobilière en Allemagne? Non, impossible.

(Évolution des prix de l’immobilier entre 2000 et 2016, source Statista, l’Insee allemand).

Notons que vu que les Chinois menacent de vendre leurs papiers américains pour rappeler à Trump qui finance son pays, ces capitaux devraient prolonger la hausse en cours en Allemagne, ce qui ne va pas du tout affaiblir l’AfD dans ce pays de locataires…

 

Mathias Weidenberg

7 avr. 2018 à 13:04
20 points en seulement 6 ans C’est impressionnant en effet

 

Alain Laskawiec

7 avr. 2018 à 13:14
Oui, on constate une hausse de 30% par rapport au point le plus bas. Ce n’est pas encore la grosse bulle!

 

David Cayla

7 avr. 2018 à 14:16
Et en France…?

 

Olivier Delbs

7 avr. 2018 à 14:27
Mais pour lAllemagne, un drame, car la paix sociale allemande a beaucoup à voir avec l’abondance de logement bon marché, expliquant le taux de locataire le plus haut d’Europe et celui de propriétaires plus faible des économies occidentales. Cette flambée de plus est asymétrique. Les villes voient des progressions de 60 à 90% alors que le périurbain et le rural s’effondre.

 

Mathias Weidenberg

7 avr. 2018 à 16:29
C’est bien pire.

 

Mathias Weidenberg

7 avr. 2018 à 16:30
En même temps cela ne concerne que le prix des maisons, et pas l’ensemble de l’immobilier. En Allemagne on vit plus en appartement qu’en maison individuelle.

 

Christèle Auroux

7 avr. 2018 à 20:54
Ah… Et tu vois ça où ?

 

Vince LeWaf

8 avr. 2018 à 02:52
Évolution des loyers dans les centres urbains

 

Mathias Weidenberg

8 avr. 2018 à 09:14
Le Prix des maisons: la légende sur le côté gauche du tragique.

 

Christèle Auroux

8 avr. 2018 à 09:39
Graphique…

 

Christèle Auroux

8 avr. 2018 à 09:39
Évolution du loyer par ville: je trouve ce graphique plus éloquent car Il concerne plus de personnes. Ce n’est pas réduit à l’achat des maison qui sont 2 points moins importants en Allemagne qu’en France. Acheter ses 4 murs est moins une priorité des allemands que des français à la trentaine… La part des propriétaires de leur appartement est en-dessous de 20% à Berlin alors qu’on avoisine les 50% à Paris. Çà veut dire que 80% sont locataires et concernés par le second graphique. L’évolution des loyers est normale en soit. Ce qui est plus grave est qu’elle est exponentielle et ne réagit même pas à des mesures comme la Mietpreisbremse.

 

Christèle Auroux

8 avr. 2018 à 09:53
Je suis etonnée aussi de retrouver Wolfsburg dans le Tables. Mais cela s’explique également par la liaison de train directe en 1h de Berlin. C’est un des exemples probables de l’installation de famille en-dehors de Berlin qui n’y trouve plus à s’y loger ou à des prix inabordables. Les ville déservies dans le Brandenburg par le sbahn en profitent.

 

Christèle Auroux

8 avr. 2018 à 09:58
En allemand pour autant que je sache, y’a pas de distinction maison/immeuble tout s’appelle maison, peu importe le nombre d’appartement qu’il y’a dedans…

 

Vince LeWaf

8 avr. 2018 à 17:00
Et l’évolution moyenne de 30% des loyers (en 10 ans) semble coller à l’augmentation des prix de l’immobilier du post original…

 

Vince LeWaf

8 avr. 2018 à 17:01
Non. Le terme générique correspond à logement en français. Et ce serait Wohnpreisindex voire Immobilienpreisindex s’il s’agit plus d’une optique achat-vente

 

Christèle Auroux

8 avr. 2018 à 17:28
Mais 30% Oui 👌

 

Christèle Auroux

8 avr. 2018 à 17:29
À Wolfsburg ?? L’Autostadt aurait-elle tant d’attrait et d’aménités que l’on veuille massivement s’y installer ? 😀

 

Gabriel Al

9 avr. 2018 à 15:17
Une bulle immobilière en Allemagne? Non, impossible.

(Évolution des prix de l’immobilier entre 2000 et 2016, source Statista, l’Insee allemand).

 

7 avr. 2018 à 12:53

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://actus.lesechos.fr/3/politique-societe/politique/0301524875313-cote-de-confiance-macron-decroche-aupres-des-classes-populaires-2166807.php#xtor=CS1-25

 

7 avr. 2018 à 12:20

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.berliner-zeitung.de/kultur/street-art-das-ist-das-nachfolge-projekt-von-the-haus-29978804?dmcid=sm_fb_p

 

7 avr. 2018 à 12:13

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Description d’une politique de classe.

Le concept de lutte des classes, inventé, rappelons le, par des historiens et hommes politiques bourgeois français, et seulement découvert et repris par Marx au cours de son exil à Paris, ne fait que décrire des réalités sociales et politiques dans la distribution des richesses collectivement produites.

Macron a choisi sa classe. Il a donc, en creux, désigné ses adversaires et ses boucs émissaires.

La majorité nécessaire à une victoire électorale incluant nécessairement les classes populaires, plus nombreuses que les cadres, il va donc lui falloir travailler sur des sujets faisant diversion – racisme, haine du réfugié, diabolisation de l’opposition, guerre extérieure.

 

7 avr. 2018 à 11:29

 

Pendant que le café se faisait, pensant au bel Olivier Faure qui ouvrira à Aubervilliers le congrès du parti où je milita tant d’années, j’ai surtout pensé…. au Blob.. Aujourd’hui à Aubervilliers, Attention!

(Message plus taquin que méchant)

Pendant que le café se faisait, pensant au bel Olivier Faure qui ouvrira à Aubervilliers le congrès du parti où je milita tant d’années, j’ai surtout pensé…. au Blob.. Aujourd’hui à Aubervilliers, Attention!

(Message plus taquin que méchant)

 

7 avr. 2018 à 09:11

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://mobile.francetvinfo.fr/economie/entreprises/alstom/finalement-c-est-la-sncf-qui-paiera-les-tgv-a-alstom_2061575.html#xtref=https://lm.facebook.com/

Bien plus cher pour la SNCF que toute grève, les initiatives du président de la Republique.

Je propose pour sauver la SNCF la réforme immédiate et sans délai de la présidence de la République, où on lui supprimera tout pouvoir de décision, pour le limiter à de la représentation. Il ne présidera plus le conseil, ne nommera plus, ne signera plus d’ordonnances, et ne pourra pas dissoudre. Comme il ne s’agit pas de le peiner en touchant au statut, il le conservera pendant la durée de son contrat. Mais dès le suivant, on adaptera le contrat aux contrats normaux, CDD de 5 ans sans primes, location de l’appartement de fonction défalquée du salaire, suppression de la gratuité des transports, coût de la sécurité défalqué du salaire, coût des personnels du logement de fonction défalqué du salaire, et bien sûr pas question d’amener sa famille ou ses animaux sur le lieu de travail pour d’évidentes raisons de sécurité.

 

7 avr. 2018 à 08:30

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le naufrage continue. Déclaration faite à l’ouverture de leur congrès de renaissance. Faure est déjà jaune avant même de commencer. Tout est faux dans ce qu’il dit : Il n’y a pas de “récupération”, mais les convergences de plusieurs mouvements simultanés. Si, l’union politique se fait dans les luttes communes. Et non, il n’y aura pas un congrès d’union des gauches, rien que de prononcer ce mot montre la pensée rabougrie de l’apparatchik. Enfin, quel sens du timing!

Si Olivier Faure voulait enraciner le ps en supplétif mou du pouvoir marchiste, en traître à la manœuvre à gauche pour favoriser Macron en semant zizanie et divisions, il ne s’y prendrait pas autrement.

Je conjure mes amis de gauche encore englués dans ce gloubboulga d’en sortir au plus vite. Le congrès d’Aubervilliers a tout clarifié : il faut recréer l’héritier du parti du mouvement socialiste, en dehors de la structure intellectuellement vide et politiquement néfaste qui porte son nom.

 

7 avr. 2018 à 08:00

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/04/06/25001-20180406ARTFIG00137-la-republique-en-marche-est-desormais-percu-comme-un-parti-de-droite.php

 

7 avr. 2018 à 07:53

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.huffingtonpost.fr/jean-christophe-cambadelis/comment-macron-utilise-la-reforme-des-institutions-pour-concentrer-le-pouvoir-autour-de-lui_a_23403859/

 

7 avr. 2018 à 07:49

 

La carte du PIB par tête par régions en Europe. Permet de mieux comprendre centre et périphérie.
Attention à certains effets que cette carte ne montre pas, ainsi la région île de France domine totalement les autres régions puisqu’elle fait près du double du PIB de celle qui la suit immédiatement qui est Londres, et c’est un des éléments qui explique que le reste de la France n’est pas à la hauteur de la moyenne de l’Italie.

 

Gilles Casanova

6 avr. 2018 à 15:22

 

Evhee Beuder

6 avr. 2018 à 16:04
Toujours l’arc rhénan et l’IDF

 

Alain Laskawiec

6 avr. 2018 à 16:10
J’adore l’Allemagne… Le mur est tombé qu’ils disaient 😂😂😂

 

Charlotte Picard

6 avr. 2018 à 16:20
Impressionnant. Et pas flatteur pour l’aménagement du territoire à la française…

 

Thierry Laurent

6 avr. 2018 à 17:14
Tu aurais la même en français ?

 

Martine Vautrin Jedidi

6 avr. 2018 à 18:35
PNB/tête par régions en % de la médiane européenne

 

Thierry Laurent

6 avr. 2018 à 18:50
la taille des régions n’est pas pondérée en fonction de l’ampleur de leur population. Cette carte est très orientée, sauf à simplement brasser de l’air: les régions sous-peuplées sont plus pauvres que les régions surpeuplées.

 

Alexis L. Powilewicz

8 avr. 2018 à 13:51
La carte du PIB par tête par régions en Europe. Permet de mieux comprendre centre et périphérie.

 

6 avr. 2018 à 13:02

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
A propos de la crise qui vient, après que l’index du climat des affaires se soit légèrement dégradé, la production industrielle allemande a enregistré son plus fort recul en février depuis … 2015, à -1,6%. Les analystes prévoyaient +0,3%… voilà des prédictions précises et fiables …

 

6 avr. 2018 à 12:17

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gerrymandering

 

6 avr. 2018 à 10:09

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://reporterre.net/Lancement-dans-l-enthousiasme-du-Grand-debordement-du-5-mai

L’année 2018 n’est pas l’année des interrogations organisationnelles de partis politiques. C’est l’année des réflexions et des luttes où se construisent de nouvelles unions. Le mouvement social de 2016 n’avait pas trouvé de débouché. Celui de 2018 semble cependant pouvoir le dépasser en ampleur, à l’heure où les obstacles à l’unité politique de ses débouchés – en gros, la persistence à l’époque d’un Parti socialiste rassemblant trois lignes incompatibles, celle du libéralisme bourgeois, celle de l’opportunisme et celle de la fronde, et l’absence de parti rassemblant les libéraux de droite et de gauche – ont disparu – la Parti socialiste s’est divisé en trois, avec les libéraux marchistes se révélant bien plus conservateurs encore que des chrétiens démocrates, la ligne opportuniste l’a emporté dans les décombres du PS avec Olivier Faure et l’espoir des conseillers municipaux de sauver leurs sièges, et les frondeurs sont partis, pendant que LREM a réalisé l’unité du parti libéral-Bourgeois, caricature du parti de classe. Il est temps de mettre les oukases et les rancœurs de côté et les méfiances pourront toujours être discutées au fond plus tard. Il est temps de s’allier et de construire le front uni dans le mouvement social, sans que chacun abandonne son identité, mais avec la force collective des combats rassemblés contre une idéologie commune. Cette semaine, un voyage symbolique de cet union a rassemblé deux députés FI, le patron du PCF, deux anciens PS, l’un figure historique de l’aile gauche syndicaliste, l’autre ancien candidat à la présidentielle, pour soutenir les cheminots dans des petites gares, des territoires abandonnés. Peu importe leurs étiquettes, ce qui compte c’est le caractère fédérateur des luttes.

Les cheminots jouent gros, mais toute la société française également. Les désastres pour le lien social, la mobilité, les solidarités, des expériences britanniques et allemandes sont là pour démontrer à quel point ce gouvernement joue la partition idéologique d’une classe sociale fortunée avide de faire des affaires. Construire des plateformes communes, c’est l’enjeu progressif, à l’automne, dans l’hiver. En attendant, solidarité et unité.

 

6 avr. 2018 à 07:26

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les conflits au sein de la Grande Coalition se multiplient, et on n’en est pas encore dans la phase chaude de la campagne électorale pour les Régionales de Bavière, en Octobre.

Je maintiens : en Octobre, crise financière, et novembre, fin de la GroKo.

 

5 avr. 2018 à 20:55

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.challenges.fr/high-tech/altice-l-ancien-dg-michel-combes-parti-avec-6-millions-d-euros_578794

A propos de l’excellence du patronat français, qui va d’échecs industriels en échecs industriels et de parachute en or en parachute en or, un nouvel exemple, Alcatel et Altice au palmarès. Louis le Grand, Polytechnicien, ENST, CNAM, une caricature.

(Oui ce statut s’en prends à une bobinette,mais il ne s’agit pas de cet individu, il illustre une réalité plus profonde.)

 

https://www.challenges.fr/high-tech/altice-l-ancien-dg-michel-combes-parti-avec-6-millions-d-euros_578794

 

5 avr. 2018 à 20:50

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Pekin-a-l-atout-dette-dans-sa-guerre-commerciale-avec-Washington–26282457/?countview=0

A propos de la crise qui vient, rappelons la solidité proverbiale du système monétaire international, adossé à la monnaie refuge dollar, lui même émis par un État dont la dette publique est un roc… N’est-ce pas ?

 

5 avr. 2018 à 20:41

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/carles-puigdemont-kommt-unter-auflagen-frei-a-1201457.html

Puigdemont est mis en liberté conditionnelle par la,justice allemande. Certes, un arrêté d’extradition sous le seul chef d’accusation de “détournements de fonds”, et non celui de rébellion, a été pris, mais suspendu. La caution est de 75000 euros.

 

5 avr. 2018 à 19:30

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Il y a quelque jour, mon alter ego a bloqué une intervenante, ancienne militante socialiste passée au Marchisme, après qu’elle ait, suite à l’évocation du bicentenaire de la naissance de Karl Marx, accusé le philosophe allemand d’avoir été “un exploiteur de sa femme et ses enfants et un tyran.” Il y a ainsi un récit à la mode assimilant le mode de vie de Marx à celui de ces bourgeois qui couchaient avec leur domestiques. Ces propos visent à disqualifier la pensée en s’attaquant à des bouts de l’homme, sans contexte ni vérification.

Je ne supporte pas le jeu des bobinettes. Disqualifier Marx et sa pensée parce que sa femme était elle aussi engagée, militante, et première relectrice et copieuse de son époux, traiter de vie bourgeoise celle d’une famille sans le sou, vivant à trois adultes et de nombreux enfants dans un deux pièces dans l’un des quartiers les plus pauvres de Londres, dans un mode de vie qu’un espion de la police prussienne – dont le ministre était le … frère de madame Marx – décrivait comme “celui de gitans”, paraît particulièrement révisionniste, et bien s’inspirer d’une lecture idéologique a priori visant à condamner sans avoir à lire… Marx était une sorte de bipolaire, alternant périodes d’intense activité et de profondes prostrations. Il vivait de sa plume, de petits travaux, de pas grand chose. Engels son ami industriel et héritier, l’aidait de temps en temps. L’un des principaux employeurs de Marx fut cependant un journal … américain. Ses livres étaient à chaque fois publiés vus comme des billets de loterie, devant apporter enfin la prospérité par leur succès. Si ses écrits eurent du succès, ce fut posthume. La misère, les conditions hygiéniques déplorables du Londres des pauvres, Marx et sa famille vit dans le Londres de Dickens, pas dans celui de Pride et Préjudice, ça veut dire aussi la mortalité infantile. Le couple perdit de nombreux enfants en bas âge. À chaque fois, ce furent des déchirements de douleur.

Jenny n’a jamais trahi ou voulu quitter son mari. Tout le monde lui reconnaissait intelligence, culture, sens de la rhétorique, et fort caractère. Elle épousait les idées de son époux en même temps que le mode de vie. Elle ne s’est pas “sacrifiée” comme toutes ses femmes bourgeoises se sacrifiant pour sauver les convenances dans des mariages abominables, mais a choisi sa vie, amoureuse, et consciente d’elle même.

Marx et Jenny de Westphalie s’aimaient.

Helene Demuth, jeune domestique attachée par la famille de la baronne de Westphalie au service de leur fille, resta toute sa vie avec le couple, amie et confidente des deux époux, seconde mère des enfants. Son propre enfant sera reconnu par Engels, mais est probablement de Karl. Elle aurait pu aussi quitter le couple, revenir en Westphalie, choisir a de nombreux moments d’autres voies. Elle donne d’elle-même un portrait de femme simple et forte dans le “questionnaire de Proust” que Jenny Marx proposait à ses visiteurs et proches plus de 60 ans avant la naissance de Proust. Elle y dit notamment trois phrases ne collant pas avec l’idée d’une femme “de l’ombre”, oppressée, qui aurait finalement “servie”comme une esclave. À la question de ce que serait le bonheur, elle réponds “manger un repas que je n’ai pas moi même cuisine”, à la question quelle personnalité elle aime le moins, “LaSalle”, la star de la social-démocratie allemande, best seller et “fondateur du SPD”, mort d’une manière très bourgeoise dans un duel pour une dame, et son écrivaine préférée “Eugène Sue”. Ces deux références montrent bien un être conscient et engagé, et non cet espèce de fantôme réduit à un objet sexuel présumé du Marx à diaboliser.

Marx n’a pas projeté d’ombre sur sa famille, car de son vivant, le soleil ne l’a pas touché. C’est sans doute là l’une des vérités les plus difficiles à conceptualiser pour les admirateurs comme les adversaires du philosophe : peu lu, peu vendu, si son influence intellectuelle et organisationnelle de son vivant fut réel, ce n’était pas lui la star du mouvement ouvrier, ce n’était pas lui le soleil.

Il a fallu le travail de Engels avec … Helene Demuth comme exécuteurs testamentaires et éditeurs des manuscrits posthumes, il fallut la dévotion de la fille de Marx et de son gendre, Lafargue, aux idées du père, pour que le soleil se lève.

Mon alter ego n’a pas voulu entrer dans un débat stérile sur “il vivait hypocritement” lorsque manifestement, rien n’échappait et tout se partageait au sein de ce foyer, ou sur la supposée malfaisance d’une vie – de misère- disqualifiant l’œuvre. Il sentait les crimes du communisme – commis plus de 35 ans après sa mort, et comme le rappelait Rosa Luxembourg en 1918, les soviets étaient la négation même de l’idéal démocratique nécessaire au cœur de la pensée marxiste – prêts à être jeter.

C’est ainsi, il est essentiel pour taire les critiques sociales d’assimiler leurs auteurs aux classes qu’ils critiquent, et si ce n’est pas possible, de les discréditer par des raccourcis, des amalgames, des effets grossissants. Marx, le fils d’une famille de rabbins, dont le père se convertit au protestantisme pour éviter un interdit professionnel fondé sur la religion, est ainsi régulièrement l’objet de procès en antisemitisme. On sent dans ses écrits combien la conquête de sa propre identité supposait des ruptures radicales, y compris avec l’héritage familial. Mais quel aubaine pour ceux qui refusent de penser le nazisme comme un des aboutissements logiques de la crise du capitalisme financier des années 1920, refusant de voir l’économie nazie avec ses exploitations dans les camps d’extermination une variante seulement de l’exploitation capitaliste, refusant de reconnaître dans ce régime apocalyptique une version exacerbée des rapports de force, malgré ses mensonges sur le dépassement de la lutte de classe dans l’unité de la communauté nationale, que de pouvoir ainsi jeter le marxisme, et toute la gauche, à la poubelle, en faisant accroîre que ce serait la philosophie des gauches qui aurait allumé les bûchers de l’Holocauste.

Marx était antisemite, donc la Revolution francaise était totalitaire, donc Marx et Robespierre sont les responsables d’Hitler, et seul le libéralisme capitaliste est pur et sans crime.

Voilà ce qui semblait poindre, et mon alter ego, impulsif, a explosé de colère.

Car bien évidemment, tout cela est du bullshit version Mammouth géant.

Mais les mécanismes de cette propagande sont toujours à l’œuvre.

 

5 avr. 2018 à 19:14

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.zonebourse.com/DEUTSCHE-BANK-435694/actualite/Deutsche-Bank-Allemagne-La-BaFin-opposee-a-une-fusion-entre-grandes-banques-26280931/

A propos de la crise qui vient, la solidité du système financier allemand est … comment dire…

 

5 avr. 2018 à 00:53

 

Macron a présenté sa réforme constitutionnelle. Voilà ce qu’en dira l’histoire.

“Le Corps législatif, composé de 270 élus, siégeait pendant une unique session annuelle de 3 mois. Il ne pouvait élire son président ni voter sur le budget en détail, ni interpeller le gouvernement ou poser des questions aux ministres. Le seul pouvoir réel dont les membres du Corps législatif disposaient était de rejeter les propositions de lois et les prévisions budgétaires[23]. Émanation du suffrage universel masculin, Macron et les marcheurs estimaient qu’il ne pouvait y avoir deux expressions concurrentes de la volonté du peuple : celle exprimée par la voix du plébiscite présenté par le président, représentant exclusif de la souveraineté nationale au terme de la Constitution, et celle exprimée par des députés via le relais des scrutins législatifs[24]. Cette conception césarienne de la démocratie n’entendait laisser s’exprimer autrement le vote populaire qu’à condition que les élections au Corps législatif soient rares et impliquait le recours massif aux candidatures officielles, notamment parce que celles-ci permettaient de rassembler l’électorat autour de ce qui pouvait exprimer son unité[25]. Elles avaient aussi fonction de polariser les élections législatives et de donner une fonction d’appréciation du régime en général et non du député en particulier[26]. Les districts électoraux étaient ajustés de façon à noyer le vote d’opposition dans la masse de la population marchiste.”

Excellent.

 

Jeanne Hémard

4 avr. 2018 à 22:49
Si c’est pour faire ça, il n’est pas nécessaire de changer la constitution… on a déjà une assemblée aux ordres de sa gracieuse majesté présidentielle

 

Julien Gannard

5 avr. 2018 à 05:00
L’important c’est d’accélérer. Donc on va sauter le débat parlementaire.

 

Mathias Weidenberg

5 avr. 2018 à 07:28
La seule réforme significative serait de rendre la liberté et l’ indépendance des députés par la suppression du droit de dissolution de l’assemblée. Car soit disant l’Assemblée Nationale « contrôle » le gouvernement ; sauf que si l’assemblée n’est pas d’accord avec le gouvernement et vote contre ; on ne changent pas la politique conduite mais on dissout cette assemblée protestataire. Ça c’est vraiment contrôler le gouvernement….ou c’est le gouvernement qui contrôle l’assemblée ???

 

Serge Crocus

5 avr. 2018 à 08:23
Ton analogie est exagérée. C’est une réforme purement démagogique pour satisfaire la masse. Enlever 170 députés n’est pas une atteinte à la démocratie, limiter le nombre de mandats consécutifs n’est pas une ateinte à la démocratie. Faire élire 60 députés à la proportionnelles, n’aura aucun effet, car le ce sera toujours au moins 30 députés pour le parti majoritaire, les autres se disputant quelques places Par contre on va bien rigoler dans les partis pour les investitures. Tant que l’assemblée pourra être dissoute par le président, tant que les élections législatives seront associées à la présidentielle, tant que le 49.3 pourra être appliqué, tant que le temps de parole et le dépôt des amendements sera géré par les groupes parlementaires, rien ne changera.

 

Robert Curbet

5 avr. 2018 à 12:41
Réduire le nombre de députés, c’est augmenter la taille de leur circonscription et rendre ainsi la présence et le lien avec le territoire bien superficiels. On est dans le plus pur parisianisme technocrate. Et en cela la démocratie ne sera pas aussi représentative qu’elle devrait l’être. Déjà qu’elle n’est pas en forme…

 

Jeanne Hémard

5 avr. 2018 à 13:50
Sophie Duclos Un député est un élu de la nation. Il vote des lois qui concernent tous les territoires et pas seulement la circonscription dans laquelle il a été élu. Je ne me sens pas vraiment représenté par le député de ma circonscription, au contraire, que par un député qui professe les mêmes idées que moi, ou tout au moins une partie de mes idées. L’attachement d’un député à un territoire remonte à un temps, où Internet, la télé n’existaient pas, où la vitesse de communication entre le local et le national était lente, et où les particularités régionales étaient très différentes entre elles. Aujourd’hui, ces particularités sont quasiment identiques entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest et sont représentés dans les assemblées locales, communes, conseils départementaux, conseils régionaux. Un Député élu localement ne se préoccupe des intérêts locaux, que pour sa réélection. Pourquoi, l’hémycycle est vide les vendredis et les leundis, sinon par le besoin des députs d’aller flatter leurs électeurs? Quelle différence entre un député du 1er arrondissement de Lyon et un du deuxième, ou un de la circonscription voisine de Caluire ? Quel chance ai-je d’être écouté, moi homme de gauche par le député En Marche actuel ? Je préférerais une élection à la proportionnelle complète à l’intérieur d’un département, ou d’une région, je pourrai alors me sentir représenté par quelqu’un qui pense comme moi, plutôt que ce scrutin uninominal à deux tours, dans des circonscriptions taillées par le gouvernement au pouvoir, qui écrase les minorités.

 

Robert Curbet

5 avr. 2018 à 14:12
a l’époque à laquelle se réfère Mat, un député pouvait être candidat dans plusieurs circonscriptions en même temps. donc permets moi de douter de « l’attachement d’un député à un territoire au temps, où Internet, la télé n’existaient pas, où la vitesse de communication entre le local et le national était lente, et où les particularités régionales étaient très différentes entre elles ».

 

Julien Gannard

5 avr. 2018 à 14:20
Julien Gannard tiens on a les mêmes arguments 🙂

 

Robert Curbet

5 avr. 2018 à 14:22
La réforme inclue aussi des limitations d’amendement et d’initiatives parlementaires qui vont dans le sens d’un Corps Législatif débatteur mais non initiateur. C’est pour cela que je voie une évolution naturelle depuis la réforme Jospin rapprochant le parlement de la cinquième, jamais très puissant il faut le reconnaître, de cet ectoplasme plébiscitaire bonapartiste.

 

Mathias Weidenberg

5 avr. 2018 à 18:05
Macron a présenté sa réforme constitutionnelle. Voilà ce qu’en dira l’histoire.

“Le Corps législatif, composé de 270 élus, siégeait pendant une unique session annuelle de 3 mois. Il ne pouvait élire son président ni voter sur le budget en détail, ni interpeller le gouvernement ou poser des questions aux ministres. Le seul pouvoir réel dont les membres du Corps législatif disposaient était de rejeter les propositions de lois et les prévisions budgétaires[23]. Émanation du suffrage universel masculin, Macron et les marcheurs estimaient qu’il ne pouvait y avoir deux expressions concurrentes de la volonté du peuple : celle exprimée par la voix du plébiscite présenté par le président, représentant exclusif de la souveraineté nationale au terme de la Constitution, et celle exprimée par des députés via le relais des scrutins législatifs[24]. Cette conception césarienne de la démocratie n’entendait laisser s’exprimer autrement le vote populaire qu’à condition que les élections au Corps législatif soient rares et impliquait le recours massif aux candidatures officielles, notamment parce que celles-ci permettaient de rassembler l’électorat autour de ce qui pouvait exprimer son unité[25]. Elles avaient aussi fonction de polariser les élections législatives et de donner une fonction d’appréciation du régime en général et non du député en particulier[26]. Les districts électoraux étaient ajustés de façon à noyer le vote d’opposition dans la masse de la population marchiste.”

 

4 avr. 2018 à 22:10

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https://www.romandie.com/news//905345.rom

Dans la série Finance et éthique…

 

4 avr. 2018 à 08:31

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4 avr. 2018 à 07:33

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http://ow.ly/devG30jgOsh

 

4 avr. 2018 à 07:14

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https://t.co/67AhOFJhuP

 

3 avr. 2018 à 23:20

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https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Wall-Street-encore-lestee-par-les-techs–26268705/?countview=0

 

3 avr. 2018 à 20:51

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http://www.spiegel.de/politik/deutschland/streit-in-der-union-wie-angela-merkels-macht-schwindet-a-1200914.html

Le nouveau gouvernement de Grande Coalition est secoué de crises et de conflits politiques fondamentaux … à l’intérieur de la droite. Bien que la constitution allemande décrète que “le chancelier est unique responsable de la ligne politique du gouvernement “, les opposants internes à Merkel, qu’elle a nommée au gouvernement pour tenter de les contrôler, n’en font qu’à leur tête. Spahn, CDU et Seehoffer, CSU, mènent ainsi une forme de fronde au gouvernement en tirant le plus à droite possible.

Notons que le spd, depuis le début de ce gouvernement, est inaudible. Il a fallu que des dirigeants non membres du gouvernement, notamment le maire de Berlin et la présidente de Rhenanie Palatinat, parlent de supprimer la réforme la plus emblématique et controversée du Schröder, Hart 4, pour le remplacer par un revenu universel, pour qu’on parle un peu de lui, et c’est le ministre des finances SPD Scholz qui a mis fin au débat. C’est vrai quoi, il aurait été dommage que presse, médias et commentateurs aient à se positionner sur des questions sociales, mieux vaut que les médias se délectent des sorties anti-IVG et anti-réfugiés des ministres de droite. Tant de stupidité tactique de la part de Scholz était attendu.

Ce qui surprends, c’est la profondeur de la fronde à droite. Je maintiens mon pari que l’échéance importante pour ce gouvernement c’est l’élection régionale de Bavière où la CSU est menacée de perdre sa majorité absolue, en Octobre.

Dans les sondages, pas d’état de grâce ni de prime gouvernementale: si la somme des deux camps de GroKo avait chuté à 55,4% aux élections, les sondages les situent aujourd’hui entre 50 et 52%, l’érosion continue. La droite perdrai 2 points, le SPD aussi, et ce depuis leurs plus mauvais scores historiques depuis la création de la RFA. À droite, l’AfD en profite, à 15%, les libéraux stagnent en baisse à 10%. À gauche, les Linke et les Verts totalisent 22%, tous les deux en forte hausse, et ensemble 4 points de plus que le spd, et selon les instituts, c’est soit les Linke à 12% soit les verts à 12%.

 

3 avr. 2018 à 08:10

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http://www.liberation.fr/france/2018/04/02/sondage-les-francais-pas-si-mecontents-de-la-sncf_1640581

Contrairement au catastrophisme du gouvernement qui attaque une institution pour vendre des concessions à des groupes privés, les français qui utilisent la SNCF l’apprécient plus que l’image donnée. Et contrairement au rapport récent, le point noir est aisément identifié: “Les trains d’Ile-de-France regroupés sous la bannière Transilien sont ceux qui affichent le plus bas score avec un plancher à 5,3. Il est vrai qu’ils cumulent un réseau encore vétuste, une fréquentation maximale et un confort spartiate puisque les rames sont loin d’avoir été remplacées dans les mêmes proportions que dans d’autres régions de France. “ Et où, c’est bien le manque d’investissement qui conduit à la grogne, et non le statut des agents ou celui de l’entreprise.

Bon courage et bonne lutte aux cheminots et à tous ceux solidaires !

 

3 avr. 2018 à 07:53

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

1 avr. 2018 à 21:59

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Si jamais quelqu’un cherche une image de la déconnexion du capitalisme financier et de l’économie réelle, c’est à dire en fin de compte la réalisation la plus complète d’un processus d’accumulation suicidaire tel qu’un certain Karl né en 1818 décrivait déjà, et bien cette image. 100 milliards, c’est ce que Facebook a perdu en capitalisation boursière depuis le début du scandale Cambridge Analytics. 100 milliards, c’est la somme des budgets des ministères allemands des transports, de la défense, de l’Education et de la Santé.

 

30 mars 2018 à 16:21

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Des personnalités du SPD ont lancé l’idée de mettre fin à la réforme emblematique des années Schröder, la réforme de l’assurance chômage Hartz4, responsable de la progression du taux de pauvreté de moitié et de l’enfermement de 5 millions de personnes depuis dix ans dans une vie aux minima sociaux. Ils proposent à la place un revenu universel. Le ministre du travail SPD Heil, un schröderien pourtant, s’est déclaré intéressé à ce débat.

Mais heureusement, Scholz, le ministre des finances SPD qui veut prouver qu’il est encore plus orthodoxe que Schaüble, a mis fin à tout cela: “Niet, on ne touchera pas à Hartz 4!”

 

29 mars 2018 à 23:09

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Élevé sans religion, je n’ai aucun autre lien émotionnel aux deux semaines qui s’annoncent que celui des souvenirs de l’enfant ravi de visiter les grands parents, et des orgies de chocolat. C’est par un travail intellectuel, adulte, que j’ai commencé à comprendre la signification pour l’humanité en générale et pour ses écoles religieuses en particulier la signification de ce moment, des rites associés, et des valeurs, souvent universelles, associées à des récits qui eux se réclament particuliers, destinés à leurs respectives communautés de croyants. Les Sumériens plaçaient, du fait de leur climat, les mythes de visite de l’enfer et de résurrection plus tard dans l’année. Les Grecs, les Égyptiens, les diverses religions des peuples sémitiques vivant entre l’empire akkadien et l’Egypte, Rome et la première chretiennete, les druides, avaient un calendrier comparable.

C’est donc de nouveau la célébration pascale des résurrections, du pardon, du réveil de la vie. Hier, deux morts étaient célébrés par la Republique, un de ses Servants, mort mû par le devoir, et une de ses citoyennes, assassinée par antisemistisme.

Je suis fondamentalement un humaniste, et également, athée, un anticlérical. Je ne crois pas qu’on puisse réduire un être humain à l’origine, à la confession religieuse de ses parents, qu’il l’a partagé ou non, à la condition sociale, à la langue parlée, ou au genre, à l’identité sexuelle. Chacune de ces composantes font parties de ce que chaque être humain dispose en héritage et en être pour se choisir son identité individuelle. Je ne crois pas au déterminisme enfermant dans une identité communautaire, tu seras toujours le musulman, le juif, le pauvre, l’etranger, le fils de bourgeois…. Car je crois à la liberté et pense l’égalité comme la condition même de la liberté.

Nous sommes tous égaux dans la condition humaine. Nous sommes tous nés mystérieusement, sans raison ou volonté pour cela, et, une fois notre vie vécue, nous vivrons tous le passage. Aucun d’entre nous n’emportera rien d’ici dans ce passage.

C’est cette réflexion humaniste qui m’empêche de juger que le camp du mal soit celui de communautés prises dans leur réduction indignes. Il n’y a pas les méchants israéliens oppresseurs et colonisateurs, ni les méchants palestiniens terroristes, il y a des groupes économiques, religieux, politiques construisant leur hégémonie sur la stigmatisation de l’autre et son exploitation. Ces groupes exploitent les peurs. Il y a des institutions, des groupes, des intérêts qui par définition ont besoin d’oppresser car leur absolutisme englobe la vie et la mort. Loin de rester dans la célébration des mystères de la vie, ils souhaitent régner sur les vivants. Croire est un acte de vivant, imposer sa foi c’est refuser à l’autre sa liberté, et faire un acte contre la vie. C’est pourquoi je respecte toutes les religions et leurs textes, leurs croyants, leurs symboles, et combat, en anticlérical universaliste, leurs clercs et églises dès qu’ils cherchent à empêcher la liberté. Un curé, un rabbin, un imam, un moine bouddhiste, enfermant l’autre dans une identité déterminée par une religion généralement héritée des parents, sont profondément des démons contre la vie, et des monstres car ils nient la condition humaine elle-même.

La vie, c’est la liberté de se construire en tant qu’individu, de choisir ce que l’on prends et ce que l’on laisse, et, de ce que l’on ne peux décider de laisser, ce qui est important et ce qui l’est moins.

La vie humaine, c’est le respect de ces libertés parce que nous sommes tous égaux en condition. Et c’est bien pour cela que nos sociétés humaines ne font du sens que si elles permettent à chacun, équitablement, de se découvrir à soi même. Cela ne peut arriver si l’on est abruti d’angoisse et de travail, précaire et appauvri. C’est pourquoi les systèmes d’exploitations de l’homme par l’homme quels qu’ils soient sont des abominations monstrueuses, contraires à la vie, chimères pour faire croire à des inconscients que la richesse les protégera de notre condition égale pour tous. Le fondateur nazi d’IKEA mort avec 65 milliards les a tous laissés derrière lui, mais il a empêché, par son système, des milliers de personnes de s’épanouir dans leurs vies. Son crime ne fut pas seulement d’épouser les thèses politiques les plus contraires à l’humanité, mais surtout d’avoir exploité tant de ses égaux.

C’est cela pour moi le message des jours qui viennent : l’universalité de notre condition nous rendent tous égaux. Et entre égaux, nous ne devrions jamais laissé la haine nous séparer.

 

29 mars 2018 à 22:59

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
D’après la police britannique, ce n’est pas dans un café, mais chez lui que l’ancien agent double Skripal aurait été empoisonné. L’enquête progresse.

 

28 mars 2018 à 22:36

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
C’est pas que je vous aurai pas prévenu: après que l’action ait perdue 40% depuis novembre, et une introduction médiocre en bourse d’une filiale d’investissement, la Deutsche Bank cherche un nouveau PDG, et, comme le FC Bayern, ne reçoit que des refus….

 

28 mars 2018 à 19:33

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
En Allemagne, 700 films sont interdits de diffusion le Vendredi Saint – qui est également un jour férié. Dont par exemple “la vie de Brian” des Monthy Python.

Il est aussi interdit de faire de la musique, des concerts, de danser. Si Berlin à une interprétation assez peu stricte, la Bavière est très stricte.

 

28 mars 2018 à 08:01

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ce qui me frappe, à chaque fois qu’il y a des photos des salles de travail et de réunions de l’Élysée, c’est le bordel permanent, les piles de livres par terre, les dossiers en pagaille, avec un mobilier suranné à bout de souffle et une technologie bien pauvre… Ca parait quand même comme sous-optimal pour travailler.

L’Elysee est un lieu d’incarnation symbolique du pouvoir républicain, c’est à dire, l’inverse du monarque, mais la représentation du peuple souverain choisissant le premier de ses citoyens. Lieu symbolique, ce ne devrait pas être un lieu de travail, mais un lieu de représentation. Je serais favorable, si l’institution présidentielle devait être conservée, amoindrie dans ses pouvoirs bien sur, à le faire travailler dans un lieu fonctionnel, rapide d’accès dans toute la France, tiens, dans un immeuble de bureau près de Roissy par exemple. Il prendrait le rer B changement à Châtelet Ligne 1 pour rejoindre le palais pour les réceptions diplomatiques. Et on lui laisserait une chambre de fonction quelque part à Trappes, ou à Orly. Je suis sûr que cet arrangement garantirai une amélioration considérable des conditions de vie et de transport en Île de France.

 

26 mars 2018 à 21:45

 

En Allemagne, on commence à s’interroger : et si l’arrestation de Puigdemont en Allemagne à la demande des espagnols visait en réalité à affaiblir les champions du monde avant la coupe du monde en Russie?
#SosieDeMerde

 

Simon Jolles

26 mars 2018 à 22:52
Je te la pique.

 

Simon Jolles

26 mars 2018 à 22:53
Bon, ben moi aussi…

 

Joëlle Losson

26 mars 2018 à 22:57
Un peu de Cabu en lui aussi….

 

Christèle Auroux

27 mars 2018 à 06:18
En Allemagne, on commence à s’interroger : et si l’arrestation de Puigdemont en Allemagne à la demande des espagnols visait en réalité à affaiblir les champions du monde avant la coupe du monde en Russie?

 

26 mars 2018 à 21:21

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.nouvelobs.com/monde/migrants/20180325.OBS4132/reconduite-par-la-france-beauty-migrante-enceinte-est-morte.html

 

26 mars 2018 à 20:58

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/26/la-degradation-des-terres-a-atteint-un-stade-critique_5276647_3244.html

Ce qui permet de rappeler qui fut ministre des terres et des sols dans le quinquennat précédent….

 

26 mars 2018 à 20:46

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.francebleu.fr/emissions/tous-europeens/tous-europeens-du-jeudi-5-mai-2016

 

26 mars 2018 à 20:45

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Une équipe de douze policiers espagnols suivaient les faits et gestes de Puigdemont à l’étranger. Ce sont eux qui ont prévenu dès le vendredi les autorités allemandes que le mandat d’arrêt était réactivé, et qui ont quasiment laissé d’autre choix que de monter l’interception de son véhicule. Il semble que les espagnols n’ont pas essayé de mener l’opération avec leurs collègues suédois ou danois.

Jakob Augstein, une voix qu’on écoute en Allemagne, réclame d’accorder l’asile politique à Puigdemont. Il estime que la justice espagnole outrepasse largement son rôle, et fait arrêter un dirigeant légitimement élu pour un crime inventé. En effet, la rébellion implique en Espagne l’usage de la violence, or, il n’y eut jamais de violence de la part du parti catalan. Pour Augstein, la révolte catalane marque la fin de l’Etat-Nation, privé de souveraineté, comme l’espace de constitution des peuples. Mu par une lecture typiquement allemande et fédéraliste, où les régions sont plus que l’Etat central, et les nations régionales – et n’oublions pas que l’empereur d’Allemagne Charles Quint etait aussi roi d’Espagne – Augstein voit dans l’état-National espagnol ou allemand des produits accidentels de l’histoire. Il n’a pas tort, les Nations se constituant à la française sont rares en Europe. Il rappelle que ce n’est pas parce que quelque chose est légal que c’est juste, et que c’est justement cela le message de l’histoire contemporaine allemande. Il conclut en invoquant Lluis Companys, républicain catalan indépendantiste, arrêté en France par les allemands, livré aux espagnols, et exécuté le 15 octobre 1940.

 

26 mars 2018 à 19:49

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La Catalogne et l’Espagne s’enfoncent dans une crise absurde, la violence y est suscitée par la décision tout aussi stupide de la police allemande d’appliquer le mandat d’arrêt international contre Puigdemont alors que la Finlande, la Suède, et le Danemark l’avaient laissé passer. On voit aussi les limites des concessions juridiques faites à la liberté de circulation des personnes en Europe : Puigdemont ne peut espérer déposer une demande d’asile politique, et toute démarche juridique engagée par l’Espagne de Rajoy est considérée automatiquement comme légitime. Le conflit catalan était jusqu’à présent politique. L’escalade en cours, la violence des forces de l’ordre hier contre les manifestations spontanées, menacent de radicaliser des éléments qui, comme autrefois au Pays Basque, verront la violence comme une méthode nécessaire. Bien sûr, cela permettrait à Rajoy de passer de délits obscurs, probablement peu acceptable devant la CJUE, à la condamnation de tous les autonomistes pour des faits en relation avec du terrorisme. Après tout, le PPE a toujours eu besoin de la violence de l’ETA, et son rejet par tout le reste de l’Espagne, pour construire ses campagnes électorales, au point de vouloir leur attribuer, minable Aznar, les terribles attentats islamiques de 2005. Alors, si la Catalogne pouvait incarner de nouveau cet ennemie intérieur…

L’Allemagne est également mise devant ses contradictions. Son attitude est ainsi radicalement différente selon que les autonomistes sont slovènes, croates, kosovars, ou russes de Crimée et Catalans.

Quant à “l’Europe, c’est la paix”, on voit à quel point cette proposition est au mieux myope et suffisante. Le conflit Nord-irlandais, le conflit basque, la guerre balkanique des années 90, la guerre au Kosovo, le conflit ukrainien, sont des conflits où l’UE en tant que tel n’a joué aucun rôle déterminant pour ramener la paix. Le premier conflit cependant et sa résolution montre qu’elle est la seule sortie de crise possible : la négociation. Il serait sage de s’en rendre compte pour s’épargner 30 ans de bombes et de fusillades, de lois liberticides et d’arrestations arbitraires. Il serait dans le rôle de “l’UE, c’est la paix” de s’imposer comme médiateur. Et si “l’UE, c’est la démocratie”, il faudra bien que celle-ci accepte également le résultat du suffrage catalan. Comment accepter, en démocrate, qu’une assemblée légitimement élue soit empêchée de se constituer par des manœuvres policières ? Que serait-ce, si cela se passait avec disons un parlement régional en Russie conquis par l’opposition à Poutine. Mais il est vrai que pour l’UE, un vote démocratique ne peut entraîner d’alternance que dans le cadre fixé par les traités, interdisant juridiquement l’alternance politique réelle, refusant aux peuples souverains de l’être dans le cadre national où ils exercent leur souveraineté, sans jamais travailler à constituer un espace de souveraineté pour le peuple européen, ce peuple chimèrique encore à créer.

Non, toute cette affaire catalane est bien peu glorieuse. Mais elle est finalement très dangereuse.

Sinon, ce week-end de nombreuses voix relativement libres de schröderisme se sont élevées au SPD pour enfin revenir sur la désastreuse réforme Harz4 de l’assurance chômage et créer à la place un revenu universel. Après le maire de Berlin Müller – Le SPD de Berlin est probablement au SPD ce que Maurel est à Le Foll – c’est le vice-President Stegner – caution complaisante de l’aile gauche au sein de la direction du parti, qui se rallia au vote pro-GroKo- et à la présidente de région (Rhenanie-Palatinat) Malu Dreyer. Rappelons que si 34% des militants SPD ont voté contre la GroKo, la direction, elle, était à 95% pour. On le voit, la démocratie interne s’arrête dès qu’il faut représenter la minorité la plus large du parti. C’est ainsi depuis 2013, et cela explique aussi la perte de 20% des électeurs en 4 ans. Au sein de la direction, pousser le revenu universel, c’est donc engager avec précaution, sans critiquer sur le fond les années 2003-2009, un débat d’inventaire verrouillé depuis 15 ans. Au PS, on est allé plus vite : après avoir vécu en 2008 la scission “à la Lafontaine”, le PS, en refusant de penser son expérience récente, ratée, du pouvoir, a provoqué une deuxième scission, dont l’idée phare, née pendant une primaire que j’ai toujours qualifiée de leurre stupide, est justement le revenu universel.

Au delà des critiques de l’outil en tant que tel, c’est une autre dimension qui m’empêche de considérer cette réflexion au SPD ou à Génération.S (il va falloir simplifier le nom, c’est vraiment lourd à écrire) comme à la hauteur du temps présent. En présentant un outil comme clé universelle, on s’abstiens à bon compte d’une réflexion systémique allant au bout des problèmes contemporains. Or, la pauvreté en augmentation est une conséquence logique d’un système qu’il faut penser dans sa totalité, de la création monétaire et la circulation financière, le rôle du crédit, au libre échange et l’exploitation des hommes et de la Nature. Ce n’est pas un outil qui mettra fin aux raisons de la paupérisation du salariat. Et faire croire qu’un outil suffit, c’est oublier que la paupérisation du salariat populaire n’est que le prélude à celui des employés et cadres intermédiaires.

Les enjeux, en géopolitique européenne, en démocratie européenne, en transformation nécessaire du système complet des échanges économiques, sont considérables. La pensée autruche, qui refuse de voir ce qui gêne – depuis le début de la crise catalane, Merkel a évité de répondre à toute question sur ce sujet – et la pensée-outil, qui réduit la complexité des systèmes et structures pour ne pas avoir à en changer les principes, proposant un nouveau modèle de décapsuleur contre la soif dans le monde, ne sont pas de bonnes conseillères.

 

26 mars 2018 à 07:44

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Depuis le début des années 2000 le nombre de retraités allemands obligés de travailler pour compléter leur maigres pensions a été multiplié par trois. Le salarié pauvre devient un retraité pauvre.

Et pendant ce temps là, la société allemande célèbre ses 300 milliards d’excédents commerciaux, et s’invente des figures de boucs émissaires, en refusant de “payer” pour les Grecs (Merkel), l’Europe (Scholz aujourd’hui) les migrants (l’AfD) etc…

Or, le problème fondamental de la société allemande post-GroKo, c’est bien le partage des richesses et la place d’un salaire digne dans la société allemande.

 

25 mars 2018 à 23:11

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
En Slovaquie, gouvernée par une alliance sociaux-démocrates et extrême droite, le meurtre d’un journaliste enquêtant sur la corruption et sa compagne, loin de faire régner l’omerta, fait exploser au grand jour l’ampleur de celle-ci. Fico, chef de gouvernement social-démocrate, a démissionné il y a deux semaines, ce qui n’a pas empêché des milliers de slovaques d’aller manifester pour forcer de nouvelles élections. Le SMER slovaque a bien été suspendu les années précédant la crise financière du PSE – et non exclu – mais depuis sa réintégration le spd a toujours défendu le Smer au sein du PSE contre les voix, notamment du PS, plaisant pour une clarification. Maintenant, il apparaît, comme souvent, que ce parti et ses alliés, extrême droite national-populiste, sont au cœur d’un système de corruption de la mafia calabraise. La police slovaque a d’ailleurs arrêté trois suspects dans le meurtre du journalist et sa compagne – 3 italiens. C’est que voyez vous, la liberté de circulation des capitaux et des personnes, forcément, ça favorise aussi celle des capitaux mal acquis. Et il est logique que Fico prenne sur la question des réfugiés ses positions dites “de fermeté” : cela favorise le trafic humain des passeurs maffieux.

La complaisance du PSE pour ces dirigeants, Stanishev n’étant pas meilleur, démontré à quel point le discours affiché de ce rassemblement pour “une Europe démocratique et solidaire” n’est qu’une phrase de campagne électorale. Le PSE n’a pas d’unité doctrinale ni de plan pour l’Europe, et, dominé par un SPD lui-même très droitier, ne rassemble pas les centre-gauche fédéralistes européens, mais des additions hétéroclites de carriéristes.

Le SPÖ, le SMER, le PS et la déchéance de nationalité, le SPD acceptant le concept de “tourisme social de citoyens européens “ dès le contrat de coalition 2013, vivent électoralement du mythe de leur histoire, alors que leurs directions n’ont ni valeurs, ni dignité.

Il est donc logique qu’au fur et à mesure où ces mystifications tombent, leur score s’effondre.i

L’article ci-dessous illustré cependant un autre aspect du problème: des dizaines de grosses PME allemandes ont investies entre les années 2000 et 2014 en Slovaquie et font depuis l’expérience d’une corruption endémique. C’est à la fois l’illustration de la conséquence pour l’industrie allemande puis européenne la construction actuelle de l’UE, où l’Allemagne a baissé ses coûts en délocalisant dans l’hinterland des pays d’Europe Centrale – Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Slovénie, Roumanie – et le signe à quel point l’UE, en concentrant toute sa communication sur le bouc émissaire grec, a plongé la tête au plus profond d’un trou de sable pour ne pas traiter les contradictions fondamentales au cœur de l’économie et des institutions en Europe.

 

25 mars 2018 à 11:58

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https://www.politis.fr/articles/2018/02/le-pays-qui-tuait-ses-enfants-38400/

 

25 mars 2018 à 09:27

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http://www.spiegel.de/lebenundlernen/schule/usa-hunderttausende-demonstrieren-gegen-waffengewalt-a-1199759.html

 

25 mars 2018 à 09:23

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http://www.lepoint.fr/politique/cette-droite-de-la-droite-qui-plebiscite-macron-23-03-2018-2204879_20.php#xtor=CS2-259

Il y a un an exactement mon alter ego expliquait pourquoi Macron était pire que Le Pen. Aujourd’hui, des élus d’extrême-droite, députés européens élus sur la liste FN, le maire de Béziers, disent “il est meilleur président que Le Pen” et encensent Macron. Le magazine qui en rends compte n’y voit rien à redire, et le mets au crédit du président “capable de parler à toutes les France.” Rappelons pourtant que l’amalgame de positions entre le FN et les opposants à Macron est l’un des outils de diabolisation et de division de cette même opposition y compris par ce magazine là. Macron amalgame donc l’extrême-droite au nom de sa pratique monarchique du pouvoir. Mais cela ne pose pas de problème. C’est que voyez vous, non seulement il guérit les écrouelles, mais les idées de l’extrême-droite, par une absolution miracle, cessent de l’être lorsqu’il les reprends…

On a souvent décrit le mystère de l’hypnotisme sur les masses des grands leaders des dictatures funestes du XXeme siècle. Un solide appareil de propagande homogène était indispensable, au profit de la glorification de l’homme providentiel.

Macron fait donc l’unanimité à l’extrême-droite, et c’est formidable, coco.

 

25 mars 2018 à 08:41

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http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/24/violences-a-la-faculte-de-droit-de-montpellier-le-doyen-demissionne_5275960_4401467.html

Enfin une bonne nouvelle, la responsabilité professionnelle est assumée. les responsabilités juridiques restent à établir (ouvrir les locaux à un groupe d’hommes armés qui envoient trois victimes à l’hôpital avant de saluer leur violence pourrait être assimilé à de la complicité de violences en réunion, et s’il connaît les hommes sous les cagoules, il est fortement recommandé qu’il en donne les noms.)

 

24 mars 2018 à 14:59

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’ignoble attentat d’hier prouve encore une fois le leurre de croire que le terrorisme se combat par des lois d’exception accroissant les surveillances. Radouane Lakdim était fiché, surveillé, suivi. Le chauffeur du camion s’attaquant au marché de Noel de Berlin était fiché, surveillé et même sous un mandat d’expulsion. Le terrorisme se combat politiquement et par la mobilisation de moyens humains, non par la définition de nouvelles normes juridiques. L’histoire de la désorganisation des moyens de renseignement français sous le président mis en examen sur des soupçons de financement illégal par un dictateur terroriste est très bien documentée. L’incapacité du président suivant à faire monter en moyens humains les services de protection nationale due aux contraintes budgétaires imposées par les traités européens et les infrastructures désolées de formation – on ne manque pas que de policiers bien formés, multilingues, mais aussi de milliers de magistrats, et en amont, d’enseignants – est également connue. L’actuel attentat révèle les héroïsme de forces de protection privées de moyens matériels et humains des 2007, héroïsme conduisant, comme pour le policier chargé de la protection de la rédaction de Charlie Hebdo, ou le gendarme hier, à la mort.

Le combat politique inclut bien évidemment des dimensions idéologiques et sociales. Quel est donc le récit de la Republique pour unir les citoyens de toutes classes dans un projet commun, à l’heure où les pouvoirs chantent les oppositions de catégories et de communautés, divisons pour régner, et abolissent tout ce qui définit cette République, vive les valeurs du capitalisme financier ?

Qu’est-ce qui mène des petits voyous à trouver dans des radicalismes, qui neofasciste, comme en Allemagne, voir l’attentat de Munich, qui islamofasciste, comme ici, une raison transcendante justifiant de tuer et de mourir?

 

24 mars 2018 à 13:04

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Quelle joie, mourrir en se sachant guéri.

 

24 mars 2018 à 12:21

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https://europeinsoumise.org/fr/component/content/article/30-dossier/politique/89-nouvelles-tetes-vieilles-politiques?Itemid=164

 

24 mars 2018 à 12:20

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24 mars 2018 à 12:19

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http://in-girum-imus.blogg.org/coralie-delaume-et-david-cayla-michalon-la-fin-de-l-union-europeenne-2-a128021348

 

24 mars 2018 à 11:48

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http://www.leparisien.fr/faits-divers/attaque-de-trebes-christian-le-boucher-tue-au-super-u-etait-un-coeur-enorme-une-figure-24-03-2018-7626426.php

 

24 mars 2018 à 10:58

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https://m.tagesspiegel.de/politik/die-schulz-story-einfach-so-losgebabbelt-/21109400-2.html

 

24 mars 2018 à 09:28

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https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-terroristes-dans-l-aude/attaque-terroriste-de-trebes-le-lieutenant-colonel-arnaud-beltrame-qui-avait-remplace-une-otage-est-mort_2672120.html#xtor=CS2-765-–

 

24 mars 2018 à 09:01

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http://www.leparisien.fr/transports/la-reforme-ferroviaire-adoptee-par-l-assemblee-nationale-24-06-2014-3949383.php

Pourquoi Olivier Faure a été sorti de la manif des fonctionnaires et des cheminots? Ben peut-être parce qu’il a voté ça malgré la grève des cheminots… Mais hein un jour ils feront l’inventaire de leur quinquennat catastrophique.

 

http://www.leparisien.fr/transports/la-reforme-ferroviaire-adoptee-par-l-assemblee-nationale-24-06-2014-3949383.php

 

23 mars 2018 à 23:13

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Un islamiste commet une série d’attentats pour obtenir la libération du logisticien des attentats de novembre 2015. Il est donc l’arme à distance de Daesh, allié à l’OTAN, chaque pays de l’Otan engageant l’organisation automatiquement dans ses opérations militaires à moins d’en être suspendu, pour massacrer ceux qui ont aidé les forces spéciales françaises à liquider les inspirateurs des attentats. Et pleine de bonne consciences françaises dénoncent … les slogans puérils de gauchistes marginaux. Le sens des priorités…

 

23 mars 2018 à 20:11

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http://www.rtl.fr/actu/politique/la-popularite-d-emmanuel-macron-atteint-son-plus-bas-niveau-selon-notre-sondage-7792741988

 

23 mars 2018 à 19:26

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https://beta.arretsurimages.net/articles/tabasseurs-cagoules-contre-etudiants-a-montpellier-silence-des-teles

 

23 mars 2018 à 19:25

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23 mars 2018 à 19:24

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https://fr.statista.com/infographie/13330/emmanuel-macron-tombe-en-disgrace/

 

23 mars 2018 à 19:24

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https://www.marianne.net/societe/le-doyen-de-la-fac-de-montpellier-fier-des-agresseurs-d-etudiants-grevistes

 

23 mars 2018 à 19:14

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le 22 mars 1848, Milan chasse l’armée autrichienne, sans se douter que la France républicaine aidera, en étranglant la république de Rome, les autrichiens à reprendre l’Italie.

 

22 mars 2018 à 21:33

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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00107456/document

Un très intéressant article sur les débats à la chambre des pairs sur la loi du 22 mars 1841 limitant le travail des enfants de moins de 8 ans.

22 mars, une date qui compte dans l’histoire sociale de ce pays depuis 177 ans.

 

22 mars 2018 à 08:33

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https://twitter.com/LarrereMathilde/status/976351129654177793

 

22 mars 2018 à 06:59

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La clé de la reprise de 2015, 2016, 2017? Notre dépendance énergétique au pétrole, et la chute de ses cours. Les menaces sur 2018? La remontée des taux d’intérêts (ça commence aux USA), les tensions commerciales dans un capitalisme dopé au libre echangisme, et la reprise des prix du pétrole.

Je maintiens mon pari d’une crise financière le 22 octobre à 11:30.

 

21 mars 2018 à 22:06

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https://europeinsoumise.org/fr/component/content/article/19-a-la-une/88-pourquoi-les-universites-britanniques-font-greve?Itemid=164

 

21 mars 2018 à 22:02

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http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2007-08-30/sarkozy-installe-la-commission-attali/917/0/198455

Si le conseil constitutionnel avait fait son travail en 2007, on aurait évité cela. Ou, sans l’argentbde Khadafi, pas de Macron.

 

21 mars 2018 à 21:34

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https://www.francetvinfo.fr/live/message/5ab/2b8/fce/7e0/a41/754/9e7/bdf.html#xtor=CS1-746

 

21 mars 2018 à 21:32

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

21 mars 2018 à 21:32

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https://t.co/EoKAbfj3HG

 

21 mars 2018 à 21:28

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Quil me soit permis ici de rappeler les noms d’une bande d’artiste de la franche rigolade exaltée et de la bonne blague, des maîtres de leur art ayant dépassé Fluide Glacial et Psikopat réunis: 2007-2010: président : Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac en 2007[9] membres nommés : par le président de la République : Olivier Dutheillet de Lamothe, nommé par Jacques Chirac en 2001, Pierre Steinmetz, nommé par Jacques Chirac en 2004, Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac en 2007[10], par le président du Sénat : Dominique Schnapper, nommée par Christian Poncelet en 2001, Jacqueline de Guillenchmidt, nommée par Christian Poncelet en 2004, Renaud Denoix de Saint Marc, nommé par Christian Poncelet en 2007[11], par le président de l’Assemblée nationale : Pierre Joxe, nommé par Raymond Forni en 2001, Jean-Louis Pezant, nommé par Jean-Louis Debré en 2004, Guy Canivet, nommé par Jean-Louis Debré en 2007[12], membres de droit : Valéry Giscard d’Estaing Jacques Chirac (depuis le 16 mai 2007)

 

20 mars 2018 à 23:15

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.cnccfp.fr/index.php?art=783#tab5

La encore, un rapport d’activité exulatoire en franche rigolade exaltée.

 

20 mars 2018 à 23:08

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/nouveaux-cahiers-du-conseil/cahier-n-34/le-financement-de-la-campagne-des-candidats-a-l-election-presidentielle-au-travers-des-comptes-de-campagne.104695.html

Cet article est un peu technique, mais depuis ce jour, hilarant.

 

20 mars 2018 à 23:03

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Tiens, en relisant la décision du conseil constitutionnel de 2007 sur le compte de campagne de Sarkozy, il apparaît que trois dons de personnes privées supérieures au plafond avait donné lieu à une réduction du montant remboursé pour irrégularité. Sinon, le conseil n’avait vu ni les montagnes de cash aux sources inconnues, depuis abondamment documentées, ni bien sûr la main de Khadafi, qui semble se confirmer.

Justement, en 2018, il y a un compte de campagne ayant donné lieu à une correction suite à des dons de personnes privées trop élevés (et donnant lieu à un signalement aux autorités fiscales). Devinez qui.

 

20 mars 2018 à 22:59

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3372338/032018_ndc_emploi.pdf

En lisant le dernier rapport de conjoncture de l’Insee je suis tombé sur cette petite pépite, qui signifie tout simplement que la reprise de l’emploi marchand est du à la reprise de la demande, et pas du tout à la politique de l’offre.

“L’emploi salarié continuerait d’augmenter dans les secteurs marchands d’ici mi-2018 sur un rythme aussi soutenu qu’au semestre précédent (graphique 1), en raison de la progression encore solide de l’activité. Les politiques d’allègement du coût du travail auraient un effet globalement neutre sur le contenu de la croissance en emploi.”

Cqfd.

 

20 mars 2018 à 22:23

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.scribd.com/doc/56148756/Enuma-Elish-le-texte-integral

Le plus vieux poème de création du monde, écrit près de 1200 ans avant Hesiode, l’enuma Elish sumérien.

 

20 mars 2018 à 21:39

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.republik.ch/2018/03/19/das-system-vincenz

 

20 mars 2018 à 21:08

Mathias Weidenberg a partagé une photo.
Ce Jeudi pour les Francais de Madrid

 

20 mars 2018 à 18:38

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Une belle campagne!

 

20 mars 2018 à 18:37

Mathias Weidenberg a écrit sur le journal de Jean-Luc Edm.
Joyeux anniversaire!

 

20 mars 2018 à 18:35

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Deux informations économiques sans relation : Oracle, le géant de l’informatique habitué à générer un taux de marge à 50% – mon alter ego a travaillé 8 ans pour ce groupe – a publié 6 milliards de pertes dus à la réforme fiscale de Trump: c’est 6 milliards évadés qui rentrent. La Deutsche Bank a publié des chiffres décevants, mais annonce avoir multiplié par deux ou trois le montant de ses primes versées à ses cadres pour un montant de 2,3 milliards « pour éviter qu’ils partent à la concurrence ». L’action vaut aujourd’hui 20% de ce qu’elle valait en 2008… s’il y a un moral hasard, c’est pas en Grèce…

 

20 mars 2018 à 08:20

Mathias Weidenberg a partagé une photo.

 

20 mars 2018 à 07:40

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Si je dis toujours que les bobinettes comptent moins que les mouvements structurels, il y a parfois des bobinettes qui symbolisent par leur longévité les errements structurels. C’est le cas de Merkel, la pire dirigeante de l’UE des 13 dernières années. Petit palmarès personnel: En 2015,elle tue définitivement toute idée solidaire en Europe, déchirant le voile absurde du rêve fédéraliste des europeistes drogués croyant encore en cette UE, en crucifiant la Grèce puis en déclarant unilatéralement la suspension de traités européens (Dublin). Face à la destabilisation qu’elle provoque par cette décision, elle se jette,désespérée et aux abois, dans les bras d’Erdogan à qui elle file trois milliards de budget européen par an pour contenir en Turquie les réfugiés syriens. Elle a préférée filer ces trois milliards à Erdogan plutôt que de les filer à Tsipras.

Du coup, Erdogan a une monnaie de chantage sur l’UE lui permettant de mener une invasion du nord de la Syrie allié aux chefs des tueurs de novembre 2015 à Paris. C’est logique: lorsque Hollande avait invoqué la solidarité européenne après les attentats, et voulu décréter la suspension du TSCG sur les dépenses de sécurité, Merkel avait tourné la tête et fait savoir par Schauble qu’il en était pas question.

Mais on pourrait parler de l’irresponsabilité merkellienne dans la crise ukrainienne de 2013-2014, rappelant l’irresponsabilité de Kohl dans la crise balkanique de 1990-1991. On pourrait rappeler l’alliance Merkel-Cameron de 2013 detricotant le budget européen, et détruisant des pans essentiels de la PAC, notamment la subvention des jachères, à l’origine de la disparition de 25% des oiseaux européens depuis 5 ans. Cette alliance s’était faite contre la France, et sur la stigmatisation du « tourisme social européen », nourrissant la xénophobie contre les citoyens européens, l’un des chevaux de bataille des Brexiters. Merkel et son budget européen de 2013 a favorisé et la crise écologique de l’agriculture, et l’augmentation de la pauvreté, en coupant des deux tiers le programme PEAD, et favorise le camp du Brexit. On pourrait rappeler l’absurde TSCG, contraire à toutes les règles de pilotage macroéconomique d’une zone monétaire aussi diverse que la zone euro, et son obsession passionnelle pour l’intergouvernemental. On pourrait rappeler sa stratégie en 2010-2011, plongeant l’Italie dans une grave crise, prolongeant la crise spéculative contre la dette publique européenne par « bêtise crasse » (Timothy Geithner, alors ministre du Trésor de Obama), et créant de toute pièce la récession européenne de 2012-2014 – celle qui, contrecyclique, surprit Hollande alors qu’il tablait sur le retour mécanique de la croissance, comme elle revint sur la période partout ailleurs qu’en Europe. On pourrait rappeler son opposition catégorique à toute démocratisation fédéraliste, mais aussi à toute intégration centralisée de l’UE, privant celle ci de tous les instruments élémentaires de pilotage monétaire, macroéconomique. Enfin, il y a son flirt de longue durée avec la Deutsche Bank, pire « too big to fait » d’Europe.

Elle aura réussi, en plus, à détruire la culture démocratique de son propre pays, à ramener au Bundestag à 1 député sur 7 l’extrême droite, et à réduire le score de son parti au pire score depuis 1949.

 

20 mars 2018 à 07:36

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le coût de la fraude fiscale du seul groupe Pinault corresponds à peu près au déficit du régime des retraites de la SNCF, lui même conséquence de la réduction du nombre des agents cotisants.

Si toutes les entreprises payaient leurs impôts, il n’y aurait pas de déficit ni de dette publique à financer sur les ménages.

 

20 mars 2018 à 07:06

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Merkel est définitivement la pire dirigeante européenne de l’histoire.

 

20 mars 2018 à 06:13

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Notons que les mêmes dénonçant les complaisances de ce qui n’est pas libéral pour la Russie sont silencieux sur l’écrasement des kurdes par l’allié de Merkel, avec la complicité bienveillante des russes.

 

20 mars 2018 à 06:09

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Cet article ne permets pas de comprendre la poutinophilie de Schröder ou Steinmeier, mais ce n’est pas son but, son but, c’est de diviser le monde politique français entre le camp du bien, libéral, libre échangiste, et opposé à la Russie, et le reste, forcément camp du mal.

 

20 mars 2018 à 06:07

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

19 mars 2018 à 21:09

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https://www.youtube.com/attribution_link?a=jRGBTqN014M&u=%2Fwatch%3Fv%3DsAWz5nnLr4U%26feature%3Dshare

 

19 mars 2018 à 21:09

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le maire de Berlin plaide pour enfin mettre fin à Harz 4. Mais au lieu d’imaginer une solidarité rétablie, il souhaite un revenu universel, mettant déjà le niveau trop bas pour éviter la pauvreté, et donc prenant le risque de reproduire tous les inconvénients de Harz4, tout en ayant désarmé la lutte idéologique pour les salaires et les assurances collectives contre les risques de la vie.

 

19 mars 2018 à 21:03

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le PS, passé de 132000 militants votants en 2008 à 36 000 en 2018.

 

19 mars 2018 à 20:52

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https://m.tagesspiegel.de/politik/bundesregierung-deutschland-chef-von-goldman-sachs-wird-staatssekretaer/21086578.html?utm_referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.de%2F#layer

Je vous avais déjà fait le portrait de Olaf Scholz, cet ami des banquiers de Hambourg qui ferait passer Le Foll pour un dangereux communiste. Et bien le nouveau ministre des finances allemand (SPD) à peine nommé ne déçoit pas : il embauche le patron de Goldman Sachs Allemagne.

 

19 mars 2018 à 20:40

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Schröder, l’homme de l’agenda 2010 et du modèle allemand si cher au Marchisme, est désigné par le ministre des affaires étrangères de l’Ukraine comme le,chef lobbyiste de Poutine en Europe. Mais on ne condamnera bien sûr pas le contenu de la politique de Schröder pour ses mauvaises fréquentations. Non, les mauvaises fréquentations ne condamnent que les politiques de partage des revenus.

 

19 mars 2018 à 20:22

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.alternatives-economiques.fr/christian-chavagneux/liberalisme-lheure-de-payer-laddition/00083626

 

19 mars 2018 à 07:25

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/13/2758858-barrages-hydroelectriques-ouverture-a-la-concurrence-des-2018-2018.html

 

19 mars 2018 à 07:22

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

18 mars 2018 à 20:17

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://lvsl.fr/la-commune-de-paris-revolution-democratique-et-sociale-ecrasee-dans-le-sang

 

18 mars 2018 à 08:42

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Depuis l’effondrement électoral et sociologique du PS, il restait une grosse majorité de cadres et d’élus, ancrés dans leurs mandats locaux, persuadés de pouvoir survivre électoralement grâce à leur ancrage local. Au cours du vote d’hier soir il est apparu deux réalités : 1. Le Parti est exsangue dans de nombreuses fédérations, le nombre de militants actifs s’est effondré de 140 000 en 2012 à 80 000 au congrès de Poitiers en 2015 et 40 000 aujourd’hui. 2. Le Parti rassemble ceux qui ont soutenu la ligne gouvernementale hollande-vallsiste, et voit sa survie dans de futures alliances locales avec en Marche. Le candidat du renouvellement doctrinal reçoit autant en pourcentage que l’aile gauche unie au congrès de 2008, soit 18%, mais sans perspective de synthèse de gauche comme ce put être le cas alors avec les aubrystes. A l’époque, le résultat de l’aile gauche unie, après une défaite cuisante en 2007 et le déclenchement de la crise financière peu après, entraîna le départ du parti de Jean-Luc Melenchon. Depuis, il s’impose comme la principale voix d’opposition de critique sociale.

Emmanuel Maurel a fait une très bonne campagne, un excellent debat télévisé. Mais le résultat était finalement joué d’avance. Au delà de sa décision individuelle, la défaite de son texte va entraîner de nouveaux départs discrets des militants de base.

On parle déjà d’une synthèse Le Foll – Faure. Rien ne les distinguent réellement. Faure n’a pas besoin de faire de concessions pour gagner le second tour.

Le Parti Socialiste confirme une ligne qui l’a conduit à l’insignifiance électorale. Il va falloir reconstruire sans lui.

 

16 mars 2018 à 07:34

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le Marchisme, ce neo -isme.

 

14 mars 2018 à 00:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
J’ai lu trois choses dans l’avion: les excellentes feuilles d’une amie qui dit des choses très pertinentes et qui est sur la bonne voie, un livre de 1872 sur les écoles du socialisme français, et un rapport sur les dangers pour la stabilité financière de la planète de ce que l’on appelle « les banques de l’ombre ».

Du coup, ça m’a inspiré ça : L’une des plus grandes défaites collectives de l’histoire européenne récente a vu la social-démocratie européenne se faire l’instrument de la gloire de ceux-là mêmes à l’origine, en tant qu’adversaires, d’elle-même. La social-démocratie, qu’on la définisse réformiste, de gouvernement, pragmatique ou modérée, puise son origine à la même source, ou plutôt au même puit que le socialisme radical, le communisme, le mouvement révolutionnaire : la paupérisation de la population avec la Révolution industrielle, paupérisation entraînant une oppression politique et symbolique. C’est la dénonciation de cette toute petite minorité accumulant toutes les richesses à un rythme de plus en plus exponentiel qui fonde, par désir de justice, d’égalité, d’équité, mais aussi de liberté, toutes les couleurs de pensée ultérieures. Il a fallu certes des géants antérieurs fondant les principes et les valeurs absolues.

En 1872, Benoit Malon publie une histoire des écoles socialistes françaises. C’est un livre d’avant la conquête du mouvement ouvrier français par le marxisme, marqué cependant également par deux grands épisodes d’espoir, et de massacres horribles, d’exécutions sans jugement, de meurtres d’enfants, de liquidation d’innocents parce qu’ils avaient écrit contre l’ordre établi, Juin 1848 et Mai 1871. 23 ans seulement séparent ces deux épisodes qui virent, chacun à leur manière, la fin sanglante des premières tentatives de gouvernement de socialistes français, avec à chaque fois un ordre bourgeois sans vergogne dans le meurtre, la torture, l’indignité, et tous les deux, la République proclamée. C’est l’espace entre le mouvement social qui fit tomber les réformes de Juppé et aujourd’hui. C’est l’espace entre la fin de la seconde guerre mondiale et Mai 68. Ce livre évoque, en reconnaissant ne pas l’avoir lu car il n’est pas traduit, une transformation de la réflexion socialiste, mettant fin au mysticisme métaphysique des socialistes français en enracinant la critique socialiste du capitalisme dans la science et l’histoire, due à l’allemand proscrit Karl Marx. Il consacre de longues pages aux utopistes, évacue Louis Blanc assez sommairement – premier socialiste au gouvernement, première grande désillusion – et développe plus longuement Proudhon en attaquant dès l’introduction sa mysoginie. Il consacre Pauline Rolland et des femmes socialistes comme les mères de l’impulsion syndicale française, ainsi que de l’engagement dans l’Internationale. On voit dans ce livre tout le foisonnement, et le sectarisme parfois, du socialisme français. Tout y est. Tous ont un point de départ commun: la colère devant la pauvreté de la majorité de la population dans un contexte de progrès technique et de croissance économique inouï. Le livre rappelle aussi une donnée alors essentielle : beaucoup de socialistes français ne fondent pas leur légitimité morale et philosophique sur Rousseau, Hégél ou même les Jacobins. Non, l’inspiration morale et la légitimité universelle du socialisme se fonde chez beaucoup sur le message évangélique du Christ. Jesus Christ est vu comme le fils du charpentier, la première figure ouvrière de l’Histoire, et son message, celui de l’égalité, de la vanité de l’avidité des richesses et de la promesse d’une justice pour les miséreux ceux qui souffrent. C’est une lecture révolutionnaire. Louis Blanc d’ailleurs, dans son histoire de la Révolution française, fera une analogie entre le couple Rousseau-Robespierre et le Père et le Fils, voyant dans Thermidor et la guillotine le sacrifice du fils pour l’égalité et la fraternité. Si l’on veut, l’esprit de la Révolution complèterait la trinité révolutionnaire selon Louis Blanc.

Le fond de l’affaire socialiste, que l’on soit réformiste ou radical, que l’on préfère Guesde ou Jaures, qui sur le fond de l’analyse du capitalisme étaient d’accord, que l’on choisisse la SFIO ou la SFIC, Léon Blum et Jean Zyromski contre Paul Faure et Longlet, qu’on préfère Daniel Mayer à Guy Mollet, Savary à Mitterrand et Mitterrand à Marchais, Poperen à Rocard et Rocard à Chevenement, que l’on soit insoumis ou générations, c’est le refus que les inégalités économiques croissent, et que ce faisant, la majorité de la population perde sa liberté, esclave de la nécessité et la pauvreté, danger mortel pour toute démocratie.

Peu importe d’où vient l’engagement de chacun, le socialisme est une force s’opposant par définition à celle du capitalisme, et utilisant des principes d’action incompatibles avec le libéralisme.

Le triomphe des progressistes, associant social et libéral dans le même épithète, est donc fondamentalement un triomphe contre l’histoire et la mission même du socialisme. Il marque une apogée d’un refus de penser le monde, une lâcheté face à l’idée de rapport de force, une naïveté face à la violence même du capitalisme.

Ceux ci triomphèrent historiquement au dernier moment de bascule de l’histoire du capitalisme contemporain où une influence, un réformisme, une transformation était possible : entre 1994 et 2002.

La déception de leur pratique politique, renforcé par des alliances avec des partis conservateurs ou libéraux, a écarté l’électorat majoritaire, celui des classes populaires. Il a anesthésié toute pensée du monde tel qu’il est.

En 2008, la plus grande crise systémique du capitalisme financier a éclaté. Sa résolution a accélérée d’une manière inouïe les processus d’accumulation du capital par quelques uns et la paupérisation des salariés. En 2018, les grandes multinationales payent en moyenne 10% d’impôts de moins qu’en 2008, les plus riches accumulent 80% de la croissance, pendant que dans la plupart des pays occidentaux, le taux de pauvreté est de 25 à 35% supérieur à celui de 2007, que le plein emploi soit atteint, comme en Allemagne ou en Grande Bretagne, ou toujours de masse, comme en France, en Italie, en Grèce.

Mais les élites dominantes de ce qui reste des partis sociaux-démocrates n’ont jamais voulu s’emparer de cet objet, la crise de 2008 et ses conséquences, ni tenter de prévoir où nous mène un capitalisme financier fondamentalement identique en 2018 à ce qu’il était en 2008. La critique du capitalisme financiarisé ne peux bien sûr jamais embrasser comme réalité complète le capitalisme lui même, selon ces élites. Les accidents considérés comme impossibles ou anormaux doivent donc être expliqués par des problèmes d’outils, de réglages à la marge. Les crises spéculatives sont ainsi non des phénomènes inéluctables dans une économie Monde de libre circulation des capitaux, et de monnaies flottantes sans aucun lien avec des réalités économiques, mais les conséquences de dérives dans l’utilisation des ordinateurs (argument déjà pendant la crise financière de 1987, qui ainsi fut réécrite pour en gommer la crise immobilière américaine préalable et les faillites des caisses d’épargne de ce pays) ou aujourd’hui les modèles d‘algorithmes, voire des manquements individuels (banque Barings, Maddoff, Kerviel).

On se rassure : le système financier contemporain est pérenne, et ferait sens, ce sont les outils qui déconnectent. Travaillons aux outils, et tout cela retrouvera son rôle de financement de la croissance des premiers de cordée.

C’est évidemment du Bullshit avec un gigantesque B.

Je relis en ce moment un livre publié en 1992 par Volcker, qui fut l’un des architectes du nouveau monde financier en aidant à concevoir la fin de l‘ordre monétaire de l‘après guerre pour entrer dans le monde financier contemporain. Les contraintes économiques réelles qui pesaient sur le système financier d‘alors étaient très comparables à celles que nous connaissons depuis: – les États Unis, engagés dans des dépenses militaires considérables, autrefois au Vietnam, dans les années 80 pour achever les réserves financières de l‘URSS dans la course aux armements, au début des années 90 en Irak, depuis 2001 entre l‘Afghanistan et le proche orient, ont des besoins considérables de financement extérieurs. – Mais depuis la fin des années 60 la balance commerciale américaine est déficitaire, avec deux régions particulièrement excédentaires, siphonnant des ressources financières américaines vers l’extérieur : l‘Allemagne (1967-1989, 2008-2018) et soit le Japon (1965-1990) soit la Chine. – les ÉtatsUnis ont donc déconnecté leur monnaie de toute référence à une économie réelle, et créer des montagnes de liquidités en dollars que des élites capitalistes en recherche de placements sûrs et loins des autorités fiscales ou de leurs peuples se sont dépêchées d‘acheter. C’est la fin de la convertibilité du dollar, et la croissance accélérée des paradis fiscaux et des pétrodollars. – Mais les régulations des marchés empêchaient l’optimisation de cette accumulation de capital : on a donc peu à peu enlevé tous les freins à la circulation des capitaux et des personnes.

Et c’est ainsi que le capitalisme financier s’est détaché et de la sphère productive, et de tout contrôle politique, pour créer cette monstrueuse machine à concentrer la richesse collective, tellement fragile cependant qu’elle menace, à chaque crise sérieuse, comme en 2008 – et ce n’est pas la dernière – de s’effondrer en emportant toute l’économie réelle. Mais c’est bien un Charybde et un Scylla que nous avons là : si ce capitalisme n’est pas stoppé, son avidité en ressources va plonger la moitié de l’humanité, par nécessité écologique, dans la guerre.

C’est justement là que nous aurions le plus besoin des inventions utopistes du socialisme français, appuyé sur la critique scientifique du socialisme allemand, pour déterminer une voie de sortie commune, démocratique et sociale, de la crise capitaliste.

 

14 mars 2018 à 00:01

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Dans trois jours, les militants du PS choisiront un texte d’orientation. Les deux premiers signataires des deux textes arrivés en tête seront départagés dans un scrutin le 29 mars, le vainqueur étant désigné nouveau patron du parti. Le choix de l’orientation est donc déterminante pour le choix de la personne. C’est ainsi : il faut décider et sur le fond, et sur l’incarnation.

Ce n’est pas un mystère que ce profil, cet alter ego, plaide pour une reconquête idéologique. L’enjeu n’est pas organisationnel, il n’est pas non plus tactique. Dans la recomposition des critiques sociales de l’ordre établi, dans la transformation des clivages politiques à l’échelle mondiale, traduction de la gigantesque crise sociale et écologique à laquelle toutes les sociétés humaines sont confrontées, la question ne peut être, même pour un parti démonétisé à ce point dans une démocratie européenne qui ne cesse de se faire plus petite qu’elle n’est, seulement celle de méthodes. Il faut une cohérence, et une ouverture, pour permettre à ce parti d’être utile à une alternative aux catastrophes futures. Ce profil ne vote pas, étant pseudonymique. Et puis il a déjà voté en 2018 au sein du SPD contre la Grande Coalition.

Mais il invite les lecteurs occasionnels et réguliers membres encore de ce parti à en faire un point de résistance, et de construction future, en votant jeudi pour le texte l’Union et l’espoir, présenté par Emmanuel Maurel.

Tout autre choix renverra le PS à une insignifiance idéologique, probablement peu coûteuse électoralement dans le court terme, mais bien encombrante dans les échéances qui compteront. L’enjeu est de préparer l’alternance, c’est à dire, de construire les conditions d’un rassemblement majoritaire de second tour contre Macron et les droites. Cela nécessite un minimum de réflexion idéologique, loin des totems de personne.

 

13 mars 2018 à 08:10

 

Le capitalisme financier n’a pas besoin de l’économie réelle, il joue avec 5,4 fois la valeur de tout ce qui est produit en une année sur la planète en permanence.
Ça va dégonfler dur ! On va tous déguster !

 

Jean-Pierre Coutant

13 mars 2018 à 13:58
Le capitalisme financier n’a pas besoin de l’économie réelle, il joue avec 5,4 fois la valeur de tout ce qui est produit en une année sur la planète en permanence.

 

12 mars 2018 à 22:49

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le Pis polonais avait promis une politique sociale fondée sur la création d’allocations familiales très généreuses et la relance d’un programme de logements sociaux. Il revendique avoir multiplié par 4 les dépenses sociales depuis son arrivée au pouvoir. Il a aussi limité le travail du dimanche, limitant pour les commerces la possibilité d’ouvrir à deux par mois. C’est vécu comme une critique du consumérisme, et un retour sur le libéralisme débridé des années 90.

Hier, la radio publique allemande Inforadio consacrait un long reportage à une question « societale », le droit des femmes en Pologne. En effet, un puissant mouvement basiste, refusant une récupération politique, s’est constituée pour le droit des femmes en Pologne. Ce mouvement « grève des femmes » ne se soucie pas seulement du droit à l’avortement, mais de tous les sujets de l’émancipation – violences conjugales, égalité salariale, accès aux responsabilités politiques etc… Le mouvement a récemment organisé une grande manifestation contre … l’opposition libérale de centre droit, coupable d’avoir voté contre un texte de libéralisation de l’avortement en commission parlementaire, alors que le PiS, malin sur le coup, était prêt, au nom du respect du parlementarisme, à le faire venir en session. Il est fascinant de voir comment ce parti très conservateur et très lié aux autorités catholiques reprends certaines revendications du mouvement féministe et réussit ainsi à poser les libéraux, qui ne le sont véritablement que sur les questions économiques et qui ne veulent surtout pas remettre en cause un seul des principes de domination de l’ordre établi, devant leurs contradictions dans un pays sans gauche.

Alors le PiS organise l’impossibilité pour les femmes polonaises d’avoir vraiment accès à l’avortement, et aurait voté contre le texte en session.

Le reportage racontait comment dans un pays où la gauche rime avec communisme, et communisme avec corruption et népotisme, le féminisme est arraché d’une figure comme Rosa Luxembourg, juive polonaise socialiste, pour être enraciné dans une tradition émancipatrice … conservatrice. Le droit de vote a été accordé aux femmes en Pologne en 1918 par la première République, et non par le régime communiste.

Ce reportage confirme la difficulté de penser les mouvements politiques nouveaux des années 2010 selon les dualismes simplistes des arrondissements bourgeois parisiens. Il n’y a pas d’un côté le bien, libéral-sociétal, libre échangiste, pro Européen, soucieux de règles minimums pour organiser la charité et donner une bonne conscience écologique sans toucher aux structures de pouvoir et de richesse, et de l’autre le mal, de méchants populistes nationalistes militaristes et neofascistes, voire neocommunistes.

Chaque peuple réponds à la profonde crise sociale provoquée par le capitalisme contemporain post-2008 avec des mouvements différents, déterminés par son histoire et ses structures économiques et sociales. Solidarnosc, on a tendance à l’oublier, est au départ un mouvement syndical faisant grève contre l’augmentation des cadences sans compensation salariale.

Le PiS, le Fidesz et son cousin ultra-libéral Jobbik, Ciudadenos comme populisme bourgeois et Podemos, ReM comme populisme libéral bourgeois, la France Insoumise et le FN, M5S qui semble pouvoir autant s’allier aux neofascistes qu’au centre gauche, le Trumpisme promettant aux ouvriers un protectionnisme protecteur, le FPÖ gouvernant avec la droite, le Brexisme, sont tous l’expression de peuples mettant fin à la structuration politique d’avant 2008 pour répondre à l’extrême violence de la crise sociale. Les réponses sont en doctrines et méthodes aussi diverses que l’est l’histoire de chaque peuple européen. Mais ce sont tous des expressions de la crise profonde, structurelle, de ce capitalisme là.

 

12 mars 2018 à 08:15

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le marchiste réélu en Guyane, avec 326 voix d’avance, et un score de maréchal soviétique à 98% dans une commune faisant passer un vote de congrès du Parti socialiste comme plus exemplaire qu’un vote pour les législatives…

 

12 mars 2018 à 04:59

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ainsi donc, un député socialiste qui a voté contre la confiance au gouvernement Philippe fait un bond de 20 points dans une législative partielle au premier tour, pendant que son adversaire marchiste s’effondre de 17 points.

Notons la stabilité de la France Insoumise, et l’érosion du FN.

 

11 mars 2018 à 23:15

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Comme le rappelle l’excellent Robert Curbet notre système de Grandes Écoles est un héritage des Robespierristes.

On veut bien garder la machine à reproduire l’élite bourgeoise, mais les aspects sociaux de la politique des mêmes est bien sûr à repousser absolument, car voyez vous, en guerre civile et guerre avec toutes les tyrannies d’Europe, ces gens ont fait preuve d’un manque de bienveillance à leurs ennemis.

Ah, et le code Napoléon dont on nous rabat les oreilles était fini d’être rédigé quasiment dans le même texte promulgué au début des années 1800 par cette Convention dès 1794. Mais entre temps, il y eut Thermidore et on retarda la promulgation le temps de faire preuve de la même bienveillance à leurs égards.

 

11 mars 2018 à 20:49

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Source de mon post précédent

 

11 mars 2018 à 19:51

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En Allemagne, de nombreux médias remettent enfin en cause le mode de calcul et d’attribution du revenu minimum, appelé Hartz4, et en condamnent le niveau, qui fait vivre bien en dessous du taux de pauvreté, dans des conditions indignes, des millions d’allemands. Même le Bild a dénoncé les 1,7 millions d’enfants survivant à Hartz4…

Et bien la nouvelle star de la CDU, Jens Spahn, qui rêve de Wauquizise la droite allemande et viré Angela, un apparatchik trentenaire vivant depuis l’âge de 22 ans de mandats politique, affirme que non c’est pas vrai tout ça, et qu’on peut très bien vivre avec 4,7 euros par jour. Spahn est désigné pour être le ministre de la santé du gouvernement de grande coalition, et à ce titre, est aussi responsable par ses attributions de la lutte contre la pauvreté. Très « marchiste » dans le style, il affirme également que personne n’a besoin des distributions alimentaires gratuites et que même si les restos du cœur allemands (les « Tafel ») disparaissaient, personne n’aurait faim.

Vous voyez le tableau…

 

11 mars 2018 à 19:50

 

Point sondages Allemagne : Chez Emnid, publié samedi, le vote des militants Spd pour la coalition, mettant fin à un feuilleton éprouvant pour les nerfs et vécu comme légèrement humiliant par les allemands, fait bondir le parti de 3 points, mais à 19%, toujours en dessous du score misérable de septembre 2017. LAfD y perds deux points, confirmant là une relation de cause à effet. Chez Forsa par contre, publié aujourd’hui, et qui avait mesuré un gain de un point dimanche dernier, c’est déjà fini, et le spd y reperds un point. Ce serait les Verts qui en profiterai.

Merkel et la droite sont stable, à leur score historiquement mauvais de septembre.

La nation allemande a de nombreux mal à l’âme et ce n’est pas l’annonce de Scholz ou Heil aux finances et au travail qui vont secouer cette legasthenie rampante.

Point sondages Allemagne : Chez Emnid, publié samedi, le vote des militants Spd pour la coalition, mettant fin à un feuilleton éprouvant pour les nerfs et vécu comme légèrement humiliant par les allemands, fait bondir le parti de 3 points, mais à 19%, toujours en dessous du score misérable de septembre 2017. LAfD y perds deux points, confirmant là une relation de cause à effet. Chez Forsa par contre, publié aujourd’hui, et qui avait mesuré un gain de un point dimanche dernier, c’est déjà fini, et le spd y reperds un point. Ce serait les Verts qui en profiterai.

Merkel et la droite sont stable, à leur score historiquement mauvais de septembre.

La nation allemande a de nombreux mal à l’âme et ce n’est pas l’annonce de Scholz ou Heil aux finances et au travail qui vont secouer cette legasthenie rampante.

 

11 mars 2018 à 19:40

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo.
Bien vu!

 

11 mars 2018 à 19:27

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le monde découvre ce qui est très bien documenté depuis plusieurs années.

 

11 mars 2018 à 00:02

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://lvsl.fr/frente-amplio-lemergence-de-lalternative-politique-chili

 

10 mars 2018 à 18:34

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
In Berlin

 

10 mars 2018 à 12:32

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
C’est le 9 mars 1848 que la Republique française a aboli la prison pour dettes, mécanisme le plus ancien de l’histoire – il est décrit dans le code de la loi Hamurabi qui date de 3800 ans – pour transformer un citoyen libre en esclave.

 

10 mars 2018 à 12:04

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ah, j’oubliais : le spd veut se renouveler en redécouvrant, comme la CSU, le concept de patrie. Mais bien sûr, surtout pas en relation avec les grandes luttes du peuple allemand pour son émancipation : aucune célébration officielle des 170 ans de 1848, rien pour les 200 ans de la naissance de Marx, non non, on revisite la notion de patrie par rapport aux réfugiés, par rapport à des valeurs culturelles allemandes intangibles, par rapport à la revalorisation de l’histoire…

C’est que vous voyez, la crise sociale depuis la crise financière de 2008 et la récession européenne de 2012, nullement amoindrie malgré le retour de la croissance en 2015, ne joue aucun rôle et n’a aucune influence sur les comportements électoraux et les crises des offres politiques.

La politique commence en Europe en juillet 2015, en France en Janvier 2015. Tout ce qui était avant n’existe plus. Il n’existe que cela :la réflexion identitaire. Et la réponse est claire : devenons tous identitaires.

Bullshit.

 

10 mars 2018 à 11:40

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
On récapitule : Après 4 ans d’un Bundestag majoritaire à gauche mais où l’aile droite du SPD, hégémonique à sa direction, a empêché tout rapprochement avec les autres gauches, le SPD a réalisé le pire score de son histoire.

125 jours après l’élection, le SPD repars au gouvernement avec la droite, et en même temps, promet un renouvellement des personnes, de la doctrine, des méthodes.

Les deux poids lourds du SPD envoyés au gouvernement furent successivement les secrétaires généraux du parti chargés de tout verrouiller pendant « le tournant de l’agenda 2010 » de Schröder entre 2002 et 2009. Olaf Scholz, député depuis 1998, fut le ministre du travail qui repoussa l’âge de la retraite à 67 ans dans la première grande coalition. C’est le retour sur cette mesure dans la seconde grande coalition qui a servi d’argumentaire pour la troisième grande coalition. C’est lui qui sera ministre des Finances et vice chancelier. Il a théorisé sous la première grande coalition « les gauches irréconciliables ». Hubertus Heil fut l’exécuteur des basses œuvres pour Schröder. Originaire de Basse Saxe, la région de Schröder et Gabriel, il est l’une des figures des Seeheimer, le nom de l’aile la plus liberale-conservatrice du SPD. Il récupère le ministère du travail.

Deux vieille figures de l’autoritarisme libéral des années Schröder ont donc pris les commandes réelles. Andrea Nahles a conclu il y a plus de 8 ans un pacte de conquête du pouvoir avec ces deux hommes. Elle récupère donc la présidence du parti. Autoritaire, cassante, cléricale catholique, elle est censée conduire une démocratisation que tout son habitus et son histoire refuse.

Voilà le renouvellement du spd.

 

10 mars 2018 à 11:19

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Scholz est la personnalité de la direction du spd élue avec le score le plus faible de tous au congrès du Spd de 2017 suivant la défaite. Aujourd’hui il est président intérimaire, putatif ministre des finances et vice chancelier. Théoricien des gauches irréconciliables (il a dit il y avait plus de différences entre le spd et les Linke qu’entre le spd et tout autre parti), il est le ministre du travail qui repoussa la retraite à 67 ans dans la première grande coalition.

Comment voulez vous que le SPD fasse croire à un renouvellement doctrinal ou politique?

 

10 mars 2018 à 06:57

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La nouvelle ministre de la famille allemande (SPD) est maire d’arrondissement à Berlin, elle est sur une ligne « loi et ordre » rappelant plus Thilo Sarrazin qu’autre chose, et paraîtrait en comparaison avec Collomb comme encore très droitière. C’était un nouvel épisode de « le renouvellement dans la réaction, avec le SPD ».

 

10 mars 2018 à 00:02

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Excellent! En faisant une désintox pour protéger Arnault en expliquant laborieusement que la suppression de l’ISF ne va pas lui rapporter 550 millions, mais seulement … 8, Le Monde permet surtout de comprendre que Arnault a optimisé sa fortune pour ne pas être redevable de 500 millions!

 

9 mars 2018 à 23:55

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
C’est quoi une politique réactionnaire?

Le gouvernement droite-extrême-droite autrichien est réactionnaire et mène une politique d’excédent budgétaire. Qu’est-ce donc que la politique d’un autre gouvernement ayant accepté l’augmentation de son taux de pauvreté pour protéger son excédent budgétaire, et qui, après l’élection, voit un futur ministre des finances annoncer continuer cette politique? Réactionnaire? Ah mais non, c’est le dernier rempart du progressisme européen voyons! C’est que voyez vous, la droite y est alliée au centre gauche…

Et c’est ainsi que deux politiques identiques seront commentées de manière très différentes au nom d’étiquettes.

Mais une politique réactionnaire l’est objectivement, que son acteur soit neofasciste ou social-démocrate.

 

9 mars 2018 à 23:07

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Emmanuel Maurel, dans le débat des candidats à la tête du PS, a dit penser, à propos de laïcité à „ceux qui ne croient pas“. Rien que pour cela, il mérite d’être soutenu.

 

9 mars 2018 à 22:55

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’archevêque catholique de Vienne a pris position sur l‘alliance des chrétiens démocrates et de l’extrême-droite au gouvernement autrichien: il soutiens leur politique austeritaire d‘excédent budgétaire.

Mais il faut cesser d’être anticlérical quand on est de gauche…

 

9 mars 2018 à 22:38

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
La bourgeoisie riche italienne a voté au Nord pour une flat tax la libérant de toute solidarité, les classes populaires du Sud ont voté pour le revenu universel de citoyennete proposé par le M5S.

Mais les questions de luttes de classe ont disparu derrière les questions identitaires.

 

9 mars 2018 à 21:31

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.lci.fr/politique/psledebat-orelsan-spiderman-hollande-emmanuel-maurel-se-fait-remarquer-963-2081016.html

Il a aussi cité Freud, révélant dans l‘obsession des droites à détruire le statut des cheminots un totem, une névrose en quelque sorte.

 

9 mars 2018 à 19:47

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

9 mars 2018 à 19:43

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Drôle: les libéraux verts allemands découvrent la mauvaise conscience des bourgeois heureux et par là même la question sociale.

 

9 mars 2018 à 19:39

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Olaf Scholz sera ministre des finances et vice chancelier.

Et bien je pense que c’est bon, l‘UE ne survivra pas.

 

9 mars 2018 à 19:31

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://t.co/uc9bpVJ0nl

 

9 mars 2018 à 19:29

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.bloomberg.com/politics/articles/2018-03-09/italy-s-five-star-is-said-to-mull-jobs-offer-in-bid-for-majority

 

9 mars 2018 à 19:29

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

9 mars 2018 à 19:26

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

9 mars 2018 à 18:54

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2018/01/09/la-degradation-du-systeme-ferroviaire-decoule-principalement-de-decisions-de-politiques-publiques-relevant-de-l-etat_5239292_1656994.html

 

8 mars 2018 à 22:57

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/08/a-l-universite-de-bordeaux-l-evacuation-d-etudiants-par-des-crs-jette-le-trouble_5267900_4401467.html

 

8 mars 2018 à 22:56

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le ministre s’est trompé de démission. C’est du gouvernement qu’il doit démissionner.

 

8 mars 2018 à 22:54

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ah, et sinon, la GroKo a bien choisi son camp,sur l’environnement: La ministre de l‘environnement Hendricks, SPD, qui fut souvent en conflit avec les ministres de droite et avec Gabriel quand il était à l’économie pour vouloir mettre en œuvre les objectifs de réduction d‘emission de CO2, quitte le gouvernement. La rumeur donne comme remplaçante une ministre SPD beaucoup plus jeune, mais également surnommée „Madame Charbon“…

 

8 mars 2018 à 22:39

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
On pense parfois, parmi les observateurs du congrès du PS que Le Foll est cohérent, mais à y regarder de plus près…

 

8 mars 2018 à 22:34

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Trump a de nouveau attaque l‘Allemagne, dans le contexte de la guerre commerciale sur les tarifs de l’acier, pour ne pas dépenser assez en dépenses militaires.

Ce qu’il veut dire : „chers allemands, réduisez vos excédents à notre égard en nous achetant chars, canons, avions.“

 

8 mars 2018 à 21:19

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ah, et sinon, on s’en fiche un peu, mais Sigmar Gabriel ne sera plus ministre. C’est l‘actuel ministre de la Justice Heiko Maas qui le remplacera aux affaires étrangères.

 

8 mars 2018 à 21:09

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://en.wikipedia.org/wiki/News_International_phone_hacking_scandal

Alors que la commission d’enquête Leveson sur le sujet semble devoir être enterrée par Theresa May, peut on rappeler les turpitudes de la presse Murdoch dans le scandale Newscorp ou est ce du „média bashing populiste irresponsable“?

 

https://en.wikipedia.org/wiki/News_International_phone_hacking_scandal

 

8 mars 2018 à 20:51

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.europe1.fr/politique/debat-du-ps-emmanuel-maurel-tire-son-epingle-du-jeu-3593465

A propos d’hier soir

 

http://www.europe1.fr/politique/debat-du-ps-emmanuel-maurel-tire-son-epingle-du-jeu-3593465

 

8 mars 2018 à 20:12

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Clara Zetkin mourut à 75 ans en exil, en juin 33, députée obligée de fuir l‘Allemagne après les pleins pouvoirs par ordonnances votés par le centre et la droite à Hitler en mars. Rosa Luxembourg fut assassinée par un militaire des corps francs, ces troupes d’extrême-droite envoyées par le gouvernement du SPD écraser la révolte de Berlin en janvier 1919.

 

8 mars 2018 à 08:27

Mathias Weidenberg a publié dans L’Union et L’Espoir – Objectif Congrès d’Aubervilliers.
Bravo Jeff Melclalex pour l’animation de la campagne, je viens d’entendre sur le live FB de LCI le journaliste aborder Emmanuel avec „vous avez été la star ce soir sur les réseaux sociaux“.

 

7 mars 2018 à 23:33

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
J’ai regardé le débat des candidats à la direction du PS. Il y a deux candidats avec une ligne et une cohérence, proposant aux militants un débat politique, idéologique, moral, de méthode et de moyens, de but et de sens. C’est Le Foll, et c’est Maurel.

Il y a un pitre opportuniste, sans grande cohérence, accumulant les mots balais et les paraphrases de ses camarades. Il défendit ceci, avec outrance, il défends le contraire, avec outrance. Laissons le à sa faible signifiance. Et il y a l‘homme d‘appareil qui parle à l‘appareil, qui ne voit pas à quel point les combinazzione d‘appareils épuisent, qui a de bonnes intentions, mais est bien dans le „peux mieux faire“. C’est Faure.

L‘enjeu du congrès est bien celui du choix entre deux lignes : celle concevant le capitalisme contemporain comme un défi à l’intelligence et un danger pour la,survie humaine, puisant dans l‘histoire, les valeurs, les fondamentaux la force d‘affronter le Moloch, et celui concevant le capitalisme contemporain comme une force naturelle et positive qu’il faut dompter mais accompagner. Jaures crut à la seconde ligne, comprit son erreur, et se rallia à la première ligne. Bernstein théorisa la seconde ligne et Rosa Luxembourg lui repondit, annonçant l‘inéluctabilité de ce que devint la première guerre mondiale à cause de l‘inhumanite de ce capitalisme là.

Le Foll et Maurel représentent les deux lignes historiques du socialisme, en dialogue permanent depuis son existence. Mais face à l’offensive libérale depuis 35 ans dont Macron est à la fois l‘aboutissement et la fin, il vaut mieux une ligne de critique fondamentale et d‘opposition idéologique indépassable plutôt que cette stratégie d‘accompagnement qui a montré et son inefficacité et sa stérilité.

Le Foll fut bon, Maurel, meilleur, incarne l’idéologie nécessaire.

Mais ce débat doit se poursuivre. Il doit se tenir jusqu’au bout. Rien ne serait pire que de ne pas en reconnaître la nécessité. Faure en a peur et est disqualifié par cette peur.

 

7 mars 2018 à 23:17

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Hambourg est la ville dont le président intérimaire du SPD et futur ministre des finances Olaf Scholz est maire. En 2015, il a emporté la ville avec 45% pour la liste SPD. Les Linke étaient à 8%, l’extreme droite à 6%, la droite à 22%, les verts à 12%.

Et bien le dernier sondage sur Hambourg voit le spd s’effondrer à 28% (-17), la cdu un peu progresser à 25%, les verts à 15% suivis de près par les Linke à 14% et l’extrême droite à 10%.

Y a pas à dire, cette histoire de GroKo est un triomphe.

 

7 mars 2018 à 20:50

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.lesechos.fr/14/11/2014/lesechos.fr/0203935119288_merkel–sarkozy–berlusconi—version-non-censuree-de-la-crise.htm

Rappel….

 

7 mars 2018 à 20:43

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.sudouest.fr/2018/03/07/senat-coup-de-force-de-l-etat-contre-les-retraites-agricoles-4260117-3452.php

Macron a lié la réforme du statut des cheminots à l’absence de retraites pour les agriculteurs, mais, lorsqu’une loi propose la mise en place de retraite agricole, il l’a fait bloquée jusqu’en 2020.

Menteur cynique, sans cœur, antiparlementaire autoritaire, ce président, ce gouvernement est une indignité.

 

7 mars 2018 à 20:34

Mathias Weidenberg a publié dans L’Union et L’Espoir – Objectif Congrès d’Aubervilliers.
pour ce soir, si l’Allemagne est un sujet, pour info: Le SPD commence à se fissurer : un groupe a crée aujourd’hui une « Plateforme Progressive Sociale » avec déjà 900 followers sur Twitter. Ce groupe est ouvert à tous et souhaite s’organiser sur le modèle des mouvements plutôt que des partis, ouvert tant à des militants dans des partis, des syndicalistes, ou des citoyens. On voit un peu la structure « à la REM ou FI »… Le député de Dortmund Marco Bülow est l’un des initiateurs avec Cansel Kiziltep, députée de Berlin. Sceptique vis à vis de la Groko, s’il annonce un visage social, il souhaite aussi pousser l’agenda pro-europe. Les deux sont plutôt à gauche du SPD, Cansel a déjà plaidée pour une alliance du SPD vers les Linke, mais dans la gauche « légitimiste », un peu à la aubryste en France. Les deux repoussent l’idée de travailler avec Wagenknecht cependant.

 

7 mars 2018 à 19:07

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Il y a 100 ans, ouverture du droit de vote aux femmes allemandes. Il y avait, à Weimar, des députées femmes. Prés d’une dizaine d’entre elles, socialistes et communistes, seront assassinées après 1933 par les nazis.

 

7 mars 2018 à 18:21

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le SPD commence à exploser : un groupe a crée aujourd’hui une « Plateforme Progressive Sociale » avec déjà 900 followers sur Twitter. Ce groupe est ouvert à tous et souhaite s’organiser sur le modèle des mouvements plutôt que des partis, ouvert tant à des militants dans des partis, des syndicalistes, ou des citoyens. On voit un peu la structure « à la REM ou FI »… Le député de Dortmund Marco Bülow est l’un des initiateurs avec Cansel Kiziltep, députée de Berlin. Sceptique vis à vis de la Groko, s’il annonce un visage social, il souhaite aussi pousser l’agenda pro-europe. Il a fait partie, avec Peer Steinbrück, des 4 députés SPD à voter contre le troisième plan de financement de la dette grecque voté à l’été 2015. Les deux sont plutôt à gauche du SPD, Cansel a déjà plaidée pour une alliance vers les Linke, mais dans la gauche « légitimiste », un peu à la aubryste en France.

Les deux repoussent l’idée de travailler avec Wagenknecht cependant.

 

7 mars 2018 à 18:08

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/3382688/2018/03/06/Une-decision-de-la-justice-europeenne-lourde-de-consequence.dhtml

Étrangement passé inaperçu, cette décision de la CJE est pourtant essentielle, et pour une fois, une bonne nouvelle. Une entreprise ne pourra plus prendre une influence politique en attaquant devant un tribunal arbitral privé un gouvernement légitime pizr réclamer des „dommages et intérêts“ contre les décisions politiques du gouvernement souverain. Il faudra, s’il y a véritablement un préjudice, passé par la justice, la vraie.

 

7 mars 2018 à 08:35

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Berlin a décidé de faire du 8 mai un jour férié régional.

 

7 mars 2018 à 06:47

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

7 mars 2018 à 06:21

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le césarisme marchiste n’est pas, fondamentalement, attaché à la démocratie.

 

7 mars 2018 à 05:55

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.inegalites.fr/Revenus-qui-gagne-combien

 

6 mars 2018 à 22:54

Mathias Weidenberg a partagé un lien.
:

 

https://www.google.de/search?q=la+guerre+du+rail&ie=UTF-8&oe=UTF-8&hl=fr-de&client=safari#imgrc=2PRZ1R5jjucQpM

Pendant que le patronat et la technocratie française – la synarchie – collaboraient.

 

6 mars 2018 à 21:37

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Interessante Analyse.

 

6 mars 2018 à 21:32

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je lis parfois, par exemple dans Les Échos, ou dans certains courants se réclamant de la gauche, que la social-démocratie a „perdu la capacité de parler aux classes populaires européennes“.

Il ne s’agit pas de parler.

Il s’agit d’améliorer concrètement, matériellement et symboliquement les conditions d’existence des classes populaires.

Et bien depuis la troisième voie la social-démocratie européenne a choisi de privilégier la bourgeoisie sur les classes populaires, qui, chômage ou plein emploi, croissance ou déclin, déflation ou inflation, depuis 1998, a perdu du pouvoir d’achat ou progressé plus lentement que toutes les autres classes sociales, pendant que le patrimoine public, seul patrimoine des classes populaires, se dégradait sous les coups de butoir du sous investissement, des coupes budgétaires, des réformes libérales.

Les classes populaires ont perdu trop gros en votant social-démocrate.

L’espoir révolutionnaire depuis 1989 éteint, il ne reste donc plus qu’une alternative: l’extrême-droite.

Mais les „archaïques“ de la social-démocratie ne cessaient de prévenir de cette évolution inéluctable dès le début des années 2000… Nous n’avons pas su devenir majoritaires dans nos partis, et c’est là notre échec historique.

 

6 mars 2018 à 19:55

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les islamophobes de l‘AfD ont envoyé une délégation visiter la Syrie du côté Assad, et ont rencontré le grand mufti de Damas, qui menaça l‘Europe d’attentats suicides. Qui se ressemble s’assemble.

 

6 mars 2018 à 19:45

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

6 mars 2018 à 18:27

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
mais le vote de classe, et la question sociale, ne structurent plus rien, selon les gauches socioliberales en voie de disparition, ayant abandonné le vote de classe et la question sociale à d’autres…

 

6 mars 2018 à 12:40

 

Je pensais que l‘annonce du oui à la GroKo des militants du spd provoquerai par soulagement, ce vote mettant fin à l‘incertitude politique, un rebond de ce parti.

Et bien le deuxième sondage sorti depuis ce vote voit l‘érosion se poursuivre.

Effarant. Si ça continue, il vont se retrouver dans Sonstige. S’ils passent en dessous de die Linke et / ou Grüne, il peut y avoir un « vote utile » en leur défaveur.

 

Sid Artha

6 mars 2018 à 07:58
spd : sonstige partei deutschland. c’est très bien vu !

 

Julien Gannard

6 mars 2018 à 10:56
Si Die Linke n’était pas aussi bloqué par des contradictions internes, ils auraient déjà dynamité le SPD.

 

Lenny Benbara

6 mars 2018 à 11:39
Complètement prévisible malheureusement

 

Elisabeth Humbert-Dorfmüller

6 mars 2018 à 15:56
pourquoi? Au contraire, le soulagement aurait dû ramené certains des verts au spd… Mais cela montre à quel point les allemands ne voulaient plus de cette GroKo.

 

Mathias Weidenberg

6 mars 2018 à 18:36
Pas de rebond non plus pour la CDU qui aurait pu profiter de la situation…cette fameuse « capacité a gouverner » qui plait tant aux allemands….la démocratie représentative est vraiment au bout du rouleau.

 

Gildas Samzun

6 mars 2018 à 20:22
Je pensais que l‘annonce du oui à la GroKo des militants du spd provoquerai par soulagement, ce vote mettant fin à l‘incertitude politique, un rebond de ce parti.

Et bien le deuxième sondage sorti depuis ce vote voit l‘érosion se poursuivre.

 

6 mars 2018 à 07:45

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

6 mars 2018 à 00:29

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Vagabondage: L’Italie a fait son unité grâce à un révolutionnaire professionnel, athée et républicain, qui décida de donner l’unité en cadeau à un Roi.

L’Allemagne a refusé l’unité que le parlement allemand proposait avec une constitution démocratique à un de ses rois suite à sa seule révolution, celle qui mit fin à l’ordre européen de Metternich, pour préférer celle construite sur le militarisme nationaliste et la défaite du Danemark, de L’Autriche, de la France, et construire l’ordre européen de Bismarck.

La France a construit ses révolutions contre l’avidité sans limite de ses élites, y emportant l’Europe accidentellement, mais offrant à celle-ci l’espoir inextinguible d’une société démocratique, libre et fraternelle, solidaire, avant de redonner avec constance le pouvoir à ses élites avides sans limites et de conspuer les héros de sa libération, de sa solidarité.

 

5 mars 2018 à 23:40

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

5 mars 2018 à 19:11

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/italie-pourquoi-le-jobs-act-a-decu-629197.html

Pourquoi l’Italie préfigure la France.

 

5 mars 2018 à 07:22

 

Ce matin, voici le tableau politique en Italie. Le Mouvement 5 Étoiles triomphe, loin devant les autres partis. L’ampleur de l’avance de l’extrême-droite sur la droite dans l’alliance des droites est une surprise. Cela devrait empêcher une coalition avec le PD qui ne pourra accepter un chef de gouvernement de La Liga.

On ne sait pas encore le résultat en Sieges. Le nouveau mode de scrutin est en effet complexe, combinant scrutin uninominal et scrutin proportionnel.

Ce matin, voici le tableau politique en Italie. Le Mouvement 5 Étoiles triomphe, loin devant les autres partis. L’ampleur de l’avance de l’extrême-droite sur la droite dans l’alliance des droites est une surprise. Cela devrait empêcher une coalition avec le PD qui ne pourra accepter un chef de gouvernement de La Liga.

On ne sait pas encore le résultat en Sieges. Le nouveau mode de scrutin est en effet complexe, combinant scrutin uninominal et scrutin proportionnel.

 

5 mars 2018 à 07:20

 

De qui, en quelle année?
1847

 

David Michel-Pajus

5 mars 2018 à 13:38
nope

 

Mathias Weidenberg

5 mars 2018 à 18:18
plus ancien

 

Mathias Weidenberg

5 mars 2018 à 18:19
Proudhon me semble-t-il

 

Alexis Lefranc

5 mars 2018 à 19:33
plus ancien

 

Mathias Weidenberg

5 mars 2018 à 19:34
Ce serait 1840

 

Alexis Lefranc

5 mars 2018 à 19:34
plus ancien 🙂

 

Mathias Weidenberg

5 mars 2018 à 19:34
Pierre Leroux ?

 

Alexis Lefranc

5 mars 2018 à 19:37
Fourier ou Blanqui ?

 

David Michel-Pajus

5 mars 2018 à 20:11
Fourier 1829?

 

David Michel-Pajus

5 mars 2018 à 20:12
Fourrier, 1808

 

Mathias Weidenberg

5 mars 2018 à 23:41
L’homme à la pomme 🙂

 

Alexis Lefranc

5 mars 2018 à 23:42
1808

 

Mathias Weidenberg

6 mars 2018 à 18:49
De qui, en quelle année?

 

5 mars 2018 à 00:22

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Louis Blanc faisait dans son histoire de la Révolution Française une distinction entre le temps de l’individualisme, victoire de la bourgeoisie, et le temps de la Fraternité, espoir du peuple.

Macron incarne jusqu’à la caricature la victoire de l’individualisme bourgeois et casse avec obstination tous les ressorts de la fraternité populaire.

Si Marx vous paraît trop allemand, relisez Louis Blanc.

 

4 mars 2018 à 19:34

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Est-ce que la liberté d’expression se limite à l’expression d’idées jugées légitimes et décentes?

Le retour de la censure des idées me paraît très inquiétant. Ce n’est pas en interdisant que l’on combats des idées. Même fausses.

 

4 mars 2018 à 19:22

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
123000 militants du spd ont voté contre la GroKo.

C’est trois fois plus que ce qu’il reste de militants au PS français.

Ce message s’adresse aux socialistes français heureux du vote pour la GroKo.

 

4 mars 2018 à 19:17

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.der-postillon.com/2018/03/willy.html?m=1#.Wpu_03iTpE8.facebook

 

4 mars 2018 à 19:11

Mathias Weidenberg a partagé un évènement.
De 4 mars 2018 à 14:00 à 4 mars 2018 à 17:00

 

4 mars 2018 à 19:10

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.zonebourse.com/barons-bourse/Wilbur-Ross-140/actualites/Trump-ne-prevoit-aucune-exception-aux-nouveaux-droits-dit-Ross–26104752/?countview=0

Cet entretien de Ross permet de faire un point sur la première mesure authentiquement protectionniste de Trump. Quoique. Son obsession de limiter l‘acces au marché du travail était également dans sa logique économique – faisant abstraction de la dimension sécuritaire cherchant un bouc émissaire à tous les problèmes du moment chez le musulman et le mexicain – une forme de protectionnisme s‘attaquant à la liberté de circulation des personnes, afin de protéger le marché de l‘emploi d’une concurrence externe. Je ne dis pas que c’est juste, je dis que c’est aussi dans le discours de la droite protectionniste.

Trump ne lance pas une guerre commerciale sans avoir prévenu. Ses premières sorties en 2017 montraient clairement sa volonté de mettre les champions de l‘excedent commercial, la Chine et surtout l‘Allemagne, au cœur de sa stratégie agressive commerciale. L‘Allemagne est depuis plus de 4 ans en infraction avec les traités chargés de la réguler – les traités européens. Rien ne s’est passé. L‘Allemagne de la GroKo qui vient d’être confirmée n’a à aucun moment jugé de sa responsabilité de devenir le consommateur en dernier ressort européen,,et donc d‘augmenter ses importations. Au contraire, tout montre que l‘Allemagne souhaite continuer. La mesure de Trump touche les allemands. La menace de Trump d’étendre ces droits douaniers aux automobiles touchera les allemands. Ceux ci n‘ont également même pas essayé de donner des signes de prise de conscience du problème mondial constitué par leur excédent. Si l‘Allemagne avait annoncé, au cours de 2017, remplacer l‘A400M par des Galaxy américains, acheter des F35, ou tout autre gros contrat d’armement, probablement que le message avait été reçu aurait été compris.

Mais l‘Allemagne ne comprends pas le message. Elle ne comprends pas que ses excédents commerciaux, déjà à l’origine au début des années 70 – avec l’endettement americain dû à la guerre du vietnam – à l’effondrement d’un ordre financier international, déstabilisent l’ensemble du monde.

Un commentateur notait avec justesse que la politique de monnaie abondante de Draghi, président de la BCE contesté par les allemands, qui souhaiteraient placer l‘un des leurs lui-même favorable à une politique monétaire qui heurtera les exportateurs sans relancer les importations, permettait à l‘Allemagne de disposer d’avantages considérables expliquant son niveau de surplus commercial. L‘Allemagne refusant de procéder à une réévaluation interne, la réévaluation de l‘Euro étant ralentie par les économies ayant besoin de dévaluation en France, en Italie, en Espagne, il ne reste plus que la guerre douanière aux États-Unis.

Et cette guerre ne peut être perdue par Trump : au niveau d’excédent commercial européen, les représailles européennes n‘atteindront jamais le niveau des barrières américaines. Là où Trump aurait sans doute plus d’effet, c’est s’il s’attaquait aux importations des partenaires européens de l‘Allemagne, en leur disant : „vous voulez exporter chez nous? Faites l ménage chez vous et ramenez l‘Allemagne dans une voie d’équilibre commercial.“

Cette guerre douanière est aussi possible grâce à la passion des „progressistes“ pour des accords de libre échange bilatéraux. L‘Organisation Mondiale du Commerce en a été durablement affaibli. Il est tellement ridicule de voir des allemands, premiers défenseurs du TTIP, rappeler aujourd’hui à Trump les règles de l‘OMC…

Mais d’un point de vue plus systémique, cette crise douanière confirme l‘analyse que nous faisions début février sur la crise qui vient. Dans une periode d’excédents de capital monétaire, et de contradictions profondes dans les classes capitalistes, les crises financières et politiques se multiplient. Le bicentenaire de Karl Marx invite à relire ses analyses des crises du capitalisme. Tant la petite panique boursière de février que l‘actuelle tension protectionniste sont des indices d’une crise plus profonde.

 

4 mars 2018 à 18:52

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’extrême-droite droite AfD est donc officiellement le premier parti de l‘Opposition au Bundestag.

C’est con, parce que ce statut la lui donne le droit de répondre à la chancelière en premier, par exemple, et lui assure des moyens suplementaires.

On sous estime le pouvoir de subversion démocratique d’une masse de 94 députés au Bundestag. Et on les laisse assumer le rôle de l‘opposition institutionnelle.

Suicide en direct de la démocratie allemande.

 

4 mars 2018 à 12:16

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
66% oui, 34% non à la poursuite de la GroKo et la disparition inéluctable du spd.

 

4 mars 2018 à 09:39

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le spd na pas publié le résultat, mais après les 81% de 2013, on ne serait plus qu‘a 60% de oui des militants.

 

4 mars 2018 à 09:36

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
D’après la ZDF une majorité de militants SPD auraient voté pour la grande coalition.

La,participation fut de 78% des près de 465000 militants.

Le résultat précis sera publié dans 15 minutes.

 

4 mars 2018 à 09:08

 

En ce moment, 120 militants et quelques robots dépouillent les enveloppes de vote des membres du spd sur le contrat de coalition avec la droite.

Il est prevu d‘annoncer le résultat demain matin à 9:00.

En attendant, voici le dernier sondage en cas de nouvelles élections.

Si on résume bien c’est l’AfD le premier parti d’opposition en Allemagne maintenant… :'(

 

Michel Magniez

4 mars 2018 à 11:36
En ce moment, 120 militants et quelques robots dépouillent les enveloppes de vote des membres du spd sur le contrat de coalition avec la droite.

Il est prevu d‘annoncer le résultat demain matin à 9:00.

En attendant, voici le dernier sondage en cas de nouvelles élections.

 

3 mars 2018 à 23:16

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.keeptalkinggreece.com/2018/03/01/germany-greece-bribes-metro/

 

2 mars 2018 à 21:57

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

2 mars 2018 à 21:46

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.lesrepliques.com/L-enfer-des-automobilistes-bloques-sur-les-autoroutes_a2503.html

 

2 mars 2018 à 21:44

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.inegalites.fr/Inegalites-comment-expliquer-l-hypocrisie-de-la-gauche

 

1 mars 2018 à 21:49

 

La Confédération européenne des syndicats a calculé le coût du capital pour chaque salarié européen. Comparé à 1975, la part du salaire dans le partage de la richesse collective est passée de 72 à 63% au profit de la part distribuée aux détenteurs de capitaux, actionnaires ou marchands de sommeil. En moyenne, chaque salarié européen y a perdu plus de 1760 euros, les allemands 2200 euros.

C’est le vol du salaire, que dis-je, le pillage organisé.

Mais le débat politique est structuré par les tweets obscurs, les statuts des cheminots, les appels définitifs à la pureté morale sur des guerres lointaines, et le „coût du travail“.

C’est vraiment pas clair ce que ces nombres signifient. Sur un mois, ça parait trop, sur un an ça parait beaucoup trop peu.

 

Sid Artha

1 mars 2018 à 21:29
Par an par salarié – tous les salariés compris – http://www.dgb.de/themen/++co++8d4f6786-1d38-11e8-90a4-52540088cada

 

Mathias Weidenberg

1 mars 2018 à 21:37
10% de la richesse nationale est passée des 90%, donc 0,1 par 1%, aux 10%, soit 1% par 1%. Cet ça qui donne l’illusion que par tête de pipe c’est peu quand collectivement c’est énorme.

Mais on a l’habitude de lire des choses comme „la dette de la SNCF, c’est 1000 euros en une fois par français“.

Et bien le coût des actionnaires, des 1760 euros par an et par salariés.

 

Mathias Weidenberg

1 mars 2018 à 21:41
Je pense qu’il s’agit des dividendes versés et non du profit total ou du coût du capital.

 

David Cayla

1 mars 2018 à 21:41
Ok, merci. J’ai compris.

 

Sid Artha

1 mars 2018 à 21:47
C’est la lutte des classes

 

Vincent Buard

1 mars 2018 à 23:10
La France est le pays d’Europe qui a distribué le plus de dividendes en 2016 ! Vive le CICE ! Dans une de ses émissions, Élise Lucet avait enquêté sur Gattaz. . qui avait promis 1 million ď emplois ! Avec le CICE, il avait pour son entreprise reçu plusieurs millions d’euros ! Qu’en-a-t-il fait ? L’effectif des salariés avait diminué ! Par contre les dividendes avaient augmenté ! Voilà comment le 1er décile se gave au détriment des salariés ! Vous avez entendu parler, aux infos ce soir , de la « générosité » de PSA. .. une prime ď intéressement va être octroyée à chaque salarié, environ 2000€ ! PSA a fait 1,9 milliards d’euros de bénéfice ! Les journalistes vous ont-ils dits les sacrifices des ouvriers pour arriver à ce résultat : l’augmentation du temps de travail, les heures supp non payées. . La lutte des classes est une réalité ! Même si certains trouvent ça obsolète ! Elle n’a même jamais été autant exacerbée !

 

Gisèle Perez

2 mars 2018 à 00:12
Comment est réalisé ce calcul, sur quelles sources ?

 

Brigitte Roll

2 mars 2018 à 04:24

 

Mathias Weidenberg

2 mars 2018 à 07:06
Tu n’aurais pas le chiffre pour la France? C’est un camarade qui me demande…

 

Joëlle Losson

2 mars 2018 à 17:10
La France n’a pas de syndicalisme crédible, depuis la charte d’Amiens au moins, et n’intéresse donc pas l’Etuc.

 

Mathias Weidenberg

2 mars 2018 à 21:33
La Confédération européenne des syndicats a calculé le coût du capital pour chaque salarié européen. Comparé à 1975, la part du salaire dans le partage de la richesse collective est passée de 72 à 63% au profit de la part distribuée aux détenteurs de capitaux, actionnaires ou marchands de sommeil. En moyenne, chaque salarié européen y a perdu plus de 1760 euros, les allemands 2200 euros.

C’est le vol du salaire, que dis-je, le pillage organisé.

Mais le débat politique est structuré par les tweets obscurs, les statuts des cheminots, les appels définitifs à la pureté morale sur des guerres lointaines, et le „coût du travail“.

 

1 mars 2018 à 21:02

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le débat public en Allemagne s’est enfin emparé de la question de la pauvreté de masse. Mais vous allez voir, l‘angle choisi n’est pas celui de l‘eradication de la pauvreté, mais celle d’une polémique sordide opposant pauvres entre eux.

Une banque alimentaire de l‘Ouest de l‘Allemagne, qui distribue des repas gratuits suite à la collecte de nourriture et de dons, à Essen, est submergé de demandes. Le nombre de familles pauvres, mères seules et retraités, explose dans un contexte d‘augmentation du nombre de réfugiés qui pour plein de raisons n’ont pas d’autorisation de travail et ne peuvent gagner leur vie, ou très mal. Certains „contrats d‘insertion“ prévoyaient un salaire horaire inférieur à un euro.

Cette banque alimentaire a décidé de limiter l‘accès de ses distributions alimentaires aux personnes titulaires de la nationalité allemande.

Le tollé qui a suivi ne concerne pas le fait que cette association, dans la ville de l‘Ouest de l‘Allemagne d‘Essen, ne puisse venir en aide à tous les nécessiteux. La ville, au cœur de la Ruhr, compte près de 600 000 habitants. Ce n’est pas un petit bled de province. D‘autres associations de distribution de repas gratuits, dans d‘autres villes allemandes, sont confrontées également à l’augmentation de la misère monétaire, et son corollaire, les gens ne peuvent plus acheter à manger. Elles filtrent également, soit en distribuant plus qu‘à des familles, ou aux personnes âgées.

A Essen, en dix ans, les loyers ont progressé de 17%. Pas les salaires, dans cette ville autrefois minière.

Le taux de Pauvreté en Allemagne n‘a cessé de progresser depuis 2008. il est 25% plus élevé qu’en France. Un allemand sur 6 est pauvre.

Et bien la polémique ne concerne donc pas le scandale de la pauvreté dans le pays le plus riche et puissant d‘Allemagne, mais bien sûr sur le critère de filtrage des necessiteux choisi.

C’est une double diversion du sujet fondamental, qui ne sert qu’une chose : remplacer l’opposition sociale au système par l‘extrême-droite. D’un problème social et structurel du capitalisme européen on fait un sujet d‘opposition entre pauvres allemands et pauvres étrangers, entre bonne bourgeoisie à la bonne conscience outrée de filtrer à la nationalité, et bourgeoisie nationaliste trop heureuse sur ce sujet de gommer du débat les Linke et les voix critiques du système.

C’est ainsi dans toute l‘Europe : la théorisation des gauches irréconciliables, souvent sur des sujets accessoires aux problèmes européens (ici la Syrie, là l‘Ukraine, ailleurs la laïcité, et partout, la difficulté de communiquer entre une gauche persuadée que son rôle est de gouverner à n’importe lequel prix, et une gauche qui ne peut gouverner que si elle même est majoritaire), aide la droite à procéder au grand remplacement: la seule opposition tribunitienne, captant le vote populaire, doit être l’extrême droite, que la droite croit, grâce à la mobilisation du centre gauche, pouvoir maintenir hors du pouvoir, ou, le centre gauche effondré, en s‘alliant avec l’extrême-droite comme partenaire junior (Autriche).

La polémique n’a vu aucune voix de gauche accéder aux médias. Merkel a condamné la banque alimentaire, son ministre de droite bavarois des transports a loué la banque alimentaire.

Et c’est ainsi, bien diverti par la question „comment sélectionner les pauvres qui auront droit à un repas gratuit“, on n‘abordera pas la question „pourquoi la pauvreté augmente, et comment l‘eradiquer.“

 

1 mars 2018 à 08:13

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.courrierinternational.com/article/au-royaume-uni-les-billets-de-train-les-plus-chers-deurope-provoquent-la-colere

 

1 mars 2018 à 07:39

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
„Pour Le mieux du moins pire, il est urgentissime de gouverner avec ce garçon…“

 

28 févr. 2018 à 23:12

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
De l’autre côté de la France, on a recensé 2200 attaques de centre de réfugiés en Allemagne en 2017, „Chiffre en baisse“, se rassure t-on, après que la violence d’extrême-droite ait atteint des records.

 

28 févr. 2018 à 23:07

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Il y aurait tant à dire sur l‘Allemagne et son capitalisme.

Ah, les allemands ont été chauffés à Blanc contre les grecs.

Mais saviez vous que les contribuables allemands avaient mis 13 milliards pour sauver une banque, celle de Hambourg, qui est maintenant vendu à des investisseurs américains pour … 1 milliard? Suivant le principe socialisation des pertes et privatisation des (futurs) gains? Et c’est le numéro deux inofficiel du SPD, Olaf Scholz, qui, en tant que Maire de Hambourg, a mené l’opération…

Rappelons que Olaf Scholz est pressenti pour être le ministre des finances de la grande coalition.

Ah, Olaf Scholz est éventuellement impliqué, c’est du moins ce que dit le député de Hambourg (Linke) Fabio de Masi, dans la protection de la banque de Hambourg Warburg, auteur d‘une escroquerie financière à grande échelle ayant coûté 5 milliards au contribuable.

Ah mais, hein, tout ça c’est la faute des grecs, des réfugiés, des musulmans, du regroupement familial…

La crise de 2008, la récession de 2011, les inégalités croissantes depuis 2009 dans ce pays, et les pertes de pouvoir d‘achat des smicards allemands depuis 2016 sont bien sûr des chocs extérieurs sans liens avec les coûts d’un système financier extrêmement onéreux. D‘ailleurs, le plan de sauvetage de la Grèce, on l‘a bien caché aux allemands, a surtout éliminé des créances douteuses à hauteur de près de 200 milliards à la Deutsche Bank.

L‘Allemagne n‘a jamais été un État libéral. Il y a bien trop d’enjeux pour que l‘Etat ne garantisse pas la liberté jouer sans risque à sa bourgeoisie. Et comme en 1848, lorsque le peuple allemand réclama une démocratie souveraine, on le réprime, puis on lui offre le sentiment national-raciste pour lui faire oublier sa soif de liberté et d’égalité. Le romantisme qui fait tuer pour envahir l‘Alsace Lorraine, oui, le communisme des exilés à Londres, quelle horreur!

 

28 févr. 2018 à 21:34

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.boeckler.de/6299.htm?produkt=HBS-006813&chunk=1

La fondation allemande Hans Böckler a publié une étude sur l’évolution du salaire minimum dans les 22 pays qui l’ont créé par la loi. L‘Allemagne est un pays en infraction avec les traités européens sur l’excédent commercial, supérieur depuis 4 ans à 6% de son PIB. Normalement, lorsqu’un pays est confronté à la question de réduire ses excédents, il augmente par une réévaluation de sa monnaie ou une augmentation de sa consommation interne le pouvoir d’achat de ses habitants, augmentant ses importations, et renchérissant le coût de production de ses produits.

L’étude de la fondation Hans Böckler révèle toute l’hypocrisie du fonctionnement économique de l‘Europe. Trois pays en Europe n’ont pas augmenté leur salaire horaire minimum en 2017 malgré la reprise d’une inflation modérée : le Luxembourg, lui aussi pourtant en excédent de la balance des paiements grâce à son rôle de plate-forme de l’évasion fiscale, la Grèce, financièrement exsangue dans une Europe croulant sous les liquidités, et …. l‘Allemagne, bien décidée à ne rien concéder de ses excédents.

Notons que la Roumanie a été elle contrainte d’augmenter son salaire minimum de 52%, mais qu’il reste en valeur 3 à 4 fois inférieur, dans le marché unique des biens, des personnes, des capitaux, et des travailleurs détachés, aux salaires minimums français ou allemands.

En pratique, les salariés allemands ont perdu 1,7% de pouvoir d’achat, alors même que les traités européens réclameraient de l‘Allemagne une politique inverse! D’après la loi votée à l’initiative de la future présidente du spd,Andra Nahles, en 2013, ce salaire minimum ne peut en effet être réévalué que tous les deux ans, et il n’est pas prévu de compenser l’inflation.

Un autre pays, hors de l‘Union Européenne, bien qu’également gouverné par un président de centre gauche, n‘a pas touché au salaire minimum depuis 2011. Dans ce pays aussi, l’extrême-droite protectionniste est passé devant le centre gauche dans l’électorat populaire, portant Trump au pouvoir.

Il y a peut-être sinon une corrélation, du moins un parallèle entre l’évolution du pouvoir d’achat des bas salaires depuis la crise financière de 2008, et la montée des extrême-droites au détriment des partis sociodemocrates.

 

28 févr. 2018 à 07:43

 

Il y a 11 ans, tout juste avant la crise financière, provoquée non par le coût du travail ou le statut des cheminots, mais par la cupidité sans limite des plus riches dans une économie célébrant libre échange des biens, des capitaux et des personnes, la France connaissait un taux de pauvreté de 11,7%. Les départements les plus pauvres étaient à 14,7%. Source AFP de octobre 2007.

Le taux de pauvreté en France en 2017 était de 14%.

Dix ans après la crise, le taux de pauvreté de l‘ensemble des français était équivalent au taux de pauvreté des départements les plus pauvres en 2007.

Il n’y a pas eu de réforme fondamentale du système financier mondial, aucun Bretton-Woods, aucun accord international mettant fin aux déséquilibres financiers. Au sein de l‘Europe, Macron a avec constance tout fait pour empêcher une taxe sur les transactions financières, pourtant faisant consensus même à droite en UE.

La fraude fiscale coûte à la France l‘equivalent de trois fois l‘endettement de la SNCF. Les français pauvres sont tellement fliques, surveillés, sommes de justifier la moindre dépense, qu’ils ne demandent pas dix milliards d‘aide auxquels ils ont droit, alors que les fraudes sociales sont inférieures à 10% de ce montant.

Mais l’urgence du gouvernement, c’est de supprimer le statut des cheminots par la procédure des ordonnances. Le gouvernement souhaite un long et dur conflit social : il a les institutions pour lui pour tenir et maintenir. Il souhaite faire avec les cheminots ce que Thatcher fit avec les mineurs. Après tout, Thatcher arriva au pouvoir après qu’un gouvernement travailliste ait mis dans la rue son électorat en se ralliant aux intérêts des banquiers anglais contre le pouvoir d‘achat des salariés. Et une guerre lointaine, combat bien sûr du bien absolu contre le mal absolu, lui permit de garantir sa réélection.

Macron est dans la phase „briser les résistances sociales“. En 2020, il fera la guerre pour préparer 2022.

Lucide.

 

Bernard Barthalay

28 févr. 2018 à 08:26
la france est déjà engagée dans des guerres : en afrique, au moyen orient et même selon certains sur son propre territoire. pour le reste, si effectivement le conflit social se cantonne à la SNCF, c’est foutu d’avance. Ce qui est incompréhensible, c’est cette incapacité à faire bloc, à se révolter, à profiter des circonstances. pour preuve, alors qu’un réflexe solidaire devrait porter les français à se battre pour le maintien du statut des cheminots, voire même à une extension à d’autres métiers, apparemment, ils sont une majorité favorable à se prononcer pour sa suppression. c’est désespérant de constater à quel point l’idéologie libérale est ancrée dans les esprits …

 

Julien Gannard

28 févr. 2018 à 11:17
C’est cette propension des français à aimer taper sur leurs fonctionnaires qu Ils croient très favorisés. On est agent territorial ou hospitalier ou infirmière ou enseignant ou policier pu cheminot pu agent edf avec des salaires de misères vu le niveau de plus en plus élevé et le commun des français qui n’y connaît rien croit que tous les fonctionnaires sont les rois du pétrole ont des salaires mirobolants et des avantages énormes. Alors la si le peuple ne soutient pas ses cheminots ce sera la mort de la fonction publique qui rend dans chaque corps quoiqu’on dise bien des service au pleuple de France. On commence par laminer une branche de fonctionnaires applaudi par des gens qui n’y connaissent rien (certains croient encore à la prime charbon et que les enseignants ont un treizième mois) et quand tous serontvlamines il ne restera plus aux patrons qu’à donner un tour de vis le chomage augmentera et les salaires laissés au bon soin des dirigeants baisseront ce qui fera un pays avec un nombre effarant de personnes en dessous du seuil de pauvreté. Et la ceux de droite qui actuellement tapent sur les cheminots pleureront mais il sera trop tard. Les millionnaires auront augmenté les SDF aussi.

 

Michel Peyen

28 févr. 2018 à 18:38
Le constat est terrible . Avec la politique menée par Macron, ce taux va s’aggraver . Et donc , le vote pour le FN augmenter , hélas !

 

Isabelle Bordet

28 févr. 2018 à 22:49
Oui malheureusement Et cela ne va pas changer Tant qu’il y aura autant de personnes crédules facile à manipuler

 

Maria Gregoire

1 mars 2018 à 13:28
Bonne analyse ..

 

Charlie Poussel

1 mars 2018 à 23:26
Macron surfe tranquille. Il maîtrise la vague, a le plus beau surf et se fout pas mal de ceux qui se noient.

 

Jacques Savine

2 mars 2018 à 10:42

 

Philippe Rivet

2 mars 2018 à 13:14
Il est tragique de voir cependant que dans une période aussi antisociale les seules institutions qui pourraient changer les choses, les syndicats et les partis de gauche, se trouvent désavoués et boudés au profit de révoltes ingérables et donc sans chance d’aboutir à des transformations profitables.

 

Claude Chapat

25 déc. 2018 à 20:33
Si désavoués, c’est pour une excellente raison, hein? Voir le quinquennat hollandais qui a pavé la voie à Macron, Claude..et surtout surtout ne pas se cacher derrière le petit doigt pour trouver toutes sortes d’excuses fumantes et quant aux syndicats, Mailly, Berger? Et puis Martinez prenant le train en marche? Je suis loin d’être certaine de ton pronostic tout noir…

 

Corine Bolla-Paquet

25 déc. 2018 à 20:50
Il y a 11 ans, tout juste avant la crise financière, provoquée non par le coût du travail ou le statut des cheminots, mais par la cupidité sans limite des plus riches dans une économie célébrant libre échange des biens, des capitaux et des personnes, la France connaissait un taux de pauvreté de 11,7%. Les départements les plus pauvres étaient à 14,7%. Source AFP de octobre 2007.

Le taux de pauvreté en France en 2017 était de 14%.

Dix ans après la crise, le taux de pauvreté de l‘ensemble des français était équivalent au taux de pauvreté des départements les plus pauvres en 2007.

Il n’y a pas eu de réforme fondamentale du système financier mondial, aucun Bretton-Woods, aucun accord international mettant fin aux déséquilibres financiers. Au sein de l‘Europe, Macron a avec constance tout fait pour empêcher une taxe sur les transactions financières, pourtant faisant consensus même à droite en UE.

La fraude fiscale coûte à la France l‘equivalent de trois fois l‘endettement de la SNCF. Les français pauvres sont tellement fliques, surveillés, sommes de justifier la moindre dépense, qu’ils ne demandent pas dix milliards d‘aide auxquels ils ont droit, alors que les fraudes sociales sont inférieures à 10% de ce montant.

Mais l’urgence du gouvernement, c’est de supprimer le statut des cheminots par la procédure des ordonnances. Le gouvernement souhaite un long et dur conflit social : il a les institutions pour lui pour tenir et maintenir. Il souhaite faire avec les cheminots ce que Thatcher fit avec les mineurs. Après tout, Thatcher arriva au pouvoir après qu’un gouvernement travailliste ait mis dans la rue son électorat en se ralliant aux intérêts des banquiers anglais contre le pouvoir d‘achat des salariés. Et une guerre lointaine, combat bien sûr du bien absolu contre le mal absolu, lui permit de garantir sa réélection.

Macron est dans la phase „briser les résistances sociales“. En 2020, il fera la guerre pour préparer 2022.

 

28 févr. 2018 à 02:02

 

L‘institut de sondage allemand Insa avait très bien vu le résultat de la droite, du spd, des Linke et de l‘AfD avant les élections de septembre 2017. Il avait juste légèrement surestimé les verts et sous estimé les libéraux. C’est le premier sondeur à avoir vu l‘AfD dépasser le SPD. Et bien son dernier sondage confirme l‘inversion des courbes. Il voit aussi les Linke progresser et devenir, à égalité avec les verts, quatrième parti d‘Allemagne, à seulement 3,5 points du SPD.

Les autres sondeurs ont vu une confirmation de la baisse du SPD sans oser le placer derrière l‘extrême-droite. Dimanche, on saura ce que les militants du spd auront voté : oui ou non à l‘accord de grande coalition. Les dernières tendances semblent favorables à un oui, mais l‘ampleur du résultat du non pourrait déstabiliser le parti pour longtemps.

L‘institut de sondage allemand Insa avait très bien vu le résultat de la droite, du spd, des Linke et de l‘AfD avant les élections de septembre 2017. Il avait juste légèrement surestimé les verts et sous estimé les libéraux. C’est le premier sondeur à avoir vu l‘AfD dépasser le SPD. Et bien son dernier sondage confirme l‘inversion des courbes. Il voit aussi les Linke progresser et devenir, à égalité avec les verts, quatrième parti d‘Allemagne, à seulement 3,5 points du SPD.

Les autres sondeurs ont vu une confirmation de la baisse du SPD sans oser le placer derrière l‘extrême-droite. Dimanche, on saura ce que les militants du spd auront voté : oui ou non à l‘accord de grande coalition. Les dernières tendances semblent favorables à un oui, mais l‘ampleur du résultat du non pourrait déstabiliser le parti pour longtemps.

 

28 févr. 2018 à 01:25

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://blogs.mediapart.fr/la-redaction-de-mediapart/blog/270218/le-journaliste-dinvestigation-assassine-en-slovaquie-avait-travaille-avec-mediapart

 

28 févr. 2018 à 01:09

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.midilibre.fr/2018/02/26/sondage-odoxa-midi-libre-la-cote-de-popularite-de-macron-et-philippe-au-plus-bas,1632827.php

56% des français ne sont pas d‘accord avec Philippe, 57% des français ne sont pas d‘accords avec Macron.

Les deux ont une majorité absolue à l‘Assemblee Nationale de près de 60% des députés, et pourtant, réclament des députés des lois d’ordonnance pour légiférer sans le parlement.

Et rien, absolument rien, institutionellement, ne limite leurs pouvoirs pendant cinq ans.

Bienvenue au putsch des technocrates dans la République du coup d‘Etat permanent.

 

28 févr. 2018 à 00:47

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/La-Tech-francaise-s-alarme-du-durcissement-du-decret-Montebourg–26061637/

Très drôle ! Le lobby des startups françaises s’inquiète des projets de la Nation Startup!

(Au Passage, c’est juste que le gouvernement souhaite s’assurer que les technologies disruptives restent sous le contrôle du gouvernement, histoire qu’aucun grand groupe installé, généralement ami du gouvernement, ne soit surpris par un nouvel arrivant, en limitant ainsi l’accès aux financements internationaux. Cela n’a pas grand chose à voir avec l’idée initiale de Nono…)

 

http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/La-Tech-francaise-s-alarme-du-durcissement-du-decret-Montebourg–26061637/

 

26 févr. 2018 à 22:00

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Dans la belle démocratie européenne apaisée, on tue les journalistes enquêtant sur l‘évasion fiscale dans le silence assourdissant des grands reporters si prompts à dénoncer les liens vénézuéliens de leurs adversaires politiques ou la gloire de la poule Agathe qu’un industriel offre à un président.

Un journaliste d‘investigation slovaque enquêtant sur l’évasion fiscale de l’oligarchie locale s’est fait assassiner. Cela fait suite à l’explosion d’une bombe sous la voiture d’une journaliste Maltaise enquêtant sur la fraude fiscale des élites de cette île. Il a été abattu avec sa compagne à son domicile de plusieurs coups de feu, et leurs corps découverts plusieurs jours après. C’est l‘Union Européenne.

 

26 févr. 2018 à 20:32

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo.

 

25 févr. 2018 à 21:56

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.liberation.fr/planete/2018/02/25/martin-selmayr-et-les-comploteurs-de-la-commission_1632200

 

25 févr. 2018 à 21:14

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://lvsl.fr/entretien-avec-frederic-sawicki

 

25 févr. 2018 à 21:13

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
L’emploi en Allemagne boome ? Oui, surtout les contrats précaires et d’intérims!

 

25 févr. 2018 à 21:02

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’enquête sur les interventions russes dans la campagne électorale américaine de 2016 a notamment révélé que Mannafort, un des conseillers de Trump, avait payé des hommes politiques européens pour soutenir le président ukrainien pro russe Janukovitsch. Et bien, on sait qui c’était: un socio-démocrate, SPÖ, Alfred Gusenbauer, chancelier autrichien entre 2007 et 2008.

 

25 févr. 2018 à 19:21

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://shar.es/1LHUnI

 

25 févr. 2018 à 12:42

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/25/un-memorial-numerique-pour-les-poilus_5246827_3224.html?xtor=CS2-33281034-%5Bsponso%5D-%5Bteaser%5D-%5Babos%5D

 

25 févr. 2018 à 09:31

 

 

 

 

 

 

La révolution de février 1848 rétablit la République, et permit la première réflexion au gouvernement sur le droit au travail. Elle permit enfin l‘abolition de l‘esclavage, que Chateaubriand défendait encore ainsi que la traite au congrès de Vérone de 1823, que les libéraux français défendaient encore au début des années 1840 au nom de la compétitivité face à l‘Angleterre. Mais elle effraya la bourgeoisie française, qui très vite mît fin à ces projets de Republique sociale, envoyant en exil Louis Blanc et provoquant les ouvriers parisiens à une révolte en juin 1848. Suite à l‘écrasement de la révolte ouvrière, l‘assemblee votera la fin du suffrage universel, le réservant à ceux ayant une adresse fixe et du patrimoine, excluant 5 millions de français.

En 1848 existe déjà la technologie de daguerréotype, les premières photographies. Le temps d’exposition est long : tout ce qui bouge ne sera pas capturé. Les photos, prises de jour, montrent souvent des rues de Paris vides: la foule en mouvement ne pouvait être capturée. En Juin 1848 deux daguerréotypes sont particulièrement émouvants. Thibault a pris ces deux photos depuis le même angle, documentant la barricade des ouvriers avant et après l‘assaut des troupes du général Lamoriciere le 26 Juin 1848. Dans la première photo, j‘ai fait un zoom sur la partie de la barricade où l’on distingue trois ouvriers s‘abritant. Il faut s’imaginer beaucoup plus de monde, mais aussi ce monde là en mouvement. Dans la deuxième photo, on distingue les formes noires des militaires derrière la barricade où se tenaient nos ouvriers. C’est la fumée de la poudre des combats qui obscurcit la photo. L‘illustration publiera deux gravures inspirées des deux documents où le photographe aura aidé le graveur à comprendre ce qui est derrière la fumée.

 

25 févr. 2018 à 09:20

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.fr.de/politik/bundestagswahl/umfrage-mehrheit-der-spd-anhaenger-befuerwortet-neue-groko-a-1449407

Un sondage intéressant : Les sympathisants du SPD seraient à 66% pour la GroKo, et un gros tiers pour de nouvelles élections. Plus surprenant, 54% des sympathisants SPD sont favorables à ce que Merkel reste chancelière 4 ans, alors 79% des sympathisants du parti de Merkel souhaitent qu‘elle passe la main en cours de législature!

Ce décalage des sympathisants du SPD se poursuit aussi par rapport à la majorité des allemands : ils ne sont que 49% à supporter la GroKo et 42% à vouloir de nouvelles élections.

Ce sondage illustre à nouveau le niveau de confusion politique au SPD et la situation d‘impasse où sa direction l‘a manœuvré.

A la base du SPD, Celle qui vote, l’organisation des conseils fédéraux exaspère le sentiment de juste débat des militants. A chaque fois, un aréopage de dirigeants pro GroKo arrive et fait de l‘argument d‘autorite en tribune, avec au mieux une jeune militants Jusos en Alibi anti GroKo en tribune, seule inconnue face à la délégation de la Willy Brandt Haus, ou au pire aucune voix discordante acceptée. N‘ayant pas de contradiction en tribune, la direction sort de chacune de ces conférences avec le sentiment d’une large majorité pro GroKo. J‘ai plutôt l‘impression que cette direction épuise la patience de ses militants, qui aspirent à plus de débat et de vraie democratie interne.

 

25 févr. 2018 à 08:59

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.berliner-zeitung.de/politik/30-tage-feuerpause-un-sicherheitsrat-stimmt-fuer-waffenruhe-in-syrien-29777428?dmcid=sm_fb_p

 

24 févr. 2018 à 22:51

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

24 févr. 2018 à 21:01

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://mobile.lemonde.fr/disparitions/article/2016/02/20/umberto-eco-auteur-du-nom-de-la-rose-est-mort_4868787_3382.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F

Triste.

 

24 févr. 2018 à 15:56

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/un-discours-meprisant-d-emmanuel-macron-selon-leslie-agricultrice-dans-la-vienne-invitee-a-l-elysee-1519322617

 

24 févr. 2018 à 15:42

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.20minutes.fr/politique/2226967-20180224-salon-agriculture-emmanuel-macron-fait-siffler-agriculteurs-colere

 

24 févr. 2018 à 15:42

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Reposons nous la question „mais d’où vient l‘AfD“, l’extrême-droite allemande, avec la région de Thüringe, en ex Allemagne de l‘Est, une de mes régions préférées en Allemagne. En 2009, les élections régionales donnèrent le résultat suivant : CDU 32% SPD 18% Verts 6,2% FDP 7,6% Linke 26% Neonazis 4% „Freie Wähler“ 4% En 2018, voici le dernier sondage: CDU 32% SPD 10% Verts 7% FDP 6% Linke 24% AfD 18% Neonazis 3% Freie Wähler 0%

Quel est le parti qui a le plus souffert de l‘irruption de l‘AfD? Et si l‘AfD à l‘Est rassemble des déçus du SPD, pourrait-il y avoir un lien avec les choix politiques du SPD ?

 

24 févr. 2018 à 15:27

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.handelsblatt.com/meinung/kommentare/kommentar-der-milliarden-ueberschuss-ist-kein-erfolg-sondern-ein-armutszeugnis/20996648.html?social=facebook

 

24 févr. 2018 à 11:21

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/spiegel/grosse-koalition-der-koalitionsvertrag-ist-fuer-junge-waehler-eine-zumutung-a-1194273.html

 

24 févr. 2018 à 11:21

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.berliner-zeitung.de/kultur/film/berlinale-wettbewerb-top-oder-flop–das-sind-die-favoriten-fuer-den-goldenen-baeren-29773468?dmcid=sm_fb_p

 

24 févr. 2018 à 10:15

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le ministère allemand du commerce extérieur a dû répondre à une question parlementaire des Linke, et selon cette information, reprise par le journal die Zeit, Sigmar Gabriel a fait approuvé 31 contrats d’exportation d‘armement à la Turquie avant d‘obtenir la libération „sans contrepartie“ du journaliste allemand Yücel. Rappelons que l‘armée turque mène une offensive tout aussi violente que celle de l‘armée d‘Assad contre les kurdes, remparts contre Daesh, avec des chars de production allemande, et le soutien de Daesh dans la région, sujet que les exactions d‘Assad ailleurs permet de faire disparaître des médias occidentaux.

Sigmar Gabriel doit partir. Vite.

 

24 févr. 2018 à 09:56

 

 

Allensbach publie en Allemagne un sondage par mois, et permet d’observer des tendances plus profondes que les évolutions erratiques au gré de l‘actualité. Voici ses résultats depuis l‘élection de septembre 2017 (en gris) où l’on voit une stabilité de l‘Union, l‘effondrement du SPD depuis sa décision de tenter une grande coalition, effondrement bénéficiant aux verts. FDP, Linke et AfD sont à peu près au niveau de septembre.

Plus bas se trouve le sondage de ForschungsGruppe qui lui est plus fréquent, et permet d’observer des évolutions de plus court terme, même si cet institut pondère ses résultats avec des informations basées sur les convictions profondes. L‘Union est stable, le spd, après un bond dû à l‘échec de la Jamaïque, s’effondre, ainsi que le FDP, et en profitent à la fois les verts, les Linke et l‘AfD.

La direction du SPD, qui ne représente qu’une infime partie des tendances et philosophies de pensée du parti, emmène celui-ci dans une impasse stratégique. Ce n’est pas surprenant : la défaite historique de septembre n’a entraîné aucun renouvellement ni aucune interrogation doctrinale. On a remplacé de vieux schröderiens par des jeunes schröderiens, et vendu une convertie de longue date au social-libéralisme comme gage de gauchissement, en tentant de la mettre à la tête en s‘asseyant sur les statuts et la démocratie interne. La ligne politique reste celle du „c’est mieux que si c’était pire“.

Pendant ce temps là, l’irresponsabilité de la classe politique pour avoir rendu possible la montée et l’irruption à 90 députés de l‘AfD – ils ont déjà eu quelques départs – au Bundestag se manifeste dans tous les débats parlementaires.

13 ans de couvercle merkellien sur les débats de fond explosent en ce moment sous nos yeux. La complaisance du parti qui aurait dû être son adversaire résolu se paye également.

Quant à la critique sociale, il va lui falloir trouver rapidement de nouveaux chemins pour s’exprimer. Dans un pays cependant vieillissant, où la moitié de la population a plus de 45 ans, ce n’est pas l‘aventure sociale d’un parti redistributif qui convaincs, mais bien un parti promettant la protection sur l‘ethnie et la naissance à ceux qui ont entamé la seconde partie de leurs vies, et ne souhaitent plus de transformation radicale.

A ceux qui se demandent donc pourquoi l‘angoisse sociale, mesurée dans tous les études, ne se traduit pas par un vote Linke, mais national-raciste, c’est que la transformation sociale a moins d‘attrait à 60 ans qu‘à 25. On retrouve là d‘ailleurs le clivage generationnel des classes sociales perdantes du libéralisme en Grande Bretagne, la jeunesse corbyniste votant remain et les personnes âgées de classes modestes Brexit.

 

24 févr. 2018 à 07:04

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https://reporterre.net/La-stupidite-autoritaire

Hollande, déjà en mai 2011, qualifiait d’irrationnel, dans un discours à Berlin devant les français d’Allemagne, la sortie du nucléaire des allemands. C’est ce qui avait motivé ce jour là que je m’engage dans la primaire contre sa candidature. Macron est dans la continuité : la raison stupide s‘entête.

 

24 févr. 2018 à 06:19

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23 févr. 2018 à 19:39

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http://www.oecd.org/skills/piaac/Country%20note%20-%20France%20(FR).pdf

A propos du avant c’était mieux: en décembre 1995, le gouvernement français, celui de Juppé, vexé d’un rapport de l‘OCDE sur l’illettrisme évaluant à 40% de la population française la part ayant des difficultés de lecture et écriture, se retirait de l‘enquête pour ne plus être mesurée. La France était en bas de classement, au niveau de la Pologne.

En 2013, cette évaluation donnait à la France, depuis revenue dans l‘étude, un taux d’illettrisme de 21,6%, soit moitié moins, mais toujours en queue de peloton des pays de l‘OCDE. Voici une conclusion de l’étude, qui dit en substance qu’en France c’est l’origine sociale qui détermine l‘illetrisme, et que les employeurs français ne veulent pas des gens sachant penser, mais sachant compter.

„Les compétences en littératie et en numératie des Français se situent parmi les plus basses des pays participant à l’évaluation (24). Mais les différences de compétences entre générations sont assez marquées par comparaison avec les autres pays. • Les scores des Français varient sensiblement en fonction de leur niveau de formation et de leur origine sociale, et dans une mesure bien plus importante que dans la moyenne des pays participants. • Les différences de compétence en littératie entre les individus nés en France et ceux nés à l’étranger sont plus marquées que dans la moyenne des pays participant à l’évaluation, et la progression des compétences avec la durée de résidence dans le pays est très limitée. • Les compétences en littératie et en TIC sont peu demandées dans le cadre professionnel, tout comme celles en résolution de problèmes complexes. Par contre, les employeurs français comptent parmi ceux qui utilisent davantage les compétences en numératie des travailleurs.“

 

http://www.oecd.org/skills/piaac/Country%20note%20-%20France%20(FR).pdf

 

23 févr. 2018 à 19:32

 

A l’occasion du salon de l‘agriculture, rappelons le bilan du ministre de l‘agriculture 2012-2017 Avec les chiffres du commerce extérieur avec l‘Union Européenne: la France y a perdu en 16 ans son excédent et est en 2016 à peine à l‘equilibre. Ce ministre s‘appelait Stéphane Le Foll et souhaite toujours jouer les premiers rôles politiques.
donc on bouffe six milliards de trop! burp!

 

Laurent Marseille

23 févr. 2018 à 18:27
Cela montre aussi que nous exportons des céréales qui sont transformées ailleurs dans l’UE avant d’être reimportées sous formes de produits agro-alimentaire industriels.

 

Mathieu Pouydesseau

24 févr. 2018 à 12:45
Et puis on voit le succès de Le Foll sur la filière Élevage…

 

Mathieu Pouydesseau

24 févr. 2018 à 12:46
A l’occasion du salon de l‘agriculture, rappelons le bilan du ministre de l‘agriculture 2012-2017 Avec les chiffres du commerce extérieur avec l‘Union Européenne: la France y a perdu en 16 ans son excédent et est en 2016 à peine à l‘equilibre. Ce ministre s‘appelait Stéphane Le Foll et souhaite toujours jouer les premiers rôles politiques.

 

23 févr. 2018 à 18:23

 

Ceci n’est pas un aéroport….

D’après le Berliner Zeitung, le surcoût de la construction de l‘aéroport de Berlin portera le coût total au delà de 7 Milliards d‘euros. En 2006, le budget prévu était de 2 milliards. En décembre, la date d’ouverture a été reportée à 2020. En 2006, la date d’ouverture était prévue pour 2011. Le retard de mise en service est aussi l’une des raisons de la faillite d‘Air Berlin.

Comme quoi les allemands peuvent être aussi nuls que les français. Constater la dérive des coûts des projets Grand Paris.

 

Jean-Paul Haultecoeur

23 févr. 2018 à 19:04
Ceci n’est pas un aéroport….

D’après le Berliner Zeitung, le surcoût de la construction de l‘aéroport de Berlin portera le coût total au delà de 7 Milliards d‘euros. En 2006, le budget prévu était de 2 milliards. En décembre, la date d’ouverture a été reportée à 2020. En 2006, la date d’ouverture était prévue pour 2011. Le retard de mise en service est aussi l’une des raisons de la faillite d‘Air Berlin.

 

23 févr. 2018 à 17:47

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

23 févr. 2018 à 17:43

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Rappel. Il y a 170 ans, le peuple se battait dans les rues de Paris pour virer le roi et son chef de gouvernement libéral Guizot.

 

23 févr. 2018 à 12:46

 

Les motivations du vote AfD sont en premier lieu liés à la situation matérielle, à la baisse du pouvoir d’achat, à la peur du déclassement social ou géographique. Le rejet de l‘immigration est une conséquence, et non la cause initiale du vote AfD. Fondation Boeckler, 2017.

 

Évolution en dix ans des loyers dans les principales villes allemandes à la conclusion d’un nouveau bail. L‘Allemagne est un pays de locataire, au plus faible patrimoine immobilier détenu par les ménages d‘Europe. Cette évolution frappe le plus durement les classes modestes mais réduit également le revenu disponible des classes moyennes et moyennes supérieure.

 

La répartition du patrimoine en Allemagne est justement l’une des plus inégalitaires d‘Europe. La majorité de la population – les premiers à gauche représentent 50% de la population, après c’est par decile jusqu’au 10% les plus riches qui sont encore divisés en 1% et 0,1%… – possède moins de 5% de la richesse nationale. Le salaire est indispensable au niveau de vie. La déflation salariale a mécaniquement, dans un contexte de progression des loyers, déclassé des millions d‘allemands entre 1998 et 2016.

 

L’évolution du pouvoir d‘achat confirme la sécession de la bourgeoisie heureuse et l‘aggravation dramatique des conditions de vie des 50% les plus modestes. Si depuis 2012 le pouvoir d‘achat de tous les déciles reprends sa progression, la moitié de la population n’a toujours pas retrouvé le niveau de 1995, pourtant en pleine réunification pas une année faste.

 

La carte de l‘exode rural en Allemagne est à comparer à la carte du vote AfD. Onyx retrouve des dynamiques observées par Guily ou Todd en France.

 

L‘AfD est autant un parti de l‘Ouest que de l‘Est, très bien implanté dans les cantons en crise de l’industrie ouest allemande comme dans les cantons riches ruraux ayant peur d’être déclassés.

 

Les pauvres votent AfD et Linke, les employés SPD, les ouvriers qualifiés et les techniciens Union, la bourgeoisie heureuse FDP et Verts.

 

Ceci est une analyse par cantons sur la,base du nombre de chômeurs. Les salariés à temps plein votent Union, les indépendants et cadres FDP ou verts, les précaires et chômeurs AfD et Linke.

 

A propos de bulle spéculative, voici une illustration de la bulle immobilière française, expliquant pourquoi la bourgeoisie heureuse veut voir que 50 sdf à Paris : s’attaquer au mal logement, c’est pousser les prix à la baisse, appauvrir la bourgeoisie propriétaire, et déséquilibrer les bilans des grandes banque françaises.

 

Le,plein emploi allemand est le résultat du partage du temps de travail imposé aux salariés allemands, et s’est accompagné, par la,réduction du nombre d’heures payées et celle du salaire horaire, par les pertes de pouvoir d‘achat mentionnées ci dessous. Le plein emploi allemand est donc la confirmation théorique des bienfaits du partage du temps du travail, et la confirmation politique que la question fondamentale n’est pas le taux de chômage, mais le partage des richesses entre travail et capital.

 

Depuis l‘Euro et la crise, ainsi que les réformes du budget de la PAC en 2013, l‘agriculture française cesse d’être un champion de l’exportation.

 

La récession de 2013 n‘a pas été vaincue par les Hollandonomics mais par l’effondrement des prix du pétrole…

 

L‘Allemagne doit investir. Ce niveau de déséquilibre est mortel à terme pour l‘Euro.

 

En France comme en Allemagne le taux de pauvreté est supérieur en 2015 à celui de 2008, qui était déjà supérieur à celui de 1998 (France 9%, Allemagne 11%). La mondialisation et la liberté de circulation des capitaux et des marchandises en Europe s‘accompagnent d’une augmentation de la pauvrete en Europe. Que les classes modeste rejettent l‘Europe ne devrait pas surprendre.
A propos du temps présent, et suite à un échange avec Ivan Jaffrin, quelques réflexions, et en photo quelques données statistiques et systémiques que j’ai légendées pour les rendre intelligible même sans connaissance de l‘allemand.

L’analyse par niveau de revenu des votes en Allemagne confirme que les classes populaires votent AfD et Linke. Le vote ouvrier, qui se différencie entre ouvriers peu qualifiés et ouvriers techniciens à revenu au dessus du médian, se divise entre 25% Union, 22% SPD, 21% AfD et 10% Linke. La social-démocratie européenne a manqué complètement la phase historique commencée en 2008 en restant enfermée dans le „progressisme“ clintonien, incarné à la fin des années 90 par Schröder et Blair. L‘idee d’une crise systémique du capitalisme financier était dans la doctrine progressiste impossible, le réformisme accompagnant les mouvements de libre échange et de financiarisation. La crise financière et les deux récessions successives européennes, celle de 2008-2009 et celle, stupide, de 2012-2013, n’ont amené aucune réflexion, aucune pensée, aucun débat au sein d’une social-démocratie verrouillée par les hommes et femmes du progressisme. Il a fallu un hasard pour qu‘en Grande Bretagne, en 2015, le couvercle des appareils tombe et le Labour tire la leçon de l‘échec systémique du social-libéralisme. Mais le reste de la social-démocratie s’est laissée emportée et à vu soit une concurrence à sa gauche surgir -Podemos, France Insoumise – soit la constitution de mouvements populistes empruntant à la fois à l‘interventionisme public, au protectionnisme contre les doctrines de compétitivité, et au conservatisme nationaliste (PiS, Beppe Grillo, Wilders, Trump), soit le retour de l’extrême droite nationaliste supremaciste (FN en France empruntant au deux, AfD etc…)

L‘Ukip est en très fort recul en Grande Bretagne. Il,y a des raisons propres à ce parti, il y a la conséquence de la réussite de sa mission historique avec le Brexit, et le ralliement de ses électeurs aux conservateurs, qui essaient de le mettre en œuvre. Mais j’en suis sûr il y a aussi une reconquête des classes modestes par Corbyn. Alors cela ne plait pas à la bourgeoisie heureuse libérale, qui partout en Europe rêve d’un statu quo pour conserver liberté de circulation, partage inégal des richesses, progression mécanique du patrimoine par la hausse immobilière, et société „libérale“ sur certaines questions de société. Cependant, et on le voit dans une évolution stupéfiante de rapidité avec Macron, la peur de perdre le pouvoir entraîné très rapidement la fin du libéralisme sociétal, et le retour à des lois d’exception, à la législation par ordonnance, au contrôle des médias, à la fermeture des frontières aux réfugiés politiques, au réarmement et aux mobilisations de l’opinion à une future guerre.

Pour moi, la bataille est idéologique et passe d‘abord par la clarté de l‘analyse du système actuel et de la Marche qu‘il prends. Et pour cela, il faut accepter reconnaître la nécessité de changer le système si on veut le bien commun, le bien public, et non le bien des 30% favorisés de la bourgeoisie heureuse. Ensuite, il faut éduquer, enseigner, propagander, reconquérir les classes perdantes, majoritaires, du monde post-crise de 2008. L‘alliance avec la bourgeoisie la plus consciente du suicide a moyen terme inclus dans le système pourra se faire plus tard. Il y aura une phase, qui a déjà commencé, où pour arracher les classes modestes et anxieuses à l‘extreme droite il va falloir aller à leur contact. Cela entraîne une diabolisation de la part de la bourgeoisie libérale. Mais sans la,reconquête de cette assise populaire, il n’y a pas de compromis majoritaire possible pour conquérir le pouvoir et transformer la société.

Cette bataille n’est donc pas organisationnelle – on s’en fout si ça vient de FI, GDS, Génération.S ou autre – mais culturelle, idéologique, symbolique. Elle se passe partout. Il ne s’agit pas de gagner des élections, mais de conquérir la domination culturelle, même si c’est en sous culture, hors des médias bourgeois, pour transformer non pas seulement depuis le pouvoir politique, mais partout, dans les associations, les syndicats, les entreprises, les Administrations.

Je ne vois pas de solution autre que revenir à l‘évangélisation idéologique telle qu’elle fut initiée dans le XIX siècle. Et il faut rester alerte, car nous sommes dans une période d‘accidents historiques, et un événement ou une série d’événements peut accélérer les évolutions. Personne en France en mars 1870 pouvait imaginer que la Commune commencerait, le jour de l‘inhumation d‘un fils de Victor Hugo lui même revenu à Paris, en mars 1871, avec l’empereur abdiqué prisonnier de la Prusse, et la République dirigée par le monarchiste conservateur Thiers…

 

23 févr. 2018 à 11:30

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.publicsenat.fr/article/politique/sncf-c-est-toute-une-france-qu-on-va-delaisser-previent-emmanuel-maurel-82904

 

23 févr. 2018 à 10:43

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Après la semaine dernière, catastrophique, du spd, Infratest Dimap voit celui-ci légèrement rebondir, les verts perdant un point, et l‘AfD redescendre un peu, au profit de l‘Union de Merkel.

Ce sondage propose aussi une division des résultats entre Est et Ouest. Et je voudrais revenir sur une bêtise souvent lue en France: l‘AfD n’est pas un parti „surtout fort à l‘Est“. L’ex Allemagne de l‘Est s’est vidée démographiquement. Faire beaucoup à l‘Est ne suffit pas à exister politiquement. Lorsque les anciens communistes, le PDS, n’existaient qu’en ex RDA, même avec un score à plus de 25%, ils stagnaient plus ou moins à la limite des 5% National.

L‘AfD selon ce sondage fait 13% en Allemagne. Il fait 12% à l‘Ouest. L‘AfD est un parti dans toute l‘Allemagne ayant aussi construit des bastions à plus de 20% dans les banlieues sinistrées ouvrières de l‘Ouest, et dans les cantons ruraux craignant le déclassement des régions les plus riches d‘Allemagne, Hesse, Baden-Württemberg, Bavière. Oui, l’AfD fait de meilleurs scores encore à l‘Est, 21%. Mais cette différence de 9 points ne fait au niveau national qu’un seul point…

Mais il est tellement plus facile d’expliquer un vote de refus du système par des particularismes renvoyant l’Est de l‘Allemagne à la Pologne…

Hier, l‘AfD a dans un débat parlementaire voulu faire voter une resolution condamnant les écrits du journaliste allemand qui vient d’être libéré de Turquie comme „anti-allemand“. Un autre orateur a avec gourmandise, en citant Kant, rappelé qu’il venait „de Koenigsberg, en Prusse Orientale, la capitale de la Poméranie de l‘Est“, comme si l‘Allemagne avait vocation à y revenir.

Avez vous entendu les chancelleries européennes, au nom de l’histoire particulière et de la responsabilité afférente de l‘Allemagne, demander à Merkel quels plans concrets elle compte mettre en œuvre pour rassurer les classes populaires et contenir l’extrême droite?

Même cette responsabilité là en Europe est abandonnée.

 

23 févr. 2018 à 08:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Tiens, une marque italienne vient de disparaître de mon répertoire de chaînes textiles où acheter. Viens de comprendre qui est l’investisseur européen virant les mapuches de Patagonie, et donc indirectement responsable de la mort de Santiago Maldonado dans cette demofascie argentine.

 

23 févr. 2018 à 00:16

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http://www.gds-ds.org/les-signes-annonciateurs-de-la-crise-qui-vient/

GDS m‘a demandé une analyse de la crise qui vient. Elle est maintenant publiée.

 

22 févr. 2018 à 21:27

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Les faucons se mettent en place.

 

22 févr. 2018 à 21:22

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https://www.inegalites.fr/Les-classes-sociales-permanence-et-renouveau

 

22 févr. 2018 à 21:16

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
L‘Allemagne, après s’être gaussé la,semaine dernière de son record d‘impopularité, se moque de la morale très flexible de Macron, louangeur de la politique d‘acceuil des réfugiés de Merkel lorsqu’il s‘agissait de séduire contre Le Pen, et législateur d’une des lois les plus restrictives d‘Europe sur le droit d‘asile.

 

22 févr. 2018 à 21:16

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.heritagedaily.com/2018/02/prehistoric-wine-discovered-inaccessible-caves-forces-rethink-ancient-sicilian-culture/118462

 

22 févr. 2018 à 21:08

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.berliner-zeitung.de/politik/neue-studie-enthuellt-das-sind-die-motive-von-afd-waehlern-29766576?dmcid=sm_fb_p

 

22 févr. 2018 à 21:02

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/einestages/weisse-rose-der-tod-von-sophie-und-hans-scholl-a-1193874.html

 

22 févr. 2018 à 21:00

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https://www.marianne.net/societe/ecole-des-milliers-de-profs-requisitionnes-pour-la-rentree-scolaire-des-villes-la-colere-des-campagnes

Euh, rarement une politique classiste n’a été aussi clairement assumée. Tout pour les bon bourgeois là où ils vivent.

 

22 févr. 2018 à 19:55

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Interessante perspective depuis la Suisse.

 

22 févr. 2018 à 19:37

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https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft/erhoehter-leistungsdruck-immer-mehr-studenten-leiden-unter-depressionen-29744304

 

22 févr. 2018 à 15:23

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5714730r/texteBrut

A propos des 170 ans de 1848, voici le discours prononcé par Louis Blanc le 10 Mars au moment où se réunissait la commission du Luxembourg, chargée de définir de nouveaux modes d’organisation du travail face à la robotisation de ce temps là. Louis Blanc sera seulement trois mois plus tard forcé à l’exil.

„Les questions à résoudre ne sont malheureusement pas faciles. En touchant à un seul abus, on les menace tous. D’une extrémité de la société à l’autre, le mal forme comme une chaîne dont il n’est pas possible d’ébranler un anneau sans que toute la chaîne s’agite. Voilà la difficulté de la situation, et elle n’est pas médiocre. Pour vous en donner un exemple frappant, le lendemain de la Révolution, qu’a demandé le peuple? la diminution des heures de travail; réclamation touchante, fondée sur des considérants héroïques. Nous demandons, a dit le peuple, une diminution dés heures de travail pour qu’il y ait plus d’emploi à donner à nos frères qui en manquent, et pour que l’ouvrier ail une heure, au moins une heure pour, vivre de la vie de l’intelligence et du coeur. ( Explosion d’applaudissements. ) Voila ce qui nous a été dit, et sur-le-champ, sans hésitation celle fois, après avoir pesé franchement avec le coeur la portée d’un pareil acte, nous avons dit : Il faut que cela soit, cela sera; advienne que pourra ! (Nouveaux applaudissements) car l’homme ne saurait être considère comme une machine ; et si le progrès, tel que nous le rêvons, tel que nous espérons le réaliser graduellement, si ce progrès s’accomplit,- il faudra qu’un jour, dans la répartition des heures du travail, l’intelligence et le coeur aient une plus grande part que le corps, parce que la meilleure partie de l’homme, c’est son intelligence et son coeur. (Bravos et applaudissements.)

Mais, quoi ! diminuer les heures de travail, n’est-ce point porter atteinte à la production, pousser au renchérissement des produits, resserrer la consommation, courir risque d’assurer, sur nos marchés, aux produits du dehors, une supériorité qui, en fin de compte, pourrait tourner contre l’ouvrier lui-même ? Ne dissimulons rien : c’est là une objection qui a quelque chose de fort sérieux. Elle prouve que les travailleurs ont intérêt à apporter de la mesure dans leurs réclamations les plus légitimes ; elle prouve que, pour être promptement réalisables, les voeux populaires ne doivent pas être trop impatients ; elle montre enfin jusqu’à quel point, dans l’organisation économique actuelle, tout progrès partiel est difficilement réalisable.

Que d’exemples ne pourrais-je pas en fournir! Vous savez quelle concurrence meurtrière et immorale les machines font au travail humain, et combien de fois, instrument de lutles aux mains d’un seul homme, elles ont chassé de l’atelier ceux à qui le travail donnait du pain. Les machines sont un progrès pourtant. D’où vient donc cette tragique anomalie? Elle vient de ce qu’au sein de l’anarchie industrielle qui règne aujourd’hui, et parsuite de la division des intérêts, tout se transforme naturellement en arme de combat. Que l’individualisme soit remplacé par l’association; et l’emploi des machines devient aussitôt un bienfait immense, parce que, dans ce cas. elles profitent à tous; et suppléent au travail, sans supprimer le travailleur. (Bravo ! bravo ! )

Vous le voyez, les questions que nous avons à étudier veulent être examinées dans leur ensemble. Ce qui est à chercher après-demain, demain, dans une heure, c’est le moyen de réaliser l’association, de faire triompher le grand principe de là solidarité des intérêts. Cette solidarité, il faut la faire passer dans le bien, car elle existe dans le mal. La société est semblable au corps humain, où une jambe malade interdit tout exercice à la jambe saine. Un lien invisible, mais réel et fatal, unit l’oppresseur à la misère, de l’opprimé. Oui, le moment vient tôt ou lard où celle solidarité éclate en expiations terribles. Qu’est devenu le roi de France, il y a quinze jours? qui s’en inquiète? Il s’est enfui, dans un étal misérable… Je m’arrête, sachant bien qu’il faut respecter le maheur. Et toutefois, quand le malheur est à ce point mérité, il est bon qu’il serve d’enseignement. A ceux qui souffrent d’un malheur injuste, à ceux-là surtout notre fraternelle pitié, une pitié immense ! Revenons. Plaider la cause des pauvres, c’est, on ne le répétera jamais trop, plaider la cause des riches, c’est défendre l’intérêt universel! Aussi ne sommes-nous ici les hommes d’aucune faction. Nous aimons la patrie, nous l’adorons, nous avons résolu de la servir dans l’union de tous ses enfants.

 

22 févr. 2018 à 13:27

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Je ne me souviens plus, rappelez moi, c’est quelle famille politique, quelle philosophie morale, quelle science sociale qui critiquait déjà, à la fin des années 1890 et peu avant la crise financière de 1907, le capitalisme des monopoles et du crédit débridé?

Le nouveau monde, comme la nouvelle économie, c’est la tentative de nous priver de la mémoire et l’histoire, pour nous empêcher de voir que nous sommes les victimes sacrificielles de ces jeux d’argent.

 

22 févr. 2018 à 13:06

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
S’il y avait eu un argument pour voter pour la GroKo, c’était l’espoir que le SPD empêcherait la candidature allemande du faucon de la Bundesbank. Mais le SPD s‘y rallie. C’est d‘ailleurs la preuve que tout le premier chapitre consacré à l‘Europe dans le contrat de coalition n’a qu’un objectif: sans juger du fond et de la réalité des choses, obtenir le ralliement aveugle de fédéralistes sincères, alors qu‘avec Weidmann, c’est le contraire qu’on va avoir.

 

22 févr. 2018 à 12:35

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lejdd.fr/politique/emmanuel-maurel-les-militants-du-ps-ont-envie-de-tourner-la-page-du-hollando-vallsisme-3580970

L’analyse du système du pouvoir actuel est ici très bien résumé: „Manifestement Emmanuel Macron et Edouard Philippe considèrent que les élus locaux sont plus des empêcheurs de tourner en rond que des partenaires. Il y a aussi une défiance par rapport aux syndicats ou aux associations. Emmanuel Macron a surjoué l’horizontalité pendant la campagne présidentielle mais en réalité, il est totalement épris d’une sorte de verticalité absolue. Il réalise cette fusion presque parfaite entre les élites néo-libérales et la noblesse d’Etat dont il fait partie. D’ailleurs François Mitterrand disait « après moi il n’y aura plus que des financiers et des comptables ». Finalement, Macron c’est les deux.

Le nouveau monde, ce sont « des financiers et des comptables »? Cette dialectique du nouveau et de l’ancien monde, ce sont des éléments de langage. Par bien des aspects le nouveau monde rappelle l’ancien régime.“

 

22 févr. 2018 à 12:28

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le toujours ministre des affaires étrangères allemand, le SPD Sigmar Gabriel, le premier dirigeant SPD à avoir publiquement, dès mars 2017, souhaité la victoire de Macron, souhaite la fin des sanctions contre la Russie.

En avez vous entendu parler en France?

 

22 févr. 2018 à 08:08

 

 

Le 22 février 1848 commençait il y a 170 ans une révolution en France qui allait allumer la mèche du printemps des peuples européens.

 

21 févr. 2018 à 23:46

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En 1841, la première loi du travail française est votée dans un parlement libéral-Conservateur, malgré l’opposition de Pellegrino Rossi ou de Bastiat, sous la monarchie de Juillet, avec Guizot au gouvernement, entre autre. C’est donc une configuration parlementaire et politique proche de celle d‘En Marche.

Pourquoi cette loi a été votée ? Certes, on est dans une période de prise de conscience de la misère ouvrière. Le rapport du médecin militaire Vuillermé en France, celui du fils d‘industriel Engels à Manchester (publié en 1844-45) révèlent aux classes dominantes l’ampleur de la pauvreté des classes laborieuses. Certains issus du royalisme chrétien y verront une continuité avec la politique sociale de l‘Ancien Régime.

Mais Vuillermé ne souhaitait pas une limitation du travail des enfants par charité ou conscience sociale. Sa question de départ était toute autre: comment assurer que tous les cantons produisent un niveau minimum relativement standard de conscrits aptes au service militaire, de manière à ne pas déséquilibrer les cantons à jeunes aptes par rapport à des cantons à jeunes inaptes. La question trouva comme réponse : „en protégeant les enfants des classes ouvrières et minières contre leur propre exploitation on augmentera le nombre de fils d’ouvriers aptes au service, et on cessera de puiser plus dans des cantons ruraux où la main d’œuvre est nécessaire dans les champs“ – on voulait protéger les enfants pour pouvoir les faire tuer à la sortie de l’adolescence dans la conquête de l‘Algerie, le rétablissement du Pape en ses états en Italie, ou , peu après, en s’emparant de Sébastopol.

La fondation Jean Jaurès vient de publier un article sur „la sécession des riches“ s’achevant sur le succès d’un livre promettant l’immortalité aux happy Few, les libérant définitivement de toute dépendance aux classes nombreuses. La conscription n’étant même plus nécessaire pour faire la guerre, même le minimum en protection sociale est inutile. On observe déjà le recul de l’espérance de vie des classes pauvres dans les sociétés riches. L’évolution a commencé.

Le nouveau monde nous ramène en 1841. Justement, en 1841, un jeune allemand de Trèves, plutôt francophile, obtenait son doctorat de philosophie. Né en 1818, il aura l’honneur, en 1846, d’une expulsion de France sur ordre de Guizot.

Si le nouveau monde nous ramène à la violence sociale de 1841, il nous ramène aussi aux conditions de création et de propagation du marxisme.

 

21 févr. 2018 à 16:47

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://jean-jaures.org/nos-productions/1985-2017-quand-les-classes-favorisees-ont-fait-secession

 

21 févr. 2018 à 16:11

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Il y a un an, au moment où Trump menaçait de quitter l‘Otan, j’envisageais une réconciliation sur la base d’une augmentation des importations d‘armes américaines en Allemagne pour réduire un peu le déficit américain vis à vis de l‘Allemagne. Depuis, Trump semble s’être calmé, et la GroKo a annoncé une augmentation des dépenses militaires destinées non à équiper les soldats des équipements nécessaires – il manque des bottes, des manteaux, des gilets pare-balles – mais pour acheter du matériel. Quelque chose me dit que ce matériel sera made in USA.

 

20 févr. 2018 à 23:42

 

 

Je redonne ici les résultats de l’élection de 1998 en Allemagne et le résultat du sondage d’hier. Et je pose une question: d’où vient l‘AfD?

Notez aussi la progression des verts, des Linken (ex PDS) et des libéraux…

 

20 févr. 2018 à 07:54

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Macron veut faire avec un conflit social à la SNCF ce que Thatcher réussit avec les mineurs : casser toute résistance sociale pour 30 ans.

 

20 févr. 2018 à 07:48

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://blogs.alternatives-economiques.fr/anota/2018/02/18/financiarisation-et-partage-du-revenu-national

 

20 févr. 2018 à 04:36

 

L‘Allemagne en mutation? Merkel a fait nommé aujourd’hui celle que beaucoup considèrent comme sa dauphine (et oui, dans les partis se disant démocratique, l’héritage du pouvoir reste un privilège ou le résultat d’un putsch, mais rarement de débats démocratiques) secrétaire générale de la CDU: c’est l‘actuelle présidente de la Sarre. Au même moment, la Bundesbank alerte contre (!) les risques d’une politique de grande coalition visant des excédents budgétaires. (Relire très lentement. C’est bien la Bundesbank, là où le Schäublisme est né.) Au même moment, si la droite de Merkel semble reprendre un peu de voix avec la promesse d’un virage à droite, l’extrême-droite passe devant le SPD pour la première fois dans l’histoire allemande depuis les années 30 du siècle dernier.
Mathias Weidenberg Je me souviens d’un de mes professeur qui disait , lorsque j’étais étudiant…. » à force d’emmerder le monde… un jour le monde vous emmerde » … A méditer..

 

Serge Crocus

19 févr. 2018 à 22:52
L‘Allemagne en mutation? Merkel a fait nommé aujourd’hui celle que beaucoup considèrent comme sa dauphine (et oui, dans les partis se disant démocratique, l’héritage du pouvoir reste un privilège ou le résultat d’un putsch, mais rarement de débats démocratiques) secrétaire générale de la CDU: c’est l‘actuelle présidente de la Sarre. Au même moment, la Bundesbank alerte contre (!) les risques d’une politique de grande coalition visant des excédents budgétaires. (Relire très lentement. C’est bien la Bundesbank, là où le Schäublisme est né.) Au même moment, si la droite de Merkel semble reprendre un peu de voix avec la promesse d’un virage à droite, l’extrême-droite passe devant le SPD pour la première fois dans l’histoire allemande depuis les années 30 du siècle dernier.

 

19 févr. 2018 à 22:25

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Lorsque j’étais étudiant en Science Po, on nous répétait que „l’évaluation des politiques publiques“ était un outil innovant, moderne, qui allait rénover la culture administrative et transformer le rapport à la décision politique, l’évaluation permettant de savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas, et donc de prendre des décisions pragmatiques, techniquement „justes“, au sens de correctes. On nous enseignait aussi avec beaucoup d’enthousiasme le désenchantement ultime du monde avec la fin des idéologies, et d’ailleurs, l’inutilité de celles ci. Alors que j’étudiais dans un institut cher à Jacques Ellul, il y avait dans cet enseignement une absence totale de distanciation de la raison technique.

Depuis, revenant sur le quart de siècle me séparant de ces études, je constate que : 1. le premier prédicat conditionnant tout cet éloge des évaluations, c’est de définir ce qui est jugé comme le bien commun, en vertu duquel l’évaluation est possible. Or, la définition de ce bien commun est dissimule pour des raisons idéologiques derrières des critères statistiques choisis pour créer une distance avec la crise sociale réelle. Le bien commun, assimilé à celui de la classe dirigeant l‘Etat et finançant sa dette, n’est plus sujet du discours démocratique. C’est déjà un choix idéologique. 2. les évaluations allant contre le premier point sont écartées, niées, assimilées à de mauvais travaux, recalculés un nombre infini de fois jusqu’à ce qu’un résultat satisfaisant, même obtenu par hasard, soit mesurable. C’est le contraire du pragmatisme. Malgré toutes les études confirmant qu’en Europe comme en France c’est le partage du temps de travail qui réduit le chômage – malheureusement, à volume salarial total en baisse, expliquant la réapparition des travailleurs pauvres – malgré toutes les études montrant l‘absence d’effets ou des effets positifs moindres pour un plus grand coût des politiques de l’offre, on continue en accélérant. C’est que l’idéologie là aussi l’emporte sur la réalité des faits. 3. l’évaluation est de plus en plus populaire au niveau micro-administratif : il permet en effet de mettre au pas des fonctionnaires et salariés sans sembler leurs reprocher leurs opinions, leur syndicalisme, leur engagement politique. Il permet aussi, en évaluant des critères mesurables très précis, de donner l’illusion de la raison scientifique à des décisions idéologiques, comme le rapport Gallois en 2012 où le rapport Spinetta en 2018, en choisissant soigneusement les critères et surtout la grille de leur analyse. Là aussi, c’est de l’idéologie.

Entre 2011 et 2016, j’ai sacrifié plusieurs mois de salaires à l’engagement politique. J’ai cru que des arguments techniques, rationnels, issus des évaluations, permettraient de faire changer une politique gouvernementale qui nous conduisait dans le mur, une politique européenne stupide, créant inutilement une récession toute seule comme une grande entre 2012 et 2014 dont nous sommes sortis grâce à la guerre des prix du pétrole lancée par des émirats Monarcho-islamistes contre le gaz de schiste nord-américain.

J’ai sous évalué la dimension idéologique du problème.

On ne comprendra pas le monde actuel, ni ne retrouvera des moyens d‘action, en réfléchissant à des outils ou des catalogues de mesure, en se positionnant sur des questions de tactique dans le rapport de force européen. C’est bien à un récit idéologique du monde qui est et du monde qui vient qu’il faut travailler. Il y a des millions d‘yeux scellés et d’oreilles bouchées par ces enseignements prétendument „techniques, rationnels“ et en réalité très idéologiques à desciller et rouvrir.

 

19 févr. 2018 à 08:12

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://journals.openedition.org/aof/4283

Je découvre dans cet article que ceux qui accusent les gens comme moi d‘archaisme doctrinal pour considérer des penseurs du XIX et XXeme siècle fondent leur politique sur une théorie du ruissellement crée par les physiocrates, comme du Quesnay, au XVIIIeme siècle. Cet article retrace l’offensive libérale du début du XIX mettant fin à l’aide aux pauvres, privatisant à la charité les secours aux pauvres, et la longue lutte pour faire du salaire l’outil de participation à la richesse nationale, et donc l’outil protecteur contre la pauvreté. C’est bien un changement de paradigme mutualisation les risques de l’existence par la solidarité nationale, sous l’influence des luttes inspirées par les supposés „archaïques“, que les sociétés occidentales créeront une parenthèse de très faible pauvreté, et asseoiront le partage équitable des richesses sur le salaire. Depuis la dérégulation financière – des le début des années 70 – on voit cependant la victoire idéologique des penseurs inspirés des libéraux des années 1750-1840.

Un extrait de l‘article qui arrête son étude à la fin des années 1890 et des prémices de l‘Etat providence.

„5Les auteurs classiques du XVIIIe siècle vont rejeter à leur tour les politiques d’assistance aux pauvres parce qu’ils considèrent que la société peut régler harmonieusement le problème. Avec ce nouveau courant libéral, on perçoit mieux l’existence de mécanismes macro-économiques qui agissent sur le niveau national. L’efficacité du système économique rencontre l’objectif de justice sociale envers les plus pauvres sans la nécessité d’un État nourricier. Pour un auteur comme le docteur François Quesnay, économiste physiocrate, les pauvres dépendent des riches qui, grâce à leur consommation, permettent aux premiers de pouvoir consommer à leur tour (thèse du circuit économique). Ils doivent surtout effectuer des dépenses en biens de consommation produits par le secteur agricole4 et engager des salariés. Quesnay en conclut qu’il vaut mieux créer des emplois productifs que secourir les pauvres sous forme de dons ou d’emplois dans des ateliers d’État ou dans des dépôts de mendicité. .“ C’est la thèse des premiers de cordée, qui sera révélée fausse, les emplois productifs l’étant à des salaires de misère, comme témoigneront les grandes études sur la pauvreté ouvrière des années 1840 (Vuillermé, Engels, etc…)

Electronic reference Alain Clément, « Faut-il nourrir les pauvres ? », Anthropology of food [Online], 6 | September 2008, Online since 06 September 2012, connection on 18 February 2018. URL : Top of page

 

http://journals.openedition.org/aof/4283

 

19 févr. 2018 à 07:45

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.cairn.info/revue-empan-2017-1-page-126.htm

Lu dans un article de la revue des travailleurs sociaux Empan sur le retour en France (comme en Europe) du „travailleur pauvre“ – ce que certains qualifiaient de „lumpenproletariat“, le proletariat en gueunille, à l’époque où on se permettait encore de réfléchir au capitalisme comme système, au lieu de se limiter à penser des rustines.

„L’onpes, Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, annonce qu’en France en 2001, près de 75 % des « travailleurs pauvres » exercent leur activité à temps plein plus de la moitié de l’année. Il ajoute que, de plus en plus, la pauvreté au travail s’élargit pour toucher l’emploi dans sa globalité [5][5] 8 Le phénomène ne cesse d’augmenter : selon le Centre d’observation de la société, « le nombre de travailleurs pauvres est passé de 900 000 à un 1,1 million entre 2002 et 2011 (+ 17 %), si on utilise le seuil de pauvreté situé à 50 % du niveau de vie médian. Le taux de travailleurs vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 3,7 à 4,2 %. De plus en plus d’actifs occupés, salariés ou indépendants, doivent se contenter de revenus du travail inférieurs au seuil de pauvreté, soit 814 euros par mois en 2011 [6][6] … ». 9 L’Observatoire des inégalités publie régulièrement les données chiffrées et leurs analyses. De 1996 à 2004, période pendant laquelle la thématique de la pauvreté active est apparue dans le débat politique, le nombre et la proportion des travailleurs pauvres ont d’abord diminué, pour reprendre à la hausse depuis. Alors que, en moyenne, le taux de pauvreté a, entre 2007 et 2008, baissé de 0,4 point, le nombre de travailleurs pauvres a, lui, augmenté. Puis quand la pauvreté monétaire a commencé à reprendre à la hausse, cette augmentation a été nourrie par la population des chômeurs et travailleurs pauvres [7][7] Selon l’Observatoire des inégalités, au 26 mars 2013 on compte entre un et deux millions de travailleurs pauvres en France. Les chiffres mettent également en lumière une augmentation de demandeurs du rsa-activité bien que 70 % des personnes qui pourraient y avoir droit ne le demandent pas. 10 De quoi parlons-nous exactement ? Nous retiendrons la définition de l’insee : « Le “travailleur pauvre” est une personne qui travaille et qui vit au sein d’un ménage pauvre. Une personne est classée parmi les travailleurs pauvres lorsqu’elle s’est déclarée active (ayant un emploi ou au chômage) six mois ou plus dans l’année, dont au moins un mois dans l’emploi. » Seul le chômage de durée relativement longue (six mois ou plus sans empl

 

http://www.onpes.gouv.fr/ 

http://www.observationsociete.fr/le-nombre-de-trav 

http://www.inegalites.fr/

 

19 févr. 2018 à 07:22

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Depuis que la cdu parle de coup de barre à droite et de succession de Merkel, elle remonte, en prenant au FDP et … au SPD. Forsa voit la CDU remonter à 33%, SPD 16%, AfD et Verts chacun 13%, Linke 10%, FDP 9%.

 

19 févr. 2018 à 00:02

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Emnid était le dernier sondeur allemand à voir le SPD résister à 20%. Emnid surévalue traditionnellement les deux principaux partis chacun de deux points.

Et bien Emnid, malgré toutes les corrections méthodologiques possibles, doit se résoudre aussi à un SPD sous les 20%.

Plus que le chiffre, c’est la tendance qui est confirmée: l’alliance de grande coalition n’est pas encore en place qu’elle profite déjà plus à la droite qu’au SPD.

Soyons clair: il n’y a qu’un seul intérêt au SPD à voir les militants dire oui : celui d’une direction désavouée qui conserverait postes et ministères et enjamberait à nouveau une réflexion doctrinale, théorique, scientifique et politique pour continuer leurs profils de carrière de cadres confondant SPD et entreprise.

 

18 févr. 2018 à 08:48

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.oecd.org/newsroom/continued-slowdown-in-productivity-growth-weighs-down-on-living-standards.htm

Une amie française m’a raconté faire plusieurs fois par semaine l‘acceuil du matin à l’equivalent du samu social du quartier de Tempelhof à Berlin. Elle m’a raconté qui, à Berlin, est SDF, et a recours à l‘hebergement d‘urgence : des étudiants, des retraités dont la retraite ne permets plus de payer un loyer, des salariés, équipes même d’un portable et d’un smartphone, mais dont le salaire n’est pas suffisant pour payer un loyer. Les loyers à Berlin ont augmenté en dix ans de … 78%.

Le taux de chômage à cessé depuis longtemps de mesurer un facteur de pauvreté et donc, en le réduisant, un outil de cohésion sociale. Car le taux de chômage, à Berlin comme en Allemagne, a chuté de 6 points en dix ans. Il ne mesure qu’une forme d’exploitation économique.

Il faut revenir à deux indicateurs : le pouvoir d‘achat du plus grand nombre, et comparer son évolution à la croissance, ainsi qu‘au pouvoir d‘achat des plus riches, et le taux de rémunération du travail dans la richesse nationale.

Si l’on veut que mesurer et commenter un taux de chômage reste pertinent, il faut que l’heure travaillée progresse aussi vite que la croissance en pouvoir d‘achat, et que la part travail retrouve son niveau d‘avant la dérégulation financière.

Tout le reste, c’est agiter un chiffre, le chômage, qui ne mesure plus la réalité des luttes des classes en Occident.

Annexe et lien : OCDE, rapport sur la productivité du travail, avec cette phrase : „In its latest Compendium of Productivity Indicators, the OECD also highlights a decoupling between productivity growth and higher real average wages in many countries, resulting in continued declines in labour’s share of national income.“

 

http://www.oecd.org/newsroom/continued-slowdown-in-productivity-growth-weighs-down-on-living-standards.htm

 

17 févr. 2018 à 22:35

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Un jour, sans doute, il y aura une analyse de la colère sourde, de la violence ressentie, lorsque, alors que le quotidien reste toujours aussi dur, les conditions matérielles se dégradent, les classes populaires entendent chaque jour dans les représentations médiatiques de la bourgeoisie heureuse se féliciter „de la croissance forte revenue“, „du chômage au plus bas“, „la France est de retour“. C’est dans cette violence réelle que naît la réponse politique violente, d’abord l’abstention, puis le vote identitaire contre le système. La négation des inégalités croissantes, de la dégradation des conditions de vie des citoyens, est Trans-Européenne. On se félicite de bourses au niveau record, d’une inflation un peu plus forte mais pas trop, et dans le même temps, on désigne la hausse des salaires comme un danger terrible pour la stabilité financière. Et l’on affirme la supériorité du bien des bourgeoisies heureuses sur le reste. Alors la colère grandit, la société cesse d’être une et indivisible, la république d’être sociale et démocratique, et l’on vote de colère contre la bourgeoisie heureuse, cette caste sourde, aveugle, sans valeur solidaire, arrogante et imbue d’elle-même.

L’Italie, l‘Allemagne, la France, la Grande Bretagne, les Pays Bas, autant de pays où la morgue des bourgeois satisfaits de ce que „ça aille mieux“ pour eux, et le répétant en boucle dans leurs journaux, leurs télévisions, niant la souffrance matérielle de la majorité, crée un „Fake World“ de bonheur insupportable, méprisant, insultant.

La colère n’a pas d’idéologie, et depuis longtemps le peuple a perdu conscience de lui-même, car plus personne n’a assumé le rôle de comprendre et apprendre, alors il croit ceux qui lui désignent les boucs émissaires habituels – ceux qui parlent pas la même langue, qui ne pratiquent pas la même religion, qui n’ont pas la même couleur de peau, qui ne reconnaissent pas le même drapeau – tout en gardant en tête de faire payer ces heureux bourgeois sur leur dos.

L’enjeu c’est de briser ces deux dynamiques: la désillusion enchantée de ceux qui gagnent plus de 4000 euros nets après impôts et leurs clients corrompus, leurs admirateurs espérant les imiter, et ceux qui manipulent la colère légitime à des fins inhumaines.

 

17 févr. 2018 à 09:16

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
L‘aile proche du patronat de la CDU de Merkel lui demande de former un gouvernement minoritaire, jugeant qu‘en l’état, le SPD est indigne de toute confiance, trop occupé par lui-même, divisé, et donc peu fiable.

 

17 févr. 2018 à 08:44

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17 févr. 2018 à 08:38

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http://evonomics.com/how-the-invisible-hand-was-corrupted-by-laissez-faire-economics/

 

17 févr. 2018 à 08:06

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Qui disait déjà que les contradictions internes au capitalisme ne pouvaient se résoudre que par l’impérialisme, le militarisme, et la guerre ?

 

16 févr. 2018 à 20:56

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La compétitivité, LA pierre angulaire des politiques économiques européennes, LA solution économique du Hollando-follisme, se mesure par l‘evolution du solde du commerce extérieur. Il est passé de -45 à -63 Milliards, les français offrent au reste du monde l‘équivalent du déficit budgétaire. Car c’est bien de l’argent qui quitte la richesse nationale, et que l’on finance avec des dettes.

C’est une dégradation de la compétitivité nationale de 40% enregistrée alors que jamais depuis 15 ans le pétrole coûta aussi peu cher, et le gaspillage de 40 milliards par an dans le CICE censé améliorer la compétitivité.

Un niveau d’incompétence politique remarquable.

Et rassurons nous : Macron accélère dans la même direction.

 

16 févr. 2018 à 20:37

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16 févr. 2018 à 20:11

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ces socialistes qui s’enorgueillissent d’avoir rendu „la France plus forte“ quand la pauvreté est 30% plus élevée qu’en 2000, et que les 30% les plus modestes ont perdu sur 10 ans en pouvoir d’achat malgré la croissance, se rendent-ils compte parler comme ces monarchistes d’il y a deux cent ans qui refusaient de donner le droit de vote aux ouvriers et aux paysans, pour „garder la France forte“?

Des réactionnaires ignorant l’ampleur de leur confusion idéologique…

 

16 févr. 2018 à 08:13

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le taux de pauvreté est 20% plus élevé en 2017 qu’en 2009. Alors à quoi sert la baisse du chômage, si c’est pour appauvrir les salariés ?

 

15 févr. 2018 à 20:16

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Le Gorafi allemand : „Enfin il se passe quelque chose! Le lobby des armes réclame la fermeture de toutes les écoles pour prévenir les tueries dans les écoles.“

Post scriptum: notons que dans la réalité, la République en Marche est bien partie pour abolir l’école républicaine sans avoir le prétexte de tueries dans les écoles…

 

15 févr. 2018 à 20:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Il semblerait que le tueur de Floride appartenait à un groupe supremaciste, raciste et paramilitaire.

 

15 févr. 2018 à 20:00

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15 févr. 2018 à 19:26

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15 févr. 2018 à 19:26

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15 févr. 2018 à 08:11

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Cette semaine, pour relativiser le lien entre krach boursier et hausse des salaires, démontrant qu’il existe une contradiction profonde entre les intérêts des salariés et le fonctionnement actuel du système financier, des analystes ont répondu qu’au niveau mondial, la prospérité progresse, les salaires aussi. Ils expliquent donc que les classe les plus riches occidentales n’ont rien à craindre, ayant profité de la croissance des 20 dernières années pour en capter l’essentiel des fruits, et que les classes nombreuses occidentales elles doivent accepter leur paupérisation au nom du bonheur des salariés non occidentaux. On s’étonne que cette manière de penser, destinée à monter les classes populaires les unes contre les autres pour qu’elles n’interrogent pas les riches de leurs propres pays, suscite la montée des populismes antiliberaux nationalistes et la reprise de la course aux armements. Un enfant sur six sur la planète vit dans une zone de guerre. C’est 75% de plus qu’en 1998. Ça aussi, c’est l’évolution au niveau mondial.

On a passé l’ère où un réformisme social pouvait accompagner ce système. Mais, de la même manière que la transformation financière s’est faite par un long processus engagé au début des années 70, il est possible d’engager une transformation sociale et démocratique. Il faut pour cela nommer correctement les choses et avoir de l’audace.

 

15 févr. 2018 à 07:13

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http://www.lepoint.fr/justice/jerome-cahuzac-dit-la-verite-14-02-2018-2194926_2386.php

Parfois, j’ai l’impression que deux fléaux mortels se sont abattus sur le socialisme français, l’emportant dans sa tombe : ceux qui, dans la dispute du pic à glace, veulent être du côté du crâne éclaté, et le rocardisme.

Cahuzac fut chargé en 93 de créer une caisse noire pour la carrière présidentielle de Rocard, et fit ouvrir par un de ses amis, un fasciste du GUD, groupuscule violent d’extrême droite, un compte en Suisse. C’est ce compte qu’il utilisera à partir de 2000 pour échapper au fisc.

1. comment, socialiste, peut on avoir comme ami de confiance un neofasciste ? 2. apparemment, quand on était rocardien, tout était possible. Et frauder le fisc, n’est-ce pas, dans ce monde là, ça se fait tout naturellement.

 

http://www.lepoint.fr/justice/jerome-cahuzac-dit-la-verite-14-02-2018-2194926_2386.php

 

14 févr. 2018 à 21:54

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Niveau de la politique en Allemagne (on dirait du Sarkozy) : Sigmar Gabriel, après avoir traité son camarade Schulz „d’homme poilu du visage“ et de traitre menteur, et ainsi plongé son parti dans une belle crise existentielle, veut quand même sauver son poste de ministre. Du coup, après un an d‘immobilisme, il essaierai d‘obtenir la libération d’un journaliste germano-turc emprisonné. On se demande bien quel service rendu à Erdogan pourrait le motiver à faire à Gabriel cette faveur.

 

14 févr. 2018 à 21:10

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2018/02/14/01002-20180214ARTFIG00225-congres-du-ps-emmanuel-maurel-denonce-les-boules-puantes-indignes.php

J’ai beaucoup d’amitié pour Emmanuel Maurel, député européen et candidat à la tête de ce qui reste du Parti Socialiste. C’est un homme qui lit, réfléchit, interroge, doute, remet en question, redémarre dans l‘action. Ses valeurs sont constantes, mais sa réflexion est souple. Surtout, il n’est jamais tombé dans le piège des bals de bobinettes.

Rien que pour ces qualités de réflexion et d‘ego maîtrisé je lui souhaite de l‘emporter. Son texte #UnionetEspoir remets de l’idéologie dans la politique en partant du monde tel qu’il est, en écoutant ceux qui parlent du monde actuel. Il aura une tâche rude, ingrate, difficile, adverse, mais il ne mettra pas en avant sa pomme, et recréera un dynamisme fondamental au mouvement socialiste : celui de la pensée. Son attitude digne dans la campagne interne au PS est une promesse.

La question plus stratégique de la place et du rôle du parti héritier de Guesde et Jaures, de Blum et Zyromski, dans les luttes et les convergences futures est encore incertaine à répondre. Il y a aussi le poids de Faure (Paul), de Mollet, de Fabius, de DSK, de Hollande, Valls, Cahuzac, Collomb. Ça plombe.

Mais certains de ses concurrents apporteront à cette question des points finaux définitifs, lorsque il ouvrira de nouveaux guillemets. Le plus dur sera d’y construire, dans ces guillemets, de nouvelles réalités.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2018/02/14/01002-20180214ARTFIG00225-congres-du-ps-emmanuel-maurel-denonce-les-boules-puantes-indignes.php

 

14 févr. 2018 à 20:31

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14 févr. 2018 à 17:13

 

Le bal des bobinettes a donc coûté aux bobinettes 72 millions d’euros, et 38 millions de remboursements au contribuable. Notons l’efficacité des deux candidats trotskistes et en comparaison, l’inefficacité du socialiste. Notons que Le Pen et Macron ont en commun d‘avoir financé leurs campagnes par un apport personnel supérieur à 10 millions. Si l’on sait que l’héritière est millionnaire, cela surprends du banquier, qui expliquait partout en 2014 ne pas pouvoir payer d‘ISF, ayant été ruiné en quittant la banque pour la politique. Mais passons, il avait sans doute la garantie d‘amis puissants. Le plus onéreux en fin de compte à sa famille politique, c’est le conservateur.

Si nous devons bien sûr financer la démocratie, je préfèrerais que chaque candidat reçoive un montant forfaitaire unique. Chaque candidat fortuné engageant au delà de ce forfait serait tenu de financer à même hauteur ses concurrents.

ce serait intéressant d’ajouter deux colonnes: voix obtenues et coût par voix 🙂

 

Jean-Paul Haultecoeur

14 févr. 2018 à 08:52
J’ai partagé, mais en regardant de plus près, je ne comprends pas très bien. Comment calculez-vous l’apport personnel ?

 

Sid Artha

14 févr. 2018 à 12:18
Je suis allé lire chacun des rapports dans le JO pour chacun des candidats. C’est là que le CC parle des apports personnels.

 

Mathias Weidenberg

14 févr. 2018 à 12:28
Le bal des bobinettes a donc coûté aux bobinettes 72 millions d’euros, et 38 millions de remboursements au contribuable. Notons l’efficacité des deux candidats trotskistes et en comparaison, l’inefficacité du socialiste. Notons que Le Pen et Macron ont en commun d‘avoir financé leurs campagnes par un apport personnel supérieur à 10 millions. Si l’on sait que l’héritière est millionnaire, cela surprends du banquier, qui expliquait partout en 2014 ne pas pouvoir payer d‘ISF, ayant été ruiné en quittant la banque pour la politique. Mais passons, il avait sans doute la garantie d‘amis puissants. Le plus onéreux en fin de compte à sa famille politique, c’est le conservateur.

Si nous devons bien sûr financer la démocratie, je préfèrerais que chaque candidat reçoive un montant forfaitaire unique. Chaque candidat fortuné engageant au delà de ce forfait serait tenu de financer à même hauteur ses concurrents.

 

14 févr. 2018 à 08:35

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Les élus de tous les partis s’étaient mobilisés contre une mesure relevant la CSG des retraités vivant à l‘etranger sans condition de ressources. Jusqu’alors, toutes les mobilisations face aux nombreuses mesures contre les français de l‘etranger de gouvernement n‘avaient reçu qu’un mol soutien des députés marchistes les représentant, et aucun écho du gouvernement. Et puis, il y a une semaine, une députée marchiste de l‘etranger (Espagne, Portugal, Monaco) a été invalidée. Il y aura élection partielle. Et soudain, mobilisation générale, recul du gouvernement!

Manœuvre électorale, tout ce monde là reprendra le ronron habituel une fois l‘election passée.

 

14 févr. 2018 à 04:25

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Une belle charge contre un homme dépassé par sa charge.

 

14 févr. 2018 à 04:05

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Citons ce commentaire, qui pourrait aussi s’appliquer à la classe moyenne allemande: „La classe moyenne américaine est pourtant fort loin d’avoir retrouvé son niveau de vie précédent cette récession, et n’a pas non plus récupéré toutes ses richesses volatilisées à la faveur de la crise financière. En fait, tirés vers le bas par des revenus stagnants – en dépit d’une conjoncture économico-financière florissante – les salariés US sont aujourd’hui confrontés à une situation et acculés à des extrémités équivalentes à celles ayant prévalu au milieu des années 1990. C’est donc à un authentique retour vers le passé qu’est contrainte la classe moyenne américaine – naguère si enviée par les européens – car une étude de la Réserve Fédérale démontre une chute de 8% de sa richesse en vingt ans ! Cette rétrogradation se transforme cependant en une déchéance en bonne et due forme pour les moins bien nantis dont les maigres avoirs ont littéralement fondu de 22% durant la même période. Les plus pauvres sont effectivement les damnés d’un système qui fonctionne par les riches et pour les riches ayant, eux, augmenté leur fortune de 146% depuis 1998 ! Les disparités des revenus sont encore plus choquantes car, tandis que 90% des citoyens américains ont subi un effondrement de 50 % du fruit de leur travail, les 1% les plus riches d’Amérique ont pu jouir d’une flambée de 23 % de leurs revenus !“

 

14 févr. 2018 à 03:59

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Heide Simonis fut longtemps présidente de la région du Schleswig Holstein. Un jour, en 2005, face à un parlement sans majorité claire, elle constitua une coalition avec une voix seulement d‘avance. Pourtant, au cours des 4 scrutins successifs pour l’investir, il lui manqua à chaque fois une voix. Elle y perdit le pouvoir, trahie depuis son camp. On appelle cela avoir un moment „Heide Simonis“. Plus tard, Ypsilanti en Hesse sera elle aussi victime d’une trahison de son camp, 4 élus spd droitiers refusant la coalition avec les Linke qui permettait pourtant de virer le très conservateur Koch (CDU).

La presse allemande conservatrice (Die Welt, un des journaux de Springer) parle d’un possible moment Simonis pour Merkel…

 

13 févr. 2018 à 21:49

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https://www.alternatives-economiques.fr/zone-euro-nest-sortie-daffaire/00083176

 

13 févr. 2018 à 20:53

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Finalement, le SPD s’est rappelé avoir des statuts. Schulz a démissionnè de la presidence et proposé Nahles comme successeur. Un conseil national sera réuni le 22 avril pour procéder à cette élection. Une élue locale de Flensburg a annoncé vouloir se présenter contre Nahles. En attendant, c’est l’un des vice-présidents, le plus ancien en grade, qui prends la direction du parti à titre intérimaire, et c’est tombé sur… l’ultra droitier maire de Hambourg Scholz…

 

13 févr. 2018 à 20:45

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le sondage du Spiegel Online voit aussi l’effondrement du SPD à 16,4% mais continue de corriger les valeurs relatives de la CDU-CSU et de l’AfD au profit de la première. Et dire que la direction arracha le oui des délégués du parti à des négociations avec la droite sous l’argument que sinon, le parti s’effondrerait… Il y a un proverbe allemand: « lieber ein Ende mit Schrecken als ein Schrecken ohne Ende ». J’espère que le vote des militants mettra une fin à cette histoire qui n’a que trop duré.

 

13 févr. 2018 à 18:34

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https://www.nytimes.com/2018/02/10/world/europe/hungary-orban-democracy-far-right.html

 

13 févr. 2018 à 08:28

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Spd allemand, la crise continue: La décision de Schulz de démissionner et laisser Nahles devenir présidente intérimaire s‘asseoit bien sûr sur les statuts du parti. C’est ce que critique le maire de Berlin et président du SPD de la capitale, qui a annoncé ne pas soutenir une telle procédure. Par ailleurs, la direction du SPD agit depuis tellement d’années avec une telle opacité, sans chercher l’avis de la base, qu’une élue locale a décidé de poser sa candidature contre Nahles. L’equivalent du bureau National du SPD, qui ne rassemble pas toutes les sensibilités du parti, la principale association de l‘aile gauche qui avait virée Nahles en 2011 pour conformité avec le schröderisme en a été sortie en punition en 2013, qui voté à 95% pour la GroKo alors que les délégués élus à la base ne sont que 57% à la soutenir, qui a avalisé toutes les foucades de Schulz y compris celles de la semaine dernière, est de plus en plus décrédibilisé. C’est l’autre alibi de l’aile gauche, le vice Président Stegner, un proche de Nahles qui tenta de fonder une association concurrente de l‘aile gauche, qui appelle la direction, visant aussi Gabriel, à de la discipline. Gabriel justement a compris qu‘avec son interview il avait réussi et à mettre fin à la carrière de Schulz et à la sienne. On parle d’une femme inconnue du grand public et des européens, Katarina Barley, pour devenir ministre des Affaires Étrangères. C’est sans doute Scholz, en devenant ministre des finances, qui serait vice chancelier, si bien sûr les militants SPD acceptent d‘abattre l’ours GroKo dont toute cette direction se dépêche tant à partager la peau.

Il est plus probable, cependant, que l’on se dirige vers un gouvernement minoritaire de Merkel, avec une CSU Offensive, jusqu’aux élections bavaroises d‘Octobre 2018. A l’heure actuelle, la CSU y perds de loin sa majorité absolue actuelle : 40%, suivie du SPD 15%, l’extreme droite 12%, les Verts 10%, les „Electeurs Libres“, une spécificité bavaroise, 7%, les libéraux du FDP 6% et les Linken, traditionnellement très faibles en Bavière, 3%. Là encore la Weimarisation du Parlement régional créera une situation inédite, la CSU voyant dans le SPD local et les verts des ennemis inexpiables, mais l’opinion n’est pas prête pour une alliance avec l‘AfD. Le résultat des élections bavaroises va déterminer le destin du gouvernement en place en Allemagne. Et en novembre, soit les putschistes de la cdu déposeront Merkel, soit on s’accordera sur des élections anticipées, là encore sans Merkel.

Je suis prêt à prendre des paris sur le fait que Merkel ne sera plus chancelière en décembre…

 

13 févr. 2018 à 07:21

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https://t.co/20wqJP0RlQ

 

12 févr. 2018 à 18:26

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http://www.spiegel.de/politik/deutschland/grosse-koalition-genossen-stoppt-die-gruselko-kolumne-a-1193041.html

Le très influent chef éditorialiste du Spiegel, Jakob Augenstein, supplie les militants spd de prévenir la „Zombie apocalypse politique“ en votant contre la GroKo et espère des élections anticipées sans Merkel.

 

12 févr. 2018 à 15:56

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La presse allemande est assez « fassungslos » devant le chaos au spd, les intrigues de couloir au sein de la CDU, et l’image d’une démocratie rejoignant en pleine prospérité apparente la crise européenne de la démocratie. Au delà de l‘aporie des commentateurs allemands sur l’extrême contradiction d’une économie prospère, célébrée par tous, et la dégradation des conditions d’existence, de pouvoir d’achat, d’accès aux logements de la majorité modeste de la population, cette crise est la conséquence des politiques menées au sein de l’espace de concurrence entre nations, classes sociales et milieux culturels que certains appellent bien improprement „Union“ européenne.

Au spd, on sait pourquoi c’est le chaos des luttes pour les postes, les manœuvres médiocres des apparatchiks prêts à tout pour conserver leur pouvoir, et surtout empêcher tout débat politique, scientifique, idéologique. C’est dans la lignée de la crise européenne de la social-démocratie qui voit celle-ci disparaître à force d’alignement et de compromission. La ligne majoritaire depuis Schmidt et en France le gouvernement Fabius, renforcée par Schröder et Blair, en France par Hollande, Valls, a une fois le système monétaire international deregule et le communisme effondré, cessé d’analyser et penser le monde, pour établir sa position au sein des classes dirigeantes libérales. C’est ce que Varoufakis appelle faire partie des « informés » plutôt que d’être, par la critique sociale et écologique du système dément développé depuis 1991, dans la marginalité. C’est tourner le dos à l’histoire même du socialisme, qui est par définition une subversion. Depuis, cette ligne majoritaire préfère mettre fin à son propre parti plutôt que d’entrer en dialogue avec la richesse conceptionnelle propre au mouvement social, prefère les compromis avec les droites plutôt qu’avec les gauches. Hollande aurait pu en 2014 engager un débat au sein même de la majorité pour construire une nouvelle synthèse entre les critiques alors modérées- et jugées à posteriori pertinentes par les rapports d’évaluation des politiques menées- de la première fronde et la ligne qu’il sortit du chapeau avec Macron à la surprise générale après son élection. Il a choisi le presidentialisme et a échoué. Le SPD aurait pu construire entre 2013 et 2017 des ponts avec les deux autres partis de gauche pour renverser à tout moment Merkel et nommer le nouveau chancelier. Les occasions n’ont pas manqué de construire un consensus avec Linke et Verts, sur l’Europe, le traité transatlantique ou les réfugiés. Mais Gabriel a préféré une ligne en zigzag visant surtout à éviter tout débat de fond. Et Schulz s’effondra dès qu’il donna l’impression de vouloir continuer le schröderisme.

La droite elle souhaite un grand coup de barre à droite. L’AfD a récupéré un million d’électeurs CDU CSU, surtout les plus modestes, amenant l’union à son plus mauvais score depuis 1949. Merkel a tenté à plusieurs reprises de trianguler à gauche pour empêcher un consensus entre les trois partis alors majoritaires. C’est aussi l’une des motivations profondes à sa décision unilatérale d’ouvrir les frontières aux réfugiés à la fin de l’été 2015, alors qu’au début de l’été elle faisait pleurer dans un forum télévisé une adolescente en évoquant sa probable expulsion, défendant une ligne ferme de non accueil. Mais voilà, un frémissement du SPD suite à une campagne sur la question voyant verts et Linke collaborer l’a convaincu de faire sauter des traités européens pour garantir son pouvoir. En plus, ce fut un effet d’aubaine pour une économie vivant deja depuis 2012 des migrations de travailleurs européens pour maintenir les cadences de son économie exportatrice. Ce gauchissement rendu nécessaire par la majorité de gauche du Bundestag 2013-2017 a élargi l’espace du parti AfD, qui, de parti anti Euro, s’est radicalisé sur les questions identitaires et nationales, mêlant discours de bouc émissaire, réhabilitation de l’empire prussien et de la conscience nationale, révisionnisme et authentique néo nazisme à une critique antiliberale des élites dirigeantes. C’est ce qui inquiète la CDU. Les négociations de grande coalition ont vu le SPD emporter de nombreux points, ce qui ne l’empêche pas, n’ayant toujours pas de ligne ou même de réflexion idéologique, stratégique, tactique, de s’abîmer dans les querelles de bobinettes et de pouvoir. La csu a déjà mené son coup de barre à droite et récupère un ministère de l’intérieur et de l’identité nationale. C’est bien au sein de la CDU que la crise couve le plus.

Pendant ce temps, l’AfD ne progresse pas autant que l’on pourrait le penser au vue du chaos pitoyable au sein des partis de gouvernement. Il passe de 12,6% aux élections à entre 13 et 14%. Sous estimation sondagiere ou résultat d’une certaine difficulté à faire les titres, cela montre aussi qu’il y a encore de la place pour un mouvement populaire ancré dans la critique sociale. Mais il va falloir sans doute dépasser les structures partisanes Linke, SPD, Verts. Le résultat du vote des 460 000 militants SPD sera essentiel : en cas de résultat serré, une scission est possible. En cas de non, c’est toute la direction actuelle qui serait désavouée. En cas de oui massif, le SPD perdra de nouveau, comme en 2013, les adeptes du non au repli militant et l’abstention. Mais l’année 2018 pourrait voir un big bang, où le chef des liberaux Lindner, après un choix tactique en novembre 2017 qui fait souffrir son parti, mais être payant à long terme, pourrait tenter « une Macron » sur le centre.

En 2016, Macron fut plus rapide que Melenchon. En 2017, l’extrême droite autrichienne fut plus rapide que le groupe liberal.

En 2018, il reste à voir quel camp va se réinventer le plus vite. L’hypothèse d’élections anticipées va de toute manière accélérer les cycles politiques dans cette législature allemande.

 

12 févr. 2018 à 07:00

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Alors même que cette coalition ne pourra être investie avant mars, le Spiegel Online pose déjà la question : „est-il encore possible de sauver la coalition Union-SPD?“ Les deux partis SPD et CDU s’engagent en effet, une fois la signature d’un contrat de coalition que doivent encore approuver les militants du SPD puis les députés du Bundestag, tous les deux dans une crise de leadership aigüe. Schulz est déjà quasi pré-retraité. Merkel se voit contestée de partout, des députés CDU considèrent le contrat de coalition inacceptable, et beaucoup souhaitent une droitisation sans elle. Est ce que ces deux crises rendent ces deux partis capables de gouverner?

 

11 févr. 2018 à 20:46

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La révolte contre Merkel n’est pas calmée par son communiqué de presse réaffirmant sa volonté de gouverner toute la législature- Roland Koch, longtemps un de ses rivaux internes, ancien président de la région de Hesse, et favorable à la droitisation que souhaite mener Jens Spahn, vient de déclarer à la télévision que „Merkel doit préparer sa succession“ et donc engager le débat sur celle ci. Merkel souhait pousser une élue de confiance qui continuerai sa triangulation politique au centre, alors que sous la pression de l‘AfD, la base souhaite, comme la CSU l’a fait en déposant Seehofer pour Söder, un coup de barre a droite sur les questions nationales et identitaires.

 

11 févr. 2018 à 20:37

 

Depuis 2008, le montant du loyer par m2 dans les principales villes allemandes a augmenté de 76% (Berlin) à 17% (Essen) et oscille entre 6,18 euros à Leipzig (ex Allemagne de l‘Est) et 15,06 euros à Munich. L‘Allemagne est un pays de locataires, où le taux de propriété est le plus faible d‘Europe.

Si les arias peuvent paraître faibles à des parisiens, il s’agit non de ce que les parisiens ressentent, mais la part croissante du revenu disponible- lui-même stagnant ou baissant sur la,période pour es 50% les plus modestes – consacrée au logement.

Mais sinon, rien n’explique la montée des ressentiments contre un million de réfugiés qu’il faut aussi loger dans un pays condamné par sa classe politique et la foi dans l’austérité budgétaire au sous investissement public chronique, ni la crise politique actuelle où deux partis censés gouverner s’abîment dans les luttes de pouvoirs et les intrigues de palais.

Ceux qui croient que 2018 sera une année de „renaissance“ se trompent. On a pas encore atteint le fond de la crise actuelle, engagée il y a dix ans.

Depuis 2008, le montant du loyer par m2 dans les principales villes allemandes a augmenté de 76% (Berlin) à 17% (Essen) et oscille entre 6,18 euros à Leipzig (ex Allemagne de l‘Est) et 15,06 euros à Munich. L‘Allemagne est un pays de locataires, où le taux de propriété est le plus faible d‘Europe.

Si les arias peuvent paraître faibles à des parisiens, il s’agit non de ce que les parisiens ressentent, mais la part croissante du revenu disponible- lui-même stagnant ou baissant sur la,période pour es 50% les plus modestes – consacrée au logement.

Mais sinon, rien n’explique la montée des ressentiments contre un million de réfugiés qu’il faut aussi loger dans un pays condamné par sa classe politique et la foi dans l’austérité budgétaire au sous investissement public chronique, ni la crise politique actuelle où deux partis censés gouverner s’abîment dans les luttes de pouvoirs et les intrigues de palais.

Ceux qui croient que 2018 sera une année de „renaissance“ se trompent. On a pas encore atteint le fond de la crise actuelle, engagée il y a dix ans.

 

11 févr. 2018 à 18:45

Mathias Weidenberg a partagé une publication sur le journal de Mathieu Pouydesseau.

 

11 févr. 2018 à 16:21

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Les avis des éditorialistes, au vue de la semaine pitoyable des sociodemocrates allemands, se multiplient pour demander à Steinmeier de force la droite à gouverner en gouvernement minoritaire, avec ou sans Merkel.

Le démontage inouï et suicidaire du SPD, qui depuis quatre jours n’est qu‘intrigues, traîtrises personnelles, susceptibilité de bobinettes et médiocrité complète, alors que cela aurait dû être la semaine de conquête de l‘opinion des militants sur la base des concessions arrachées à la droite dans les négociations, rends irresponsable l’idée de le voir participer à un gouvernement. Pas dans cet état, ni avec ce personnel là.

 

11 févr. 2018 à 16:18

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Schulz devrait démissionner dès mardi de la direction du SPD, laissant Andrea Nahles devenir présidente intérimaire.

 

11 févr. 2018 à 09:44

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les commentateurs allemands découvrent, un peu choqué, que l‘Allemagne n’est plus „le pays (politique) de l‘ennui“ et que la crise de la „turbo-democratie“ est arrivée dans le pays que tout le monde prenait pour „le roc dans la tempête“. La crise actuelle à la tête du SPD s’inscrit ainsi dans un processus commencé bien avant – par exemple avec le mouvement massif contre le traite de libre échange avec les États-Unis, le TTIP, où l‘Allemagne connut pour la première fois des manifestations monstres et une mobilisation telle que les élites politiques et économiques durent reculer, un mouvement qui n’intéressa pas la Presse française – et qui aboutit comme en France, en GB, en Italie, à un bouleversement du paysage politique. Le Demontage Public de Schulz, qui mets fin à sa carrière – Gabriel devrait récupérer le ministère des affaires étrangères, Nahles la présidence du SPD, même si la,crise de cette semaine rends improbable un vote favorable des militants SPD à une GroKo – Annonce aussi la fin de l‘ère Merkel, chancelière en sursis de plus en plus contestée. Les observateurs attendent la formation d’un nouveau mouvement, comme annoncé par Sahra Wagenknecht, qui dépassant les Linke, rassemblerait les opposants à la GroKo du SPD et les écologistes de gauche, les Gruenen allemands ayant choisi d‘assumer la majorité bourgeoisie heureuse de son électorat- le plus fortuné des partis allemands, aussi aisé que celui des libéraux du FDP – en se dotant d’une direction intégralement constituée de son aile droite, aile ecolo-liberale.

Beaucoup disaient en France „ça va mieux“ et „regardez l‘Allemagne qui confirme les politiques en votant toujours pour Merkel“. Ils ont, dans une méconnaissance de l‘Allemagne, mal jugé le vote de septembre 2017. Celui-ci a ouvert une phase „Weimarienne“ de la politique, avec des recompositions et de l‘instabilité.

Comme le juge un éditorialiste du Spiegel ce jour, alors que les marchés boursiers sont extrêmement nerveux et l‘economie mondiale enfin à la relance entraînant l‘Europe, on entre dans une époque d‘incertitude.

J’annonçais, ici ou sous le profil de mon alter ego, le caractère trompeur offert par les institutions allemandes de la stabilité depuis 2013. La crise sociale et financière du turbo-capitalisme a mis du temps pour atteindre la superstructure. Mais on y est. Merkel, la CDU CSU et le SPD, les gouvernants somnambules des 4 dernières années, sont en train d’être emportés par leur refus obstiné de voir et comprendre l‘ampleur de cette crise et la profondeur des déséquilibres.

 

11 févr. 2018 à 07:58

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Lire jusqu’au bout ce statut.

 

10 févr. 2018 à 11:44

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.thestreet.com/story/14481903/1/deutsche-bank-slumps-after-china-s-hna-trims-stake-in-german-lender.html

En mai 2017, un fonds d’investissement chinois avait augmenté sa part dans le capital de la Deutsche Bank en se finançant auprès d’UBS avec des CDS, ces instruments de la finance devenus célèbres en 2008 en transformant une crise financière en crise mondiale. Les chinois étaient passés de 3 à 9,9% du capital. Une procédure avait été lancée d’ailleurs car on craignait, si le cours de l’action, alors au dessus de 16 euros, baissait, réduisant les capitaux propres, le fonds en question n’aurait pas accès à du cash, à cause de ces CDS, pour renflouer la banque. Début février la banque a annoncé des pertes pour la troisième année consecutive et en même temps de payer un montant record de 1 milliard de bonus à ces cadres. Le cours a chuté de 6%. C’était avant la panique boursière de cette semaine. Mais le mini krach n’a rien arrangé, le cours a donc perdu en tout 20% en un mois, passant à 12,5 euros, record à la baisse. Hier, le fonds chinois a réduit sa participation de 9,9 à 9,6%.

La correction boursière actuelle n’est pas une crise systémique. Mais elle fragilise certains acteurs systémiques.

 

10 févr. 2018 à 11:20

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/feb/08/italy-fascists-macerata-berlusconi?CMP=Share_AndroidApp_Facebook

Toute l‘Europe s’enfonce dans la complaisance à l‘extrême-droite. Les succès des extrême-droites, c’est l’une des leçons de l‘histoire du XX, sont rendus possibles par l‘affaiblissement démocratique sans alternance réelle, les crises sociales et la dégradation des conditions matérielles des classes les plus nombreuses, exacerbant des sujets culturels et identitaires qui ne l‘etaient pas auparavant, se cristallisant sur des boucs émissaires pour ne pas remettre en cause l‘ordre des classes dominantes. La démocratie doit rester subversive de l‘ordre social,car lorsque sa dynamique, fondée sur l‘affrontement antédiluvien des classes traduit dans la représentation pacifique politique, est niée au nom de l‘absence des clivages ou des compromissions faciles, les forces qui retrouvent une dynamique sont celles qui refusent la démocratie.

 

10 févr. 2018 à 09:10

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Scholz semble n‘avoir refuser les finances que pour bouder Schulz qui envoyait Gabriel sur une voie de garage. Aujourd’hui, il donne un entretien où il s’empresse de préciser que bien évidemment, entre conservateurs austeritaires à la Schäuble et sociodemocrates allemands il n‘y a en matière budgétaire, ce sujet si peu politique, pas l‘ombre d’une feuille de papier de cigarette de différence. Scholz veut maintenir le zéro noir, c’est à dire l‘asphyxie d‘investissement, et le refus de mettre dans le pays, au service de tous, les excédents commerciaux. C’est tellement plus social-démocrate de laisser toutes ces liquidités faire monter les prix de l‘immobilier, alimenter des bulles spéculatives à la bourse, accélérer les richesses des 10% et doubler la pauvreté. C’est aussi tellement social-démocrate de faire ainsi un doigt d‘honneur à la centrale syndicale DGB qui mène une campagne contre le „zéro noir“ pour arracher le consentement de ses membres encartés au SPD à la GroKo.

Enfin, cela ruine bien sûr les histoires de certains amis de la gauche française qui espèrent par „la confiance“ ou la sympathie de parti voir en Allemagne un changement de politique européenne sans rapport de force.

La logique de compétitivité ancrée au cœur des traités européens, c’est que l‘Allemagne va user des mêmes prétextes que les français ont usé – „les français ont fait des efforts, leurs salaires baissent, les entreprises y ont plus de liberté, payent moins d’impôts, leurs syndicats sont impuissants, faisons pareil avec de nouvelles réformes avant qu’ils ne nous piquent nos marchés“.

Scholz le dit : il fera du Schäuble.

 

10 févr. 2018 à 08:35

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.slate.fr/story/79264/heure-hiver-allemagne-france-occupation

A propos de la suppression du changement d‘heure par le Parlement Européen, un rappel: Pendant toute la troisième Republique, la France, partageant le même fuseau que la Grande Bretagne- le méridien de Greenwich passe par l‘Aquitaine – était à UTC. Depuis l’été 1940, la France occupée est à l‘heure de l‘Allemagne, la zone de Vichy attendant 1941 et les critiques de la SNCF qui n‘arrivait plus à coordonner les trains entre les zones pour s‘aligner sur la zone occupée.

„Résumons: de 1940 à 1945, la France vivait entièrement à l’heure allemande; de 1945 à 1976, elle était à l’heure allemande l’hiver, mais pas l’été. Depuis 1976, nous sommes à nouveau entièrement à l’heure allemande, été comme hiver.

«Ça a été très mal vécu, raconte Cécile Desprairies. Il y a presque 40 ans, ceux qui avaient connu l’Occupation étaient encore jeunes, ça a provoqué un véritable tollé.»

 

10 févr. 2018 à 08:22

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
D’après le Berliner Zeitung, la bulle spéculative Martin Schulz a définitivement explosé cette semaine, complètement dépassée par ses responsabilités.

 

10 févr. 2018 à 07:57

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Hier soir, Nasdaq et Dow Jones ont perdu de nouveau 4%, aujourd’hui c’est au tour du Nikkei de clôturer à -2% et sur la semaine-8%. Cette semaine aura vu une grosse correction sur tous les marchés. Ce n’est pas encore LA crise financière, mais déjà un beau crash boursier. Un analyste japonais pense que la correction pourrait durer jusqu’à la fin mars. Or, certaines institutions systémiques étaient déjà à la baisse depuis janvier, retrouvant leurs plus bas cours historiques…

Pendant ce temps, la France s’inquiète des candidats à un radio crochet, mettant en danger les fondements de la République par leur chant.

C’est sûr qu’une crise financière à la 2008 est sans doute moins dangereuse pour la République et la démocratie que les conflits de sexe des anges pour déterminer l‘attachement idéologique des candidats de la télévision réalité. Il est donc urgent de ne pas s’interroger sur le système, et continuer les discours de zombie sur „les sdf qui aiment vivre dans la rue sous 50 cm de neige“, „le parti qui s’est effondré parce que ses DRH n’ont pas su gérer les parcours de carrière de ses membres“ ou „les longues nuit d‘Été supprimées par l‘Europe“ alors que ces longues nuits d’été sont à l’origine un choix collaborationniste vichyste, la France vivant doublement sous l’heure allemande…

 

9 févr. 2018 à 07:58

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Au lendemain de l‘accord de GroKo, l’Institut GMS a publié un sondage: le spd y perds 2 points, à 18%, talonné par l‘AfD 14%. Le Spiegel a publié aussi un premier sondage : 57% des allemands sont sceptiques quant à l’accord.

C’est un triomphe cette histoire.

 

8 févr. 2018 à 22:18

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le contrat de coalition prévoit que l‘Allemagne s’alignera sur Trump et augmentera ses dépenses militaires à 2% du pib, soit un doublement du budget.

C’est que Trump espère vendre de la quincaillerie américaine, réduisant son déficit commercial vis à vis de lAllemagne, qui le fera à moindre frais qu’en investissant ou en augmentant les salaires. Faudrait pas que l’inflation due aux hausses de salaire entraîne une hausse des taux et la faillite de la principale banque allemande… C’est moins cher d’acheter à crédit des tanks et des missiles destinés à être revendus d’occasion à la Turquie…

 

8 févr. 2018 à 19:50

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
A la Radio publique allemande Inforadio un expert économique proche du patronat allemand défends l’idée de nouvelles réformes pour baisser la fiscalité des entreprises et empêcher l‘augmentation des salaires au nom…. des réformes en France.

Voilà la conséquence de la doctrine de la compétitivité.

 

7 févr. 2018 à 19:16

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Quels étaient les trois points où le conseil national du SPD attendait des améliorations dans le contrat de coalition? – Regroupement familial des refugiés – le sujet sera traité dans un « Ministére de la Patrie » dirigée par la droite nationaliste bavaroise. – Assurance médicale universelle – le sujet est repoussé à une commission (Comment traduis t-on « Clémenceau » en allemand?) et le ministère de la Santé sera dirigée par la droite. – Interdiction des licenciements sans motif et limitation des contrats précaires: le premier point ne deviendra rien, le second sera limité marginalement. Au moins, ce ministère sera SPD… Bref: le mandat du Conseil National n’Est pas rempli.

Si la droite est prête à si peu de compromis, et bien qu’elle dirige en gouvernement minoritaire.

 

7 févr. 2018 à 13:38

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
contrat de groko annoncé signé.

Maintenant, c’est aux militants du SPD de sauver la social-democratie – et la démocratie – de ses dirigeants.

 

7 févr. 2018 à 10:54

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
J’ai dénoncé si souvent la montée de l’extreme droite allemande, de plus en plus violente, jusqu’à tuer 9 personnes à Munich, il faut aussi être vigilant sur celle en Italie.

La démocratie ne va pas mourrir des attentats islamistes, mais de la victoire des neofascistes.

 

6 févr. 2018 à 19:11

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://de.reuters.com/article/deutschland-tarife-metall-idDEKBN1FQ0KA

 

6 févr. 2018 à 18:35

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les 5% Les plus riches vivent en moyenne 13 ans de plus que les 5% Les plus pauvres. L’inégalité tue.

 

6 févr. 2018 à 18:18

 

Lu aujourd’hui dans le Süddeutsche Zeitung: „Scandale financier a l’église catholique! Suite à des spéculations financières douteuses aux États-Unis un diocèse bavarois perds 60 millions d’euro…“
Lu aujourd’hui dans le Süddeutsche Zeitung: „Scandale financier a l’église catholique! Suite à des spéculations financières douteuses aux États-Unis un diocèse bavarois perds 60 millions d’euro…“

 

6 févr. 2018 à 17:27

 

La crise boursiére se poursuit. Malgré l’intervention d’acteurs pour calmer la panique en début de sceance, Wall Street est en baisse de nouveau. Toutes les bourses européennes continuent aussi de plonger.

Un article trouvé sur Zone Bourse démontre encore à quel point le système financier est vérolé:

« C’est le monde à l’envers : la volatilité des obligations souveraines de certains pays émergents est devenue inférieure à celle des Bunds allemands et des bons du Trésor américains, observe Deutsche AM. En effet, les bons du Trésor américains ont dernièrement été plus volatils que les obligations comparables émises en dollars américains par certains pays émergents. Il en va de même entre les Bunds allemands et les obligations souveraines polonaises libellées en euros, et cela malgré les taux globalement plus élevés des obligations émergentes. Cela est surprenant, souligne Deutsche AM, car les investisseurs considèrent généralement les obligations des marchés émergents comme plus risquées, ce qui devrait se traduire par une volatilité plus élevée que celle des  » actifs refuges « . Toutefois, depuis un certain temps, les investisseurs recherchent des actifs aux rendements plus élevés pour compenser les éventuelles pertes en cas de hausse des taux dans les pays-cœurs.„

Par ailleurs, voici une photo montrant le parcours boursier de certaines grandes banques mondiales. Je m’inquièterai pour celle en grise…

C’est qui en gris?

 

Pierre-Yves Schanen

6 févr. 2018 à 17:23
J’ai essayé de résumer ton propos d’hier mais je ne suis pas certain d’avoir tout bien saisi !

 

Pierre-Yves Schanen

6 févr. 2018 à 17:24
en gris, la banque aux mêmes initiales qu’une compagnie ferroviaire ?

 

Julien Gannard

6 févr. 2018 à 17:59
Oui

 

Mathias Weidenberg

6 févr. 2018 à 18:12
Compagnie ferroviaire de la même nationalité que la banque d ailleurs.

 

Alexis Vnr

6 févr. 2018 à 19:11
mais pas les mêmes couleurs de logo 🙂

 

Mathias Weidenberg

6 févr. 2018 à 19:12
Banque détenue en grande partie par WB.

 

Sid Artha

6 févr. 2018 à 19:30
16€81 le 19/12 et 13€17 aujourd’hui soit une baisse de 21.65%… Sachant qu’on était à presque 70€ en 2008 soit une baisse de 81% en 10 ans…

 

William Vandelannoote

6 févr. 2018 à 23:19
Et WB n’est pas Warner Bros 😉 Ce n’est pas du cinéma.

 

François Weil

7 févr. 2018 à 01:54
William Vandelannoote et alors que les bourses se reprennent, -0,9% aujourdhui…

 

Mathias Weidenberg

7 févr. 2018 à 10:51
Mais DB continue de dévisser -2.38% a 12,85€… C’est le signe de reprise…

 

William Vandelannoote

7 févr. 2018 à 13:47
Pour ma banque c’est moins pire : 35€ au pic en 2008 et presque 14€50 aujourd’hui…

 

William Vandelannoote

7 févr. 2018 à 13:49
La crise boursiére se poursuit. Malgré l’intervention d’acteurs pour calmer la panique en début de sceance, Wall Street est en baisse de nouveau. Toutes les bourses européennes continuent aussi de plonger.

Un article trouvé sur Zone Bourse démontre encore à quel point le système financier est vérolé:

« C’est le monde à l’envers : la volatilité des obligations souveraines de certains pays émergents est devenue inférieure à celle des Bunds allemands et des bons du Trésor américains, observe Deutsche AM. En effet, les bons du Trésor américains ont dernièrement été plus volatils que les obligations comparables émises en dollars américains par certains pays émergents. Il en va de même entre les Bunds allemands et les obligations souveraines polonaises libellées en euros, et cela malgré les taux globalement plus élevés des obligations émergentes. Cela est surprenant, souligne Deutsche AM, car les investisseurs considèrent généralement les obligations des marchés émergents comme plus risquées, ce qui devrait se traduire par une volatilité plus élevée que celle des  » actifs refuges « . Toutefois, depuis un certain temps, les investisseurs recherchent des actifs aux rendements plus élevés pour compenser les éventuelles pertes en cas de hausse des taux dans les pays-cœurs.„

Par ailleurs, voici une photo montrant le parcours boursier de certaines grandes banques mondiales. Je m’inquièterai pour celle en grise…

 

6 févr. 2018 à 17:09

Mathias Weidenberg a publié dans L’Union et L’Espoir – Objectif Congrès d’Aubervilliers.
Ce serait peut être utile de réagir au mini krach boursier mondial en cours? 3 angles possibles : 1. l’amertume : ce sont les socialistes devenus marchistes qui ont bloqué les projets de réforme financière et bancaire, la taxe TTF, déjà à l’époque avec Macron. Ils ont ainsi contribué à conserver un système fragile, dangereux, irresponsable. 2. les fondamentaux : depuis 1987 et le premier krach boursier „électronique“ on assiste à la répétition de crises boursières et financières de plus en plus globales, de plus en plus violentes. Tous les 5 ans une crise régionale déstabilise une partie du système, tous les 8 à 10 ans c’est une crise d‘ampleur mondiale. Or, la social-démocratie est une politique de maîtrise et de contrôle, de régulation du système financier, faisant passer l‘economie sociale de marché, soucieuse du bien public, devant l’économie financière de marché, et ses premiers de cordée irresponsables. C’est à cette ambition que doit s‘atteler la nouvelle social-démocratie, comme le disent également Corbyn et Sanders, une réforme fondamentale, une régulation forte, de la sphère financière. 3. Lyrique: La Finance est l‘ennemi de l‘Humanite, car ses intérêts sont contraires au bien public. Le krach boursier a lieu parce qu‘enfin les salaires augmentent. Aux États-Unis, en Allemagne, où une nouvelle convention collective dans la métallurgie prévoit 4,6% d‘augmentation des salaires et des mécanismes de réduction du temps de travail à 28h par semaine, ce petit partage de la richesse produite déclenche la panique financière. Les premiers de cordée coupent la corde derrière eux dès que les porteurs de colis commencent à monter.

 

6 févr. 2018 à 08:24

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Gros recul des bourses américaines avec une petite panique en fin de séance, Dow Jones -4,6% et Nasdaq -3,9% suivi ce matin de Tokyo -4,73%.

Hier Draghi, Président de la BCE, tout en relativisant une remontée des taux en jugeant l’inflation en UE toujours trop faible et la reprise à la baisse du pétrole déflationniste, n’a pas vraiment rassuré.

Rappelons que les marchés financiers et immobiliers, en Europe, ont fortement progressé lorsque l’économie réelle était médiocre, et s’effritent quand l’économie réelle s’affirme plus forte.

Aujourd’hui va être décisif quant à la contagion de la panique.

 

6 févr. 2018 à 07:32

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Si la baisse actuelle des marchés financiers est contenue, je vous fait ma prédiction arrogante de madame Cassandre : Le grand krach aura lieu le vendredi 12 octobre 2018. A 11:17.

Pourquoi? Révélation d‘Ea.

(Bon par contre, j’ai pas tout compris à ses plans de construction, si un charpentier de marine est dans la salle.)

 

5 févr. 2018 à 21:24

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Rappelons le résultat de monsieur Le Foll, 5 ans ministre de l‘agriculture : la France est en déficit commercial avec l‘Allemagne et a perdu pendant le quinquennat la moitié (!) de ses excédents commerciaux agricoles.

Imaginez la même recette, alors que ses fans le présente comme „excellent ministre“ à un parti politique: il inventerait le score électoral négatif.

 

5 févr. 2018 à 21:04

 

Je vous laisse goûter le dernier sondage Allemagne, prouvant que la stratégie du spd – c’est mieux que si c’était pire qu’on fasse une grande coalition -semble plutôt précipiter le pire. 1. pour la première fois, la somme de la droite (30,5%) et du SPD (17%) n’atteint pas la majorité absolue. 2. l‘extrême droite n’est plus qu‘a deux points du SPD. 3. Peut-être qu’il est temps de mettre la question des salaires, des loyers, du droit des salariés au cœur du clivage de ces négociations, au lieu de donner l’impression que la direction du SPD est plus intéressé par le regroupement familial des réfugiés que par la paupérisation de la classe ouvrière ? 4. Peut-être qu’il est temps de redonner la responsabilité républicaine à celle qui a gagné les élections, et obliger Merkel, même si elle même ne le veut pas, à gouverner en minorité ? Hein, les stratèges géniaux du social-libéralisme? 5. le mini krach boursier, correction limitée encore, s‘accompagne de pertes fortes pour la DB. Un éventuel krach mondial, accompagné d’une crise financière, percuterait une Allemagne encore moins préparée à l‘affronter qu‘en 2008. peut-être que le spd pourrait avoir quelque chose à dire, si il n’y avait pas cette énorme diversion appelée négociations de coalition ?

Cc @[100000607089355:2048:Eric Thouzeau] @[1008652492:2048:Coralie Delaume] @[1483063331:2048:Frédéric Faravel]

Impressionnant score de l AfD ! Ce que le FN a mis 30-40ans a faire, l AfD a mis 5ans !! Je suis exaspéré par mes collègues qui me ressortent les mêmes arguments pseudo-antiFN d il y a 20ans. Nos systèmes « démocratiques » sont vraiment au bout du rouleau 🙁

 

Gildas Samzun

6 févr. 2018 à 11:07
Je vous laisse goûter le dernier sondage Allemagne, prouvant que la stratégie du spd – c’est mieux que si c’était pire qu’on fasse une grande coalition -semble plutôt précipiter le pire. 1. pour la première fois, la somme de la droite (30,5%) et du SPD (17%) n’atteint pas la majorité absolue. 2. l‘extrême droite n’est plus qu‘a deux points du SPD. 3. Peut-être qu’il est temps de mettre la question des salaires, des loyers, du droit des salariés au cœur du clivage de ces négociations, au lieu de donner l’impression que la direction du SPD est plus intéressé par le regroupement familial des réfugiés que par la paupérisation de la classe ouvrière ? 4. Peut-être qu’il est temps de redonner la responsabilité républicaine à celle qui a gagné les élections, et obliger Merkel, même si elle même ne le veut pas, à gouverner en minorité ? Hein, les stratèges géniaux du social-libéralisme? 5. le mini krach boursier, correction limitée encore, s‘accompagne de pertes fortes pour la DB. Un éventuel krach mondial, accompagné d’une crise financière, percuterait une Allemagne encore moins préparée à l‘affronter qu‘en 2008. peut-être que le spd pourrait avoir quelque chose à dire, si il n’y avait pas cette énorme diversion appelée négociations de coalition ?

Cc Eric Thouzeau Coralie Delaume Frédéric Faravel

 

5 févr. 2018 à 20:25

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je pensais écrire un article sur la crise financière qui vient. Cependant, après la semaine dernière en recul sur les marchés d‘actions – les statistiques montrant une hausse des salaires provoquent mécaniquement dans le système financier actuel une peur de l‘inflation, donc de la hausse des taux d‘intérêts, donc une réduction du volume des liquidités mises sur les marchés, donc une chute des marchés – la bourse de Tokyo a clôturé à -2,55% ce matin. Cette semaine va être décisive : mini krach boursier, ou début d‘une phase d‘instabilité annonciatrice d‘une plus grosse crise?

Je voulais expliquer l’échec systémique du réformisme d‘accompagnement. Toutes les crises financières se déclenchent lorsque les mécanismes prévus par les libéraux de régulation du coût du travail sur le marché du travail entraînent une hausse des salaires. C’est qu’il y a une incompatibilité systémique entre hausse des salaires des classes populaires et moyennes et le fonctionnement du système financier. Depuis l‘abandon de l‘étalon or, la fin de la séparation des activités bancaires, la progressive impuissance du politique à piloter les politiques monétaires, le sabotage des instruments de régulation et de politique conjoncturelle dans les États puis dans la communauté internationale, le travail de sape contre les accords internationaux de commerce remplacés par des accords bilateraux ou trilatéraux, l‘économie mondiale est dominée par les rendements des placements financiers sans aucun lien avec l‘economie reelle. Le niveau du crédit est aussi surréaliste parce que la monnaie est une valeur conventionnelle, ne tenant que tant que les acteurs croient en sa valeur. La monnaie n’est plus assise sur une valeur de référence. La productivité du travail reste un des facteurs déterminant de la croissance économique. Dans une économie monde, le remplacement de salariés protégés par un siecle et demi de lutte sociale et démocratique par des salariés sans tradition revendicative ou vivant dans des dictatures a permis un transfert du coût du travail l‘abaissant au niveau mondial. Que des peuples aient trouvé dans cette concurrence entre travailleurs un avantage sur dix ou quinze ans est cependant trompeur : ils sont soumis très vite à une concurrence moins disante ailleurs.

Dans ce système, le salaire n‘a pas le loisir d‘augmenter.

C’est d’ailleurs pourquoi les politiques occidentales ne parlent jamais, dans les programmes libéraux, de pouvoir d‘achat, mais de niveau d’emploi. Car c’est l’évolution systémique qui pousse tous les salaires vers le bas, même si l‘emploi lui est mieux partagé.

En ce moment, les situations de plein emploi aux États-Unis et en Allemagne s’accompagnent d’une perte de niveau de vie sur les 15 dernières années des classes populaires et moyennes. Depuis 2015 ce niveau de vie repart légèrement à la hausse, beaucoup moins vite cependant que l‘augmentation des richesses des 1% les plus riches. Les revendications salariales ont pu être contenues par des vagues migratoires, qui de plus ont soutenu le marché spéculatif immobilier des deux pays. Mais avec Trump depuis 2016 et, dans le marche européen de libre circulation, sous la pression des états conservateurs européens eux-mêmes exportateurs de main d’œuvre en Allemagne, les portes ont été refermées. On assiste donc à des revendications. IG Metall veut combiner des gains de pouvoir d’achat à un partage du temps de travail. Le SPD conditionne un contrat de coalition à la limitation des contrats précaires et l‘encadrement des licenciements. Aux États-Unis, l‘annonce de la reprise à la hausse des salaires a déclenché une mini panique boursière se poursuivant ce matin à Tokyo.

L’ensemble du système financier repose sur l‘abondance de liquidité à bas prix. Les effets de levier permettent de créer de la monnaie supplémentaire. Dans le même temps, l‘abondance de monnaie signifie aussi que chaque unité de monnaie, rapportée à la richesse mondiale, vaut de moins en moins. En toute logique, l‘inflation devrait en résulter. C’est le scénario catastrophe des ordoliberaux allemands, qui, ancrés dans la réalité économique d’un pays industriel accumulant des liquidités considérables par l‘excedent commercial et par la valeur refuge que lui donne sa position dominante, ne comprennent pas les mécanismes ayant dissocier le marché financier de l‘economie réelle. Si l’on voulait faire de la théorie, mais je ne suis pas économiste, on pourrait presque affirmer avec un petit peu de provocation que le mécanisme monétaire le plus conforme à la théorie générale de Keynes et le plus constamment nié par les libéraux, la trappe à liquidités, nous rends de fier service en enlevant du circuit réel des quantités considérables de monnaie, repoussant la pression inflationniste. Il y a cependant des inflations qui ne sont pas mesurées comme telles. Le marché des produits financiers est hyper-inflationniste. Elle absorbe, par la montée des cours, c’est à dire l‘inflation du prix d‘une action ou d’un produit complexe financier, la pression inflationniste de la liquidité. La bulle spéculative immobilière allemande est inflationniste, mais non prise en compte dans le calcul de l‘inflation. Les efforts déflationnistes des États sont donc bien plus cohérents qu’il ne paraîtrait : sans leurs baisses des investissements, sans leur refus obstiné de financer des investissements par la dette publique, sans leurs baisses des emplois publics et des salaires, sans leurs efforts pour réduire les droits du plus grand nombre, l‘inflation financière trouverait un chemin vers l’économie réelle. Pourquoi serait-ce un problème? Pour le système, le problème est vital. Pour le plus grand nombre, c’est le piège, quel que soit l’évolution du système, on y perds.

Le système économique et financier actuel est au cœur du paradoxe de la raison stupide. A la fin, tout le monde perds, même les brigands alliés un temps aux stupides.

Tout ceci fonctionne très bien pour les 1 à 10% de plus riches capables de jouer sur ces marchés, qui voient le prix de leurs patrimoines augmenter sans que l‘inflation ne corrige la valeur à la baisse. Mais tout ceci ne fonctionne que tant que les marchés montent. C’est là où les brigands sous estiment le pouvoir de nuisance de la raison stupide à leur égard.

Or, si l‘inflation dépasse un niveau assez bas dans l’économie réelle – 2% par an – les autorités monétaires augmentent les taux d’intérêts. Rappelons qu’en Allemagne, un propriétaire peut, à un nouveau contrat de location, augmenter le loyer non de 2 mais de 10%. Rappelons que en dix mois les prix de l’immobilier et des placements financiers a progressé de 9%. Ceci explique de qualifier une inflation à 2% de basse. Cela réduit automatiquement les masses de monnaie disponibles, mais aussi crée une pression pour les investisseurs pour réaliser leurs gains, de toute manière quasiment défiscalises depuis 40 ans d’ouverture du marché des capitaux, donc pour vendre. Tant que personne ne vends, le prix augmente. Si tout le monde vends en même temps, vue l’abondance absolument folle de liquidité, la perte de valeur de la monnaie mondiale sera réalisée, et l’hyper inflation sera la conséquence. La baisse, en révélant les valeurs surévaluées, va heurter de plein fouet les bilans des banques, et l’on va revivre le scénario de 2007-2008. Deux banques ont défrayées la chronique la semaine dernière: Wells Fargo et la DB. Parions qu’elles seront pas les dernières à souffrir d’un tel renversement.

La différence, c’est que rien n‘a été fait depuis, que les partis populistes anti-Finance et illiberaux dominent les oppositions depuis le suicide stupide de la social-démocratie. Il n’y aura pas d’accord de la communauté internationale sur comment rafistoler le système, chacun partira de son côté, et la conséquence sera … des guerres.

Le réformisme d‘accompagnement n‘a aucune chance dans ce système, car il n‘a pas de proposition de réforme fondamentale du système financier international, ni une conscience claire de l‘ampleur des enjeux. De plus, il croit toujours au compromis de l’économie sociale de marché alors que depuis la fin de Bretton Woods il y a 47 ans nous sommes entrés dans l’ère de l’économie financière de marché.

 

5 févr. 2018 à 09:21

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ainsi donc, En Marche se fait tailler à Belfort (quasiment pas de report de voix venu de gauche) et au Val d‘Oise (perte du siège) dans deux circonscriptions favorables à la droite. L’électeur conservateur préfère l‘original à la copie, l‘electeur progressiste a compris n‘avoir eu aucun candidat au second tour.

Ces deux scrutins ne disent rien à gauche, car les deux circonscriptions sont trop à droite pour cela, si ce n’est que LREM n’est pas vu par la gauche comme digne d‘un report de voix. Ces deux scrutins confirment que la droite à la Wauquiez bénéficie du report des voix du FN. Cela pose un problème théorique : si cet électorat là est à ce point ancré idéologiquement, il sera impossible de le décrocher, par le vote d’intérêt de classe, à l’extrême-droite.

Il va falloir un événement historique pour casser des dynamiques politiques particulièrement sombres.

 

4 févr. 2018 à 22:37

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les négociations de coalition entre droite et spd en Allemagne auraient trouvé un compromis sur le logement, avec un plan d‘investissement dans la construction de logements sociaux de 2 milliards – une paille. Par contre, toujours pas d‘accord sur l‘assurance maladie ou le code du travail, les négociations ne seront pas conclues ce soir et se poursuivront demain.

 

4 févr. 2018 à 18:50

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Finalement la gauche parlementaire de 1993-2017 a fait la même erreur fondamentale que la gauche réformiste de 1898 (parution du livre de Bernstein)-1914 (vote des crédits de guerre par le SPD sous l’impulsion du député spd président de l’amicale franco-allemande): croire que le réformisme dans le système garantit et le progrès social et la démocratie, sans reconnaître après les crises de 1905-1907, 2008-2013, le caractère destructeur et oppressant du système. Il fallut 1914-1945 pour que cette crise systémique trouve une solution au prix de dizaines de millions de morts et de nouvelles formes d’oppression, soviétisme ou totalitarisme d’extrême-droite, comme Piketty le décrit, ouvrant un quart de siècle social-démocrate parce que les forces d‘accumulation et de financiarisation du crédit étaient affaiblies.

Depuis, on a repris la marche à l‘abîme.

 

4 févr. 2018 à 14:29

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/wirtschaft/immobilienboom-was-passiert-wenn-die-blase-platzt-a-1191302.html

Même le Spiegel s‘y mets : „Plus tôt la bulle spéculative immobilière allemande explosera, mieux ce sera“, et cite la Bundesbank, qui estime que le marché immobilier est actuellement surévalué de 30%…

 

4 févr. 2018 à 13:27

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Après le SPD, les récents sondages Allemagne voient l‘Union de Merkel commencer à dégringoler. Rappelons qu‘aujourd’hui devraient s‘achever les négociations de Grande Coalition. Elles peuvent toujours échouer, surtout si le SPD n‘a pas obtenu d‘avancées substantielles, sa base devant voter probablement mi ou fin mars sur le document final.

Il semble cependant que ça se frictionne, le SPD souhaite aussi employer lundi et mardi, il n’y aurait pas de compromis final sur les salaires, la limitation des emplois précaires, la politique de logement, l‘assurance maladie universelle et les réfugiés.

Pour ForschungsGruppe Wahl, Union et SPD ensemble rassemblent à peine 50% (31 pour l‘Union, -2, 19 pour le SPD). Cela pose lentement la question de continuer à appeler cette coalition „Grande“. Pour Emnid, Union à 32 (-1) et SPD stable à 20.

Les deux instituts ne sont pas d‘accord sur qui en profite : pour les uns c’est l‘AfD, pour les autres les écologistes (13 à 14% pour chacun), suivi des Linke (11%). Les libéraux décrochent et retombent même à 7%, pénalisés d‘avoir refusé l‘alliance bourgeoise – celle qui domine en France – chrétiens sociaux, libéraux économiques, libéraux societaux en faisant capoter la Coalition Jamaïque.

Pendant ce temps, Cottbus, une ville de l‘Est de l‘Allemagne, devient le Calais allemand, et le symbole des contradictions étouffées depuis 15 ans dans ce consensus merkellien mortel pour la démocratie.

 

4 févr. 2018 à 13:05

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https://www.marianne.net/politique/convictions-agiles-comment-olivier-dussopt-retourne-sa-veste-sur-le-service-public?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

Récit d‘une carrière, lorsque la politique n’est pas l‘incarnation d‘une volonté générale formée par les débats démocratiques, mais le gagne pain de petits apparatchiks. Olivier Dussopt, l‘opportuniste.

 

4 févr. 2018 à 04:47

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Dans mon prochain article, j‘essaierai de répondre à deux questions : „pourquoi il est impossible aux salaires d’augmenter pour la majorité dans le capitalisme financier contemporain“ et „pourquoi la social-démocratie et le syndicalisme réformisme sont par conséquent condamnés à échouer“, et, avec mon arrogance habituelle qui fait tout le charme de ce fil, émettra une prédiction sur le mois de la prochaine grande crise financière.

Stay tuned.

 

4 févr. 2018 à 00:19

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https://elabe.fr/observatoire-politique-fevrier-2018/

„Une majorité de Français (56%, +6) déclare ne pas lui faire confiance, dont 21% (+1) « pas du tout confiance ».“

 

3 févr. 2018 à 23:22

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https://t.co/vAe5G4e4Q3

Et on va y revenir dessus : une crise financière est inévitable, probablement cette année.

 

3 févr. 2018 à 23:04

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3 févr. 2018 à 23:03

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Et encore en Europe un attentat de l’extrême-droite.

 

3 févr. 2018 à 22:11

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https://www.youtube.com/watch?v=qHe1ZI77x4w

A propos de la GroKo en Allemagne, ma Theorie…

 

2 févr. 2018 à 22:51

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les signes de fin de cycle haussier s‘accumulent : Les salaires augmentent aux USA. Or, toutes les crises financières ont eu lieu au moment où les salaires augmentaient. Les bourses, nerveuses, multiplient les journées de forte baisses. Les agents ne „lisent“ plus la tendance, la panique se rapproche. Le cours d‘une banque systémique souvent citée comme vulnérable commence à s’effondrer, réduisants la valeur de ses fonds propres. C’est le cas de la DB. Les taux remontent un peu. La spéculation immobilière atteint des sommets sur des marchés réputés stables – cas de l‘Allemagne, de la France, des Pays Bas… L‘incertitude politique aggrave la tendance – Trump, imprévisible, l‘Allemagne sans tête…

Un petit Crash correcteur ou une grande plongée dans l‘abysse ?

 

2 févr. 2018 à 19:08

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https://www.francetvinfo.fr/societe/prisons/pres-de-9-francais-sur-10-soutiennent-les-mouvements-sociaux-actuels-selon-un-sondage_2589624.html#xtor=CS2-765-%5Btwitter%5D-

Il y a 170 ans, c’est fin février qu‘un mouvement social mît fin au gouvernement Guizot, le libéral le plus proche de Macron dans la doctrine et la pratique.

Je cite l‘article : „Ce soutien s’explique d’abord parce que les Français ont une bonne opinion du secteur public (57%), très mobilisé dans ce mouvement. En outre, les sondés sont une majorité (55%) à estimer que la politique économique, fiscale et sociale du gouvernement a plutôt tendance à désavantager les salariés du secteur public. Ils sont même 71% à penser que la politique actuelle désavantage les catégories populaires et 88% à penser qu’elle se fait au détriment des retraités.

En conséquence, près des deux-tiers des Français (64%) considèrent que ces mouvements pourraient déboucher sur un mouvement de contestation généralisé.“

 

2 févr. 2018 à 18:18

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.lesinrocks.com/2018/02/01/actualite/les-avocats-de-gerald-darmanin-ne-nient-pas-les-faits-qui-lui-sont-reproches-mais-ny-voient-pas-un-viol-111041025/

La Défense d‘un ministre de la Republique est donc d‘admettre être corruptible, et, comme la corruption ne choque pas ce Président, le ministre peut continuer à occuper une position privilégiée avec des services à vendre.

 

2 févr. 2018 à 18:04

 

 

L‘Allemagne a peur de l‘inflation. Pourtant, l‘inflation n’est pas là, au contraire les économistes ont longtemps eu peur d‘une crise déflationniste. Vraiment?

Voici trois informations: La première, c’est un chiffre tiré d’un article de janvier 2018 du Süddeutsche Zeitung : entre janvier et octobre 2017, les prix des actions, de l‘immobilier et des investissements financiers ont augmenté de 8,7% !

La deuxième, c’est la première image qui retrace l‘évolution des prix de l‘immobilier en Allemagne depuis 15 ans. On le voit, l‘Euro est le rêve de la spéculation immobilière. La population allemande sur la période a légèrement décrue.

La troisième compare le taux d‘inflation officiel, et l‘inflation des prix à l‘achat et des loyers. On le devine, le prix du logement est sous estimé dans l‘inflation.

L‘Allemagne est devenue, sans que ses habitants n‘en voient un seul billet, une gigantesque bulle spéculative.

 

1 févr. 2018 à 22:35

Mathias Weidenberg a partagé une photo.
La centrale syndicale allemande mène depuis deux dix jours une campagne d‘affiches sur la Grande Coalition (GroKo en abgrege, ce qui rappelle le Kroko – dile) assez déconcertante. Je n’ai toujours pas compris si c’est pour animer à refuser la GroKo ou au contraire la soutenir implicitement. Le président de la DGB a fait un discours enflammé devant le Conseil National du SPD en faveur de la GroKo, essentiellement par peur d’une politique de casse sociale de la droite seule, et avec l’espoir qu’un SPD en crise existentielle saura mener des avancées sociales cette fois ci. Sans vouloir épiloguer sur cette position, observons quand même leur campagne avec une des affiches : un crocodile au couleur des deux partis ( Union en noir, SPD rouge) se mords la queue, formant un Zero, symbole de la politique budgétaire de la précédente GroKo, visant l’équilibre budgétaire à tout prix. „Allons, GroKo, plus de „Zero en noir“ (Symbole d’un équilibre budgétaire légèrement positif) maintenant, c’est un trompe l’œil!“

Que veut dire cette affiche ???

Qu’il faut mettre fin à la GroKo, pour empêcher l‘austérité? Qu’au contraire, seule une GroKo écrivant dans le contrat de coalition l’abandon de l’austérité conservera le soutien de la DGB au moment des votes des militants du SPD, dont de nombreux syndiqués?

Ou bien croit on vraiment à la DGB que rappeler le traumatisme de la chanson enfantine Schnappi, Schnappi, das kleine Krokodil, va tellement effrayé Altmaier, Schäuble, Seehofer ou Dobrindt qu’ils vont se convertir à la social-démocratie?

Mystère…

 

1 févr. 2018 à 21:50

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

1 févr. 2018 à 21:09

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
L‘afflux de liquidités en Chine a une conséquence inattendue : l‘explosion des prix de l‘immobilier à Berlin. Cette speculation agit cependant comme une drogue terrible pour les bourgeoisies heureuses : on le voit bien en France où toute politique de réduction des prix de l‘immobilier se heurte à cette simple vérité, 90% des élus susceptibles de gouverner sont propriétaires fonciers. Il n’y aura jamais de politique active de rupture des bulles immobilières en France et en Allemagne, car ennoblis de ces avantages directs, matériels, s‘ajoute un problème structurel, le poids des garanties immobilières assises sur des prix fonciers délirants dans les bilans des banques systémiques. Et l‘attrait de Berlin pour les Investisseurs chinois est également lié à l‘effet cœur de l‘Allemagne, trappe à liquidité géante traduisant l‘inflation sous jacente à ses excédents et ses masses monétaires non par une augmentation des revenus de ses citoyens, entraînant hausse de la demande mais des prix, mais par une série de bulles spéculatives, bourse et immobilier.

 

1 févr. 2018 à 20:56

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lhistoire.fr/parution/mensuel-444

 

1 févr. 2018 à 00:54

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En Allemagne, en 2016, 1150 blessés dus à des violences venues … de l‘extrême droite allemande, 9 morts à Munich, 1 policier tué à l‘Ouest par un nostalgique de l‘Empire prussien. Sur 620 délits d‘antisemitisme, 600 venaient de l’extrême-droite allemande. Hier, le maire conservateur de Cottbus parlait à la télévision des affrontements dans sa commune entre jeunes réfugiés et jeunes allemands avec derrière lui non pas le portrait du président de la République, mais celui de Bismarck.

L‘extrême-droite française rassemble un cinquième des français, l‘allemande un allemand sur 8.

La démocratie meurt de trois violences radicales équivalentes : La violence sociale, qui inspire les violences racistes et religieuses.

 

31 janv. 2018 à 07:53

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
D‘apres Eurostat, l‘agence des statistiques européennes, le PIB irlandais est passé entre 2010 et 2017 en données corrigées de 100 à … 155. +55% C’est évidemment absurde et faux. L‘economie irlandaise ne s’est pas couverte en 7 ans d‘usines, de ports et de raffineries pour alimenter une telle croissance, ni n‘a connu un afflux de 3 millions d‘immigrés européens pour y travailler.

C’est le résultat des jeux d‘écritures des groupes européens échappant ainsi à l‘impôt.

Et vous voulez qu‘on prenne au sérieux les chiffres récemment publiés de croissance?

 

30 janv. 2018 à 23:03

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.google.fr/amp/s/www.lci.fr/amp/societe/promotions-intermarche-apres-le-nutella-les-couches-culottes-creent-l-hysterie-metz-vallieres-2077340.html

 

30 janv. 2018 à 22:33

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

30 janv. 2018 à 22:29

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’industrie automobile allemande a donc effectué entre 2013 et 2015 des tests sur des êtres humains, les exposant à une intoxication aux gaz d’échappement…

Sans voix.

 

30 janv. 2018 à 08:26

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
A propos des commémorations de 2018 en France, j’entends parler de Maurras, qui a soutenu Vichy et là déportation des juifs, de Chardonne, qui a lui aussi fait pareil.

Étrangement, je n’entends pas parler de Karl Marx, qui, né en 1818, un temps en exil à Paris, expulsé par le libéral Guizot (paradoxe, c’est à l’histoire de la,civilisation européenne de Guizot que Marx emprunta le concept de lutte des classes), mort à Londres en 1890, n’est certainement ni responsable ni complice des régimes ultérieurs se réclamant de ses écrits.

 

29 janv. 2018 à 23:43

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
90% des biens marchands impliquent lemtraffic maritime, lui-même responsable de 5% des émissions de CO2 sous une forme de diesel particulièrement polluante. Si l’on pense véritablement ecosocialisme, on ne peut défendre le libre-échange.

 

29 janv. 2018 à 23:37

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
J‘ai lu la nécrologie du Monde, écouté celle de Inforadio Berlin, et bien la mort du fondateur d‘Ikea permet de rappeler quelques vérités éternelles:

1. à quoi lui servent les 60 milliards accumulés dans sa vie à coût de main d’œuvre pressurisée (il employa des prisonniers politiques dans les prisons de l‘Allemagne de l‘Est, entre autre) et d‘optimisation fiscale aujourd’hui? Pourquoi cette accumulation folle ? 2. on devient milliardaire lorsqu‘on a les valeurs pour cela. Il fut membre du parti nazi suédois, et finança un parti neonazi en Suede jusqu’au milieu des années 50. 3. il inventa le mythe de „valeurs IKEA“ d‘humilité et de responsabilité sociale en mettant en place dès les années 70 l’une des constructions de fraude fiscale les plus sophistiquées de l‘histoire, se domiciliant 40 ans à Lausanne. 4. je reviens au pourquoi: on n’emmène rien lorsqu’on s’en va à la fin.

 

28 janv. 2018 à 20:46

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/parti-socialiste-congres-tout-repenser

Très bon exposé du problème : des rentiers de la politique, adeptes du refus du débat idéologique pour asseoir des hegemonies de pouvoir fondés sur les partages des ressources, découvrent que la politique réclame une réflexion sur le monde, sur les stratégies, les tactiques, en fonction d’un objectif de long terme fondé sur des valeurs, et que ce n’est pas seulement empiler des noms en bas d’un texte, s’assurer de fidélités de sections en faisant risette et promettre des places, et faire au pouvoir l’inverse de ce qu’on a fait voter dans le parti…

La première analyse, ce serait déjà comprendre où sont passé les 9 millions d’électeurs de 2012, et comment construire, un fait politique incontestable et nouveau avec l‘ultracentre de Macron bloquant les chimères modemiesques, un pacte majoritaire. La deuxième serait d‘analyser pourquoi les politiques dites social-démocrates ont partout en Europe entraîné la paupérisation des 20% les plus modestes, la stagnation du plus grand nombre, et l‘accaparement des richesses par les 30 à 10% les plus riches. La troisième comment regagner les classes moyennes et populaires perdantes des politiques social-démocrates et parties se venger à l‘extrême-droite alors que le discours de bouc émissaire a acquis un statut hégémonique idéologiquement, face au vide abyssal de la réponse à gauche. La quatrième pourrait s’interroger sur l’échec de toutes les social-démocraties européennes à engager la transformation écologique des politiques énergétiques, commerciales, fiscales.

Je pourrais continuer.

Mais ces rentiers préfèrent réfléchir en „frondeurs coupables“, s’inventer un bilan, mettre la tête dans le sable.

Heureusement qu’il y a la contribution 4 pour espérer un tant soit peu d’élever le débat au niveau nécessaire…

Pourquoi s’y intéresser ? Ni FI, ni Génération.s ne sont hégémoniques ou en capacité de bâtir des majorités dépassant leurs scores initiaux. L’animosité Mélenchon-Hamon de la campagne 2017 est par ailleurs le meilleur garant pour limiter la capacité de la gauche à se rassembler. Il faut donc un troisième acteur capable de construire une synthèse et, par sa taille devenue modeste, d‘aider au rassemblement sans menacer les autres.

Car aux Européennes, tout le monde peut jouer sa partition dans son coin, mais tous les autres scrutins réclament 50% et une voix.

 

28 janv. 2018 à 20:21

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Tableau statistique de 2016, quand les grands penseurs français du pragmatisme social démocrate, celui qui méprise l’idéal au nom du réel, préparaient la Cop21 pour s‘acheter une indulgence écologique les expiant de leurs fautes.

 

28 janv. 2018 à 19:55

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

28 janv. 2018 à 17:52

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les gauches social-démocrates ayant abandonné les classes populaires, celles ci votent pour la première alternative anti libérale trouvée. Miloś Zeman a été réélu en République Tchèque selon Le Monde qui n’en revient pas de voir encore un pro-Russie élu, par „les personnes touchant les revenus les plus bas“.

Le prétexte, c’est l‘insécurité culturelle. Car le moteur, c’est la colère face à la défaite de sa propre classe dans la lutte des classes en cours. Alors, on vote pour ceux qui emmerderont le plus les bourgeois libéraux.

 

28 janv. 2018 à 13:08

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’affaire Darmanin, au delà de la qualification de ce qui s’est passé, révèle surtout le clientélisme corrupteur considéré comme allant de soi partout en politique. A chaque fois que je vois des politiques mettre en avant leur « proximité au territoire », et leur « défense des dossiers des administrés », je vois rarement le rôle de contrôle de l’administration par l’élu, mais plus traditionnellement une économie du trafic d’influence contre intérêt électoral. Et on a vu, avec Balkany, Dassault, le socialisme municipal du sud-est, jusqu’où cela peut aller.

Le ministre marchiste ne conteste pas avoir reçu une militante de son parti pour discuter d’une affaire judiciaire privée, et prétendre prendre influence par son rôle politique au sein du parti de l’époque sur la ministre en charge. Peu importe qu’il n’ait pas été en position d’influencer réellement, il a envoyé un courrier dans ce sens, et il a fait croire pouvoir le faire.

Si on élargit le sujet : quel intérêt politique y a t’il à vendre sa connaissance d’un territoire, comme expertise telle qu’elle vaut réélection, ou statut particulier dans l’appareil d’un parti, si ce n’est pour monnayer l’influence de ses clients attachés par des services rendus ? Les élus ou cadres politiques vendant leur proximité pour ne surtout pas parler idéologie sont souvent aussi très agréables, car n’ayant pas d’autres convictions que celles liées à leur intérêt, ils répéteront aux uns et aux autres ce qu’ils veulent entendre, faisant pardonner leur trahisons idéologiques par des services rendus locaux.

On est très loin de Jaures prenant la défense , comme avocat, de ceux qui n’avaient pas de défenseurs, dans un prolongement dans le territoire d’un engagement idéologique assumé et poursuivi à l’Assemblée, prouvant que même depuis l’opposition, on peut influencer le cours des choses.

Les scrutins de circonscriptions uninominaux favorisent ces logiques de baronnies clientélistes, où la corruption morale précède la criminelle.

 

28 janv. 2018 à 12:56

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
L’économie allemande est en croissance, le chômage sous les 4%, les exportations représentent la moitié de la production nationale, mais les allemands pauvres sont aussi deux fois plus nombreux. Et bien, les administrations sociales devant quand même continuer à baisser leurs coûts, le paiement des avances sur prestations chômage et équivalent du RSA seront directement encaissées … sur les caisses des supermarchés Rewe et Penny. Au vu et su des autres clients, de la caissière…

 

28 janv. 2018 à 12:27

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le spd est redevenu le parti le plus grand d’Allemagne. Il a connu une augmentation de 10 000 membres, à 453 000. Et la tendance continue, grâce à la campagne d’adhésion des adversaires d’une grande coalition, en vue d’un scrutin réservé aux militants prévu en mars ou en avril.

Face à cet afflux de membres, les équipes de négociation Droite-SPD veulent aussi accélérer et arriver à un accord de contrat dès dimanche prochain, ce qui serait très surprenant.

La CDU elle est épuisée: si le nombre de nouvelles cartes compensent les départs, son total diminue avec … 9000 décès.

 

28 janv. 2018 à 12:20

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Tant que le syndicalisme français ne connaîtra pas un grand big bang il restera cette parodie de syndicalisme.

Peu importe qui des trois syndicats représentatifs a le plus Raison ou tort. Ils sont 3. C’est ça le problème.

Soit le syndicalisme épouse des positions politiques, et se divisé selon les engagements politiques, soit il a vocation à être unitaire. Ce goubigoulba syndical est stérile et vain.

Le patronat a vraiment la partie trop facile, que ce soit l’Etat où les entreprises, devant tant de stupidité organisationnelle.

 

28 janv. 2018 à 11:49

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo.

 

28 janv. 2018 à 11:35

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Un sujet important et fascinant : police prédictive et algorithmes. Lire Weapon of Math Description

 

27 janv. 2018 à 22:27

Mathias Weidenberg a ajouté Epic of Gilgamesh à livres qu’il a lus.
Epic of Gilgamesh

 

27 janv. 2018 à 21:16

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://jsegalavienne.wordpress.com/2018/01/12/petit-a-petit-en-autriche/#more-7249

Tout va bien, cette extrême-droite étant paraît-il pas contre l’Union Européenne….

 

27 janv. 2018 à 18:47

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20180126.OBS1298/emmanuel-macron-a-davos-faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais.html#xtor=EPR-1-%5BObsActu8h%5D-20180127

 

27 janv. 2018 à 18:46

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Une analyse tellement juste de la part d’Emmanuel Maurel!

Avec lui, peut-être que le ps pourrait redevenir un des instruments d’action politique au sein des autres forces et mouvements de gauche. Je le lui souhaite.

 

27 janv. 2018 à 18:43

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je découvre, à l’occasion de la réouverture de l’enquête le concernant, la biographie du ministre neo-maurrassien Darmanin. A peu près à l’époque des faits de viol qui lui sont reprochés, il écrivait dans un magazine héritier de Charles Maurras. J’avoue être surpris de voir un « progressiste maurassien ». C’est comme un fasciste démocrate, ou une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête…

 

27 janv. 2018 à 14:28

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://m.slate.fr/story/156871/emeutes-nutella-promo

 

27 janv. 2018 à 13:38

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je rappelle que je n’accepte pas, par principe, d’invitations d’amitié venues de profils militants de la droite dure, d’En Marche au FN.

 

27 janv. 2018 à 13:36

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En ce jour de commémoration de la libération du camp d’Auschwitz par l’Armee rouge, la fédération de Saxe de l’AfD souhaite donner encore un coup de barre à droite et de s’ouvrir à des groupes extrémistes venus de sa droite. Après les révélations sur les sympathies neonazies des ministres autrichiens associés aux conservateurs au pouvoir, on voit à quoi conduit les Grandes Coalitions et « le dépassement du clivage gauche droite »: au réveil de la bête immonde.

 

27 janv. 2018 à 11:29

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Quand on lit les historiens d’aujourd’hui sur l’émeute Reveillon, survenue fin avril 1789 au faubourg Saint Antoine, tout juste à côté de la Bastille, tous prennent la défense de sa proposition à l’origine de l’émeute. Reveillon est un patron qui aurait déclenché la colère ouvrière en proposant de baisser les salaires à 15 sols dans une réunion publique de préparation des États Généraux. Ils veulent lui donner une dimension sociale et sous entendent que la colère du peuple ouvrier- le même qui prendra la Bastille, toute proche de l’usine de Reveillon, deux mois plus tard – est due à l’incompréhension de la proposition. Le faubourg Saint Antoine des ouvriers se serait mis en état insurrectionnel permanent par bêtise, et finalement, l’acte fondateur de la grande révolution bourgeoise libérale aurait comme origine une colère enfantine d’ouvriers imbéciles, sourds à la pensée complexe d’un patron voulant leur bien en baissant leur salaire.

Réveillon, patron de la papeterie qui construisit la première montgolfière, son contremaître était à bord du premier vol, était confronté fin avril 1789 aux revendications de ses ouvriers. L’hiver extrêmement rigoureux et la spéculation sur le prix des grains avaient entraîné une forte inflation du prix des farines et du pain. Les ouvriers se plaignaient d’un salaire qui n’avait pas suivi cette inflation, et de leur perte de pouvoir d’achat (je traduis « la vie chère, on a moins de pain pour le même salaire »). Reveillon voit aussi que la part du revenu consacré au pain augmentant on lui achète moins de papiers. L’inflation du prix des céréales réduit la demande en produits manufacturés. Il est donc soumis à deux contraintes : il vends moins, donc son revenu baisse, et ses coûts de production risquent d’augmenter s’il augmente ses ouvriers, baissant son taux de marge et donc son revenu.

L’idée de Reveillon c’est de proposer la détaxation du pain aux portes de Paris, mesure permettant la relance de la consommation en baissant le prix du pain tout en permettant de diminuer les salaires en proportion. Son idée est synthétisée par la formule « un ouvrier peut vivre avec 15 sols » alors que le salaire journalier de l’époque était de 25 sols, soit une baisse de … 40%.

Notons donc qu’en premier lieu, Reveillon ne veut pas augmenter le pouvoir d’achat des ouvriers. Pour lui, la proposition se doit d’être neutre pour les ouvriers. Il s’agit de baisser la part du revenu consacré au pain, vu comme un concurrent dans le partage de la demande disponible, pour augmenter celle du type de produits qu’il vends, en baissant par effet d’aubaine ses propres coûts de production. C’est bien une proposition d’un égoïsme matérialiste primaire.

Les ouvriers, dans son calcul, ne doivent surtout pas profiter de l’affaire. Il s’agit d’ailleurs dans son esprit de revenir à un temps jugé meilleur, 1780, et au salaire journalier de 1780.

Et qui doit donc payer l’opération ? L’Etat royal, puisqu’il s’agit d’annuler une taxe indirecte.

Rappelons que Reveillon fait cette proposition, avec son ami propriétaire d’une salpetriere Henriot, alors qu’il souhaite être désigné député aux États Généraux, convoqués parce que l’Etat est en quasi faillite.

Tout dans cette proposition porte en germe les idées miraculeuses du Medef contemporain.

Les ouvriers ont bien compris le sens de l’affaire : le prix du pain va baisser non parce que la spéculation baissera ou parce que l’Etat aura les moyens, en acheminant plus rapidement des blés en surproduction dans une région dans une région en déficit, d’empêcher les flambées de prix, mais parce qu’un impôt baissera, impôt qu’il faudra bien compenser, et donc qui augmentera bien ailleurs pour les ouvriers. A l’époque, il n’y a pas d’impôt sur le revenu, seulement des impôts indirects. Reveillon peut augmenter son taux de profit et le volume de ses ventes au prix de l’Etat, les impôts jouent pour lui un rôle marginal. Pour les ouvriers, c’est très différent. Cette baisse du prix du pain va donner au patron les arguments pour pousser à la baisse du salaire de 40%, c’est à dire bien plus que la baisse du prix du pain, elle même conditionnée à ce que les meuniers – c’est à dire les fermiers généraux, ceux qui possèdent les meules – et boulangers, c’est à dire les spéculateurs sur le prix du pain – la répercute. Enfin, la proposition est de toute manière faite telle que pour l’ouvrier, dans un meilleur des monde qu’il sait inexistant, au mieux le résultat est neutre. La part du revenu disponible regagné sera confisqué par la baisse de salaire. L’ouvrier de Saint Antoine avait bien compris l’entourloupe. On souhaiterai aujourd’hui autant de lucidité des multiples centrales syndicales françaises, toutes plus vaines et stériles que les autres devant les efforts d’hypnotisme des Reveillon modernes, ou autant d’intuition des citoyens, qui ont accepté une proposition identique en avril et mai 2017, et se retrouvent déjà comme Grosjean. « On va supprimer la taxe d’habitation pour rendre du pouvoir d’achat, comme ça on pourra baisser les salaires pour être plus compétitif ».

Rappelons à ce sujet que l’un des premiers traités de libre échange de l’histoire, signé en 1786, entre la France et la Grande Bretagne, entraînait un afflux de produits manufacturés britanniques. La France devenait bien un pays importateur, et Reveillon, un libéral social, avait dû licencier une partie de ses ouvriers et leur avaient même accordé une prime de licenciement… Mais dès 1788 des milliers d’ouvriers français étaient chômeurs, et les patrons investissaient dans des machines – on dirait aujourd’hui des robots – pour augmenter leur production en réduisant leurs coûts salariaux, entraînant des émeutes de bris de machines.

Reveillon était incapable de concevoir demander le rétablissement des protections douanières. C’est la Convention qui met fin à ce traité en 1793, expliquant l’opiniâtre opposition britannique à la France jusqu’à la Restauration, et la nécessité pour l’historiographie libérale d’effacer la Convention sous le sang de la guillotine, comme si, deux ans durant, on n’avait fait que guillotiner du noble et de l’innocent, sans influence des guerres intérieures et extérieures…

Pendant l’émeute, après le sac de l’usine, l’intervention de l’armée fera 500 morts. Reveillon se sera réfugié pendant l’émeute à …. La Bastille.

 

27 janv. 2018 à 08:23

 

 

 

Un chanoine du Mans notait dans son journal, pendant l’hiver 1788-1789, l’augmentation de la pauvreté due à un hiver où gel et neige couvraient la terre du 6 décembre au 14 janvier. Il saluait les efforts du « bureau de charité », efforts sans doute insuffisants, puisque il se devait de noter, en le regrettant, « le pillage des bois » par les pauvres. Ce qu’il veut dire ? Et bien, pour lutter contre le froid, ceux qui n’avaient pas assez de revenus monétaires pour en acheter étaient allé illégalement coupé des sapins comme bois de chauffe. Ce chanoine dût aller à Paris d’avril au 5 mai 1789. Il s’agissait de placer une nièce en pension. Il y fut témoin de ceci, qui complète le tableau de la crise sociale rurale dont il témoignait plus haut par celle urbaine : « Pendant notre séjour à Paris, il y a eu une révolte considérable ; il y a eu environ 500 personnes tant morts que blessés. C’étoit venu à l’occasion d’un Mr Réveillon à qui on avoit fait dire, dans l’assemblée de Paris pour nommer des Députés, qu’un ouvrier pouroit bien vivre avec 15 sols. Tous les ouvriers se sont révoltés et ont été tout briser chés luy et chés un particulier salpestrier, son amy. On disoit que cette révolte étoit soufflée par différents particuliers ; on a fait venir trois Régiment qui ont fait impression, et tout étoit tranquille quand nous sommes partis. » La première émeute au Mans d’ailleurs, le 19 juillet, réclame la « libération des prisonniers » c’est à dire non de courageux bourgeois adeptes des lumières, mais des pauvres emprisonnés parce que pauvres : « savoir ceux qui étoient pour du bois, pour les bleds, et les mendians ». L’émeute veut s’en prendre au fermier général local, c’est à dire le percepteur des impôts indirects, et entraîne la gratuité des péages sur les routes et à l’entrée des villes (l’octroi).

Les bleds correspondent à une orthographe répandue dans l’Ouest pour le blé, et fait référence aux nombreuses tentatives des autorités royales et municipales d’encadrer le prix de la farine et du pain contre les spéculations sur le prix des grains des boulangers, principaux acheteurs des productions des paysans céréaliers. Dans un pays à 80% agricole, on comprends que la question fut cruciale. Et cette question est à l’origine de la grande loi qui épouvanta le plus la bourgeoisie libérale pendant la Révolution, la loi qui inspira le plus l’historiographie à réduire le temps social de la Révolution à sa violence politique, la loi du Maximum de la Convention en 1793. La révolution ne commence pas par un gigantesque appétit de liberté bourgeoise, mais bien dans la panique d’un État au bord de la banqueroute avec une fiscalité inégalitaire exemptant les propriétaires et les plus riches, et une crise sociale profonde touchant villes et campagne.

Je le rappelle en ces temps d’émeutes pour des produits alimentaires à l’annonce de leur prix réduit, d’exemption fiscale des plus riches, et de législation visant à réduire le coût du travail, c’est à dire les salaires.

 

27 janv. 2018 à 07:35

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Infratest Dimap complète avec sa livraison de ce matin ce que tous les sondeurs allemands ont mesuré : Contrairement au discours « de responsabilité » des dirigeants du SPD, menaçant d’un effondrement du parti dans l’opinion s’il refuse la Grande Coalition, c’est bien parce qu’il l’accepte qu’il s’effondre. Le 4 janvier, avant-dernier sondage de cet institut, le spd était stable à 21%. Aujourd’hui, il serait à 19%, confirmant tous les autres sondages plaçant le parti sous les 20%. La Grande Coalition porte mal son nom, tout juste majoritaire à 52%. AfD 12%, Linke 11%, Verts et FDP à égalité à 10%.

Notons que 72% des allemands doutent que le SPD pourra améliorer l’accord cadre dans le sens voulu par ses délégués….

 

26 janv. 2018 à 07:44

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

25 janv. 2018 à 21:05

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
L’émeute du Nutella semble avoir effacé des presses internationales le discours à Davos du Président français.

 

25 janv. 2018 à 21:02

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le démagogue. Alcibiade réincarné.

 

25 janv. 2018 à 20:56

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Comme en Allemagne, la Grande Bretagne a réduit le chômage en faisant exploser la pauvreté.

Réduire le chômage a toujours été mis en avant comme LA politique publique garantissant l’amélioration des conditions de vie des classes populaires. Et bien, non, cela ne marche pas comme cela, et a servi de diversion aux questions bien plus urgentes et clivantes de partage des richesses produites.

 

25 janv. 2018 à 19:05

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Si l’Aeroport NDDL ne verra jamais le jour, rappelons que l’aeroport international de Berlin en est à 2056 jours de retard sur la date d’inauguration initiale. Et la date la plus optimiste d’inauguration serait … 2021.

La piste est construite, le terminal aussi.

C’est fort, non?

 

25 janv. 2018 à 18:59

 

Aprés tout, c’est une émeute pour du pain qui déclencha le 27 avril 1789 la première révolte populaire de Paris, à la Folie Titon, annoncant la prise de la Bastille deux mois plus tard, réaction aux annonces de deux patrons libéraux et candidats à la députation qu’ils voulaient baisser les taxes indirectes sur le pain pour en abaisser le prix et pouvoir ainsi … baisser les salaires.

Depuis, les patrons continuent de dire qu’il faut baisser les impôts, et les salaires, en se prétendant « progressistes ».

Depuis, le peuple fait des émeutes, mais pour du Nutella. Le jour où Gattaz leur dira qu’on baissera la TVA sur le Nutella pour pouvoir baisser le SMIC à ce qu’il était en 1973, peut-être verra t-on aussi une nouvelle prise des Bastilles modernes par un peuple enragé?

Aprés tout, c’est une émeute pour du pain qui déclencha le 27 avril 1789 la première révolte populaire de Paris, à la Folie Titon, annoncant la prise de la Bastille deux mois plus tard, réaction aux annonces de deux patrons libéraux et candidats à la députation qu’ils voulaient baisser les taxes indirectes sur le pain pour en abaisser le prix et pouvoir ainsi … baisser les salaires.

Depuis, les patrons continuent de dire qu’il faut baisser les impôts, et les salaires, en se prétendant « progressistes ».

Depuis, le peuple fait des émeutes, mais pour du Nutella. Le jour où Gattaz leur dira qu’on baissera la TVA sur le Nutella pour pouvoir baisser le SMIC à ce qu’il était en 1973, peut-être verra t-on aussi une nouvelle prise des Bastilles modernes par un peuple enragé?

 

25 janv. 2018 à 18:52

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Leur méthode, c’est pas nouveau monde, mais ancien régime.

 

25 janv. 2018 à 05:13

 

Une nouvelle étude de l’institut DIW publié dans le Spiegel conclut que le « modèle allemand » conçu par les sociodemocrates il y a 20 ans, qui gouvernèrent 7 ans avec les verts, et approfondit en grande Coalition 8 des 12 dernières années, a aboutit à une des sociétés les plus inégalitaires d’Europe. La France, gouvernée sur la période 10 ans par la droite seule et 10 ans par la gauche seule, a su rester plus égalitaire que l’Allemagne. C’est ce modèle inégalitaire qui explique l’extrême popularité du modèle allemand chez les 10% les plus riches français, dont font partie la plupart des chroniqueurs et éditorialistes économiques de télévision et de radio.

Cette image présente de manière comparée le pourcentage de richesse nationale possédée par les différents déciles de population, avec les 50% les moins riches regroupés en une donnée, la première à gauche du tableau. Le groupe des 10% est divisé en groupe des 1% etc…

Les 45 plus riches allemands possèdent autant que … la moitié des allemands. Notons que les 50% les moins riches français et espagnols possédant plus que les allemands, c’est pain béni pour une propagande xénophobe désignant l’Europe et les voisins pour dissimuler aux allemands le vol de leurs compatriotes les plus riches.

Rappelons que le SPD a été au pouvoir 15 des 20 dernières années et justifie une nouvelle grande coalition « pour éviter le pire ». C’est, on le voit, au mieux de l’auto aveuglement, au pire un gigantesque foutage de gueule.

Une nouvelle étude de l’institut DIW publié dans le Spiegel conclut que le « modèle allemand » conçu par les sociodemocrates il y a 20 ans, qui gouvernèrent 7 ans avec les verts, et approfondit en grande Coalition 8 des 12 dernières années, a aboutit à une des sociétés les plus inégalitaires d’Europe. La France, gouvernée sur la période 10 ans par la droite seule et 10 ans par la gauche seule, a su rester plus égalitaire que l’Allemagne. C’est ce modèle inégalitaire qui explique l’extrême popularité du modèle allemand chez les 10% les plus riches français, dont font partie la plupart des chroniqueurs et éditorialistes économiques de télévision et de radio.

Cette image présente de manière comparée le pourcentage de richesse nationale possédée par les différents déciles de population, avec les 50% les moins riches regroupés en une donnée, la première à gauche du tableau. Le groupe des 10% est divisé en groupe des 1% etc…

Les 45 plus riches allemands possèdent autant que … la moitié des allemands. Notons que les 50% les moins riches français et espagnols possédant plus que les allemands, c’est pain béni pour une propagande xénophobe désignant l’Europe et les voisins pour dissimuler aux allemands le vol de leurs compatriotes les plus riches.

Rappelons que le SPD a été au pouvoir 15 des 20 dernières années et justifie une nouvelle grande coalition « pour éviter le pire ». C’est, on le voit, au mieux de l’auto aveuglement, au pire un gigantesque foutage de gueule.

 

24 janv. 2018 à 22:40

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Une synthèse de @[100000564826881:2048:Nathanael Uhl]

 

24 janv. 2018 à 22:14

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Pour celles et ceux qui souhaitent ré ancrer le Parti socialiste à une gauche qu’il a délaissé, c’est par ici.

 

24 janv. 2018 à 22:04

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

24 janv. 2018 à 21:18

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

24 janv. 2018 à 21:15

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/imf-warns-of-harder-crisis-as-bullish-ceos-come-to-davos/?hash=26a33ad3-e6dc-4764-b4c5-9a8c1f5fe0b8&utm_medium=social&utm_source=facebook

 

24 janv. 2018 à 21:11

Mathias Weidenberg a partagé une vidéo.
Cet échange à l’assemblée entre le député Ruffin et des députés défendant l’absolution par le mécénat confirme l’actualité de mon coup de gueule publié récemment par Europe Insoumise.

 

24 janv. 2018 à 21:08

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Depuis dimanche, les Jusos font une campagne pour gagner de militants au Spd avec l’argument « adhérez, et ainsi, empêchez la Grande Coalition ». En effet, le contrat de grande coalition sera soumis, probablement fin mars début avril, à un vote des militants SPD. En trois jours près de 1600 demandes d’adhésion ont été faites dont 500 dans la seule fédération bastion de NRW.

Du coup, c’est la panique chez les droitiers, et Lars Klingbeil, le nouveau secrétaire général, et un Netzwerker donc aile droite, annonce qu’il y aura une date limite pour adhérer et pouvoir voter, dénonçant un « entrisme »…

 

24 janv. 2018 à 20:59

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

24 janv. 2018 à 00:12

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le premier sondage Allemagne réalisé le lendemain du vote du principe d’une grande Coalition voit (Forsa) le SPD chuter à 17%. Aujourd’hui, Insa voit aussi une baisse de 18,5 à 18.

L’AfD en profite et se rapproche, 13% chez Forsa, 14% chez Insa. L’écart n’est plus que de 4 points.

Nahles a menacé les délégués SPD que s’ils ne votaient pas pour une GroKo les électeurs « nous feraient un doigt d’honneur ». Et bien c’est parce que le vote permet la GroKo que l’opinion fait un doigt d’honneur au SPD.

Notons que dans les deux cas die Linke monte aussi, à 11%.

 

23 janv. 2018 à 19:21

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.latribune.fr/economie/les-1-les-plus-fortunes-ont-accapare-82-des-richesses-creees-l-an-dernier-765516.html

Et on veut nous faire croire que ce 1%, dont la plupart sont des héritiers laissant des salariés gérer leurs actifs, ont créé ces 82% de richesses?

 

23 janv. 2018 à 06:42

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
16% du CAC40 est possédé par le Luxembourg.

Étonnant, non?

 

23 janv. 2018 à 06:33

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Sigmar Gabriel, SPD, longtemps ministre de l’économie et donc chargé de contrôler les exportations d’armes, peut être fier: l’armée turque utilise des chars de fabrication allemande contre les kurdes en Syrie.

 

22 janv. 2018 à 21:42

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La connivence des fonctionnaires représentant l’autorité publique démocratique et des manifestants d’extrême-droite allemands en Saxe et à l’Est du Brandenbourg devrait inquiéter la presse européenne. Hier, alors que la police refusait de protéger la presse prise à partie par des manifestants d’extrême-droite, un camion de pompier en passant a salué au haut parleur « les vrais patriotes » de Pegida.

 

22 janv. 2018 à 21:38

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Ce graphique est à mettre en miroir de la progression, depuis 2009, du nombre de milliardaires.

 

22 janv. 2018 à 21:27

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.challenges.fr/patrimoine/l-incroyable-explosion-de-la-richesse-des-milliardaires-revelee-par-oxfam_561519

Je citerai seulement ce paragraphe: « Oxfam, qui a pris l’habitude d’attirer l’attention sur les inégalités croissantes à l’occasion du WEF, qualifie aussi la France de « championne d’Europe de la rémunération de ses actionnaires » avec 44 milliards d’euros de dividendes reversés en 2017 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires. « C’est trois fois plus qu’il y a 15 ans, tandis que le salaire moyen n’a augmenté que de 14 % en France au cours de la même période » précise l’ONG. »

 

22 janv. 2018 à 21:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Andrea Nahles a fait un discours enflammé pour convaincre les délégués du SPD de voter en faveur de négociations de GoKo où elle a traité de « stupide » le refus, et dit « si nous allons avec le même programme dans des élections anticipées, les électeurs nous feront un doigt d’honneur ». On le voit, l’argumentation était solide, dans une rhétorique élégante.

Et bien trois sondages faits dans les jours précèdant le congrès, après la publication de l’accord cadre avec la droite, confirment l’effondrement du SPD. Chez Forschungsgruppe, le spd passe de 23% le 19 décembre à 20% le 20 janvier. Pour Forsa publié aujourd’hui mais réalisé avant dimanche, le spd reste bloqué à 18%. Pour Insa, le spd serait à 21%.

Enfin, le sondage en ligne permanent du Spiegel voit une majorité d’allemands critiques de la décision du conseil national.

J’ai bien l’impression que c’est pour ne pas réussir à imaginer un autre programme qu’un catalogue de mesures « négociables avec la droite » que les électeurs vont continuer à montrer un doigt d’honneur au Spd, accompagné de pelles de fumier et d’épluchures jetés sur la tête.

Certains voient dans Nahles la successeur de Schulz.

Ce serait une catastrophe.

 

22 janv. 2018 à 21:05

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Hier, au conseil national du SPD, le vote favorable à l’ouverture de sérieuses négociations de coalition a obtenu une courte majorité – 56% des mandats, 54% des délégués.

Le vote favorable n’a pas été possible seulement sur la base de l’accord cadre entre CDU, CSU et la direction du SPD, un texte de 28 pages. Les fédérations sceptiques de Hesse et de NRW ont proposé en début de matinée de préciser dans la motion soumise au vote quels points devaient absolument être améliorés dans les négociations du contrat de coalition. La commission de synthèse a accepté 3 points sur lesquels le futur contrat de coalition devra apporter des progrès par rapport à l’accord cadre. La direction a mandat de négocier jusqu’au bout uniquement si ces points sont en effet inscrits dans le contrat de coalition, un document de 200 à 300 pages attendu pour fin mars.

Il s’agit des trois points suivants: 1. Limitation des contrats de travail à durée déterminée comme exception – aujourd’hui prés de 22% des salariés allemand ont des contrats précaires 2. La fin de la « médecine à deux vitesses » suivant les classes sociales, c’est à dire le retour de l’assurance universelle que les négociateurs n’avaient pas réussi à obtenir dans l’accord cadre suite au lobbying des caisses d’assurance maladie privées 3. Un règle concernant les « cas exceptionnels » pour alléger les conditions du regroupement familial des réfugiés, c’est à dire pour saper ce que les bavarois de la CSU présentent comme leur principal succès dans l’accord cadre, la limitation stricte du regroupement familial.

Dés hier soir, des élus CDU et CSU ont exclus la prise en compte de ces trois points.

Le vote des militants SPD sera probablement conditionné à des progrès sur ces points, mais aussi à une vraie ouverture du SPD. Depuis septembre, la direction promet la fin du « weiter so », mais le renouvellement s’est limité par échanger au sein de la même aile du SPD les têtes, et non les idées ou les méthodes. Car le conseil national a démontré la rupture de représentativité de la direction nationale, et le clivage entre la jeunesse du parti et les cadres vieillissants, obéissants. La confiance a disparu.

Je reste persuadé que cette coalition n’a pas d’avenir. Les deux coalitionnaires sont trop affaiblis et dans un état déplorable pour qu’ils gouvernent ensemble 3 ans et demi. Si la GroKo démarre, elle n’ira pas au bout.

 

22 janv. 2018 à 08:09

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/en-2017-le-monde-a-connu-un-boom-des-milliardaires-revele-l-ong-oxfam_2573933.html

 

22 janv. 2018 à 07:43

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Avec Le Foll, le PS sera l’auxiliaire d’un pouvoir qui, avec 315 députés, a déjà une majorité absolue, et n’a donc pas besoin d’auxiliaire. Il désigne comme adversaires les oppositions de droite et de gauche, et exclue son parti d’une alliance à gauche. Sincèrement, à quoi sert dans ce cas le PS? A rien.

Si Le Foll gagne, il faudra aider ce parti à mourir pour de bon.

 

22 janv. 2018 à 07:38

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

21 janv. 2018 à 21:17

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://mobile.twitter.com/BBCNews/status/955019112031244288?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.marianne.net%2Fpolitique%2Fvideo-pour-macron-les-francais-auraient-probablement-choisi-de-quitter-l-union-europeenne

La boulette qui révèle l’inconscient….

 

21 janv. 2018 à 20:39

Mathias Weidenberg a donné son avis sur Le Vent Se Lève –

 

21 janv. 2018 à 20:00

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les délégués ont donc voté. 600 délégués, 45 membres de la direction nationale , 642 votants. Score 57% pour l’engagement de négociations de contrat de coalition avec la droite, sous condition d’obtenir en plus trois points ajoutés ce matin à la motion de la direction par le président du spd de Hesse en compromis avec celui de NRW. Ce sont donc 40 membres de la direction et 321 délégués pour contre 275 délégués et 5 membres de la direction. La question de la représentativité de cette direction se pose déjà. J’espère que les équipes de négociations vont respecter un ratio 60-40 entre pro et critiques de la GroKo, pour bien mettre la droite sous pression.

Mais je souhaiterai surtout revenir sur un point. A de nombreuses reprises, les pro GroKo ont appelés au « sens des responsabilités » (Weil, président d’une GroKo en Basse-Saxe) et « à respecter le résultat des électeurs » (Scholz) ou bien ceux ci « nous ferons un doigt d’honneur » (Nahles, très élégante). Pourtant, en 2013, l’électeur a bien voté contre Merkel. Le Bundestag avait une majorité à gauche. La responsabilité du SPD aurait dû être non de se transformer en « bons élèves » et en « porte paroles de la CDU » – deux critiques entendues aujourd’hui – mais bien d’être un partenaire malcommode, utilisant l’épée de Damoclès d’un renversement de coalition pour mettre Merkel sous pression et avoir le courage, par votes de projets, comme celui du mariage pour tous réalisé seulement deux mois avant les élections, de construire les bases pour une coalition incluant Verts et Linke. C’est cela qui réclamait du courage.

« Mut » et « Verantwortung », les deux mots les plus galvaudés de ce dimanche, dissimulent mal la pauvreté doctrinale et tactique d’une direction du SPD capable seulement d’imaginer « accompagner ces conservateurs pour empêcher le pire (Nahles) », de participer à la construction de cette société inégalitaire au nom d’en amoindrir les effets.

Mais les 43% de non à la compromission avec la droite viennent des forces vives du spd, des plus jeunes, de ceux capables de porter le renouvellement de la gauche. Il se pose à ces forces vives les mêmes questions qu’aux militants des Linke venus applaudir Wagenknecht à Berlin la semaine dernière, jugeant les clivages de la réunification et ceux de 2003-2005 dépassés. Est ce que ces deux partis, SPD et Linke, sont encore des instruments adéquats ou bien faut il créer un nouveau forum, dépassant ces deux partis et leur histoire ? A presqu’un siècle de l’assassinat de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht, dans l’année du bicentenaire de Karl Marx, il est peut être temps de mettre fin à gauche enfin au XXeme siècle.

 

21 janv. 2018 à 19:58

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

21 janv. 2018 à 19:34

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
C’est donc pour GroKo à moins de 60%.

 

21 janv. 2018 à 16:31

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Résultat 645 votants présents 642 Pour GroKo 360 Contre GroKo 281 Abstention/nppv. 1

 

21 janv. 2018 à 16:30

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ça compte.

 

21 janv. 2018 à 16:19

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
600 délégués, 45 membres de droit, 45% féminins, le Bundesparteitag est donc statutairement habilité à voter. Schulz conclue les débats et appelle donc à être conscient que toute l’Europe « nous regarde ». Il est fier du débat – qui fut de qualité. (Je suis d’accord, même si mes résumés sont de parti pris). Il remercie tout le monde. Il remercie les deux fédérations qui ont proposé une motion de compromis. Il prends comme acquis qu’il y aura des négociations. Il appelle de nouveau à recevoir un mandat de négociation.

 

21 janv. 2018 à 16:15

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
thorsten Schäfer-Gümbel, qui s’est abstenu sur l’accord en direction nationale, a proposé un texte critique mais ouvrant la voie à une négociation de GroKo, en voulant introduire trois points indispensables pour un accord. Il souhaite donc des négociations de Coalition conditionnelles à ces points. Pour lui, l’intervention de Luisa Boos était décisive. Il est pour cela pour voter pour.

Le,vote va avoir lieu après.

 

21 janv. 2018 à 16:08

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Finalement, les pro GroKo pensent que la responsabilité en politique c’est d’être toujours au pouvoir, quel que soit l’allié, quel que soit les compromis, pour amoindrir le risque de gouvernement libéral. Les pro GroKo sont incapables de penser devenir majoritaire… Les anti GroKo sont les plus jeunes, les mois intégrés dans l’appareil. Ils peuvent investir trois ans d’opposition avec l’ambition de reconstruire un Spd majoritaire, pour une vraie alternative.

Sincèrement, dans six mois, il y aura une nouvelle scission. J’espère sincèrement qu’un nouveau mouvement va se mettre en place à gauche dépassant les trois partis existants.

 

21 janv. 2018 à 16:04

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le vote aura lieu dans dix minutes.

 

21 janv. 2018 à 15:51

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Une dame explique que puisque les ouvriers disparaissent, il faut s’adresser au « citoyen bourgeois » (Bürger)…. et donc voter à la GroKo.

 

21 janv. 2018 à 15:51

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Il y a deux ruptures de confiance avouées: 1. Le comportement de la droite ne permet pas d’avoir confiance dans la coalition future. 2. La base a perdu confiance dans la direction du Spd qui depuis le 24 septembre n’a jamais été capable de tenir une ligne politique.

Heiko Maas affirme que le Bundestag étant majoritairement à droite, il est essentiel que le spd gouverne avec la droite. C’est drôle, car en 2013 le Bundestag avait une majorité de gauche, et ce fut quand même un gouvernement avec la droite. Il est ridicule.

 

21 janv. 2018 à 15:40

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le président de la DGB , la centrale syndicale allemande, Rainer HOFFMANN. Il reconnaît la diversité des points de vue au sein du syndicat, avant de déclarer que cet accord de GroKo est beaucoup plus social que n’importe lequel accord de Jamaïque. Puis il cite comme argument principal le rétablissement du financement paritaire de la sécurité sociale, rétablissement parce que .. le spd de Schröder avait supprimé la part patronale en 2005…

Il appelle à la confiance. Il a compris enfin que le débat n’est pas sur le contenu de l’accord mais sur l’absence de confiance entre base et direction. Il affirme que la DGB a bien plus confiance aujourd’hui que il y a quelques années grâce à cet accord provisoire. Bref, il voit que si le spd gouverne il y aura moins de dégâts dans le droit social. Il appelle à combattre l’esprit du néolibéralisme, ce qui choque une partie de la direction du spd. Il reconnaît que le chapitre europe permettra de mettre fin à l’intergouvernemental merkellien. C’est pour lui le grand argument : l’Europe. Et, comme tous les lapins aveugles allemands, fait le pari du loup Macron….

 

21 janv. 2018 à 15:24

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Notons qu’il y a quand même plus de débat sur le fond entre les deux camps au Spd que dans les 20 derniers conseil nationaux du PS ensemble. Au moins, les uns et les autres se répondent, au lieu de faire des discours parallèles sans discussion…

 

21 janv. 2018 à 15:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ralf Stegner, l’un des jaunes de l’aile gauche… Alors que le chapitre sur les réfugiés a été violemment critique, il critique violemment les critiques, car c’était lui le négociateur. Il affirme, par un tour rhétorique paradoxal que le spd doit se définir par lui même avec confiance, avant d’expliquer que c’est pour empêcher les plus conservateurs de la droite de gouverner seuls qu’il faut s’allier à eux…

C’est encore une fois un appel avec beaucoup de rhétorique, mais pas de vision…

 

21 janv. 2018 à 15:05

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le débat du Bundesparteitag montre de plus en plus aussi un clivage sur la ligne politique et la stratégie.

 

21 janv. 2018 à 14:58

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Andrea Nahles maintenant, présidente du groupe SPD. Elle critique les critiques de ne pas avoir de vision pour ce que pourrait être un SPD « plus grand ». Andrea Nahles a comme réponse un point de l’accord de coalition et défends le fait de progresser par petits pas pour les gens simples. Elle explique qu’un accord de coalition ne peut pas tout obtenir avec la droite. Elle fait un discours passionné et réussit à emporter un peu d’applaudissements. Elle fait aussi la critique des erreurs … de communication sur l’excellence du bilan précédent. Puis elle explique que toute la,social-démocratie européenne est en crise, peu importe si dans l’opposition ou au gouvernement avant de faire un virage rhétorique sur la droite allemande. Elle sait construire un discours réchauffant la salle, mais il n’y a aucun contenu.

Et le cataclysme, bien sûr, c’est de nouvelles élections. Et dit « ils nous feront un doigt, les électeurs » et traite de « stupide » de vouloir construire une majorité autour du spd….

Elle crie qu’elle veut « négocier durement, absolument ». Elle obtiens des bravo.

Mais en réalité, elle polarise. Elle conduit plutôt le parti à d’éventuelles scissions. C’est un discours peut-être suffisant pour emporter le Bundesparteitag et suicidaire pour le parti.

 

21 janv. 2018 à 14:45

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Un représentant de Mecklenburg-Vorpommern rappelle où la succession de GroKo amèna un pays voisin : à la coalition de la droite et de l’extrême-droite. Il parle de l’Autriche. Les visages de la direction du spd, et l’ambiance, démontrent à quel point ce Bundesparteitag est divisé entre des voix venus de la base et une direction qui s’est tellement éloignée dans sa composition de la diversite sociologique et politique du parti qu’elle ne le représente plus. Sincèrement, quel que soit le résultat, le SPD n’est pas dans un état tel qu’il puisse participer à un gouvernement…

 

21 janv. 2018 à 14:25

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le maire de Hambourg fait d’abord du paternalisme pour réduire le discours des Jusos. Lui je n’ai ni estime ni respect. Scholz (et oui, le spd a un Schulz et un Scholz) fonde par des avancées sociales de l’accord provisoire le fait d’aller à une GroKo. C’est net aussi dans l’argumentation : les uns disent « on a jamais réussi à mettre en place ce qu’il y a dans ces contrats, on a pas confiance ni dans le renouvellement au gouvernement ni surtout dans la cdu csu » et ceux qui disent « le texte est bon, et faites nous confiance, on sera meilleur cette fois. »

 

21 janv. 2018 à 13:53

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Au tour de Luisa Boss, là aussi une militante que j’estime beaucoup. Elle parle avec beaucoup d’émotions de la situation des réfugiés, parlant de sa propre expérience au moment de la guerre en Yougoslavie. Elle a choisi son angle : la CSU refuse le regroupement familial, au nom de la concurrence avec l’AfD, CSU qu’elle désigne comme « hypocrites catholiques du dimanche si éloignés de toutes les valeurs chrétiennes ».

Pour elle, c’est au nom de ce point là qu’il faut aller dans la coalition, pour défendre les réfugiés.

 

21 janv. 2018 à 13:47

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le président de la région de Basse Saxe fait un plaidoyer autour de la notion de « responsabilité » c’est à dire le mortel « avec nous, ce sera mieux que si c’est pire. » C’est la ligne qui a fait du PS ce qu’il est devenu, un nain.

 

21 janv. 2018 à 13:40

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Hilde Mattheis parle maintenant, une femme pour qui j’ai beaucoup de respect et d’amitié. Lorsqu’elle devint présidente de l’association de l’aile gauche, battant Andrea Nahles, elle fut « punie » en étant exclue de la direction nationale au Bundesparteitag suivant. Voilà comment, peu à peu, cette direction est devenue unicolore, et est actuellement complètement déconnectée.

Elle souligne tous les échecs programmatiques tant dans l’exercice du pouvoir que dans l’accord provisoire. Elle n’a pas du tout confiance que cela n’irait pas « weiter so » et donc refus de la GroKo.

 

21 janv. 2018 à 13:38

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le débat GroKo no GroKo au Bundesparteitag du SPD à Bonn démontre un autre clivage : les forces potentielles pour un renouvellement de ce parti ne sont pas pour la GroKo, mais l’appareil, lui, fait la tête de ceux qui vont voter pour par obéissance machinelle en se sachant sans soutien réel…

 

21 janv. 2018 à 13:32

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Un Saxon réduit le choix à une question de loyauté à Schulz dont il chante les louanges. Et oui, la bobinette est toujours le meilleur argument des courtisans pour éviter les débats sur le fond.

 

21 janv. 2018 à 13:27

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le public est très majoritairement no GroKo. Le divorce entre la direction et finalement la base est particulièrement sensible en écoutant Kevin Kühnert, le président des Jusos et principal tête pensante de l’opposition à la GroKo. Il a fait un excellent discours.

 

21 janv. 2018 à 13:21

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
« Mut zu Nein zu Weiterso! »

 

21 janv. 2018 à 13:02

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Une oratrice anti GroKo réponds à Schulz qui se réclamait du soutien de Tsipras « et on ira gouverner avec ceux qui s’allient et copient Orbán ? »

Orbán était l’invité d’honneur de la CSU début janvier.

 

21 janv. 2018 à 13:02

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Suite aux critiques des opposants à la GroKo, la motion présentée au vote pour lancer les négociations reconnaît que l’accord exploratoire est … « insuffisant » et liste une série de nouvelles demandes.

Or la droite a toujours refusée l’idée même d’ajouter des points absents de l’accord initial.

 

21 janv. 2018 à 13:00

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
J’écoute en ce moment le discours de Schulz au Bundesparteitag du SPD. Pour lui, le choix est entre une coalition, ou des élections anticipées, et juge de telles élections comme inacceptables pour le Spd. Applaudissements modérés. Il affirme que le spd peut se renouveler en gouvernant, affirme que ce processus a lieu en ce moment, avant d’aligner les phrases habituelles dans ce contexte (territoire, réseaux sociaux, gnagnagna). Il commence ensuite à défendre les valeurs sur lesquelles ce renouvellement doit avoir lieu. Il n’a pas parlé de capitalisme ni d’ordre social. Mais bien sûr de réfugiés et d’Europe. Quand les applaudissent démarrent, la moitié de la salle n’applaudit pas de manière démonstrative… Il promet que le gouvernement ne doit pas dicter au parti la politique, mais que le parti doit imposer la politique à ses représentants au gouvernement. Voilà une belle promesse vide de sens, après 14 ans de Seeheimer qui ont fait le contraire, et jette une lumière amère sur les débats du quinquennat Hollande…

Schulz estime que le nouveau gouvernement doit être paritaire homme femme, ce qui est absolument accessoire dans l’ampleur des enjeux politiques, mais permet d’éviter de parler d’ordre social.

Il fait beaucoup d’appel à ce que ce gouvernement doit être, comment il doit travailler, et affirme que si ces structures ne sont pas acceptées (oui ilmparle de méthode, pas de contenu) le Spd refuserait la coalition. Il annonce que la coalition sera évaluée après deux ans, ce qui est en contradiction complète avec l’un des accords soumis aujourd’hui au vote.

Bref, il fait un discours de la méthode pour faire oublier le contenu.

Il revient sur les échecs de la coalition précédente, où tant de points obtenus par le spd dans le contrat de 2013 n’ont pas été appliqués. Il affirme que le,Spd ne tolérera plus ce genre de rupture de confiance de la cdu. « On ne peut plus gouverner comme ça » le degagisme en Allemagne passant par le refus du « weiter so ». Mais veut le même gouvernement que les précédentes années.

Avec un cynisme inouï, Schulz se réclame de … Tsipras pour justifier que le chapitre Europe de l’accord serait à lui seul suffisant pour accepter la GroKo. Les applaudissements restent ceux d’une grosse moitié, mais pas plus.

Schulz demande la confiance. Il lie donc son rôle et ce vote. Il fait un argument d’autorité avec le poids de la direction qui est pour. Il affirme que jamais on a eu plus besoin de politique social-démocrate qu’aujourd’hui mais je ne comprends toujours pas pourquoi cela doit se faire avec Dobrindt ou Altmaier…

Fin du discours, applaudissements modérés mais pas enthousiasme, ce que souligne le journaliste de Phœnix.

La première salve d’applaudissements aura eu lieu seulement page 43 des 60 pages, lorsqu’il parla de combattre l’extrême-droite.

 

21 janv. 2018 à 12:55

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Pendant que la Bourgeoisie heureuse et satisfaite de sa propre morale célèbre l’enfant prodige, celui-ci, tel Herode, dissimule son peuple à sa vue.

 

21 janv. 2018 à 12:12

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Ce qui est drôle, avec la macromania internationale, c’est qu’un certain nombre de récits idéologiques construits en Allemagne essentiellement pour justifier l’ordre social intérieur et désigner d’autres nations comme bouc émissaire ne fonctionnent plus. Alors, de nouveaux récits se construisent. Tous ces récits sont en réalité des fictions idéologiques suivant des effets de mode. On va revenir sur ces différents récits plus tard. Mais c’est ainsi: l’Allemagne merkellienne, si forte encore il y a six mois, dont les observateurs français chantaient le 25 septembre avec leur stupidité satisfaite le nouveau triomphe électoral, est en Janvier has been. Toujours sans gouvernement, le destin de Merkel suspendu au vote de 600 délégués et 45 élus de la direction nationale du SPD, l’Allemagne du retard d’investissement, de la crise démographique, de l’égoïsme européen, de l’angoisse face aux réfugiés et de la renaissance de son extrême-droite laisse la place à une France dont on redécouvre l’extrême productivité, le dynamisme démographique, la qualité des infrastructures, et même, l’effet stabilisateur d’un État fort et centralisé. Les journalistes allemands s’interrogent sérieusement : « Peut-être bien que ce n’est pas la France l’homme malade de l’Europe ».

Cet effet de récit est sans grand fondement réel. On joue avec des images pour structurer des contenus idéologiques dont le principal mérite est de ne pas remettre en cause l’ordre social et économique.

Mais il est d’une ironie amère de voir ainsi les libéraux, inquiétés d’un conservatisme nationaliste pouvant fermer les frontières aux lois du marché, car le débat n’est que celui-là, libre échange et financiarisation contre protectionisme et politique monétaire de rente, sauter du « modèle allemand » au « modèle français » avec l’agilité de puces quittant un berger allemand exsangue pour un bouledogue français en pleine vigueur. Aujourd’hui, c’est un article dans Die Zeit, annonçant Macron superstar à Davos.

Rien de tout cela n’améliorera la vie des 50% des français et des allemands modestes, mais c’est le genre de débat dont raffole la bourgeoisie heureuse.

 

21 janv. 2018 à 12:07

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Deux lectures symboliques de cette journée s’affrontaient déjà dans les actes mêmes des acteurs, conscients de jouer une pièce pour la postérité.

 

21 janv. 2018 à 10:00

 

 

Aujourd’hui, il y a 225 ans, un chef d’Etat reconnu traître à la Nation, correspondant avec les armées étrangères attaquant le pays, était soumis à la sentence de l’époque.

Évidemment, je ne souhaite pas à Martin Schulz le même destin que Capet, mais aux délégués du Bundesparteitag du SPD le même courage que ces femmes et hommes qui firent la Grande Révolution, sans laquelle il n’y aurait pas de démocratie en Europe aujourd’hui.

 

21 janv. 2018 à 09:31

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
La guerre, compagne inséparable de l’ordre social. La Turquie lance une offensive générale en Syrie contre les adversaires les plus déterminés de Daesh, les kurdes syriens.

 

20 janv. 2018 à 23:31

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Vu les noms des intervenants que j’estime très hautement, vais suivre ce débat, tout en analysant ce qui se sera dit et voté à Cologne au SPD.

 

20 janv. 2018 à 22:04

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://spon.de/ae9qq

De mon alter ego: Si demain les délégués du SPD disent non à la coalition avec la droite, ou si le résultat est si serré que la confiance dans le SPD comme partenaire est douteuse, il n’y aura pas automatiquement de nouvelles élections.

En effet, le gouvernement Merkel actuel est « d’affaire courante ». Il n’est pas considéré comme investi et ne peut donc pas être renversé par un vote de défiance. La procédure constitutionnelle voit l’obligation pour le ou la candidate choisie par le président de la République d’obtenir un vote de majorité à trois reprises, à la troisième suffit la majorité simple plutôt que la majorité absolue- l’abstention d’un groupe politique entraînerait cette majorité simple. Le SPD peut donc obliger à un gouvernement de minorité Merkel en votant pour ou en s’abstenant au troisième scrutin. Pour la droite, la seule manière de l’empêcher serait de voter à chaque fois contre Merkel, en comptant sur l’AfD pour aussi voter contre. Notons que ces trois scrutins devant le Bundestag doivent s’étaler sur 14 jours. Des élections anticipées ne pourraient des lors avoir lieu avant 75 jours à partir de lundi, soit pas avant le dimanche 29 avril. Coralie Delaume j’avais dit que ça allait durer cette histoire.

 

20 janv. 2018 à 19:27

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Mon statut précédant sur le bal des bobinettes qui a rouvert au PS a pu paraître violent.

Voilà son fondement idéologique: 1. Depuis la chute du communisme, et la transition du système économique chinois d’un marché fermé à un marché ouvert au commerce international à ses conditions, le capitalisme financier a eu besoin de s’étendre rapidement. Les crises du crédit en 1987 et 1989 avaient cependant démontré les vulnérabilités e celui-ci. 2.Les choix politiques, monétaires, faits entre 1992 et 1998 ont été déterminants dans la radicalisation des rapports économiques et sociaux. Ces choix ont été possibles en Occident par le ralliement du dernier instrument politique d’une critique sociale à un compromis « progressiste » sous l’égide de Bill Clinton. C’est le début de la fin de la social-démocratie occidentale. Elle décide de sacrifier les classes populaires pour représenter une bourgeoisie libérale capable d’optimiser les gains de la globalisation heureuse, en Europe ceux de la liberté de circulation des capitaux et des personnes (la génération Erasmus n’est pas ouvrière). 3. La contradiction profonde du ralliement au libre échange contre les réglementation nationales avec tant l’urgence écologique que l’exigence de contrôle démocratique n’a jamais été résolue qu’en repoussant l’échelon de décision un niveau plus loin. L’affaiblissement même de la conscience démocratique en résultant fut dès lors assimilé à une renaissance du populisme. 4. La libéralisation des échanges et des marchés, la politique de laissez faire monétaire et bancaire, ont accéléré les inégalités sociales en Occident. Il y a même un décrochage entre « avoir un emploi » et « avoir la sécurité matérielle » avec l’explosion d’un phénomène que l’on croyait éteint, le salariat pauvre, ce que certains il y a 150 ans qualifiaient de Lumpenproletariat. 5. En France, les premières générations immigrée d’après la guerre d’Algerie ne s’identifiaient pas forcément à leur origine. On était d’abord ouvrier, communiste, puis algérien. Les générations suivantes ont été renvoyées à leur origine comme déterminant pour effacer la conscience de classe. Cette division des classes populaires a pris deux instruments politiques, l’effondrement du vote communiste nourrissant le vote FN pendant que le PS, par l’antiracisme, inventait au début des années 90 une synthèse morale entre une certaine classe populaire et la bourgeoisie libérale à la recherche d’une rédemption pour sa prospérité. 6. Le second abandon, celui des employés et des fonctionnaires est la conséquence de l’abandon par le PS de toute ambition européenne, entérinant la vision libérale conservatrice des droites, dans la foulée du traite de Lisbonne. 7. Ces abandons successifs, théorisés par Terra Nova, ont abouti à la dissociation complète du compromis historique Jauressien, celui également que cherchait avant lui Marx ou Lasalle, entre les classes populaires et moyennes et la bourgeoisie libérale, avec l’instrument de la démocratie. 8. Le PS aujourd’hui ne représente donc plus qu’une partie de cette bourgeoisie libérale, et une classe populaire spécialisée, soit par la Géographie soit par certaines expertises, se croyant à l’abri de la violence sociale et économique radicale. Les classes populaires aspirant à l’ascension sociale et ignorante d’elles-mêmes, peut-être parce que se croyant membre de minorité visible, ont choisi, avec le gros des bourgeoisies libérales, Macron. Les classes populaires conscientes d’elle-même et du caractère désespéré de leur situation sont au FN. Certaines reviennent, par le biais de la parole populiste, à LFI.

9. Aucun des 4 candidats majoritaires du PS n’incarne un progrès dans la réflexion doctrinale où les pratiques politiques. Le Foll vit comme tous les Hollandiens dans un temps figé en 1992. Faure et Carnouvas sont des instruments de continuité d’appareils et non des renouvellements de pensée.

10. Pourtant, la gauche a besoin d’une année de confrontation d’idées et de débats. Sans exclusive. Pourquoi l’Etat social-démocrate construit dans les années d’après guerre a t’il été déconstruit par la social-démocratie européenne, abîmant l’idée démocratique, enracinant l’idée européenne dans la domination idéologique des conservateurs, ignorant la crise financière de 2008, celle européenne de 2011-2013, et repoussant la critique indispensable du capitalisme au nom d’un refus de l’idéologie alors même que le capitalisme nous entraine à la catastrophe écologique? Pourquoi cette faillite historique totale?

 

20 janv. 2018 à 11:59

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.nouvelobs.com/medias/medias-pouvoirs/20080710.OBS2328/le-groupe-bollore-acquiert-la-totalite-de-l-institut-de-sondage-csa.html

La concentration monopolistique dans des trusts, j’ai déjà entendu parler de cela, c’était quand déjà ? Ah oui, toujours, dans l’histoire contemporaine, dans les années suivant une crise financière et précédant un conflit militaire d’ampleur global.

 

20 janv. 2018 à 10:37

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
En 2013, les administrations fédérales sont restées fermées 16 jours. Rebelote en 2017.

La démocratie américaine est tout autant en crise que la démocratie européenne.

 

20 janv. 2018 à 10:08

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Que dire du bal des bobinettes au PS français, parti groupusculaire (entre 6 et 8% des voix aux présidentielles et législatives, en ligne avec les 13% des Européennes) et divisé (une trentaine de députés, c’est pas beaucoup, mais leur président de groupe, un certain Faure, est quand même incapable de définir une position commune sur les votes importants, tel que le vote de confiance au gouvernement qui réduit les APL et supprime l’ISF). Il y a pas beaucoup de fond, et d’ailleurs, la préparation de la campagne singe les congrès des années fastes : – un collectif autoproclamé d’élus des territoires sans aucune cohérence idéologique ni grand chose à dire rappelle l’importance de leur donner des gages clientélistes dans un appel à proxénète. – ceux qui pensent que la « majorité » dans un vote est un acquis se divisent en têtes interchangeables, aux positionnements dans le précédent quinquennat si peu différents que les hurlements sont nécessaires pour faire croire à des différences. Olivier Le Foll, Éric Faure, Delphine Carnouvas, Stéphane Batho tentent par des « coups » à occuper des espaces vides de sens. – Martine Aubry choisit le candidat majoritaire le plus tiède possible. Sous sa direction éclairée dans ce quinquennat, le PS a perdu dans sa région tous ses élus régionaux et tous ses parlementaires. Elle comprends donc la valeur des territoires par le coût de leur perte. – le collectif des territoires se rallie sans surprise au mieux disant après des enchères privées. – La figure obligée de « la re fondation totale », du « droit d’inventaire » rappelle qu’un congrès oblige à se souvenir que le PS fut porteur de l’histoire du socialisme français, et que cette histoire n’est pas celle du libéralisme bourgeois. Or, ces candidats interchangeables défendent dans leurs actes et programmes les intérêts de la bourgeoisie heureuse des décilles 60-80 et ne peut envisager d’alliance avec les décilles populaires, ayant abandonné toute référence à une compréhension sociale du monde contemporain, ainsi que ceux d’un reliquat de fonctionnaires. – les journalistes habitués à suivre le ps, comme d’habitude, font abstraction du candidat portant une parole idéologique, et ne jouant pas le jeu des bobinettes. C’est que parler de cette candidature, c’est parler de fond. En plus, lui est cultivé et structuré, et cohérent. – pendant ce temps, on accumule les piles de signatures préalables comme autant d’hommages-liges des clients à leur patron, espérant des bénéfices en retour.

Ce fonctionnement est à bout. Le PS meurt d’avoir tué en son sein les grandes familles idéologiques et les instruments de leur difficile synthèse pour choisir les bobinettes et les écuries.

Alors, le Labour a connu une renaissance inespérée lorsque la base a renversé la table, et refusé enfin le jeu habituel des tièdes candidats aux profils de carrière lisses comme des anguilles et souples comme des opportunistes, pour choisir le candidat incarnant la plus grande fidélité à ses idées, rassemblant au delà de son propre enracinement idéologique sur la promesse d’être enfin cohérent et digne de son histoire.

C’est ce que je souhaite à la,famille de pensée et aux rassemblements qui ont choisi l’ami Emmanuel Maurel comme véhicule de ce combat.

Un Ps dirigé par un Le Foll, pire ministre de l’agriculture des 5 dernières années, un Olivier Faure, tourneur de veste sans courage ni dignité, un Eric Carnouvas, pire caméléon issu du Vallsisme, ne servira à rien à la gauche dans son ensemble. Ils géreront un syndic très scrupuleux de son petit pré carré, « ni Melenchon, ni Macron, ni Hamon », petite niche électorale suffisante pour nourrir quelques cadres et élus. Il faudra, à gauche, l’aider à crever.

C’est si Maurel l’emporte que le PS peut espérer jouer un rôle , certes marginal vu sa taille, dans les reconstructions idéologiques, sociologiques, et organisationnelles des gauches. Car son combat s’inscrit dans les gauches, et non dans la définition de l’espace marketing de survie de quelques cliques électorales.

 

20 janv. 2018 à 09:07

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Demain, 600 délégués du spd vont voter sur les 28 pages de l’accord cadre des dirigeants du SPD, de la CSU et CDU pour donner mandat, ou pas, à la négociation d’un contrat de coalition. Une fois ce contrat négocié, ce sont tous les militants qui voteront.

C’est faire confiance à la démocratie que de mener ce débat interne sur ces questions fondamentales, à ce moment existentiel pour ce parti. Le SPD essaie, avec difficulté, avec maladresse, de créer cette culture démocratique que ce parti a méprisé puis abandonné avec la méthode « Basta » de Schröder.

Cependant, le SPD est toujours gouverné, dominé, par les amis politiques de Schröder sur une ligne doctrinale proche du social-libéralisme des années 2003-2005. Les concessions aux leçons de ces années sont faibles, il manque au Parti une ligne claire et une vision, un principe d’interprétation des réalités contemporaines, dont nombre des effets pervers sont les enfants des politiques menées entre 2003 et 2009.

Dès lors, la démocratie est une chose formidable à une condition : comme dans les partis de l’ex Union Soviétique, il faut bien sûr que les délégués et les militants votent comme la direction le souhaite. L’hypothèse inverse n’est jamais considérée sérieusement possible. Ainsi, la direction du SPD se prive inutilement, par manque de culture démocratique, d’instruments puissants tant pour définir sa stratégie et sa tactique, que pour mettre sous pression des partenaires de coalition éventuelles. Il n’a, en 15 ans de face à face, rien appris de son adversaire. Angela Merkel n’a pas de ligne politique claire. Mais elle sait utiliser, par exemple en Europe, l’argument de la violence des débats au sein du Bundestag sur l’Europe pour tirer de ses partenaires des concessions impossibles à obtenir en retour de l’Allemagne. Si le Bundestag ne suffit pas, elle brandit la cour constitutionnelle de Karlsruhe. Tout cela n’a pas empêché 12 ans de compromis SPD-Merkel de porter une extrême-droite mourante en 2002 à 12,6% et 94 députés en 2017. Mais Merkel y a construit de grandes victoires politiques pour sa vision très nationaliste de l’Union.

Le Spd est incapable d’embrasser la démocratie entièrement et complètement. Schulz, le président du parti, explique aujourd’hui dans le Spiegel l’apocalypse que provoquerait un vote contre la GroKo des délégués. Pour lui, il est clair que de nouvelles élections suivraient avec des résultats désastreux pour le Spd. On pourrait lui répondre que depuis le 24 septembre l’hypothèse de nouvelles élections existent, et que c’est son travail, vue la déroute, d’engager un processus de renouvellement doctrinal et personnel, tout en préparant le parti à cette hypothèse. Il ajoute que le parti, absurdement, repartirai à la bataille avec un programme à peu près inchangé et avec des points identiques à ceux négociés. Ce point surtout révélé la stupéfaction stupide dans laquelle la direction du SPD est plongé depuis plusieurs années : il est incapable de concevoir un renouvellement idéologique, il est immobile, livré aux faits extérieurs, coquille sans gouvernail sur une mer déchaînée.

Pourtant, tous ces faits promettant les pires extrémités selon Schulz pourraient être autant de chances. Dans la négociation exploratoire, il apparaît que l’argument « le Bundesparteitag, les militants n’accepteront jamais sans tel ou tel point, tel l’assurance universelle » n’a jamais été employé. Connaissant l’orgueil vaniteux de Schulz, qu’il dissimule mal sous une humilité ironique rappelant la normalité du pervers narcissique François Hollande, je peux très bien m’imaginer Schulz assurant Merkel et Seehofer qu’il connaît comme pas un l’âme de son parti et « qu’il en fait son affaire ». De même, de nouvelles élections pourraient être le moyen de faire campagne sur un programme de coalition SPD+, faisant valider par les électeurs une version maximale, allant bien plus loin encore que le programme de 2017.

Mais, et c’est bien cela que révèle le niveau d’argumentation de la direction du spd depuis une semaine, c’est à dire le niveau d’un enfant de cinq ans hurlant, puis menaçant d’arrêter de respirer, puis pleurant, pour obtenir un jouet, pour cela il faudrait que des leçons aient été tirées du fiasco de septembre et un renouvellement en cours. Une cadre du Spd, Malu Dreyer, a ainsi osé affirmée « le renouvellement a eu lieu, nous avons une nouvelle présidente du groupe parlementaire (Nahles, caution de gauche de toutes les politiques droitières, une sorte d’Aubry sans le prestige des 35h) et un nouveau secrétaire général (Klingbeil, un jeune adepte des réseaux sociaux, mais sinon conservateur bon teint sur les questions économiques et sociales). »

Ainsi, quelques têtes sont changées au sein même de l’alliance qui gère le spd depuis 2003 et lui a fait perdre 50% de ses voix et de ses militants, et « le renouvellement » a eu lieu…

Un tel parti est en réalité dans un état déplorable. Il n’est pas capable de gouverner.

 

20 janv. 2018 à 07:51

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://fr.statista.com/infographie/12595/les-pays-ou-lon-travaille-le-plus/

Confirmation avec Eurostat d’un phénomène que j’avais souligné avec un diagramme tiré du Spiegel: le partage du temps de travail explique le faible chômage allemand, la contrainte de ce temps réduit explique et la pauvreté croissante, et la crise démocratique.

 

19 janv. 2018 à 20:31

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Ah le plébiscite des belles âmes françaises de l’étranger pour le Marchisme reçoit sa juste récompense de naïf abusé.

 

19 janv. 2018 à 18:59

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Évidemment, Nahles, la présidente du groupe parlementaire SPD, au bord de la panique apoplectique, est incapable depuis longtemps d’argumenter sur le fond. Elle a donc recours à l’anathème et les attaques personnelles. Ainsi pour elle il est clair qu’une critique à la position sur les Retraites de l’accord provisoire de GroKo est un « mensonge » d’un « sceptique » dont elle « n’accepte pas les arguments ». Sa cible? Le président des Jusos.

Problème : les experts sociaux interrogés confirment tous que sur le fond, les critiques de Kevin Kühnert sont plus que justifiées.

L’incapacité de mener des débats en son sein, avec échange d’arguments et respect des faits, est sans aucun doute l’un des moteurs de la décadence générale de la social-démocratie européenne, dont Nahles fut une auteure important depuis 20 ans.

 

19 janv. 2018 à 18:32

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le président du SPD prévoit un résultat catastrophique en cas de nouvelles élections, et supplie les délèguès d’accepter une GroKo. Le président de l’association anti GroKo au sein du SPD prévoit un résultat catastrophique, en dessous de 10%, si le SPD refait une Groko, en ligne avec le rythme d’effondrement des deux résultats suivants une Groko en 2009 et 2017….

En acceptant d’entrer dans des négociations exploratoires le SPD s’est manoeuvré inutilement dans une position impossible, au lieu de forcer la droite à mener un gouvernement minoritaire.

 

19 janv. 2018 à 17:10

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Bon, ce qui est vraiment bête avec cet abandon de NDDL c’est que Macron pourra pas le vendre aux chinois.

 

18 janv. 2018 à 22:34

 

Après INSA le 15 janvier, c’est au tour de Forsa de mesurer aujourd’hui, dans la foulée des débats sur l’accord exploratoire de Grande Coalition, un effondrement du SPD, à 18%. Mais si INSA voit l’AfD proche des 14%, Forsa voit les Linke en profiter également.

L’Union de Merkel reste stable à son score historiquement bas de septembre. Les Verts profitent de l’échec de la Jamaïque, le FDP continue d’en souffrir.

Après INSA le 15 janvier, c’est au tour de Forsa de mesurer aujourd’hui, dans la foulée des débats sur l’accord exploratoire de Grande Coalition, un effondrement du SPD, à 18%. Mais si INSA voit l’AfD proche des 14%, Forsa voit les Linke en profiter également.

L’Union de Merkel reste stable à son score historiquement bas de septembre. Les Verts profitent de l’échec de la Jamaïque, le FDP continue d’en souffrir.

 

18 janv. 2018 à 21:58

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://europeinsoumise.org/fr/dossiers-thematiques/politique/item/68-allemagne-impasse-au-centre-barre-a-gauche#.WmDUIMChOvQ.facebook

Toujours un plaisir que d’écrire avec @[535091453:2048:Chakaryan Bachelier Jerome]

 

https://europeinsoumise.org/fr/dossiers-thematiques/politique/item/68-allemagne-impasse-au-centre-barre-a-gauche#.WmDUIMChOvQ.facebook

 

18 janv. 2018 à 18:23

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lemonde.fr/archives/article/1980/08/12/guizot-et-la-lutte-des-classes_2798083_1819218.html

Lorsque l’on cherche des comparaisons historiques, au delà de la volonté polémique, on cite souvent, pour qualifier Macron et le gouvernement Philippe, François Guizot, ministre des affaires étrangères entre 1840 et 1847, dernier président du conseil du roi Louis-Philippe. L’historien Jean-Pierre Rioux par exemple a publié fin 2017 une petite hagiographie de Macron en filant la comparaison, tout en réhabilitant dans la presse régionale le slogan qui rendit Guizot célèbre « Enrichissez vous! » en y décelant une dimension libérale émancipatrice. La question n’est pas neutre : pendant la campagne électorale, les libéraux se sont affrontés pour reconnaître ou refuser à Macron l’héritage de Guizot – voire de Frédéric Bastiat, l’un des économistes libéraux les plus importants d’avant 1848, théoricien de l’offre et du laissez faire (Hayek n’a que modernisé une pensée datant des années 30, 1830). Ainsi, deux jeunes libéraux expliquaient dès février 2017 qu’il fallait abandonner Fillon pour Macron, le nouveau Guizot. Jacques Juillard aussi, en novembre 2017, voit dans les inspirations de Macron Guizot. Un autre, l’historien Lucien Jeaume, dans Le Monde du 13 mai 2017, expliquait voir dans Macron non pas Guizot, mais Benjamin Constant. Si la gauche, dès 2015, dénonçait avec cette comparaison la politique pour les riches, pour les libéraux c’est un compliment.

François Guizot, dont la première femme était de 14 ans son aînée, et le père, Girondin, exécuté en 1794, fut d’abord un historien, et une plume du « courant libéral ». Pendant la Restauration, il fut la tête pensante des « Doctrinaires » qui voulaient un « En même temps » monarchiste et libéral. Si ce courant de pensée devait être écrasé entre la bêtise réactionnaire des ultraroyalistes et la colère légitime du peuple, il devint la doctrine politique de la monarchie de Juillet. L’un des concurrents de Guizot, c’est Thiers, qui, plus conservateur, ne souhaite pas la libéralisation des marchés, et préfère une politique protectionniste. Parti en exil en février 1848, il a continué à écrire, revenu sous le second empire, académicien, membre de l’Institut, et mourut à 90 ans dans les premières années de la troisième République.

François Guizot est cependant aussi l’un des penseurs les plus importants pour l’histoire des idées de la gauche, et notamment pour une idée que les libéraux d’aujourd’hui partout refusent comme description du réel lorsque la gauche s’est perdue en cessant de la prendre en compte. C’est la lecture des biographies de Karl Marx à l’occasion cette année du bicentenaire de sa naissance qui permet de le rappeler.

François Guizot, l’un des premiers historiens de l’Histoire de l’Europe, publié en 1828, y décrit comme moteur de l’histoire … la lutte des classes. Marx avait alors … 10 ans. On l’a oublié, mais cette idée est née chez des historiens libéraux français. Thiers l’emploie, Tocqueville y accordait un rôle important dans l’explication de la Révolution et celle de 1848.

Karl Marx l’a toujours reconnu: c’est après la lecture de Guizot qu’il a commencé à travailler a comprendre comment la lutte des classes se manifestait, quelles conséquences elle avait.

Il serait temps pour la gauche européenne de méditer ce texte là.

C’est ce que rappelle ce petit article du Monde de … 1980 dont je reprends la citation de Guizot :

«  » L’Europe moderne est née de la lutte des diverses classes de la société. Ailleurs, cette lutte a amené des résultats bien différents : en Asie, par exemple, une classe a complètement triomphé, le régime des castes a succédé à celui des classes, et la société est tombée dans l’immobilité. Rien de tel, grâce à Dieu, n’est arrivé en Europe. Aucune des classes n’a pu vaincre ni assujettir les autres ; la lutte, au lieu de devenir un principe d’immobilité, a été une cause de progrès ; les rapports des diverses classes entre elles, la nécessité où elles se sont trouvées de se combattre et de se céder tour à tour ; la variété de leurs intérêts, de leurs passions, le besoin de se vaincre, sans pouvoir en venir à bout ; de là est sorti peut-être le plus énergique, le plus fécond principe de développement de la civilisation européenne.  » En savoir plus sur

 

http://www.lemonde.fr/archives/article/1980/08/12/guizot-et-la-lutte-des-classes_2798083_1819218.html#ewdv8YhXWxQiVMUH.99 

Http://www.lemonde.fr/archives/article/1980/08/12/guizot-et-la-lutte-des-classes_2798083_1819218.html

 

18 janv. 2018 à 08:35

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://europeinsoumise.org/fr/dossiers-thematiques/economie/item/67-les-premiers-de-cordee-se-detachent-un-probleme-economique#.WlzSkhRn4_c.facebook

 

18 janv. 2018 à 06:35

Mathias Weidenberg a donné son avis sur Europe Insoumise –

 

18 janv. 2018 à 06:34

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/quand-le-maire-supprimait-603-postes-dans-la-securite-alimentaire-5502141

Notre époque, on le sait, aime ne pas mettre les mots sur le réel, et décrire avec des mots sans réalité. L’article ci dessous en donne un exemple, avec un ministre de l’économie condamnant avec une extrême vigueur ce que la même personne, ministre de l’agriculture, avait rendu possible. Ainsi, la mode des techniciens de la gestion de l’Etat des 25 dernières années a été la mise en place de « politique d’évaluation des politiques publiques » permettant, grâce à la leçon de l’expérience, de déterminer pragmatiquement les politiques efficaces et d’abandonner celles qui le sont moins. En pratique, les évaluations adorent les preuves indirectes, et des protocoles pseudo-scientifiques empruntant aux sciences dures. A l’évaluation, on substitue peu à peu l’expérimentation. Au fur et à mesure, les politiques publiques ont parues être des prophéties auto réalisatrices. On a donc mis des mots sur des décisions censés donnés à ces décisions le sens que le contenu des décisions n’avaient pas. Ainsi, la subvention de 12 milliards aux propriétaires d’entreprises et à leurs cadres dirigeants fut baptisé « Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. » Ainsi, alors que les économistes de l’expérimentation promettaient la reconquête des marchés internationaux et la reprise de l’emploi, l’évaluation elle démontra que ces politiques n’avaient pas amélioré le commerce extérieur, ni crée d’emploi. Ce fut interprété comme une puissante raison de tripler les moyens budgétaires pour ce dispositif.

Toutes ces modes managériales de la technicité publique, apprises et théorisées dans les grands corps et les grandes écoles, ont cependant un point fondamental en commun : le contrôle, c’est dépassé. Dès qu’on parle de l’entreprise, il faut libérer les énergies des cadres réglementaires, oui, même du respect de la loi commune. Les inspecteurs du travail, c’est à dire les contrôleurs de la législation de protection des travailleurs, ont vu leurs moyens réduits, leur nombre aussi, suite à multiples réformes à sens unique. Les contrôleurs fiscaux ont vu leur nombre stagner, on leur demande d’ailleurs non de contrôler et de punir, mais de contracter à l’amiable. Les contrôleurs de la santé du travail ont été supprimé par les ordonnances. Et les contrôleurs de ce que l’on mange ont été sabré, permettant des scandales comme celui de Lactalis.

Dans le même temps, on multiplie les agences privés de contrôle des pauvres, de contrôle des tickets dans les transports, de contrôle des camps du désespoir des sans toits et des sans pays.

La substitution de l’évaluation et de l’expérimentation au contrôle, l’absence concrète de conséquences des résultats des évaluations et des expérimentations, participent d’une idéologie fondamentalement opposée à l’idée même d’un bien commun. Il s’agit au contraire de parcelliser des biens particuliers, et de prétendre que le bien commun serait le résultat d’un travail sur des micro-biens eux-mêmes définis sans liens entre eux. C’est le refus de l’idée supérieure de la République au nom d’efficacités techniciennes qui elles même ne se démontrent pas, mais qui n’en ont cure, car leur perfection technique est satisfaite par la procédure d’évaluation, par le protocole d’expérimentation, et non par leurs résultats.

Dit autrement : la raison technocratique se satisfait de la perfection de l’acte de mesurer mais n’a cure du résultat mesuré. C’est pourquoi elle soutiens avec obstination que la modernité, c’est répéter des politiques sans résultats, mais dont les outils techniques de mesure sont si excitants.

 

17 janv. 2018 à 21:29

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
En un sens, bien plus décisif que tous les aéroports du monde…

 

17 janv. 2018 à 20:49

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

17 janv. 2018 à 20:38

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’accord provisoire de GroKo ne suscite pas de grand enthousiasme à la base du SPD également parce qu’il existe un texte d’un accord provisoire pour comparer, celui de la coalition Jamaique, une alliance des électorats les plus aisés d’Allemagne (CDU-CSU, libéraux et écologistes ont des électorats gagnant en moyenne plus que la moyenne des allemands). La direction du SPD, dans son désarroi, décrit comme « réussites du SPD » des points importants que pourtant déjà cette coalition peu soucieuse de justice sociale avait approuvé. Du coup, l’empreinte du SPD sur ce projet est encore plus diffus…

 

17 janv. 2018 à 19:42

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La belle société que voilà : le très conservateur chancelier autrichien, allié à l’extrême-droite, fut reçu en grande pompe par « le rempart contre le fascisme » à l’Elysee, et est reçu aujourd’hui en grande pompe par « l’âme de l’Europe et la mère des réfugiés » à Berlin. Pendant ce temps, leurs ministres mettent en place en France et en Autriche les mêmes politiques de chasse au pauvre, de réduction des aides sociales et des impôts des plus riches, soucieux d’imiter l’Allemagne et son record de pauvreté.

Le clivage des sociétés occidentales n’est pas moral, n’est pas sociétal. Il est matériel.

Macron et Kurz sont profondément solidaires car ils représentent tous les deux une bourgeoisie heureuse voulant remplacer, comme la Grande Bretagne l’a fait pendant 30 ans de révolution libérale, la solidarité et le collectif par la compassion moralisante du puissant qui choisit ses œuvres.

Les deux propriétaires de la banque Warburg à Hambourg, l’une des plus vieilles et respectées banque d’Allemagne, ont couvert un système d’escroquerie du fisc allemand – au moins 160 millions ont été fraudés par ce système dans cette seule banque, 5 milliards dans toute l’Allemagne. Et bien, en même temps, ces deux propriétaires étaient connus pour leur générosité dans leurs dons, finançant des projets d’investissement public de leur propre argent. C’est l’exemple de la substitution de l’intérêt commun défini par la démocratie et assis sur la fiscalité juste et transparente par la privatisation de mécènes entretenant et leur image, et des clientèles. C’est, à une échelle industrielle, la corruption de la république romaine par le système de patronat. On pourrait aussi citer le président du club de football de Munich, condamné à de la prison pour plusieurs dizaines de millions de fraude fiscale, mais dont les dons aux bonnes œuvres légitimèrent de la part de ses amis riches de Bavière des appels à la clémence. Or, il s’agit bien là de corruption morale, et de grand remplacement de l’intérêt commun défini démocratiquement et financé par l’impôt par des intérêts jugés dignes d’être financés par des individus, en fonction de leur morale subjective, avec une fortune mal acquise.

La CSU de la GroKo soutiens les efforts de rédemption de Hoeness. Le spd de Hambourg, l’un des plus droitiers d’Allemagne, a couvert la fraude fiscale de la banque Warburg, faisant traîner en longueur la procédure en espérant la prescription jusqu’à ce que un procureur fédéral intervienne en dernière minute. On s’en souvient, Cahuzac était « le meilleur d’entre nous » pour l’aile politique du défunt Parti socialiste qui rejoint en masse En Marche. Macron voulait des 2014 la suppression de l’ISF alors que lui-même était engagé dans un contentieux avec sa propre administration pour refuser de payer un reliquat d’ISF qu’il devait. Il a réglé définitivement ce problème en 2017.

Alors la morale, on le comprends bien, c’est un impératif subjectif, changeant, qui s’applique avec extrême vigueur à l’adversaire politique et le concurrent économique – les gauchistes, les pauvres et les classes moyennes – mais avec extrême légèreté à soi-même.

Ils veulent une société où les riches, très riches, maîtrisent la démocratie à leur profit, et choisissent leurs bons pauvres méritant leur charité. Ils achèteront des indulgences pour leurs mauvaises consciences en donnant, en célébrant la mort des chanteurs populaires, en cherchant l’absolution de philosophes aussi corrompus qu’eux-mêmes.

C’est cela qui exige des gauches, des classes moyennes et populaires, de sortir des vieilles organisations et des anciens clivages, pour retrouver un mot d’ordre commun : le bien public, et rétablir un ordre social collectif, la République sociale.

 

17 janv. 2018 à 08:14

Mathias Weidenberg a partagé une publication.

 

16 janv. 2018 à 18:38

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.liberation.fr/france/2018/01/16/menaces-par-daech-ces-salaries-que-lafarge-a-abandonnes-en-syrie_1622870

Ce récit est effarant, et en plus de la trahison, 15 millions payés aux terroristes, il y a l’indifférence, l’arrogance, et la lâcheté.

 

http://www.liberation.fr/france/2018/01/16/menaces-par-daech-ces-salaries-que-lafarge-a-abandonnes-en-syrie_1622870

 

16 janv. 2018 à 18:35

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Conséquence d’une éventuelle GroKo: l’AfD aurait la présidence de la commission des finances au Bundestag, étant la principale force d’opposition.

 

16 janv. 2018 à 15:24

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Le vote contre la GroKo du spd Berlin est décrit comme un désastre pour Schulz par le journal Berliner Zeitung, qui envisage en cas d’échec de ces négociations l’après Merkel et l’après Schulz.

 

15 janv. 2018 à 23:52

 

Pour les amis à qui ça peut rendre service, voici le tableau des délégués par fédérations régionales qui sont appelés à voter dimanche sur la GroKo. Sachsen Anhalt, la Thüringen et Berlin ont voté en conseil régional contre, Brandenbourg pour. Le président de la Hesse s’est abstenu au vote de la direction nationale. Les Jusos, qui envoient des délégués par les fédérations régionales, font campagne contre. La présidente du SPD Bavière a fait campagne contre la direction nationale et le résultat de la négociation vendredi, avant d’annoncer vouloir convaincre la base de voter pour aujourd’hui.

Et d’après les sondages, les sympathisants sont divisés en deux camps égaux.

C’est déjà un fiasco, et il sera très difficile de maintenir l’unité du Spd, ce qui dès lors hypothèque la GroKo. La majorité ne tiens qu’à 44 députés, moins d’un tiers du groupe Spd pourrait en frondant mettre fin à tout cela…

Au moins, le débat ne semble pas confisqué par les dirigeants du parti comme ce fut le cas en France ou en Espagne

 

Julien Gannard

16 janv. 2018 à 07:07
Apparemment, NRW est à l’Allemagne ce que le Nord Pas de Calais était au PS ^^

 

Michel Magniez

16 janv. 2018 à 07:11
Question : lea délégués de Länder envoyés au congrès sont-ils obligés de voter selon la ligne décidées par les fédérations régionales (vote impératif comme les grands électeurs américains)? Ou on peut imaginer des frondeurs, dans un sens comme dans l’autre ?

 

Hélène Kohl

16 janv. 2018 à 09:53
Nope Hélène, pas de vote impératif.

 

Gabriel Richard-Molard

16 janv. 2018 à 09:58
Donc tout est possible !

 

Hélène Kohl

16 janv. 2018 à 10:07
Absolument!

 

Gabriel Richard-Molard

16 janv. 2018 à 10:13
Les délégues de NRW seraient partagés en deux camps à peu prés égaux par exemple. Le problème, c’est la crédidbilité d’une GroKo si l’accord a moins de support qu’en 2013 (80%) voire le risque à 60% de oui: 40% du groupe parlementaire SPD est suffisant pour que la GroKo n’ait pas de majorité.

 

Mathias Weidenberg

16 janv. 2018 à 16:41
Pour etre précis: il suffit de 28% de frondeurs SPD pour faire chuter une GroKo (44 députés)

 

Mathias Weidenberg

16 janv. 2018 à 16:55
Mais là vous parlez de ce qui se passe après, au Bundestag. Pour l’instant on y est pas ! Ça va être très spannend de suivre le congrès dimanche (j’y serai !)

 

Hélène Kohl

16 janv. 2018 à 17:42
Envoie des news! 🙂

 

Gabriel Richard-Molard

16 janv. 2018 à 17:48
Je serais a Berlin, donc pas au congrés- mais ce que j’évoque c’est la crédibilité du SPD si le Bundesparteitag dit oui à moins de 80%. Bien sûr que cela animera les coupeurs de tête merkellienne de la CDU/CSU à appeler de leur côté à noGroKo au nom de l’absence de Zuverlässigkeit d’un partenaire si peu convaincu…

 

Mathias Weidenberg

16 janv. 2018 à 18:37
Pour les amis à qui ça peut rendre service, voici le tableau des délégués par fédérations régionales qui sont appelés à voter dimanche sur la GroKo. Sachsen Anhalt, la Thüringen et Berlin ont voté en conseil régional contre, Brandenbourg pour. Le président de la Hesse s’est abstenu au vote de la direction nationale. Les Jusos, qui envoient des délégués par les fédérations régionales, font campagne contre. La présidente du SPD Bavière a fait campagne contre la direction nationale et le résultat de la négociation vendredi, avant d’annoncer vouloir convaincre la base de voter pour aujourd’hui.

Et d’après les sondages, les sympathisants sont divisés en deux camps égaux.

C’est déjà un fiasco, et il sera très difficile de maintenir l’unité du Spd, ce qui dès lors hypothèque la GroKo. La majorité ne tiens qu’à 44 députés, moins d’un tiers du groupe Spd pourrait en frondant mettre fin à tout cela…

 

15 janv. 2018 à 22:54

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.slate.fr/story/156356/ps-parti-socialiste-congres-epinay-2018

 

15 janv. 2018 à 22:38

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La fédération régionale du Brandenbourg du SPD, qui envoie 10 délégués, a voté pour la GroKo.

144 délégués viennent de la fédération de Rhénanie du Nord – Westphalie. D’après le Spiegel, les délégués ont mené un débat de 2:30 où ils semblaient également répartis entre pour et contre.

Quel que soit le résultat du vote, avoir accepté d’entrer dans de telles négociations était irresponsable de la part de la direction : en exposant la division quasi parfaite du spd sur la GroKo, il en signe l’acte de décès.

 

15 janv. 2018 à 22:26

 

 

Si la petite fédération SPD régionale de Sachsen Anhalt, qui a voté contre la grande coalition à 52 délégués contre 51, ne représente que 1% des délégués nationaux convoqués ce dimanche en conseil national, la fédération de Berlin est six fois plus puissante. Et elle aussi a voté contre, à 21 voix contre 8.

Dans le même temps, les premiers sondages effectués après la publication de l’accord sont sortis : chez Forsa, le SPD reste à un niveau historiquement faible de 20%, la droite baisse un peu. Chez Insa, le SPD tombe à … 18,5%. D’après Insa, la grande coalition ne rassemblerait plus que … 50% des électeurs.

 

15 janv. 2018 à 22:01

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Quand un sénateur des finances SPD, dans la ville du très droitier Scholz, maire SPD de Hambourg, joue la montre pour laisser passer la prescription au profit d’une banque, responsable pendant 5 ans d’escroquerie fiscale pour 160 millions. Heureusement, les autorités fédérales ont obligées le sénateur à engager la procédure à la dernière minute. C’est que les deux propriétaires de la banque sont deux « généreux mécènes » ayant acheter avec des « dons généreux » une excellente image sociale, pendant que leurs employés, en asséchant le fisc, au profit de riches bourgeois, créaient les conditions budgétaires obligeant la ville à recourir pour certains projets au mécénat. Un scandale de cynisme.

 

15 janv. 2018 à 20:11

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0301121902566-linquietant-desequilibre-de-lallemagne-2143405.php#xtor=CS1-31#ZpbuvUEKLgar731I.01

Retrouver beaucoup des thèses que je présente sur l’Allemagne validées dans un article de Les Échos me rassure – pendant quelques années, j’étais bien seul à parler de la crise sociale, de la weimarisation, de la victoire programmée des courants autoritaires et xenophobes en Allemagne. Tous ces points y sont, y compris la Weimarisation !

 

15 janv. 2018 à 09:19

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301143341777-la-bulgarie-menacee-deffondrement-demographique-2144638.php

 

15 janv. 2018 à 09:13

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L’ambiance dans les deux camps de la GroKo se dégrade rapidement. Les dirigeants de la CDU et CSU du second rang ont critiqué avec des mots très durs les interrogations sur l’accord exploratoire de grande coalition, comme s’ils souhaitaient en réalité un échec. C’est d’ailleurs ce que Malu Dreyer, présidente SPD de Rhenanie-Palatinat, plutôt pour la GroKo mais également pour étendre la négociation à des points exclus par le compromis de vendredi, et Johanna Uckermann, ancienne présidente des Jusos et membre de la direction du SPD, plutôt contre la GroKo, soupçonnent toutes deux : un pan important de l’Union ne veulent pas d’une GroKo pour se débarrasser de Merkel.

Mais il y a une personne qui a parlé avec encore plus de mépris, d’arrogance, et de violence verbale des opposants à cet accord au sein du SPD que les porteurs de flingue de la droite. C’est Andrea Nahles, la présidente du groupe parlementaire SPD, autrefois égérie de l’aile gauche, convertie depuis longtemps au consensus idéologique dominant. Avec une compréhension assez étonnante du débat démocratique à l’intérieur de son parti, et plutôt typique pour la « Basta-Politik » à la Schröder, la voilà qui veut gagner l’adhésion à la GroKo en traitant les critiques d’être « d’absolue mauvaise foi », et des arguments « Je ne les accepte pas! » Sa tirade continue, et attaque bien sûr non les arguments, mais les personnes.

Vu l’ambiance au sein du SPD, à 6 jours du Conseil National qui va voter sur le premier compromis, pas sûr que cette sortie renforce le camp pro GroKo.

 

15 janv. 2018 à 09:02

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Allemagne : bilan du week-end 1. Le SPD votera t’il pour l’accord exploratoire de Grande Coalition ? Après un weekend où au SPD le scepticisme sur l’accord cadre de négociations de grande coalition est bien plus large que prévu, une fédération régionale ayant voté déjà contre, un nombre de voix importantes (le président du SPD de Hesse, un pragmatique pourtant, le maire de Berlin, plutôt aile gauche) réclament de renégocier certains points essentiels.

Et bien sûr, c’est déjà un signe de manque de confiance dans le travail des négociateurs du SPD, la plupart issus de l’aile droitière hégémonique, Seeheimer et Netzwerker.

2. La droite veut elle vraiment la GroKo? Le jeu que je décris depuis plusieurs semaines dans les droites allemandes se poursuit: alors que Merkel, très affaiblie, se tait, un trio de politiciens de droite sont bien décidés à forcer la marche vers son retrait. Dobrindt (CSU) Spahn (CDU) partagent l’analyse du chef du Fdp Lindner qu’il faut, après avoir poussé le chef de la CSU Seehofer à la préretraite, mettre fin à Merkel. Ils ont donc fait savoir que bien sûr, il n’y aura aucune renégociation, que les accords exploratoires engagent le spd, que la démocratie interne à ce parti ne les intéresse pas, et que dans de vraies négociations pour un accord complet il n’y aura aucune concession supplémentaire. Leur espoir, c’est, vu des sondages prévoyant une stabilité du bloc des droites, de forcer soit un gouvernement minoritaire sans Merkel, soit de nouvelles élections, sans Merkel.

3. « Es kann nicht so weitergehen » Ces jeux tactiques correspondent cependant également à une idée fondamentale, qu’analystes et éditorialistes partagent quel que soit la couleur politique de leurs employeurs : le résultat du 24 septembre 2017 exige de « ne pas continuer comme avant ». On s’en souvient, Merkel, après la lourde défaite de son parti (presque -9%, de 41,5 à 33%), avait déclaré dans un moment de grande candeur « sincèrement, je ne vois pas ce qu’on aurait pu faire de différent ». Et les principales critiques des observateurs, mais aussi des sceptiques au sein du SPD, c’est que l’accord provisoire de grande coalition est justement « continuer comme avant ».

Le SPD pourrait utiliser le rapport de force du faible au fort pour exiger bien plus. Il révélerait que les conflits à l’intérieur de la CDU la divise entre ceux qui veulent gouverner a tout prix, prêts à des concessions, autour de Merkel ou von der Leyen, et ceux qui veulent en premier lieu une droitisation de la CDU et mettre fin au règne de la chancellerie. Pour eux, pas de concession, pas d’accord à tout prix. La CSU bavaroise est déjà un pont plus loin, et Söder, le successeur de Seehofer à la région, compte bien gagner les élections régionales d’octobre en faisant campagne à droite toute.

Le SPD de Schulz et cependant aussi extrêmement complaisant. Lui aussi ne sait pas « quoi faire d’autre ». Après la défaite cuisante (-5%, pire score depuis 1949), le carrousel des responsables n’a abouti à aucune auto-critique ni à un renouvellement politique. L’ampleur du verrouillage idéologique des membres de l’aile droitière est à peine compensée par la montée en ligne de vrais pragmatique, plus centraux au sein du parti, et ne dissimule pas, avec un alibi qui depuis 2009 soutiens toute la vulgate neoschröderienne devenue présidente du groupe parlementaire, l’absence de l’aile gauche dans les postes de responsabilité.

4. Droite à droite, gauche immobile La droite réussit à utiliser les mois depuis septembre pour engager son renouvellement idéologique et personnel. C’est une droitisation nette. Et comme je le dis depuis plusieurs semaines : pour eux, la question n’est pas de savoir quelle coalition gouvernera, mais qui remplacera quand Merkel.

Le SPD est immobile, comme Merkel, et, dans un tel glissement de terrain politique depuis les élections, est à la dérive.

5. Impulsion de la gauche radicale ? Hier soir, Sahra Wagenknecht, responsable des Linke, a répété devant le groupe parlementaire et quelques milliers de sympathisants, en présence de Jean-Luc Melenchon, l’exigence pour la gauche de dépasser les organisations historiques qui l’ont structuré et de proposer un nouveau « Mouvement » qui ne se limiterai pas à une forme en Parti. Elle a bien sûr enrobé le tout de beaucoup de miel, soulignant, à ces débuts, le rôle central des militants et élus de Die Linke dans la création de ce futur mouvement. Elle a ainsi pu s’assurer une valse d’applaudissements. Cependant, dans la continuité de son entretien au Spiegel publié le 12 janvier, elle est restée cohérente avec son analyse: Le format politique Die Linke, constitué de l’ancien Parti communiste de l’Est et des dissidents du SPD quittant celui-ci au moment de l’agenda 2010 de Schröder entre 2003 et 2005, a certes de nouveau atteint le meilleur score de son histoire à 9,5%. Mais, ce format est limité par son histoire même, qui empêche un rassemblement plus large. Elle voit bien en Espagne, en France, en Europe de l’Est, mais aussi à l’extrême-droite allemande, ce sont des mouvements qui permettent d’agréger de nouveaux milieux, de dépasser des enjeux historiques dépassés. L’AfD aurait sans doute, comme parti lobby des rentiers anti-Euro, subsister à 5%. C’est sa transformation en un mouvement anti-Europe, identitaire, nationaliste mais sur des enjeux contemporains, libéré des querelles idéologiques des conservateurs nostalgiques du Kaiser et des nostalgiques du nazisme, associé à un agenda économique promettant aux classes populaires une amélioration matérielle par le sacrifice d’un bouc émissaire, le musulman, et le protectionisme, qui le porte à 12,6%, à 23% dans l’ancienne Allemagne de l’Est, qui le rends attractif pour des coalitions avec les ailes droites des partis conservateurs bourgeois.

Wagenknecht ne l’a pas formulé ainsi, mais son ambition est claire : dépasser l’opposition entre communistes et socialistes, entre « ceux qui avaient raison des 2003 et ceux qui se sont compromis ». Elle souhaite non plus refaire le match de la réunification, ce que Gregor Gysi ne cesse de faire, ni celui des années Schröder, ce que la direction actuelle du SPD refuse toujours d’engager car ces années-là sont au cœur des parcours biographiques de ses dirigeants actuels, mais ouvrir une perspective contemporaine.

6. Alors « un mouvement »? On le sait : on ne peux exiger d’un mouvement qu’il se crée d’en haut. Sahra a peut-être prononcé le verbe, mais la genèse politique est plus compliquée.

Cependant, elle lance un débat stratégique à gauche nécessaire, et pour une fois dépassant la Linke. L’AfD dans la version Lücke s’est constituée dans l’année précédant les Européennes de 2014 et a fait irruption en obtenant de suite des députés européens. 2018 va sans doute être une année d’accélération des cycles politiques, surtout en cas d’élections anticipées, en Allemagne. Il est essentiel que la gauche y ait sa part, ou un destin à la hongroise, à la polonaise, à l’autrichienne, est probable, et avec lui, la promesse du retour à des régimes autoritaires réprimant par tous les moyens les mouvements inspirés par la philosophie rousseauiste, par le partage des richesses, par le socialisme ou le communisme. Face à l’ampleur d’une réaction économique, sociale, culturelle inouïe depuis 2008, rendue permise par l’effondrement du consensus occidental pour une économie sociale de marché depuis 1979 et celui du communisme en 1989, et la financiarisation des rapports humains sur l’ensemble de la planète, c’est l’avenir même des idées de progrès social et de solidarité qui est en jeu.

 

15 janv. 2018 à 07:16

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://melenchon.fr/2018/01/14/lunion-europeenne-train-de-se-disloquer/

JLM dénonce le troisième fléau, après le climat et la guerre, qui peut nous détruire : la pauvreté.

Il décrit la ruine des paysages, des ponts, des hôpitaux, des routes, alors que jamais les pays n’ont été aussi riches. Jamais l’humanité n’apparaît être divisée aussi radicalement entre riches et pauvres.

« Mais la richesse est immorale quand elle est individuelle. La seule richesse qui compte, c’est celle qui se partage. »

Discours intégral en vidéo ici : (merci @[535091453:2048:Chakaryan Bachelier Jerome] pour le lien)

 

https://melenchon.fr/2018/01/14/lunion-europeenne-train-de-se-disloquer/

 

14 janv. 2018 à 16:47

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Il insiste (JLM) sur les forces de l’argent, du fmi,,de l’UE qui n’aident pas la Tunisie.

Il y a un nouveau slogan en Tunisie actuellement qu’il veut reprendre, comme sienne, non comme homme politique, mais comme être humain donne par la jeunesse populaire, qui souhaite une vie décente : « qu’est ce qu’on attends? » Est ce que vous attendez l accord de GroKo ? Non, et les deux peuples français et allemands savent qu’il y a des choses plus importantes que cet accord, c’est l’intérêt général humain. Est ce que cet accord dit quelque chose du climat? Rien. Est ce que la France s engagé à cesser de menacer toute l’Europe d’une pollution nucléaire . Non. Qu’est-ce qu’on attends? Il dénonce la politique belliqueuse dirigée contre la Russie, qu’il cite comme étant non un ennemi, mais un partenaire, et ovation sur le refus de la politique de défense européenne qui est une politique de guerre, Ovation debout

 

14 janv. 2018 à 16:44

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Jean-Luc donne donc comme concept de base le degagisme, qui va pas seulement dans la dimension politique, mais aussi par exemple le choix de la nourriture. Il salue la lutte du combat du peuple tunisien qui de nouveau entre dans la lutte. Ce Martine Vautrin Jedidi

 

14 janv. 2018 à 16:39

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Jean-Luc Melenchon rends hommage à son amitié avec Oskar Lafontaine pour « rompre avec les compromis pourris de la social-démocratie française » et souligne l’influence de l’aventure Die Linke . Sur cette base, 4 millions de voix ont été rassemblé en 2012, et en continuant d’apprendre des autres, avec de nouvelles méthodes de combat, pour aller de l’avant avec comme question « comment le peuple lui même peut devenir acteur de son histoire ». Il souligne que la France et l Europe veut apprendre aux autres, alors que c’est à l’Europe de devoir apprendre de ceux qui font les ruptures avec le libéralisme,pme. Il cite notamment la révolution tunisienne comme un modèle qui l à influence, avec le mot d’ordre « dégagez ».

 

14 janv. 2018 à 16:36

 

Traduction simultanée.
Traduction simultanée.

 

14 janv. 2018 à 16:33

 

C’est au tour de Jean-Luc . Avantage : je n’ai pas besoin de traduire.
C’est au tour de Jean-Luc . Avantage : je n’ai pas besoin de traduire.

 

14 janv. 2018 à 16:32

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Dénonciation de la compromission de la GroKo avec Erdogan.

 

14 janv. 2018 à 16:28

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Débat sur la dictature Erdogan et les menaces de mort contre les militants des Linke en Allemagne binationaux.

 

14 janv. 2018 à 16:26

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Fabio de Masi est opposé à un ministre des finances européen qui empêcherait les peuples de définir leur politiques dans l’espace du débat démocratique où ils sont souverains.

 

14 janv. 2018 à 15:59

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Sabine Zimmerman parle d’harmonisation salariale et sociale, de lutte contre la pauvreté en Europe, mais sans dire comment. Question sur la partie Europe du papier de GroKo. Matthias Höhn souligne que ce chapitre n’est pas un progrès, et est plein de « trucs » sans aucun lien avec les faits et les réalités, il y est par exemple question de solidarité, or la Grèce en 2015 n’en a rien vu. Pareil pour la question des réfugiés, ou le paragraphe en traitant est autocontradictoire. L’Europe est censée être pouvoir de paix, mais avec une politique de réarmement. Il salue la fédération du spd de Sachsen Anhalt – la où il est élu des Linke – d’avoir dit non à la GroKo.

 

14 janv. 2018 à 15:57

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Débat entre Fabio de Masi, ex député européen, et député au Bundestag, Matthias Höhn, député de Sachsen Anhalt, la députée de Saxe Sabine Zimmermann sur l’Europe fiscale. Consensus sur l’échec du traité de Lisbonne qui a dix ans. Fabio souligne que le débat n’est pas Europe ou Allemagne, mais de Justice fiscale et démocratie. Ce n’est donc pas un débat entre espace National ou européen, mais de comment garantir les règles de la démocratie. Il souligne que les paradis fiscaux de l’UE comme le Luxembourg pourront toujours mettre un veto, et qu’il faut donc ré fiscaliser dans l’espace politique où l’on peut influencer. C’est donc non une question de Europe ou état souverain, mais de lutte entre classes sociales, et de démocratie et de justice fiscale.

 

14 janv. 2018 à 15:52

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Gregor revient. C’est quand même l’un des meilleurs orateurs allemands des 30 dernières années. Il appelle la base du spd à refuser cette grande coalition, et appelle à un gouvernement minoritaire de Merkel, permettant aux oppositions de gauche de travailler ensemble et de la mettre sous pression.

Il parle de l’UE: Les grands groupes internationaux sont tellement puissants et internationaux qu’ils sont bien plus forts que n’importe lequel état-Nation. Et c’est donc la course à l’échalote de la « compétitivité » c’est à dire du dumping social et fiscal. « C’est une nouvelle contre-réaction » dit il, et cite Trump, les Pays-Bas, la Hongrie, l’Autriche, le Danemark. D’après lui cela conduit à des excès inévitables, qui excluent la majorité du monde, et conduit à la catastrophe. Il faut donc changer les conditions mêmes de la globalisation. Les 8 plus riches du monde possèdent autant que 3,6 milliards d’humains, et c’est aussi la raison pour laquelle autant de monde est en mouvement sur cette terre, guerre et capitalisme sont responsables des mouvements de réfugiés. Il estime que les Linke n’ont pas à s’engager dans le débat sur des limites d’accueil. 18 millions d’êtres humains meurent de faim chaque année, c’est aussi la conséquence des systèmes industriels agricoles. Il Ines un discours classique sur un ordre économique mondial juste.

Pour lui, l’UE est dans sa crise la plus grave. La question n’est pas de plus ou de moins d’Europe, mais de comment transformer l’Europe. Et cela doit se passer dans l’UE. (A mon avis, il surestime l’internationalisme comme méthode politique, vu l’échec de toute mobilisation internationaliste ou pan Européenne, déjà des 1914, mais bon.)

 

14 janv. 2018 à 15:40

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Merci à ce sujet (l’orthographe) pour l’attentive lecture de Chakaryan Bachelier Jerome

 

14 janv. 2018 à 15:14

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Notons que mon correcteur orthographique veut absolument imposer comme tribuns Oscar et Gregory.

 

14 janv. 2018 à 15:13

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Oskar rends hommage aussi à Jean Jaurès qui disait : «le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. » Une citation que bien des socioliberaux français persuadés de la compatibilité capitaliste de la pensée de Jaures devraient relire.

 

14 janv. 2018 à 15:12

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Oskar revient sur l’évolution à droite du spd en donnant comme exemple l’évolution du parti et de la société sur la fiscalité du patrimoine et la concentration des richesses. Gregor souligne qu’en 5 ans, d’après Oxfam, les 3,6 milliards d’humains les plus modestes ont perdu 41% de leur patrimoine, quand le nombre de riches possédant autant que ces 3,6 milliards est passé de 363 à … 8. Les deux rendent hommage à l’actualité des engagements et de la pensée de Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, assassinés il y a 99 ans pour leurs idées et leur engagement pendant la guerre de 14-18 pour la paix.

 

14 janv. 2018 à 15:09

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Oskar appelle à une coopération avec le Spd, car un Spd qui s’effondrerait encore après la GroKo à 15%, cela veut dire l’absence de perspective de résistance à l’extrême-droite depuis la gauche, et la fin de toute chance d’exercer des responsabilités. Gregor souligne que les partis européens de la GUE ne sont pas unis dans leurs objectifs quant à l’Union Européenne. Mais il souligne que la lutte contre l’extrême-droite doit venir de la GuE et que les partis démocratiques bourgeois doivent comprendre que la lutte contre l’extrême-droite doit se faire avec la gauche radicale.

 

14 janv. 2018 à 15:03

 

Les deux fondateurs historiques des Linke, Gregor Gysi et Oskar Lafontaine, à La Tribune. Oskar en profite pour saluer Jean-Luc Melenchon qui est arrivé.
Les deux fondateurs historiques des Linke, Gregor Gysi et Oskar Lafontaine, à La Tribune. Oskar en profite pour saluer Jean-Luc Melenchon qui est arrivé.

 

14 janv. 2018 à 14:58

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Dietmar Bartsch, l’un des dirigeants du groupe parlementaire des Linke, s’excuse pour avoir planifié trop petit – Les Linke ont réalisé avec 9,5% en septembre l’un de leurs meilleurs scores historiques et ont sous estime l’affluence. Et il commence par répondre, sans la nommer, à l’interview de Wagenknecht dans le Spiegel en disant qu’il n’est pas nécessaire de créer un nouveau rassemblement et que vu les nouvelles adhésions, il s’agit de s’ouvrir à des coopérations. Il souligne ensuite la renaissance de la droite réactionnaire et la bataille idéologique à mener, y compris avec les bourgeois progressistes, contre les montées des droites autoritaires, citant Trump ou Orban. Il décrit ensuite les pratiques d’influence politique d’un grand groupe industriel américain pour réguler le paysage politique des démocraties, un groupe dont j’utilise en ce moment l’un des produits. C’est donc à une critique du capitalisme contemporain que se livre Dietmar, et donc l’amène à appeler à un rapport de force politique, et un refus du dumping fiscal et social entre Nations. Il cite les rapports issus des recherches de Piketty sur l’accélération des inégalités économiques au profit des seuls 10% les plus riches. Il cite donc les 1,5 millions d’allemands dépendants des banques alimentaires pour se nourrir et fait le lien avec les stratégies d’optimisation fiscale des grands groupes, mettant fin aux politiques de redistribution.

Il parle de la « petite coalition » qui était autrefois grosse, et il a raison, la GroKo ne représentant que 55% des parlementaires. Il souligne que les « avancées » sociales étaient déjà présentes dans le contrat de 2013 et n’ont pas été mises en œuvre. Dietmar demande et appelle les délégués du SPD à refuser cet accord.

Les Linken sont pour lui l’opposition sociale. Et il annonce une opposition dure, sans concession, à une telle coalition.

 

14 janv. 2018 à 14:53

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Lorsque le réel ne passe pas avec l’idéologie, ignorons le réel et racontons des histoires.

 

14 janv. 2018 à 14:41

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Beate Klarsfeld est aussi dans la salle.

 

14 janv. 2018 à 14:33

 

Cliquer pour la vidéo :

 

Mais pourquoi ? Les folklores sans âge des réunions politiques….
Franchement il y a des moments où le sens de l’engagement m’échappe…

 

Mathias Weidenberg

14 janv. 2018 à 14:30
Le public a toujours besoin de messes…militer tout seul est trop dur !

 

Jean Levain

14 janv. 2018 à 15:32
Mais pourquoi ? Les folklores sans âge des réunions politiques….

 

14 janv. 2018 à 14:28

Vous avez identifié Francois Lallemand et Chakaryan Bachelier Jerome

 

Parmi la foule, quelques gauchiste français amusés du retard des allemands.
François, sur la photo où je me trompe? Et Mon copain, Philippe?

 

Corine Bolla-Paquet

14 janv. 2018 à 19:52
Philippe avait des obligations cet après-midi 🙂

 

Francois Lallemand

14 janv. 2018 à 20:45
Traître, le Philou…

 

Corine Bolla-Paquet

14 janv. 2018 à 22:05
😜😜

 

Corine Bolla-Paquet

15 janv. 2018 à 00:58
Parmi la foule, quelques gauchiste français amusés du retard des allemands.

 

14 janv. 2018 à 14:24

 

Les gauchistes allemands sont en retard.
Les gauchistes allemands sont en retard.

 

14 janv. 2018 à 14:21

 

Le balai des bobinettes est international… caméras sur trois têtes connues…
Le balai des bobinettes est international… caméras sur trois têtes connues…

 

14 janv. 2018 à 14:08

 

Aujourd’hui, c’est donc la rentrée du groupe parlementaire des Linken. Je l’ai évoqué hier, Sahra Wagenknecht a évoqué la nécessité de créer un nouveau parti à gauche dépassant les catégories historiques Linken et SPD, et capable de devenir majoritaire. L’invité aujourd’hui est Jean-Luc Melenchon.

La salle prévue étant déjà pleine, la queue s’est formée devant une deuxième salle pour accueillir le nombreux public.

Au lendemain de l’expression d’un scepticisme généralisé au SPD sur le papier de base de coalition avec la droite, l’hypothèse d’un espace pour un rassemblement se libérant des histoires compliquées des anciens SED ou des schröderiens semble pas si sotte.

Aujourd’hui, c’est donc la rentrée du groupe parlementaire des Linken. Je l’ai évoqué hier, Sahra Wagenknecht a évoqué la nécessité de créer un nouveau parti à gauche dépassant les catégories historiques Linken et SPD, et capable de devenir majoritaire. L’invité aujourd’hui est Jean-Luc Melenchon.

La salle prévue étant déjà pleine, la queue s’est formée devant une deuxième salle pour accueillir le nombreux public.

Au lendemain de l’expression d’un scepticisme généralisé au SPD sur le papier de base de coalition avec la droite, l’hypothèse d’un espace pour un rassemblement se libérant des histoires compliquées des anciens SED ou des schröderiens semble pas si sotte.

 

14 janv. 2018 à 13:29

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Müller, le maire de Berlin et président du Bundesrat, la chambre haute allemande, s’est déclaré très insatisfait de l’accord exploratoire de grande coalition. Il voit la nécessité de renégocier sur les points logement, migration et intégration, ainsi que sur l’assurance universelle. La fédération SPD de Hesse, dont le président Thorsten Schäfer-Gümbel est l’un des 6 membres de la direction nationale à ne pas avoir voter pour la GroKo réclame également des négociations complémentaires du papier exploratoire avant d’approuver de vraies négociations de GroKo. La fédération la plus puissante du SPD, NRW, exprime également son « scepticisme ». Si la région de Saxe-Anhalt a voté contre la GroKo, elle n’envoie que 6 délégués soit 1% du conseil national qui se réunit le 21. Mais ces autres voix là sont bien plus puissantes.

Les partisans de la GroKo vont avoir besoin de nouvelles positives le plus vite possible. Leur seule stratégie actuellement semble d’expliquer … qu’il n’y a pas d’alternative car de nouvelles élections renforceraient l’AfD.

En réalité, cette direction se rends compte que son refus de passer la main suite à sa déroute de septembre ni d’initier un renouvellement doctrinal lui a fait justement perdre la main sur le parti.

 

13 janv. 2018 à 21:55

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les élections en Bavière sont prévues pour le 14 Octobre. Donc après la fin de la fête de la bière. Les petits détails …

 

13 janv. 2018 à 21:39

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Score de justesse, 52 délégués contre, 51 pour, montrant à quel point le spd est divisé sur la grande coalition.

 

13 janv. 2018 à 18:00

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.sueddeutsche.de/politik/eil-spd-landesparteitag-in-sachsen-anhalt-gegen-grosse-koalition-1.3824261

Les délégués régionaux du congrès du SPD en Sachsen Anhalt ont voté à l‘instant CONTRE la grande coalition ! Alors que Sigmar Gabriel y avait fait le déplacement… Première région à refuser la GroKo, première région à voter également.

 

13 janv. 2018 à 17:45

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Dans la région de Saxe-Anhalt, en ancienne Allemagne de l’Est, c’est une coalition „Kenya“ qui gouverne: droite (noir) SPD (rouge) Verts (Vert). Et bien, dans cette région, il arrive déjà que des conseillers régionaux CDU votent des amendements proposés par … l‘AfD.

Aujourd’hui s‘achevait un congrès régional du SPD. Si le président a été confirmé, notons que ce n’est pas un grand enthousiaste pour la GroKo. La presse locale le classe dans les „sceptiques“ qui voteraient en trainant les pieds oui au Conseil National du 21 Janvier, en „faisant confiance au vote des militants“ pour corriger un mauvais résultat de négociation…

Tout est là: un SPD réduit à être partenaire marginal dans une coalition à trois sous la menace de l‘extrême-droite, la fraternisation de la droite et de l‘AfD, ouvrant peu à peu un scénario autrichien en Allemagne, et ce constat: l‘impossibilité de reconstruire une gauche sans casser d‘abord les organisations existantes.

 

13 janv. 2018 à 17:13

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le président du SPD des années 2009-2016, Sigmar Gabriel, était surnommé Zig-Zag Gabriel pour ses brusques virages à droite puis à gauche. Et bien Martin Schulz semble bien décider à le suivre. Après avoir „catégoriquement“ écarté toute possibilité d‘une Grande Coalition et refusé „bien évidemment“ de siéger dans un gouvernement Merkel, le voilà qui fait campagne pour une nouvelle Grande Coalition, et „n‘exclue pas“ d‘entrer au gouvernement.

Ah, que la séduction du pouvoir est forte. Et c’est bien là la seule motivation expliquant un ralliement à 34 contre 6 de la direction du SPD à ce compromis minable.

Les premiers Conseils régionaux ont actuellement lieu en Basse-Saxe, l‘ancien bastion de Schröder et Gabriel, et dans le Nord, en Schleswig-Holstein et à Hambourg. La presse souligne l‘absence totale d‘enthousiasme des délégués régionaux, dont de nombreux portent un Pins „No GroKo“, non à la grande coalition. Gabriel s’est déjà adressé aux délégués de Basse Saxe, c’est maintenant le président des Jusos – les jeunes du SPD, dont la limite monte jusqu’à 35 ans – et principal adversaire de la Grande Coalition, le berlinois Kevin Kühnert qui va s‘y exprimer.

 

13 janv. 2018 à 15:15

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.europe1.fr/societe/lactalis-44-pharmacies-ont-vendu-du-lait-contamine-3543956

La cupidité et la stupidité, deux sœurs jumelles.

 

13 janv. 2018 à 12:34

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Pas mieux. 28 Pages opiacées ne font pas une coalition.

 

13 janv. 2018 à 12:06

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.lhistoire.fr/éphéméride/jaccuse-120-ans

 

13 janv. 2018 à 11:04

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Sahra Wagenknecht, une des dirigeantes des Linken les plus connues en Allemagne, appelle à la création d’un nouveau rassemblement à gauche, à un nouveau parti, où les familles de pensée diverses issues du Spd, des Linken, des verts, de la société civile et scientifique, de l‘abstention, donnerait à la politique sociale une perspective majoritaire d’exercice des responsabilités. La recomposition est la seule chance de sortir du pat Weimarisé issu des élections de septembre 2017.

Wagenknecht et Lafontaine, couple politique et privé, constatent l‘échec des Linken à rassembler au delà de 10%, alors que les thèmes de justice sociale sont dans tous les sondages parmi les valeurs majoritaires et préoccupations prioritaires des allemands.

 

13 janv. 2018 à 10:50

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Dans la chronique de l‘échec de Hamon à la présidentielle publiée depuis la rentrée par Hanotin, le directeur de cette campagne ratée, il y a bien des exemples de la raison stupide en action. Rappelons que selon Cipolla la Stupidité n’est pas de la bêtise, et que la proportion de personnes stupides est stable dans tous les milieux, même intelligents.

Mais Hanotin donne un exemple parfait de raison stupide, en parlant de l‘ancienne ministre socialiste Marisol Touraine, et je partage donc cet épisode. Il décrit avec un belle justesse les ressorts de la raison stupide en confrontant la réalité à l‘obstinée aveuglement de la ministre.

On est au soir du premier tour, Hamon est à 6,36%, et Touraine, socialiste, membre du parti qui investit Hamon, reçoit la priorité sur Hanotin pour une place en plateau télévisé.

„Marisol Touraine décide alors de gifler tous ces militants et citoyens qui croient encore à la gauche. Elle se déclare heureuse de la victoire d’Emmanuel Macron. Elle peut enfin clamer avec le sourire ce qu’elle pense tout bas depuis de nombreuses semaines. «Vous savez dans cette élection, je n’avais pas de candidat.» «Bien sûr je m’investirai dans la campagne d’Emmanuel Macron. Dès demain, avec joie, je serai sur le terrain pour mobiliser.»

Je ne l’ai pas croisée quand j’ai pris sa place sur le plateau. Elle est partie sans même me jeter un regard. Tant mieux. Je ne suis pas sûr que j’aurais réussi à retenir ma colère.

Le plus incroyable dans cette histoire est que Benoît a passé son temps durant la campagne à saluer son action durant le quinquennat et particulièrement sa loi sur le compte pénibilité. Le candidat Macron, au contraire, a pris l’engagement solennel devant les entrepreneurs de ce pays, de le supprimer.

Comment comprendre qu’elle se réjouisse de la défaite des défenseurs de la principale loi de son bilan et loue ceux qui veulent détricoter l’action qu’elle a menée ?

Je ne vois que deux raisons à une posture aussi incohérente. Le sectarisme et un réflexe de caste. Ces deux raisons ne sont pas contradictoires. Pour ce qu’il est, député de banlieue, fils de famille modeste, ni énarque ni d’aucune grande école, comme pour la fronde qu’il a menée contre le gouvernement Valls, la victoire de Benoît aurait été insupportable pour tout une partie des dirigeants socialistes.

Le sectarisme ne conduit qu’à faire des erreurs. Le plus souvent, elles nuisent à ceux qui les subissent mais se retournent aussi parfois contre ceux qui les commettent. Politiquement, la position de Marisol Touraine était irrationnelle. Il y aura une justice quelques semaines plus tard lorsqu’elle sera sanctionnée par les électeurs de sa circonscription alors même qu’En Marche avait décidé de ne pas lui opposer de candidat.“

 

13 janv. 2018 à 10:14

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
L‘enjeu le plus compliqué de la reconstruction idéologique et politique à gauche, c’est la force de l‘orgueil dans la passion humaine.

L‘année 2017 a vu un formidable séducteur promettre en même temps une politique de droite et de gauche, tout en donnant à voir une rédemption morale, un espoir européen. Son électorat de premier tour, mais aussi par les reports de voix, par l‘acte de prendre un bulletin à son nom, et de le faire avec la sensation de lutter pour le bien contre le mal, une partie de celui du second tour, s‘identifie intimement avec Macron. Reconnaître s’être fait avoir par un bonneteau est toujours d‘abord une blessure narcissique insupportable. Combien d‘entre nous, après avoir acheté un produit inutile de faible qualité, en a quand même vanté les mérites, lorsque confronté à la stupidité de l‘achat, parfois avec la plus parfaite mauvaise foi, parfois avec la colère honteuse d‘avoir été eu.

C’est exactement cela, la difficulté pour les gauches en construction, pour se faire entendre des électeurs abusés par les mirages du Marchisme. La séduction est un phénomène terrible. Les grands séducteurs du siècle dernier ont été analysés sous toutes les coutures, il n’en reste pas moins que peu de méthodes ont été identifiées pour en lutter contre leurs effets.

Dire, avec raison, que Macron a menti sur tout, que sa politique, elle l‘est, c’est le conservatisme du capitalisme le plus froid, le moins compatissant qu‘il soit, souligner les reculs, dire, en fin de compte, à tous ces électeurs qu‘ils se sont fait avoir, que leur jugement fut une erreur, que leur vote était une faute, ne ramènera pas une voix.

Il faut bien sûr dire les choses telles qu‘elles sont.

Mais c’est la construction des analyses alternatives qui nous fera aller de l‘avant. C’est la confrontation des études scientifiques et des valeurs fondamentales, car les faits doivent rendre inconfortable l‘acte de pensée, et la décision d‘agir, c’est accepter ne pas être d‘accord sur les méthodes et les tactiques mais reconnaître la direction générale, c’est ce travail là qui permettra d‘agréger.

Car ceux qui se sont fait abusé et, c’est humain, ne le reconnaîtrons jamais, trouverons dans un discours autre, une vision fondée sur la compréhension du monde contemporain, une raison d’être fidèle à eux même en quittant le séducteur. Il y aura les départs en colère, ceux qui absoudront le séducteur- ce sont ses créatures qui l’ont dévoyées, ceux enfin qui auront le courage de voir la vérité du mensonge qu‘ils ont adoré.

La construction majoritaire ne peut se faire dans l‘absolue d‘une perfection doctrinale et électorale. Car ceux qui se pensent parfaits et peut-être le sont sont remarquablement peu.

Rappelons cela : la somme des gauches en France est tombé à un petit tiers en 2016 déjà. Avant Macron. Aucune famille de pensée ne sera majoritaire sans débat ou ouverture aux autres.

L‘année 2017 fut l‘année d‘un effondrement nécessaire.

L‘année 2018 doit être l‘année des débats de fond, des confrontations aux sciences et aux arts, des engueulades homériques et des réconciliations passionnées. Ce sera aussi une année de luttes. Car les convergences se font côte à côte.

En 2019 on s‘occupera d‘organisation, tactique, tambouille.

 

13 janv. 2018 à 09:54

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.marianne.net/politique/elections-europeennes-le-gouvernement-se-prepare-diminuer-le-temps-d-antenne-de-l

Emmanuel Macron a choisi ses inspirations de démocrates: Trump, Erdogan, Poutine. Ce n’est qu’un début… Europèennes: « C’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. « 

 

12 janv. 2018 à 22:32

 

Le „miracle de l‘emploi“ en Allemagne : Entre 1998 et 2016, alors que la population active (courbe bleue) a augmenté de 12%, le volume total d‘heures travaillées en Allemagne (courbe jaune) a légèrement … baissé. Le temps de travail réel, effectif, par emploi, a en réalité baissé de 12,2%.

Le chômage a été vaincu en Allemagne par la réduction du temps de travail. Et non par la facilitation des licenciements..

Le revers de cette Medaille, c’est que contrairement aux lois Aubry en France en 1998, qui prévoyaient 35h payées 39, c’est que cette réduction a été imposée aux salariés par le,biais de contrats à durée déterminée précaires, moins bien payés, ce qui explique la courbe que je partageais hier, entre 1995 et 2015 les 50% allemands les plus modestes ont perdu du pouvoir d‘achat, un dixième même pour les 10% Les plus pauvres.

Et la pauvreté en Allemagne, de 9% en 1995 est passée à 17% en 2016.

Ce que cela veut dire : Partage du temps de travail, revenu universel, allongement du temps de travail, allègement du code du travail, tout cela ce sont des outils.

La question fondamentale n’est pas celle des outils – et la stupidité magnifique du quinquennat précédent peut être synthétisée par l’expression très hollandienne selon laquelle faire de la politique, c’est utiliser une „boite à outil.“

Non. La question fondamentale, structurelle, celle qui sépare la droite de la gauche, c’est celle du partage des richesses collectivement produites et de la dignité avec laquelle ces richesses sont produites.

Nous vivons dans des sociétés ayant choisi de concentrer ce partage sur les 15 à 25% les plus riches, produisant dans des conditions indignes car ni respectueuses des droits humains sur l‘ensemble de la chaîne, ni respectueuse du capital naturel, ni respectueuse des simples lois morales qu‘impose la décence commune.

Tout le reste, c’est soit de la diversion, soit des conséquences du paragraphe précédent.

Maintenant ils paient les migrants 80cent de l’heure pour un emploi précaire.

 

Momo David

12 janv. 2018 à 20:25
ce qui n’a rien à voir avec ce que j’ai écrit plus haut. Qui est « ils »?

 

Mathias Weidenberg

12 janv. 2018 à 21:39
Et aussi parce que les femmes arrêtent de travailler quand elles ont des enfants.

 

Nadia Pascal Chabane

13 janv. 2018 à 22:00
Le taux de natalité baisse sur la période : il y a donc entre 1995 et 2015 plus de femmes au travail.

 

Mathias Weidenberg

13 janv. 2018 à 23:08
Dès qu’il a été question de la réduction du temps de travail minimum, et ce n’est pas pour me vanter (je ne suis qu’un citoyen qui pense comme beaucoup d’autres à la même époque, dans la même conjoncture), je me suis dit : il va y avoir du travail pour tous, le partage du travail va se faire graduellement en réduisant d’abord de seulement une heure, et comme on réduira d’autant les salaires, on peut imaginer qu’une entreprise assez grosse, si elle a des commandes en nombre et quantité suffisantes, se verra obligée d’embaucher un peu plus. C’était merveilleux. • Mais c’était avant la Toile, et personne n’avait le moyen de faire entendre sa voix ! Qu’on réalise bien comment sont faites les lois… Ceux qui prônaient un véritable PARTAGE des richesses ont perdu face à ceux qui ne voyaient que RÉDUCTION !!! Le verre, pour ne pas dire la pourriture, était dans le fruit. ► Bon ! Mais il n’est jamais trop tard pour agir. Cette idée que je défends comme toi, Mathias Weidenberg, nous pouvons l’appliquer NOW !!! Il suffit que le faux-derche de Macron disparaisse ! Aux oubliettes, très « cher » Emmanuel ! Faisons triompher HAMON, Benoît Hamon, au plus vite et place nette pour ce genre de réformes, douces et intelligentes. ► C’est l’avenir plaisant qui nous est promis, assuré, si le 21 MARS 2018 nous sortons tous dans la rue, en manifestations silencieuses, studieuses et de rencontre entre les gens de bonne volonté, pour démarrer la LIBÉRATION !

 

Michel Bonneau

14 janv. 2018 à 11:19
Trés bonne analyse

 

Yves Sieler

14 janv. 2018 à 16:14
Très Faux et Très Faux…Jamais 35h ont été payées 39. Pour rattraper ce décalage toutes les sociétés n’ont pas accordé d’augmentation de salaire en compensation de l’inflation pendant environ 3 ans voire 3 ans et demi. – 11 % environ. Certaines societes ont même tenu compte dans le calcul du délai d’attente des intérêts sur la somme avancée.

 

Serge Crocus

14 janv. 2018 à 18:37
Oui, mais quand elles ont des enfants, pas d’assistantes maternelles, peu de crèches assez chères. Bref, même si le taux de natalité est faible, beaucoup de femmes s’arrêtent des le premier enfant.

 

Nadia Pascal Chabane

14 janv. 2018 à 20:25
Oui mais d’après la courbe le nombre de personnes ayant un travail (Erwerbstätige) a augmenté et même si le pouvoir d’achat a baissé c’est moins catastrophique qu’en France.

 

Emmanuel LeBretteur Druide

16 janv. 2018 à 23:14
Non c’est pire. La France a 14% de pauvreté, l’Allemagne 17%.

 

Mathias Weidenberg

16 janv. 2018 à 23:15
11% n’ont pas accordé ou 11% ont accordé?

 

Emmanuel LeBretteur Druide

16 janv. 2018 à 23:15
Alors je ne comprends pas le diagramme.

 

Emmanuel LeBretteur Druide

16 janv. 2018 à 23:16
Le diagramme montre que le chômage a été vaincu en Allemagne en baissant le temps de travail. Mais, parce que les heures de travail en moins n’ont pas été compensées – au contraire, le salaire horaire a stagné – et la fiscalité s’est dégradé pour les 50% d’allemands les plus modestes, la fin du chômage ne signifie pas la fin de la crise sociale mais son aggravation. Le partage de la croissance est sur ces 20 ans devenu plus inégalitaire, les 30% les plus aisés ayant maintenu leur propre temps de travail, baissé leur fiscalité et augmente plus rapidement que la croissance leur pouvoir d’achat. C’est ce que disent les statistiques allemandes et européennes.

Dit plus simplement : lutter contre le chômage n’est pas une fin en soi. Car une société de plein emploi peut aussi être une société de grande pauvreté.

 

Mathias Weidenberg

17 janv. 2018 à 07:38
C’est ce qui permet de comprendre pourquoi, dans un pays à 2% de croissance annuelle, 8% du PIB d’excédent commercial et 4% de chômage le gouvernement sortant perds 13 points aux élections, et les deux partis les plus radicaux, les Linke et l’AfD, gagnent 9 points, totalisant 22% des électeurs, et la moitié du vote des classes populaires.

 

Mathias Weidenberg

17 janv. 2018 à 07:42
N’ont pas accordé d’augmentation pendant 3 ans et demi en compensation… soit moins 11 % environ- équivalent au ratio 35h/39h

 

Serge Crocus

17 janv. 2018 à 08:18
Serge Crocus la loi dans son principe général prévoyait 35 payées 39. La logique générale devait maintenir le pouvoir d’achat. Sur la période 97-2001 – c’est à dire avant la dégradation de la conjoncture suite à la crise financière de 2001 – la pauvreté baisse en France. Mais, vous avez raison, le principe de la loi fut appliqué très différemment selon les classes sociales, la bourgeoisie heureuse des cadres en sortant très largement positivement quand dans beaucoup d’entreprises les employés ont subi les effets de multiples dérogations. Les résistances à Bercy d’ailleurs sapèrent les efforts pour une seconde loi complétant la première. De plus, cela fut suivi d’une stagnation des salaires en dessous de 1,5 fois le smic pendant que, surtout après les lois Fillon, les salaires au dessus de 3 fois le smic progressaient fortement.

 

Mathias Weidenberg

17 janv. 2018 à 08:26
Merci Mathias Weidenberg, j’ai vécu ces événements et je confirme que la majorité des sociétés ont appliqué la stagnation des salaires pendant 3,5 ans… Pour ce qui est des cadres, qui n’ont pas d’horaire défini, il a été obtenus entre 9 et 11 jours de RTT, …pour les cadres supérieurs et hors cadres – je ne sais pas quoi de plus pour eux ??? Bien à vous

 

Serge Crocus

17 janv. 2018 à 08:39
Les perdants au départ ont été les bas salaires. Il a existé plusieurs SMIC. Pour les cadres cela n’a rien changé car le temps de travail n’est que rarement chronométré. La compensation s’est faite à travers des jours de congés supplémentaires. Comme pour beaucoup d’autres salariés. La mise en place a été très chaotique. C’est pour cela que la droite dès 2003 s’est empressée de jouer sur ça pour commencer le détricotage.

 

Marc Démaison

17 janv. 2018 à 10:41
En jouant sur les mots ; on peut dire 35h payées 39h, donc sans perte de salaire…vrai…mais compensée par 3,5 ans de stagnation du salaire. Soit : pas de perte de salaire, mais perte de pouvoir d’achat. D’où le tour de passe passe…

 

Serge Crocus

18 janv. 2018 à 12:25
Le „miracle de l‘emploi“ en Allemagne : Entre 1998 et 2016, alors que la population active (courbe bleue) a augmenté de 12%, le volume total d‘heures travaillées en Allemagne (courbe jaune) a légèrement … baissé. Le temps de travail réel, effectif, par emploi, a en réalité baissé de 12,2%.

Le chômage a été vaincu en Allemagne par la réduction du temps de travail. Et non par la facilitation des licenciements..

Le revers de cette Medaille, c’est que contrairement aux lois Aubry en France en 1998, qui prévoyaient 35h payées 39, c’est que cette réduction a été imposée aux salariés par le,biais de contrats à durée déterminée précaires, moins bien payés, ce qui explique la courbe que je partageais hier, entre 1995 et 2015 les 50% allemands les plus modestes ont perdu du pouvoir d‘achat, un dixième même pour les 10% Les plus pauvres.

Et la pauvreté en Allemagne, de 9% en 1995 est passée à 17% en 2016.

Ce que cela veut dire : Partage du temps de travail, revenu universel, allongement du temps de travail, allègement du code du travail, tout cela ce sont des outils.

La question fondamentale n’est pas celle des outils – et la stupidité magnifique du quinquennat précédent peut être synthétisée par l’expression très hollandienne selon laquelle faire de la politique, c’est utiliser une „boite à outil.“

Non. La question fondamentale, structurelle, celle qui sépare la droite de la gauche, c’est celle du partage des richesses collectivement produites et de la dignité avec laquelle ces richesses sont produites.

Nous vivons dans des sociétés ayant choisi de concentrer ce partage sur les 15 à 25% les plus riches, produisant dans des conditions indignes car ni respectueuses des droits humains sur l‘ensemble de la chaîne, ni respectueuse du capital naturel, ni respectueuse des simples lois morales qu‘impose la décence commune.

Tout le reste, c’est soit de la diversion, soit des conséquences du paragraphe précédent.

 

12 janv. 2018 à 08:58

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
„ça dure“ aurait twitté Ralf Stegner, vice président du SPD que certains considèrent comme plutôt à l‘aile gauche. Les gros obstacles entre CDU/CSU et SPD pour passer de négociations exploratoires à la négociation concrète d‘un contrat de gouvernement ne sont pas levés, d‘après la chaîne d‘information en continue Inforadio ce matin.

 

12 janv. 2018 à 08:04

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
D‘apres le Spiegel il y a 21 minutes, les négociations de Grande Coalition achopperaient sur la question du relèvement du taux le plus élevé d‘imposition, pour les revenus supérieurs à 60 000 euros par an (le top 15% des allemands). Les négociations pourraient être ajournées. C’est généralement un signe que ces négociations exploratoires pourraient bien échouer. Si le SPD semble avoir beaucoup de concessions déjà, il a besoin d‘un symbole clair de victoire pour obtenir un vote favorable de ses militants. Et ce rééquilibrage fiscal ne ferait que corriger légèrement 20 ans de déséquilibres. Mais voilà: c’est le cœur des financiers de la CDU qui est ici en jeu…

 

11 janv. 2018 à 22:46

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Genial. L‘ancien ministre régional berlinois, de droite (à Berlin on les appelle „Sénateurs“ mais c’est en réalité ministre de la justice pour la Région), est au cœur d‘une affaire de financement illégal de la campagne électorale.

On est loin des chefs d‘oeuvre de la droite française, alliant corruption et détournement de fonds de la part des chefs de la police, haute trahison d‘un chef d‘Etat déclenchant une guerre pour dissimuler le financement illégal de sa campagne, ou de ceux des „pragmatiques de gauche“ qui mettent à la tête des services de lutte contre la fraude fiscale un ministre fraudeur fiscal.

Mais pour l‘Allemagne, ça dépiaute.

 

11 janv. 2018 à 22:40

 

L‘image ci dessous, retraçant l’évolution du pouvoir d’achat en Allemagne par décile de revenus sur 20 ans, tirée d’un article du Spiegel de Juin 2017, est la raison pour laquelle la bourgeoisie heureuse française est si enthousiaste d‘appliquer à la France avec Macron le modèle Schröder : elle va s’en mettre plein les poches, et les classes populaires et moyennes, grandes perdantes, vont être divisées entre racistes et gauchistes pour leur empêcher toute participation au pouvoir politique. C’est pourquoi je pense depuis la fin février 2017 que le Marchisme est plus dangereux que le FN…
et au VENEZUELAAAAAA tu crois que c’est mieux ???? 😉

 

Julien Gannard

11 janv. 2018 à 23:16
mais a-t-on un diagramme équivalent pour la France ?

 

Julien Gannard

11 janv. 2018 à 23:17
En 2014, Challenges avait publié celui-ci qui montrait une stagnation ou une baisse pour les déciles les plus modestes, et une explosion des plus riches. Les années Hollande ont vu tous les déciles perdre du pouvoir d’achat entre 2012 et 2014, les riches un peu plus que les autres, expliquant un léger resserrement des inégalités au début, mais pour la mauvaise raison, et reprendre du pouvoir d’achat d’une manière inégalitaire en 2015, marginalement corrige par une augmentation de certaines aides sociales en 2016.

 

Mathias Weidenberg

13 janv. 2018 à 21:01
Celui-là agrège tous les déciles mais confirme la raison de l’impopularité abyssale de Hollande.

 

Mathias Weidenberg

13 janv. 2018 à 21:10
Que vient faire ici le Venezuela ? Mystères et boules de gomme.

 

Pierre Franchet

14 janv. 2018 à 11:52
Humour…

 

Julien Gannard

14 janv. 2018 à 14:15
L‘image ci dessous, retraçant l’évolution du pouvoir d’achat en Allemagne par décile de revenus sur 20 ans, tirée d’un article du Spiegel de Juin 2017, est la raison pour laquelle la bourgeoisie heureuse française est si enthousiaste d‘appliquer à la France avec Macron le modèle Schröder : elle va s’en mettre plein les poches, et les classes populaires et moyennes, grandes perdantes, vont être divisées entre racistes et gauchistes pour leur empêcher toute participation au pouvoir politique. C’est pourquoi je pense depuis la fin février 2017 que le Marchisme est plus dangereux que le FN…

 

11 janv. 2018 à 22:28

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/linke-oskar-lafontaine-volkspartei-vorstoss-sorgt-fuer-unruhe-a-1187264.html

Malgré l‘ampleur de la crise sociale, les Linke n‘arrivent pas à être le parti refuge des classes populaires et moyennes appauvries. L‘extrême-droite AfD a ainsi réussi à leur passer devant en seulement 5 ans d‘existence. Les Linke ont bien réussi à rétablir leur score historiquement haut de 10%, revenant au niveau de 2005. Mais c’est insuffisant pour être le premier parti d‘opposition en cas de nouvelle grande coalition, pour incarner le point de gravité d‘un renouvellement à gauche. Alors, Lafontaine regarde ce qu‘a fait Mélenchon. Et Mélenchon est l‘invite d‘honneur de la réunion de rentrée du groupe parlementaire des Linke dimanche à Berlin (j‘y assisterais et fera un compte rendu). Et les Linke s‘inquiètent. L‘invitation de Mélenchon, qui était déjà venu en 2016, fait clivage au sein des Linken. Car Mélenchon, en quittant le PS en 2008, constatant que la crise financière qui venait d‘éclater n‘avait entraîné aucune réflexion un tant soit peu sérieuse sur le capitalisme contemporain dans ce parti là, avait imité la démarche de Lafontaine en associant un ancien parti marxiste, communiste, à un nouveau parti refusant la dérive social-liberale, l‘un WASG et le PDS, regroupés avec d‘autres groupuscules au sein des Linke, l‘autre avec le PCF et le PG, regroupés avec d‘autres groupuscules dans le Front de Gauche. Le FdG a stagné à 11%. Mélenchon y a vu une impasse stratégique, et, dans le contexte de la cinquième, créer un mouvement épousant les institutions, lui donnant 20% à la présidentielle et un groupe parlementaire dès la première élection législative, sans accords électoraux avec qui que ce soit. Lafontaine et Wagenknecht sont tentés par cet appel du large. Il y a de vrais différents idéologiques au sein des Linke. La question de la tactique est également au cœur des débats. Comment récupérer l‘électorat populaire qui s’est détaché tant du SPD que de l‘aile ouvrière de la CDU et qui a rejoint l‘AfD? Comment séduire la bourgeoisie heureuse mais libérale et sociale, celle qui vit son bonheur avec mauvaise conscience? Car une majorité de transformation sociale passe toujours par cette alliance, c’est même un mouvement théorisé dès le XIXeme par un allemand connu dont Trier fêtera le bicentenaire de la naissance cette année. C’est encore très flou. La réunion s‘annonce donc très intéressante à observer.

 

11 janv. 2018 à 21:20

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Aujourd’hui, j’ai refusé la demande « d’amitié » d’un député marchiste. 1. Tous les statuts de ce profil sont publics. 2. Aucun marchiste ne peut être « un ami » puisque le marchisme est l’un des moteurs de la réaction bourgeoise nous ramenant aux années 40 – 1840 – que je dénonce ici.

 

11 janv. 2018 à 18:08

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Que de nouvelles illustrant la marche triomphale de la raison stupide ce matin.

Le gouvernement allemand de grande coalition a réussi en 2017 à finir l‘année budgétaire avec un excédent supérieur de 4,5 milliards aux prévisions. L‘essentiel de ce surplus budgétaire s‘explique par des investissements non réalisés. L‘Allemagne sous Merkel a cessé d‘investir et transféré une part de sa richesse des 40% modestes aux 15% les plus riches. C’est stupide, et les 40% les plus modestes ne font plus confiance aux partis dits raisonnables, ou ne participent plus à la démocratie en s‘abstenant. Le gouvernement qui célèbre son efficacité budgétaire a donc perdu un cinquième de ses voix entre 2013 et 2017, et cinq mois après les élections l‘Allemagne n‘a pas de gouvernement. Pour compléter ce tableau, les surplus budgétaire ne sont pas investis dans les écoles, le système de santé, les infrastructures, le réseau internet à haut débit ou la transition énergétique, mais dans un fonds de garantie pour les coûts supplémentaires dus à l‘acceuil des réfugiés, renforçant par là même la rhétorique de l‘AfD. Dans un contexte de taux bas, de désendettement, et d‘excédents commerciaux largement au dessus de toutes les limites des traités européens, la raison collective, européenne, exigerait de l‘Allemagne d‘investir massivement, et par là même, d‘augmenter ses importations et d‘accepter plus d‘inflation, permettant à ses partenaires, par cette réévaluation interne, de retrouver de la compétitivité d‘une manière collégiale. Mais les bourgeoisies heureuses veulent utiliser l‘argument de la „cagnotte fiscale“ pour réduire les dépenses sociales et les emplois publics, et réduire leurs propres impôts. Que tout cela mène à des conflits toujours plus violents avec les voisins, à la dissolution de l‘UE, à la montée de l‘AfD, et la chute de la confiance dans la démocratie n‘effleure pas ces consciences hautement sûres de leur supériorité morale.

La Grèce, après la France et l‘Allemagne, se jette aux pieds du président turc. Elle devrait lui livrer les militaires qui y avaient demandé l‘asile politique après le putsch raté de 2016. Merkel, Macron, Tsipras, même ligne politique.

Macron a parlé en Chine à la France des clichés racistes antichinois. La Chine est polluée? Il a parlé climat, pour que la France soit assurée par ses éditoriaux de sa supériorité morale. La Chine réalise des milliards d‘excédents vis à vis de la France? Il a annoncé que le chinois surpollué pourra acheter du poulet français transporté en container frigorifié sur les cargos à diesel sans filtre du trafic du libre échange, ces bateaux produisant 5% des émissions de CO2 humaines. Rappelons que le poulet est à l‘origine un oiseau … d‘Asie. Et il leur a refilé des avions, car le trafic aérien, c’est connu, nettoie le ciel des particules fines. Mais voilà, il a ainsi joué à superman. Sur la démocratie, sur les droits sociaux des travailleurs journaliers du textile ou de l‘electronique, sur une coopération pour mettre fin au ballet fiscal des grandes entreprises multipliant les sous traitance en Chine, silence. Rappelons que l‘opposition vénézuélienne a plus de droits que la chinoise… Mais c’est ainsi, la bourgeoisie heureuse définit seule les impératifs moraux, et n’est elle même pas soumise à ceux-ci.

Banques et instituts d‘investissements ont en Allemagne escroqué 5 milliards au fisc avec un système de gestion des ventes d’actions donnant droit indûment à des remboursements fiscaux. Le FDP réclame plus de contrôle de ces salauds de chômeurs.

Enfin, Trump, comme Macron, veut une loi contre les fake News. Tous les deux définissent finalement les fake News de la même manière : des discours ne leur plaisant pas.

La démocratie va très bien, l‘avenir pacifique de l‘Humanite est garanti pour nos enfants et petits enfants.

Ah, et puis je suis tombé sur la liste des candidats au poste de premier secrétaire du défunt Parti Socialiste. Les carriéristes de tout poil ont enfin réussi à éliminer ce qui faisait le cœur de la démocratie au mouvement socialiste depuis 1889: la discussion sur des textes, des notions, des analyses scientifiques. Ils ont imposé que tout se joue à la bobinette. Il y a donc 5 bobinettes interchangeables – sauf dans leurs ambitions très égoïstes – et un socialiste, le dernier, en lice. Je lui souhaite de sauver ce grand mouvement historique, dont l‘origine est chez Rousseau, et non chez l‘aristocrate chrétien monarchiste Saint Simon comme le colportait les dirigeants de ce parti à une époque, l‘impulsion politique dans la Montagne et les Jacobins de moules couleurs, la traduction dans les débats de la révolution industrielle chez Louis Blanc, l‘alliance avec la conscience démocratique chez Victor Hugo, le souvenir de la haine de classe au mur des fédérés, la structuration idéologique et organisationnelle chez Jules Guesde, la vision fraternelle et marxiste chez Jaurès, la synthèse permettant l‘accès au pouvoir chez Léon Blum. La raison stupide l‘a cependant souvent ébranlé: Millerand, les neosocialistes, Guy Mollet, Hollande et ses affidés… Maurel a choisi de continuer à se battre dans ce parti, pour le sauver de la raison stupide. Cela l‘expose forcément à des gens qui ne plaisent pas. C’est son défi : réussir à construire une alliance de bonnes volontés qui, au delà de leurs choix, reconnaissent la réalité et souhaitent, tirant les leçons de l‘echec complet du dernier exercice du pouvoir, analyser le capitalisme contemporain tel qu‘il est, les rapports de force dans leur violence et actualité, et définir, sur la base des valeurs que Valls et Carnouvas rejetaient, que Le Foll ou Faure enjambent quand ça les dérange, sans parler des compromissions indignes de Temal, de Dray le tourneur de veste, des visions et des stratégies politiques pour les réaliser. Maurel ne définira pas l‘espace du PS comme concurrent des autres forces de gauche. C’est déjà son grand avantage qu’il permettra aussi de retrouver un chemin des débats et dialogues dans une gauche politique et syndicale explosée façon puzzle. Ce n’est qu’un combat minuscule dans la gigantesque bascule du monde vers l‘obscurité. Mais toutes lumières est bonne à prendre.

La raison stupide triomphe, et ceux qui l‘affrontent de face, où qu‘ils soient, méritent un hommage et un soutien.

 

11 janv. 2018 à 08:14

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Un porte parole de la CDU berlinoise vient de passer à l’AfD.

Les passerelles ne vont pas cesser de se développer.

 

10 janv. 2018 à 20:35

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Le prix du baril de pétrole américain a retrouvé son niveau de 2014, celui du brut norvégien de 2015. Le choc de demande qui a soutenu l’économie européenne contre sa propre stupidité fut, on s’en souvient, l’effondrement du prix du baril de pétrole de 100 à 29 dollars entre 2012 et 2014, sauvant littéralement à lui tout seul l’UE de la récession inutile où les Merkoziades prolongées sous Hollande et Cameron l’avait plongé.

L’information du début de ce post sigbifie donc pour l’UE et Macron la fin d’un cycle incroyablement favorable à l’investissement public dont l’Europe et la France n’auront … rien fait. A part refiler par la consolidation budgétaire et la réduction des impôts des plus riches l’argent des pauvres aux rentiers.

 

10 janv. 2018 à 20:27

 

 

Deux sondages en Allemagne donnent la même tendance, confirmant à quel point la leçon déjà apprise dans les années 20 est valable pour les années 2000: lorsque les deux grands camps politiques cessent en démocratie de s‘affronter, en assumant leurs rôles et valeurs dans la majorité comme dans l‘opposition, l‘electorat allemand rejette ces deux camps. La CDU-CSU est en baisse dans les deux sondages à 31% Le SPD passe dans les deux sondages en dessous de 20%, à 19,5% Le FDP paye son refus de gouverner, à 9,5%, perte de 2 points Les Verts avaient déjà progressé de deux points à 11% pendant les négociations ratée de Jamaïque et se maintiennent à ce niveau.

Les Linken progressent à 11%. L‘AfD progresse à 14%. Avec les partis non représentés au Bundestag, c’est 30% des allemands qui votent pour des partis non associés au pouvoir.

Lorsque la social-démocratie refuse d‘assumer sa mission critique de l‘ordre socio-économique au pouvoir, et son rôle de protectionnistes classes populaires, celles ci s‘en détourne et choisissent l‘extreme droite. J‘annonce depuis 5 ans, sur un autre fil, la Weimarisation du Bundestag. Le résultat du vote de septembre 2017 a donné un Bundestag paralysé par la Weimarisation. Elle est la conséquence du blocage idéologique schröderien du SPD qui refusa d‘assumer son rôle en construisant entre 2013 et 2017 les conditions d‘une coalition de gauche, à l‘époque majoritaire, par refus de collaborer avec die Linken.

En 2017, deux partis sont considérés comme impropres à gouverner: Die Linken, 9,5% des électeurs, et l‘extrême-droite AfD, 12,6%.

En 2018, après que le parti le plus radical de la bourgeoisie heureuse, le libéral FDP, ait refusé une coalition bourgeoise avec son principal concurrent sur ce segment, les Verts, et les conservateurs, SPD et droite discutent d‘une nouvelle grande coalition, la formule qui a gouverné depuis 2005 8,5 des 12,5 dernières années.

La situation est bloquée. La répétition des élections ne débloquera pas celle-ci.

Alors il y a un paradoxe que peu d‘observateurs francophones ne révèlent: si l‘économie allemande paraît florissante, les Instituts relèvent leurs projections de croissance, le chômage est tombé en dessous de 4%, et le commerce extérieur enregistre de nouveaux records bien qu‘étant maintenant depuis 5 ans en infraction avec les traités européens, les allemands votent comme leurs arrières grands parents dans un contexte de crise de l‘identité nationale après la défaite et de crises économiques à répétition.

C’est que depuis 1998 un tiers de la population n‘a absolument pas profité de cette évolution. Le succès économique favorise les bourgeoisies heureuses, au revenu moyen supérieur au médian, du FDP et des Verts. Les conservateurs rassemblent les couches sociales autour du médian, et au dessus, aux gains marginaux et à la stabilité. Le SPD a perdu la bourgeoisie libérale aux Verts, celle-ci refusant le discours de partage social au profit des libertés individuelles et de la bonne conscience caritative. Le SPD a aussi perdu les classes populaires. Les 30% les plus modestes ont perdu, entre 1998 et 2018, entre 4 et 10% de pouvoir d‘achat. Alors que le SPD a gouverné 16 de ces 20 ans.

Les Linke et l‘AfD ont les électorats les plus modestes. Les perdants de la prospérité ont choisi deux partis anti-Systeme, et c’est logique.

Notons que le thème de diversion Européen, utilisé 20 ans pour détourner de la question sociale, a crée ce sentiment de crise identitaire nationale, qui explique pourquoi l‘AfD progresse plus vite que les alternatives de progrès social. De plus, les années 2012-2018 montrent que les électorats populaires ont plus d‘impact et retrouvent une participation au pouvoir en votant extrême-droite (Hongrie, Autriche, Italie, États-Unis, Brexit) qu‘en votant à gauche. La leçon de 2015 avec Syriza a été comprise : plutôt rompre avec les nationalistes qu‘avec la gauche radicale. C’est ce que l‘on voit aussi en Catalogne.

 

10 janv. 2018 à 08:16

 

Les négociations exploratoires ne se passent pas très bien entre SPD et CDU/CSU. Hier, le président CDU de Rhenanie du Nord Westphalien – Region bastion du SPD, imaginez, cette région passée à droite, c’est un peu comme si dans le Nord le PS n‘avait plus la région ni de députés du Nord, ach ja – a révélé un accord préalable de la commission de travail sur l’énergie pour baisser les critères à atteindre en réduction des émissions carbones et en protection du climat, accord qui aurait dû rester confidentiel, devant être encore approuvé par les directions des trois partis. Ce matin, c’est la politique fiscale. La CDU-CSU voudrait améliorer le quotidien des classes supérieures passées au FDP – ceux entre les 20% et les 5% Les plus riche – en relevant l‘assiette du taux d‘imposition supérieur de 55000 euros annuels à 60 000 euros annuels. Le SPD qui a très peu d‘electeurs au delà de 60 000 euros souhaiterai augmenter le taux d‘imposition supérieur de 42 à 45%, ce que la CDU CSU refusé catégoriquement, les retards d‘investissement accumulés pour construire l‘illusion d‘un budget en excédent devant financer la baisse des recettes fiscales au profit des plus riches. Évidemment, la CDU CSU parle de protéger „la classe moyenne“. Le revenu médian en Allemagne est de 36000 euros annuels bruts. 85% des allemands gagnent moins de 55000 euros annuels bruts.

Le mot „classe moyenne“ est bien ici utilisée abusivement, pour désigner en réalité les riches, les 15%.

 

9 janv. 2018 à 08:17

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://blog.mondediplo.net/2018-01-08-Macron-decodeur-en-chef

A propos de la légitimation de la censure et des compromissions d‘argent des nouveaux moralistes.

 

9 janv. 2018 à 07:53

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Les insultes passées sur Twitter du porte parole démissionnaire de En Marche ne faisaient que refléter l‘inconscient enarchique face à la contradiction, au débat, à la démocratie. S‘il démissionne, ce n’est pas pour ses injures, mais parce qu‘il a bien imprudemment révélé la violence réelle de la caste au pouvoir.

 

8 janv. 2018 à 22:55

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
J‘avais souligné il y a quelques semaines la bulle immobilière française, où le nombre de transactions immobilières est passé en 20 ans de 650 000 à 1 Million alors que le taux de la population propriétaire a elle peu augmentée. Cet article souligne que le taux d‘endettement des ménages s‘accélère plus vite que les revenus, atteignant déjà 58% du PIB, avec des signes avant coureur de surchauffe sur le modèle des crises américaine ou espagnoles des années 2007-2009.

Enfin, l‘article souligne le,grand coup de frein au nouvelles constructions de logements sociaux suite aux coupes budgétaires du nouveau pouvoir, très favorable aux rentiers immobiliers et aux banques prêteuses.

 

8 janv. 2018 à 22:22

 

Qu’il est doux et rassurant à la Raison de voir tant de bonnes raisons l‘emporter sur le chaos des faits et les mensonges des pessimistes envieux, l‘évolution des échanges commerciaux français depuis 2010 célèbrent à coups de trompettes sonores et d‘éclairs illuminants la génialité sereine des chocs de compétitivité et pactes de responsabilité des grands êtres qui nous gouvernent, Hollande et Valls, si inspirés d‘écouter le grand timonier aux fulgurantes visions, Macron, Philippe et Le Maire, si bienheureux d‘obéir à un chef aussi ferme dans la conduite de l‘Etat qu‘autrefois un roi de France dans la mêlée de Bouvines! Alors que l‘effondrement des prix du pétrole ne réduisit le déficit du commerce extérieur que d‘une paille absolument marginale de 19 milliards entre 2014 et 2016, clopinettes négligeables, toute cette évolution magnifique, voyant la reconquête des marchés, le retour au positif, et la fin de l‘appauvrissement national dans les échanges internationaux, est dû à la constance résolue d‘une politique sage et équilibrée, couronnée de triomphes indéniables !

#Triomphedelaraisonstupide

Qu’il est doux et rassurant à la Raison de voir tant de bonnes raisons l‘emporter sur le chaos des faits et les mensonges des pessimistes envieux, l‘évolution des échanges commerciaux français depuis 2010 célèbrent à coups de trompettes sonores et d‘éclairs illuminants la génialité sereine des chocs de compétitivité et pactes de responsabilité des grands êtres qui nous gouvernent, Hollande et Valls, si inspirés d‘écouter le grand timonier aux fulgurantes visions, Macron, Philippe et Le Maire, si bienheureux d‘obéir à un chef aussi ferme dans la conduite de l‘Etat qu‘autrefois un roi de France dans la mêlée de Bouvines! Alors que l‘effondrement des prix du pétrole ne réduisit le déficit du commerce extérieur que d‘une paille absolument marginale de 19 milliards entre 2014 et 2016, clopinettes négligeables, toute cette évolution magnifique, voyant la reconquête des marchés, le retour au positif, et la fin de l‘appauvrissement national dans les échanges internationaux, est dû à la constance résolue d‘une politique sage et équilibrée, couronnée de triomphes indéniables !

#Triomphedelaraisonstupide

 

8 janv. 2018 à 21:31

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://lekiosque.finances.gouv.fr/fichiers/etudes/tableaux/ee_79.pdf

Le Ceta, cet accord merveilleux avec un partenaire si essentiel au commerce européen, que dis je français, avec cette part des échanges de un peu moins de 1%, méritait bien que l‘on continue de saper le système d‘Organisations Internationales, crées dans l‘archaïsme de l‘après guerre pour régler les questions si promptes à mener à la guerre dans la communauté internationale, au profit de multiples accords bilatéraux. D‘ailleurs, l‘observation du commerce extérieur européen, et français, avec le Canada confirme, comme celui avec la Chine cité auparavant sur ce fil, la réussite merveilleuse du choc de compétitivité et du pacte de responsabilité des génies héroïques que sont Hollande et Valls, si injustement sacrifiés sur l‘autel de l‘ingratitude du peuple français, inspirés par Macron, puis de Philippe et Le Maire, commandés par Macron:

„Alors qu’avant la crise de 2009, les exportations françaises évoluaient au même rythme que les importations du Canada, depuis lors, elles décrochent (-3,4 % par an entre 2011 et 2016). Celles de l’Italie et de l’Allemagne s’accroissent respectivement de +1,8% et +0,6%, tandis que celles du Royaume-Uni reculent nettement (-6,9 %).“

Joie et Allégresse devant de tels succès incontestables ! Qu‘il est bon de promouvoir l‘amitié franco-allemande et le lien latin en laissant ainsi nos deux partenaires bouffer nos parts de marché! L‘Europe revient !

#Triomphedelaraisonstupide

 

8 janv. 2018 à 21:17

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/grosse-koalition-zu-klimaschutz-union-und-spd-wollen-ziel-2020-aufgeben-a-1186785.html

Les négociations exploratoires des conservateurs et du spd ont abouti à un premier compromis faisant avaler son chapeau à Merkel : les objectifs de protection du climat qu’elle avait défendue dans sa campagne et dans les négociations en vue d‘une coalition Jamaïque ont été revus à la baisse sous la pression des ailes „économiques“ des deux partis.

Ces explorations doivent durer jusqu’à jeudi. En cas d’ouverture de vraies négociations de contrat de gouvernement, on pense voir constituer un gouvernement légitime à .. Pâques.

 

8 janv. 2018 à 20:59

 

Ce que j‘aime beaucoup dans cette photo, c’est l’incroyable succès, permettant de reprendre du terrain, de la politique économique de choc de compétitivité et de pacte de responsabilité inspirée par Macron dès 2012, accélérée par Valls dès 2014 et approfondie par Macron depuis 2017. Voir un tel redressement de notre balance commerciale avec la Chine, dans un contexte global de reprise des investissements, de l’emploi et de la consommation, valide toutes les théories et tous les choix de Hollande, Macron, Valls, Édouard et Le Maire. Voir ainsi les faits confirmer la justesse de leur constat est un régal.

#Triomphedelaraisonstupide

Ce que j‘aime beaucoup dans cette photo, c’est l’incroyable succès, permettant de reprendre du terrain, de la politique économique de choc de compétitivité et de pacte de responsabilité inspirée par Macron dès 2012, accélérée par Valls dès 2014 et approfondie par Macron depuis 2017. Voir un tel redressement de notre balance commerciale avec la Chine, dans un contexte global de reprise des investissements, de l’emploi et de la consommation, valide toutes les théories et tous les choix de Hollande, Macron, Valls, Édouard et Le Maire. Voir ainsi les faits confirmer la justesse de leur constat est un régal.

#Triomphedelaraisonstupide

 

8 janv. 2018 à 20:40

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://www.challenges.fr/economie/social/allemagne-ce-syndicat-qui-fait-pression-sur-l-industrie-pour-passer-a-la-semaine-de-28h-de-travail_558582

Modèle allemand

 

8 janv. 2018 à 20:27

Mathias Weidenberg posted a post on Tumblr.
TumblrLa fable de l‘étang, ou parabole ludiquehttps://mathiasweidenberg.tumblr.com/post/169469622214/la-fable-de-létang-ou-parabole-ludique?og=1

 

8 janv. 2018 à 18:13

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La fable de l‘étang, ou parabole ludique

Il était autrefois un étang où ses habitants vivaient en bonne démocratie. Les grenouilles, par le nombre de têtards les plus nombreuses de la mare, les carpes et les petit fretin, nageant entre la vase obscure et le lit des nénuphars, à la surface, les castors, fiers constructeurs du barrage donnant à la mare sa profondeur, les salamandres, nomades entre plusieurs mares, et quelques hérons, assurant la bonne intelligence des espèces en empêchant chacune de trop se multiplier, pensaient leur République bien achevée. C’est alors qu‘un ancien poussin, enlevé par une tornade et emporté en d‘autres contrées, où il fut adopté par des cormorans, retrouva le chemin de sa flaque natale. Les cormorans lui avait appris, lui le héron aux longues pattes et au nez fin, l‘amour d‘une liberté sans limite, la joie de manger sans fin des sardines et des maquereaux, le bonheur passionné même de pêcher sans faim dans cette marre infinie reliant deux rives invisibles l‘une à l‘autre. „Voilà une expérience bien supérieure à celle de mes pères dans l‘etang de la Republique, et cette liberté que mon individu a goûté doit être absolument meilleure à cette médiocre communauté. Il me faut convaincre de mettre fin, au nom de cette liberté, à cette fausse égalité, qui entrave et empêche, qui réduit et aliène, bref, qui interdit à l‘individu son accomplissement de gobeur sans frein de poisson, volant sans fin au dessus de l‘eau!“

Il se trouva rapidement une majorité de hérons pour le suivre. Ses récits de repas si copieux qu‘on en oubliait même jusqu‘au souvenir de la nécessité de manger, perdu dans l‘allégresse de déguster non le poisson entier, mais seulement sa partie la plus noble, le foie, et de négliger le reste, offraient l‘espoir d‘un accomplissement transcendant la condition d‘oiseau des marais. Et puis, ces cormorans sans peur, ni complexes, mâchant en volant quelques calamars, chantant d‘un accent si entraînant, représentaient sûrement un état supérieur de la volaille !

Mais voilà, les grenouilles, le menu fretin, ne partageaient point cet enthousiasme, et, face à cet appétit vorace, réagirent en plongeant dans l‘obscurité vaseuse, organisant la grève de la surface. Le seul à profiter de ce nouvel état était un vieux silure, oublié au fond, qui fit certes un festin, mais seul, il ne prenait guère. De plus, il appela à la résistance, et bientôt, bien que gourmand, il parut héros. C’est dans sa bouche, une fois repu, que prenaient place les grenouilles pour remonter à la surface et, à l‘abri de sa taille, y respirer.

Un aigle observait la scène. Pour lui, héron, castor, carpe, grenouille, tout était bon. Quant au silure, il ne semblait peu compter, sa faim étant limitée à un estomac. L‘aigle comptait quelques petits au nid, et espérait enfin porter une couvée, au moins une fois, sans que la faim ne pousse l‘un des aiglons à dévorer les autres. Non qu‘il y voyait un inconvénient moral – c’est dans l‘effort qu‘on reconnaît la vertu, et la seule vertu, c’est celle du plus fort. Mais il voyait, loin à l‘horizon, se rapprocher des rapaces étrangers venues d‘un pays où se lève le soleil, chassant en groupe, avec l‘avantage du nombre.

Il descendit à l‘etang, et posa la question en ces termes aux hérons : „Chers amis ! Si nous ne sommes pas identiques, nous sommes bien riches volailles et cela nous unit ! L‘océan est grand, et c’est bien la valeur des cormorans que d‘avoir ainsi travailler à agrandir leur mare dans de telles proportions. Mais quoi, nous, l‘aigle des premiers symboles que se donnèrent les premiers rois, les hérons, ces cousins des Ibis que les pharaons adoraient, en quoi serions nous inférieurs à ces brutes qu‘aucun grand peuple de l‘antiquité ne chanta, ces oiseaux sans culture malgré leur richesse ? Montrons leur que nous pouvons aussi transformer notre logis en un château des félicités, notre mare en mer!“ On confondit l‘entre-choc des becs emportés de joie par ce discours avec l‘approche d‘un tonnerre. Puis, on se disputa, de prise de bec en prise de bec, sur la méthode. L‘aigle, peu à l‘aise dans la discussion à bec perdu mais à l‘envergure aile déployée sans égale, imposa son ombre à l‘assemblée. „ Mes amis! Notre ami qui vécut avec les cormorans et comprends si bien l‘idee de liberté nous a montré la voie! Il faut libérer la mare! Et là, il faut nommer ces agents du passé, ces archaïques défenseurs de l‘ordre ancien qui enserrent notre monde dans de bien médiocres limites. Ce sont les castors ! Avec leur énergie à construire des barrages, ils nous empêchent de ruisseler jusqu‘au fleuve, et de là, à prendre le large! Et puis, avec leur amour de l‘égalité républicaine, qu‘ils enseignent depuis le haut de leur tanières même aux libellules, ces êtres abjects qui nous copient alors qu‘ils ne font ni nid, ni œufs, ils nous empêchent de toucher aux grenouilles. Car soyons en sûr, les grenouilles sont la clé! Si nous gagnons les grenouilles, notre bonheur est fait ! On ne préviens jamais les grenouilles d‘un étang qu‘on veut tarir, mais c’est autre chose de les avoir travaillant elles mêmes à le faire, persuadées qu‘elles y auraient un intérêt!“ „Mais et le silure ?“ „Le silure est un aigle des profondeurs qui l‘a oublié. J’ai mon idée pour en faire notre affaire.“

Alors, les Hérons commencèrent d‘abord à expliquer avoir compris leur erreur. Ils avaient été abusés à s‘en prendre aux grenouilles et aux goujons par l‘étroitesse de l‘étang, dont les limites, définies collectivement il y a bien longtemps, ne correspondaient plus aux nouvelles réalités de l‘heure, au modernisme contemporain. Ils parlèrent aussi de ces castors lointains qui parait-il mangeaient des cuisses de grenouille et imposaient aux goujons des camps de rééducation basés sur l‘autocritique hors de l‘eau, pour créer le nouveau poisson. Si des castors lointains étaient si criminels, nos castors-ci et leur enseignement pour les têtards, leur „pensée unique“ empêchant de dire que David Crockett était un chic type, sont forcément complices, et par conséquent coupables! D’ailleurs, pourquoi ces barrages ? Voilà ce qui nous empêche d‘etendre la mare, de libérer les énergies vives, et de permettre aux meilleures des grenouilles aussi de devenir Hérons ! Abolissons ces barrière au libre échange avec le ruisseau ! Mettons fin à ces règles, à ces intermédiaires, que le goujon et le Héron négocient librement l‘un avec l‘autre, en toute liberté !

Ah quel renversement ce fut! Les castors, surpris, virent même certains des leurs applaudir en battant la queue „Oui au castor-liberal!“ Ceux-ci se retrouvèrent portés même par les grenouilles à leur tête, car si les Hérons avaient sans doute raison sur le fond, on ne faisait pas trop confiance à ces boulotteurs. Un castor libéral, ça mange pas de pain, encore moins de grenouilles, pensa t-on. Les autres castors avaient beau pousser des cris d‘alarmes, on les poussa sur le côté. Nos castors libéraux rongèrent les barrages, et peu à peu, l‘eau de la mare ruissela en cascades vers la rivière, le fleuve, la mer. Ah quelle joie! On allait voir ce qu’on allait voir, avec toutes ces énergies libérées, ces idées modernes, nouvelles ! Ah que le modèle Cormoran était enthousiasmant !

Mais, mais, qu’est-ce que cela? L’eau de la rivière ne remonte jamais son cours ? Et le niveau, peu à peu, baisse, carpes et grenouilles s‘agitent bientôt, et il n‘y a pas assez d‘eau…

„Bien sûr, susurra alors d‘en bas le silure, il y a bien trop de grenouilles et de menu fretin qui ne pensent pas le matin à ce qu’ils peuvent faire pour la mare! Profiteurs! Fainéants! Certains, d‘ailleurs, on s’en souvient, vinrent dans la mare au cours de cette terrible inondation, ils ne sont pas d‘ici, mais d’un étang d‘a côté, où d‘ailleurs on ne nage pas de gauche à droite mais de droite à gauche! C’est eux qui occupent l‘eau ! Sortons les !“ Et les Hérons reçurent des grenouilles le mandat que les castors libéraux, épuisés par la destruction de leur propre barrage, divisés sur la nature profonde du Héron, castor refoulé ou aigle en puissance, ne pouvaient prendre. Quel massacre! Quel festin! La moitié du menu fretin disparut ainsi! Quelques hérons bien lourds et gras finirent également au banquet de l‘aigle et ses poussins, mais c’est ça la modernité, il faut s‘adapter, rester en mouvement, ou être dévoré par une OPA – Œuf Prématuré d‘Aigle.

L‘eau baissait cependant encore, et le silure d‘en bas avait liquidé brochets et carpes. Il restait les grenouilles.

Bientôt, il n’y eut plus de grenouilles. Quelques Hérons et les castors libéraux étaient là, en bord de boue, et admiraient deux compères heureux, le silure, à son aise dans la vase, et l‘aigle, posé sur son dos. „Quelle belle opération, l‘ami! Je t’avais dit qu’en investissant dans mon fond d‘Herons tu ferais une bascule! Maintenant, il est temps pour toi de gagner tes dividendes!“ Disait l‘aigle, qui surveillait de l‘œil les premiers vols de l‘intégralité de sa progéniture. „Oui, répondît le silure en gobant un des castors Républicains, qu’elle plus value déjà! Mais il est temps que ma richesse me permette enfin de séduire les jeunes sirènes du Danube! Elles ne résistent jamais à un vieux silure gros et gras, ça va être amazing, big, bigger, grandiose, le plus grand grandiose qu’on ait jamais vu!“ Et il se lissa glisser, le long de la ravine que l’étang, en se vidant, avait creusé, jusqu’au grand fleuve.

L‘aigle alors se tourna vers les alliés restés au bord de la boue: „mes amis, voyez vous ces buses au loin? Elles veulent voler notre Étang! Sus à l’ennemi, Sus! Protégeons la liberté!“ Les Hérons s‘envolèrent, portant sur leur dos les castors libéraux armés de cuisses de grenouilles en guise de gourdin.

Alors que la bataille faisait rage, l‘aigle se tourna vers ses trois aiglons: „Allons retrouver les cormorans, ils m’ont promis deux autres mares avant la fin du mois ! Et en échange, j‘ai promis: on bouffe pas leurs poussins ! Sauf si on remarque un renard pas trop loin à qui on peut faire porter le chapeau!“

Et les aigles, envergures majestueuses déployées, tournèrent dans l‘air chaud les portant vers le soleil, libres et glorieux.

 

5 janv. 2018 à 23:55

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5 janv. 2018 à 18:18

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L’opinion des allemands sur la grande coalition a tourné. De 61% favorable à sa reconduction en décembre, on est tombé à 45%. de 35% d’allemands opposés à cette coalition, on est passé à 52%.

Mon post d’hier parlant d’un seul parti ayant besoin de cette coalition est confirmé par le sondage: 68% de l’électorat CDU-CSU y est favorable. L’électorat du SPD est extrêmement divisé: 50% pour, 49% contre.

54% des allemands seraient favorables à des élections anticipées.

Quant à Merkel, de 61% des allemands favorables à sa reconduction à la chancellerie en septembre, elle est tombée à 52%, tendance à la baisse constante. 75% des allemands sont favorables à un renouvellement des personnes à la CDU et pensent que Merkel a ses meilleures années derrière elle comme chancelière.

Le problème, c’est que les sondages donnent toujours comme résultat de nouvelles élections un équilibre des forces comparable au résultat de septembre. Et pour le SPD, la popularité de Schulz – et d’un SPD incapable de se renouveler – est au plus bas.

La Weimarisation de l’opinion, conséquence du choix en 2013 du SPD de ne pas tenter de coalition à gauche, alors que la majorité était disponible à tout moment pour renverser Merkel entre 2013 et 2017, va accompagner ce pays jusqu’au moment où le modèle autrichien s’établira, et une coalition Noire-Bleu ou Noire-Jaune-Bleu se mettra en place avec l’extrême droite.

Quant à la gauche, il va falloir tout reconstruire, tant SPD et Linke sont inadaptés, et les Verts, perdus dans la sphère de la bourgeoisie heureuse allemande – c’est le parti dont l’électorat a le revenu moyen mensuel net le plus élevé de tous les partis, à égalité avec les ultralibéraux du FDP…

 

5 janv. 2018 à 09:29

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https://diem25.org/are-we-living-through-a-new-weimar-era-lessons-from-the-past-and-constructive-resolutions-for-our-future/

 

4 janv. 2018 à 21:48

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https://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1ET1T1-OFRBS

 

4 janv. 2018 à 21:46

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La CSU a choisi ses références idéologiques pour son séminaire ce weekend, avec des invitations envoyées à Orban et Kurz. Le plan est clair: regagner les 12% d’électeurs AfD bavarois en vue des élections régionales de septembre, et pousser à une nouvelle élection générale en faisant échouer la GroKo peu après, liquider Merkel, et proposer, comme en 2002, sur la base d’un triomphe en septembre 2018, un bavarois comme candidat à la chancellerie. Une GroKo ne serait dans ce scénario qu’une coalition temporaire, qui, en cas d’échec en septembre 2018, pourrait être prolonger.

La GroKo ne sert que deux partis: la CDU, incapable de proposer une succession à Merkel, et la CSU, qui a le successeur de Seehoffer.

Le SPD et l’Allemagne n’ont rien à y gagner. Le SPD devrait forcer un gouvernement minoritaire de Merkel à leur merci pour tomber, et provoquer eux-memes de nouvelles élections une fois le renouvellement doctrinal et personnel effectué (dehors les Seeheimer!). Mais comme ils en sont incapables, l’espoir d’une opposition sociale repose – et c’est une nouvelle peu réjouissante – sur les Linke et, c’est porteur d’espoir, les mouvements d’opinion hors du Bundestag (mouvement anti-CeTa par exemple, mobilisation de la population civile pour les réfugiés, etc..)

 

4 janv. 2018 à 18:47

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4 janv. 2018 à 18:31

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4 janv. 2018 à 17:50

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http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2018/01/03/grace-au-sandwich-neerlandais-google-a-transfere-16-milliards-d-euros-aux-bermudes-en-2016_5237200_1656994.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

4 janv. 2018 à 07:46

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http://www.slate.fr/story/154814/esprit-pirate-democratie-ideale

 

4 janv. 2018 à 05:57

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http://www.courrierinternational.com/article/au-royaume-uni-les-billets-de-train-les-plus-chers-deurope-provoquent-la-colere?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook#xtor=CS1-9

 

4 janv. 2018 à 05:57

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4 janv. 2018 à 05:54

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C’est quoi, concrètement, le dogme de la compétitivité pour l’Europe? Plus précisément en quoi la règle de concurrence entre Nation contiens forcément la promesse de conflits plus dramatiques?

Et bien, sur un réseau professionnel, un agent officiel d’une agence gouvernementale britannique dépendant du ministère du commerce extérieur m’a contacté pour relocaliser mes activités commerciales allemandes à Londres avec l’argument massue suivant: « the lowest corporation tax rate in the G20 ».

 

3 janv. 2018 à 13:20

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Je les ai lu ce matin dans un train. C’est un morceau d‘idéologie révélant la pensée profonde d‘une élite économique et politique ne regardant plus depuis longtemps la réalité des faits. C’est aussi l‘idéologie d‘un homme dans lequel Platon aurait pu retrouver tous les vices menant à la tyrannie : avidité sans limite, jamais satisfaite malgré tous les privilèges déjà reçus, mépris de la loi et de la justice des hommes dont il estime ne pas tenir, malgré ses condamnations, Passion pour la jeunesse d‘un nouveau tyran, d‘un Alcibiade aux belles boucles.

Dassault montre avec ce texte, publié par le journal qu‘il acheta pour mieux taire ses ignominies et ses condamnations, le portrait de Dorian Gray de l‘aristocratie financière française.

C’est un portrait de cupidité sans fin, d‘inhumanité et d‘amoralisme.

 

2 janv. 2018 à 21:29

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Reuters sors une étude sur l‘organisation Setad, qui contrôle pour le régime clérical iranien 95 milliards de l‘economie du pays. Au delà de la campagne de propagande en cours par les américains, les libéraux et les saoudiens pour une intervention militaire, alors que des émeutes de la faim montrent que la question profonde n‘est pas celle de la liberté, mais bien celle de l‘accumulation de la richesse nationale par des premiers de cordée, ici légitimés par leur position ecclésiale, cet article confirme une réflexion fondamentale:

Quel que soit le régime politique, dictature, régime autoritaire, démocratie corrompue ou en état de marche, régime religieux ou militaire, on assiste à une concentration formidable des moyens économiques, à un vol des richesses produites collectivement par des aristocraties définies dans chaque société différemment, mais qui elles-mêmes s‘accordent des privilèges fiscaux, politiques, symboliques.

Il existe de telles structures également autour du système des oligarques russes, du système de corruption autour du parti d‘Erdogan, dans l‘entourage de Orban, en Roumanie, en Birmanie, au Brésil repris en main par l‘elite corrompue conservatrice… Ces structures sont plus subtiles dans les vieilles démocraties d‘Europe de l‘Ouest, mais les études démontrent egalement dans ces pays le phénomène d‘accumulation et d‘accroissement des inégalités. Macron réclame le droit de privilèges fiscaux pour ces élites déjà enrichies, contrôlant 90% des médias.

Depuis 1973, le capitalisme a connu une double expansion, géographique et dans l‘espace artificiel du crédit. Cette expansion est globale. Il existe des contradictions et des enjeux nationalistes, religieux, géopolitiques, concurrentiels, qui expliquent les conflits entre ces élites.

Mais la question fondamentale, au cœur de l‘avenir de notre génération, ce n’est pas celle du régime politique, mais bien celui du régime économique et social.

L‘enjeu, ce n’est donc pas de faire la guerre à l‘Iran au nom d’une arrogance libérale se donnant le droit d‘intervenir, mais aux colères très sélectives, s‘accordant bien au wahhabisme islamofasciste des saoudiens, des alliés, massacreurs du Yémen, du Bahreïn.

L‘enjeu, c’est de sortir de l‘hegemonie idéologique libérale.

 

2 janv. 2018 à 09:18

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A ce sujet, Lire le livre d‘une praticienne des algorithmes, Weapon of Math Destruction, de Cathy O‘Neil, sorti en 2016.

 

1 janv. 2018 à 17:51

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Joyeuse année, que 2018, bicentenaire de la naissance de Karl Marx, 130 ans de 1848, 100 ans de la république allemande et des spartakistes, marque le début de la reconquête.

 

1 janv. 2018 à 00:41

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La raison critique, cartésienne, est fondée sur la réflexion, et non sur la foi.

Pourtant, parmi les éléments de langage marchistes accompagnant les paroles de l‘occupant de l‘Elysee, on peut lire à la fois „je reconnais là les grandes valeurs la France de l‘exigence cartésienne et d‘universalité“ – éléments dont il serait déjà difficiles à démontrer la présence dans le laïus pré-enregistré diffusé ce soir – et „il faut y croire“.

La force de conviction est tellement faible, ce discours ressemblant dans sa forme et ses obligés rhétoriques plus à l‘incantation magique d‘un mage chaldéen sur une tablette cunéiforme qu‘à l‘exposé d‘une vision et d‘une méthode politique elle-même confrontée à la réalité, qu‘il faut donc non reconnaître la raison, mais s‘abandonner à la foi dans notre nouveau seigneur.

Adonai, donc, voilà un nouveau dieu tutélaire de la Nation et sa déesse parèdre est également dans le château, le nouveau temple, et comme il le dit lui même, le verbe suffit à remplacer le faire : „j’écouterai, j’expliquerai notre situation, et la réalité de celle-ci, et à la fin, je ferai“. Il nous promet même, ce dieu miséricordieux, une nouvelle alliance ! „ Le peuple français est un grand peuple qui parfois sous-estime ses ressorts intimes. Nous sommes capables de l’exceptionnel. »

Mais la réalité, c’est autre chose. Non, ce n’est pas un seigneur légitime qui ainsi gouverne, et d‘ailleurs, il nous l‘a dit, ce veau d‘or promettant de s‘enrichir, de quoi il s‘agit : „Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire à votre pays. »

Non pas pour le pays, mais au pays.

En raison cartésienne, je récuse la foi. Non, je n‘y crois pas une seconde, à aucune de ses 17 minutes.

 

31 déc. 2017 à 22:00

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31 déc. 2017 à 20:03

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La Nation citoyenne de 1792, celle qui, après avoir renversé le Roi, fait face aux dictatures aristocratiques liguées contre elle, n’a pas dit alors « nous faisons la guerre aux autres nations », mais bien plutôt, « nous faisons la guerre au nom de toutes la Nations, notre Nation est la Nation universelle de l’homme libre, rendu libre parce que rendu égal entre les hommes. » Que cette Nation aujourd’hui veuille rétablir les privilèges pours « des premiers parmi les hommes », et en même temps alourdir le fardeau des hommes qui, parce qu’ils n’ont rien ou pas grand chose, se voient privé et de la liberté et de l’égalité, est probablement le renversement historique le plus violent de cette année 2017.

Si le social-liberalisme était le chef d’oeuvre de « l’empire du moindre mal » – la phrase la plus entendue du quinquennat précédent fut « c’est mieux que si c’était pire » – et si tout dans la renaissance de l’essentialisme nationaliste renvoie l’identité à des communautés en enlevant la liberté de se déterminer à l’individu – chemin que la défaite de la pensée annoncait et qui trouve une acmèe dans les cercles parasites du pouvoir actuel, dans la magnificence d’un républicanisme des particularismes trouvant dans le concept de « musulman » ou celui de « islamogauchiste » deux images du mal – le pouvoir actuel assume sa profonde nature. Ce n’est pas un libéralisme. Ce n’est pas non plus un nationalisme. C’est une conception profondément réactionnaire, plus proche des penseurs antirevolutionnaires des années 1830-1840, des mercantilistes pointilleux sur le maintien de l’Ordre social et patrimonial, dans lequel l’universalisme est intégré, digéré, mais pour en tirer l’universalisme de l’oppression, de l’inégalité, de la domination.

L’enjeu actuel n’est pas celui d’un libéralisme moderne contre des totalitarismes larvés, les deux forces d’opposition étant renvoyées rhétoriquement à deux formes du Mal absolu, la terreur nazie et celle stalinienne. En refusant d’ailleurs le débat, pour renvoyer les paroles des autres au Mal absolu, à l’hérésie, à l’apostat, au crime en réalité, qu’il faut donc punir, ce pouvoir arrogant le montre bien: la règle même de la démocratie est abolie. Comme Platon le voyait, l’apogée de la soif de tout posséder, c’est toujours à la fin le retour du tyran.

L’enjeu histoique est celui de la liberté universelle.

Bon réveillon et à une année 2018 de lutte pour la liberté universelle, par l’arme de l’égalité universelle!

 

31 déc. 2017 à 19:03

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http://www.sueddeutsche.de/politik/sozialdemokratie-die-spd-muss-aufhoeren-der-reparaturbetrieb-des-neoliberalen-kapitalismus-zu-sein-1.3801433

 

31 déc. 2017 à 12:44

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L‘urgence, c’est quoi?

Ah oui, mettre à la rue des chômeurs pour qu‘ils y crèvent.

Société condamnée au chaos.

 

30 déc. 2017 à 23:19

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https://www.nouvelobs.com/societe/20171229.OBS9951/au-moins-403-sans-abri-sont-morts-en-france-en-2017.html

La croissance économique en 2017 aurait été de 1,5%. Le chômage serait stable. Le taux d‘endettement se stabiliserait. Le Commerce extérieur continuerait d‘être en déficit abyssal. Le taux de pauvreté recommencerait à augmenter.

Et au moins 403 êtres humains, peut être six fois plus d‘après les associations, sont morts dans la rue.

Société indigne, immorale, condamnée.

 

30 déc. 2017 à 23:18

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http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/banken-und-sparkassen-horten-milliarden-in-tresoren-wegen-strafzins-a-1185548.html

Rarement on aura atteint des sommets de stupidite aussi accomplis, et par l‘absurde confirmé les thèses keynésiennes sur la monnaie.

Les taux de la banque centrale allemande étant négatifs, c’est à dire l‘Etat pourrait, s’il investissait, et se financer par la,dette, gagner de l‘argent avec sa dette (!), et les banques privées jugeant tout investissement productif trop risqué, celles ci stockent des milliards … d‘argent liquide, retirés de la circulation monataire. Sans réel avantage financier. L‘Allemagne accumule contre le,reste du monde des milliards de liquidités depuis 10 ans dont elle ne fait … strictement rien.

 

30 déc. 2017 à 12:43

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Aujourd’hui, le Président du syndicat patronal du Mittelstand, la CGPME allemande si on veut, avec la nuance que les grosses PME allemandes sont en moyenne au delà de 250 employés et orientés à l‘export, a déclaré être opposé à une nouvelle édition de la Grande Coalition. Chose surprenante, il a cité comme raison de son opposition à cette coalition … le retard d‘investissement public de 250 milliards dans les infrastructures! Quoi, un syndicat patronal comprendrait enfin l‘absurdité de la politique budgétaire et fiscale de Schäuble? Mais non, au contraire, ce retard d‘investissements va servir une attaque purement idéologique sans aucune justification objective: si l‘Etat allemand accumule un tel retard, c’est la faute aux budgets sociaux bien sûr! Après avoir baissé la fiscalité des entreprises et des revenus du patrimoine, et choisi une paix sociale relative – le vote d‘un allemands 8 pour l’extrême-droite est moins inquiétante que si cet électorat là avait rejoint les Linke ou participer à un mouvement social, le thème identitaire étant une diversion certes dangereuse pour la démocratie mais peu subversive de l‘ordre social – en maintenant des minimums sociaux insuffisants à vivre dignement mais assez pour ne pas vouloir se révolter, et en atteignant l‘équilibre budgétaire en arrêtant les investissements, il s’agit d‘investir, de préférence auprès de PME allemandes, au détriment des classes populaires.

Alors, que veut donc ce syndicat patronal? Et bien, en cohérence idéologique, l‘accession au pouvoir du FDP, le parti des plus riches d‘Allemagne. Et, comme de plus en plus de voix rendent Merkel responsable de l‘échec des négociations de coalition Jamaïque- car elle préférait dès le début La Grande Coalition – ce syndicat préfère une Jamaïque sans Merkel.

Voilà ce qui se joue idéologiquement partout.

Et soyez sûrs que si l’extrême-droite a la ruse de se déclarer indifférente à la question européenne, comme en Autriche, les syndicats patronaux pousseront à une coalition droite-libéraux-National populistes.

Je ne donne pas neuf mois à l‘Allemagne, en cas de nouvelles élections et de ruse européenne de l‘AfD, pour que son entrée dans une coalition, sans doute d‘abord régionale, „parce que la fédération AfD de cette région est la plus modérée „ cessera d’être tabou.

Par contre, j’imagine mal Merkel être encore chancelière en Juin prochain.

 

28 déc. 2017 à 23:38

 

On le sait, les nouvelles technologies sont tellement disruptives qu’elles ont bouleversé le partage des richesses collectivement produites, et cela justifie bien sûr l’existence de ces super riches premiers de cordée innovants.

Mais, est-ce vrai, que les 1% les plus riches sont issus de ces secteurs innovants et disruptifs?

Et bien d’aprés les faits bruts, pas du tout… On devient plus sûrement super riche en étant médecin ou dentiste – de préférence en gérant des chaines de cliniques privées. C’est le modèle Cahuzac. 8% des directeurs de clinique font partie des 1% les plus riches, et 7% des 1% les plus riches sont directeurs de cliniques. C’est plus de deux fois plus que les Hautes Technologies. Un super riche américain sur 6 fait fortune dans le secteur médical, on comprends mieux leur passion pour Trump et leur haine de Medicare. En second lieu viennent les banquiers et avocats d’affaire – les modèles Macron, justement! Notons que pour deux de ces professions, la règle, c’est l’absence de compétition basée sur le talent avec un numerus clausus dés l’entrée dans les études: l’écosystème organise sa rareté, et par le concours, sa reproduction.

Quand Macron vous parle de « la France qui hait le succès » ou des « premiers de cordée », pensez-y: il parle de Cahuzac, ou de lui-même.

C’est au fond un discours légitimant un ordre social aristocratique où la domination économique et sociale justifie privilèges, domination politique et symbolique.

Si il y a bien un adjectif contraire à ce modèle de société, aux conceptions de ce président, c’est le mot de républicain.

On le sait, les nouvelles technologies sont tellement disruptives qu’elles ont bouleversé le partage des richesses collectivement produites, et cela justifie bien sûr l’existence de ces super riches premiers de cordée innovants.

Mais, est-ce vrai, que les 1% les plus riches sont issus de ces secteurs innovants et disruptifs?

Et bien d’aprés les faits bruts, pas du tout… On devient plus sûrement super riche en étant médecin ou dentiste – de préférence en gérant des chaines de cliniques privées. C’est le modèle Cahuzac. 8% des directeurs de clinique font partie des 1% les plus riches, et 7% des 1% les plus riches sont directeurs de cliniques. C’est plus de deux fois plus que les Hautes Technologies. Un super riche américain sur 6 fait fortune dans le secteur médical, on comprends mieux leur passion pour Trump et leur haine de Medicare. En second lieu viennent les banquiers et avocats d’affaire – les modèles Macron, justement! Notons que pour deux de ces professions, la règle, c’est l’absence de compétition basée sur le talent avec un numerus clausus dés l’entrée dans les études: l’écosystème organise sa rareté, et par le concours, sa reproduction.

Quand Macron vous parle de « la France qui hait le succès » ou des « premiers de cordée », pensez-y: il parle de Cahuzac, ou de lui-même.

C’est au fond un discours légitimant un ordre social aristocratique où la domination économique et sociale justifie privilèges, domination politique et symbolique.

Si il y a bien un adjectif contraire à ce modèle de société, aux conceptions de ce président, c’est le mot de républicain.

 

28 déc. 2017 à 19:47

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Cet article dénonce trois mythes sur les inégalités, et conclue que lutter contre celles-ci nécessite de … cesser de protéger les premiers de cordée. Il a notamment cette phrase très pertinente pour notre étude de la raison stupide: « il n’ y a pas de preuve pour soutenir l’ idée que les 1 % supérieurs sont principalement des personnes de » talent exceptionnel ‘ en fait, il y a assez de preuves du contraire. » Le plus intéressant, justement, c’est qu’il en donne les preuves scientifiques!

 

28 déc. 2017 à 19:25

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https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301071933165-1000-milliards-de-plus-pour-les-milliardaires-du-monde-2141225.php#Xtor=AD-6000

Ce ne sont pas quelques milliers de miséreux fuyant la guerre qui créent la pression sur d’autres miséreux à accepter tout travail, même indigne, même pour un salaire indigne, non, c’est la concentration accélérée des fruits du travail des Nations par une bande assez restreinte…

 

28 déc. 2017 à 18:56

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28 déc. 2017 à 18:36

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http://www.spiegel.de/karriere/arbeitsagentur-in-augsburg-wollte-19-jaehrige-an-bordell-vermitteln-a-881825.html

C’est quoi un emploi digne?

Et bien, si le chômeur est par définition indigne, cible de contrôles, obligé d’accepter la deuxième offre, rien n’est indigne.

Voici ici l‘article de 2013 relatant cet épisode où une chômeuse de 19 ans reçut une lettre du pôle emploi allemand pour accepter un emploi dans … un bordel. Et le directeur du pôle emploi en question ne regrette pas de proposer un emploi dans un bordel, mais bien de ne pas … avoir rempli correctement la mission de conseil préalable…

C’est la conséquence directe des théories du marché du travail à l‘origine des lois Harz IV ou celles que prévoient Macron.

Le capitalisme proxénète.

 

27 déc. 2017 à 23:35

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
La question du contrôle par l‘Etat est devenu un marqueur idéologique très sincère.

On s‘en souvient, lorsque Moscovici travailla – si l‘on peut appeler travailler son occupation assez dilettantiste d‘une fonction à Bercy et d‘une table au Flore en compagnie – aux prémices du CICE il assura aux syndicats patronaux : „on ne contrôlera pas!“

On promettait de donner douze milliards aux chefs d’entreprises, ou à leurs aeropages de cadres supérieurs mandatés, ces sauterelles du capitalisme entrepreneurial qui ne mettant pas de capital en jeu et peuvent, réputation faite, vendre leurs talents mercenaires, Condottierre modernes, je connais bien, j’occupe des fonctions où je les côtoie, sociologiquement, je serai même plutôt Insider, sans condition ni contrepartie ni même contrôle.

Le contrôle, c’est pour le pauvre, le migrant sans capital financier, social, symbolique ou culturel, le chômeur, le petit commerçant, l‘indépendant.

La proportion d‘inspecteurs du travail par actif baisse depuis quelques décennies. D‘ici à ce qu‘on retrouve la situation de 1894, il y a du chemin, rappelons que dès 1895 la confrontation au réel permettait à Jules Guesde, soutenu de la voix par son ami Jaures, de décrire les conditions déplorables et illégales de vie des classes ouvrières et populaires, non sur la base de propagande, mais des premiers rapports officiels des premiers inspecteurs. C’est d‘ailleurs parce que la réalité travaillée et la réalité légale n‘avait que peu de points communs qu‘une majorité de centre droit, libérale, républicaine même!, fit voter des lois réduisant la protection des ouvriers, rapprochant la loi de la réalité plutôt que de transformer la réalité pour la rendre légale.

Jérôme Cahuzac refusa partout l‘augmentation du nombre d‘inspecteurs fiscaux. Surtout, n’effrayons pas les capitaux libres de circuler! Il connaissait la musique.

Mais on augmente les contrôles aux allocations familiales, aux minimums sociaux, au chômage. On réclame de celui qui, par ignorance ou maladresse, serait en faute, d‘ouvrir toute son intimité au contrôleur. On lui refuse sa dignité, on la lui arrache jusqu‘à ce que la souffrance soit semblable à l‘arrachage des ongles, et on ne s‘arrêtera pas là! Le pauvre est jugé pour ses choix de vie. Quoi, vous fumez, vous buvez? Quoi, vous ne voulez pas soumettre toute votre vie aux règles de conduite du contrôle?

L‘Etat décide ainsi selon l‘idéologie dominante quelle rigueur républicaine s‘applique et où rien ne s‘applique, où la République souhaite par préméditation rester aveugle et impuissante.

Dites moi ce que vous contrôlez, et je vous reconnaîtrai.

Ce gouvernement est conservateur, réactionnaire, au service de ses commanditaires fortunés. Toute la force de l‘Etat républicain frappera le faible, et ignorera le puissant.

Hammurabi, il y a 3700 ans, faisait écrire la loi sur les montagnes de son pays. Il y déclarait en préalable dire ce qui est permis „pour protéger le pauvre et la veuve des riches et des puissants“, la loi limitant leur pouvoir en leur fixant des bornes. Pour contrôler, il créa même par la loi les mesures, tant pour peser l‘orge que pour peser un crime, pour limiter le taux d‘emprunt, celui d‘un fermage, pour mettre des limites à l‘esclavage pour dettes.

Macron et ses commanditaires n‘ont pas la sagesse ni l‘esprit d‘Hammourabi. Ils ressemblent plutôt à ces croisés, qui, une fois Jérusalem prise, se livrèrent trois jours durant au carnage, au pillage, au viol. Depuis Juin, ils n’ont plus de frein. Le mouvement social ne pouvait être que faible, ils le savent. Alors, c’est le carnage.

Au contraire, il va bien falloir créer un Hammourabi qui s‘emparera de notre cité, et enfin, mettra à leur puissance sans borne des limites dignes à l‘homme.

 

27 déc. 2017 à 22:58

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
A propos d‘un commentaire de @[100001885464061:2048:Robert Curbet] sur un texte de mon „canal historique“…

 

27 déc. 2017 à 22:13

Mathias Weidenberg a partagé une publication.
Je parlais de la crise immobilière allemande qui vient, ou plutôt de la crise sociale qui en découle? C’est à la fois l‘objet d‘une prise de parole du Cardinal d‘Allemagne Woelki, parlant de loueurs „cyniques et méprisants“, et d‘un texte de la dirigeante des Linke Wagenknecht reprenant le Cardinal Woelki.

 

27 déc. 2017 à 22:11

Mathias Weidenberg a ajouté In search of stupidity à livres qu’il a lus.
In search of stupidity

 

27 déc. 2017 à 18:43

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Je reviens sur la question du flicage des chômeurs. Mon premier article était écrit à chaud, et il y a bien plus derrière tout cela que la seule manipulation des esprits à détester le bouc émissaire chômeur.

Les théories dominantes du marché du travail, telles qu‘exposées dans un ouvrage considéré internationalement comme une référence par Pierre Cahuc et André Zylberberg (Le Marché du Travail, que j‘ai lu en version anglaise Labor Economics), partent du principe que le marché est parfait, et par conséquent, qu‘il y aura toujours une offre pour une demande. Si il,y a des chômeurs, c’est donc: 1. soit parce qu‘ils ont décidé de l’être, choisissant le chômage contre un emploi à salaire peut-être indigne, peut-être même contre un emploi au contenu indigne, 2. soit parce que le marché est perturbé par des interventions extérieures, telle qu‘une législation sur un salaire minimum le fixant à un niveau trop élevé pour les employeurs.

Dans cette théorie, si on enlève les incitations à ne pas travailler, et ces théoriciens désignent les indemnités chômage, pourtant perçues par un salarié ayant cotisé pour s‘assurer contre le risque de ne plus avoir de revenu par son travail, et si on augmente la coercition, le chômeur cessera de refuser des emplois pourtant disponibles, et le chômage disparaîtra.

Ces théories ne sont ni nouvelles – le livre des deux auteurs connaît une première version avant l‘an 2000, et fait surtout une synthèse de travaux antérieurs – ni limitées à la France – je cite ces deux là car ils ont une certaine notoriété en France, ce qui simplifie pour un éventuel lecteur de ce post l‘accès direct – ni malheureusement circonscrites au champ universitaire des théoriciens.

C’est très exactement cette théorie là à laquelle le SPD sous Schröder, en 2003, se rallia, épousant les recettes de Peter Harz, le DRH de Volkswagen, pour mener une réforme non du code du travail, mais bien de l‘indemnisation du chômage.

Les lois Harz 1 à 4 ont libéralisé les formes de contrats permis, réduit le montant et la durée des indemnités, créer des conditions de surveillance des chômeurs e longue durée draconiennes, ouvertes la voie aux Minijobs à 400 euros par mois. Rappelons qu‘il,fallut un recours en justice pour qu‘un salaire horaire de 1 Euro et 50 centimes pour un emploi dans une pizzeria ne soit pas considéré comme „digne“ et donc impossible à refuser, et une campagne de presse pour qu‘une chômeuse ayant refusée un emploi dans un bordel – La prostitution est légale en Allemagne – ne voit pas ses indemnités coupées.

5 millions d‘allemands sont entrés dans l‘enfer du flicage de Harz IV, l‘equivalent du RSA. Dix ans après, 90% d’entre eux sont toujours minijobbeurs en Harz IV.

L‘idée sous jacente est qu’il faut absolument réduire le chômage, mais non la pauvreté. C’est même le corollaire des lois du marché exposées par nos théoriciens que si le prix du travail – le salaire – doit baisser pour que l‘offre équilibre la demande, le salarié à la fin gagne moins. En Allemagne, si le taux de chômage est passé de 9% en 1998 à moins de 4% en 2016, le taux de pauvreté lui est passé de 11% à … 17% sur la même période. On est plus chômeur, mais encore plus misérable que 18 ans auparavant. Les quatres déciles du bas de l‘echelle des salaires sont les grands perdants des années 2002-2016 en Allemagne. C’est donc sans surprise qu‘ils votent majoritairement AfD ou Linke. Par la même, ces deux partis étant exclus du cercle de la raison par les autres partis, les classes perdantes des réformes fiscales et sociales sont également les perdantes politiques, jamais associées, même en coalition, au pouvoir.

Le gouvernement Macron veut mettre en place une gestion du marché du travail analogue. C’est évidemment immoral, et en réalité inefficace. Les partis raisonnables allemands ont réussi à créer une situation de pat politique telle que 4 mois après l‘election il est toujours impossible de prévoir quand un nouveau gouvernement sera investi. Le prix de ce choix idéologique, vaincre le chômage en acceptant la misère de masse, et au passage affaiblir la démocratie, et retourner le peuple le plus européen de l‘apres contre l‘Union paraît faible. Un précieux indicateur est au vert, et permet de continuer la redistribution vers les 30% les plus prospères du pays dans le silence.

La France reste le pays le moins inégalitaire d‘Europe. C’est cela, le but de ce gouvernement, en finir avec la promesse d’égalité de la Republique sociale. Que la France en tout soit dans les premiers de cordée européens, dans une société inégalitaire où règne le darwinisme social et la coercition des masses, la compétitivité comme norme, la compétition comme système, la concurrence comme mode de communication entre les peuples, c’est à dire, en fin de compte, la guerre comme outil ultime de la politique commerciale.

 

27 déc. 2017 à 13:41

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
Allemagne, deux chiffres illustrant la crise sociale à venir, liée à la raréfaction du logement dans un pays de locataires: Juste avant les fêtes, un institut de conjoncture prévoyait une progression de 5% des loyers l‘an prochain. Juste après les fêtes, le syndicat des professionnels de l’immobilier constate une baisse des mises en chantier de logements de 7,8% et prévoient des prix à l‘achat toujours à la hausse, mais moins vite que les dix dernières années.

L‘Allemagne concentre les investissements en liquidité des autres pays européens tout en accumulant elle-même des surplus monétaires considérables. N‘investissant pas dans ses infrastructures publiques, donc n‘offrant pas de débouché par l‘achat de dette publique allemande, ne ponctionnant pas non plus par une fiscalité du capital elle-même affaiblie, l‘Allemagne est en réalité à l‘intersection de plusieurs bulles spéculatives. On ne sait pas d‘ou partira le domino qui enclenchera la prochaine crise financière. Elle paraît cependant inéluctable. La tension immobilière en Allemagne contribuera cependant à toute crise future, et cela aggravera encore et les inégalités, touchant par les loyers les allemands des classes populaires et moyennes, et la colère.

 

27 déc. 2017 à 07:58

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1EK15K-OFRTP

D‘apres des articles de presse, le ministère du travail, dont la ministre réussit à accumuler plus de 650 procédures contre elle en quelques années à la tête d‘un organisme public, qui connaît les parachutes dorés plutôt que le chômage, va accroître la surveillance et les moyens de contrainte sur les chômeurs. Pourtant, depuis trois ans, une étude méthodologique a été mise en œuvre pour déterminer la proportion de fraude à l‘allocation chômage. Et bien ce chiffre est ridiculeusement bas, pour des montants ridicules, très inférieurs à la fraude à la TVA ou à la fraude fiscale.

Mais il s‘agit d‘un enjeu idéologique essentiel. Dans une économie fondant la paix sociale sur un modèle de coercition et de charité choisie, le pauvre doit être rendu coupable de sa pauvreté. Le chômeur est le seul responsable de sa perte d‘emploi, puis de ne pas en retrouver. En plus, comme il perçoit une assurance chômage – à laquelle il a cotisé lorsqu’il avait un emploi – il doit être mis en scène comme un poids. D‘ou le discours de Macron et ses libéraux sur la réduction des cotisations salariales pour „redonner du pouvoir d‘achat“ ainsi que son souhait d‘etatiser la gestion de l‘Unedic. Il,s‘agit de contrôler et les outils et la construction idéologique de la phase suivante. Comme une victime d‘un pervers narcissique, le chômeur va devoir plaire sans jamais savoir ce qui plait ou déplaît avec certitude. Mais le message est clair : il doit obéir, se soumettre.

La question fondamentale au cœur de toute société -quel pacte social veux t-on – sera donc escamoté. Le chômeur pourra au besoin servir de bouc émissaire.

Dans cette idéologie, la théorie du ruissellement joue un grand rôle. C’est pour cela qu‘il est si important de détruire les outils de prévoyance solidaires. Laval créa les assurances sociales pour acheter de la paix sociale en menant une politique déflationniste en période de chômage? Macron n‘a pas peur de guerre sociale. Il n‘a pas besoin d‘acheter de paix sociale. Alors il fonce.

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1EK15K-OFRTP

 

27 déc. 2017 à 00:16

Mathias Weidenberg a actualisé son statut.
En Allemagne, les dons aux partis politiques au dessus de 50 000 Euros sont non seulement permis, mais doivent être rendus publics, conséquence de l‘affaire de financement illégal de la CDU sous Kohl qui avait mis fin à tout espoir pour Schäuble, trésorier à l‘époque, et condamné, de jamais devenir chancelier.

Trois partis n‘en ont reçu aucun au dessus de cette limite : les Linken, sans surprise, l‘AfD, et de manière plus surprenante la CSU.

La CDU avec 2,9 M est celle qui a le plus profité de dons pouvant dépasser les 200 000 euros en une fois, essentiellement d‘industriels ou d‘organisations patronales. Le FDP des libéraux est deuxième avec 1,9 M, avec de nombreux donateurs de la CDU partageant leurs donc avec le FDP. Au moins, les classes dirigeantes économiques allemandes sont claires dans leurs choix.

Les Verts sont loin derrière avec 375 000 euros, venant de deux donateurs, un chef d‘entreprise dans le secteur environnemental et un militant ayant hérité de son père. Le SPD est derrière les Verts à 350 000 euros, avec notamment un don d‘un patron du bâtiment.

Ces deux partis sont derrière même le parti … de la minorité danoise de la région de Schleswig-Holstein, qui reçut 482 000 euros du fond de soutien culturel … du Danemark, mais restent devant le groupuscule du parti … Marxiste-Léniniste MLPD, qui reçoit 250 000 euros d‘un électronicien à la retraite qui en hérita de sa mère.

Au delà du caractère anecdotique du paragraphe précédent, et suivant mon post plus tôt sur la structure de revenu des électorats des partis allemands à l‘élection de septembre 2017, voilà qui devrait donner à réfléchir à ceux qui pensent reconstruire la gauche sans réfléchir aux rapports de force économiques et sociaux contemporains.

Si la thèse stupide de la fin de l‘Histoire voulait signifier la fin des luttes des classes comme moteur de l‘histoire, elle eut raison en un point : les classes populaires et moyennes ont abandonné la lutte.

Celle-ci ne concerne plus que les contradictions inhérentes aux classes les plus riches.

Là encore, toute réflexion de la gauche ignorant l‘analyse des contradictions internes au capitalisme financiarise sera myope et bancale, vaine et stérile.

Quant à ceux qui croient que les arguments culturels dépassent la compréhension des enjeux sous jacents, qu‘il leur soit rappelé que les alliés financiers de leur propre domination politique sont à rechercher dans des royaumes et une république profondément conservateurs et religieux, professant exactement le contraire de leurs progressisme affiché.

 

26 déc. 2017 à 22:26

Mathias Weidenberg a partagé une photo.
Rappelons pour tous ceux qui ne pensent plus en rapports de force sociaux ni en classes la répartition des revenus des partis allemands en septembre 2017. Les Verts, européens fédéralistes, pressés de mettre fin au charbon, sont membres de la bourgeoisie heureuse, plutôt intellectuelle, secteur des services, comme les libéraux du FDP (jaunes), qui eux-même ont plus de racines dans l’industrie. La CDU-CSU (noir) est à la fois le parti des circonscriptions sans chômage et de celui où l’on gagne tendanciellement mieux qu’en moyenne. Ce sont les vainqueurs des 15 dernières années, qui croient que leur situation est celle de tous. C’est la bourgeoisie d’affaire, les industriels chrétiens, les techniciens et ouvriers très qualifiés, les intellectuels et professions libérales catholiques. Le SPD (rouge) a perdu les classes populaires mais reste fort dans les classes moyennes inférieures, tout en ayant perdu les classes supérieures intellectuelles et libérales sociétalement. Les deux partis des classes populaires sont bien l’AfD (bleu) et les Linken (mauves), les Linken plus encore que l’AfD, qui dispose d’une deuxième bosse à un très haut niveau de revenu, celui de la bourgeoisie rentière, retraitée, perdante des 15 dernières années, celle qui veut sortir de l’Euro. Le SPD et les Linken sont absents des choix des super riches allemands.

En gris, la moyenne de distribution de la population allemande.

 

25 déc. 2017 à 20:59

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/wirtschaft-in-deutschland-stadt-land-boom-a-1184971.html

En Allemagne, on assisté depuis l‘an 2000 à un second exode rural vidant peu à peu les campagnes. L’une des particularités de l‘Allemagne, la dispersion de ses centres de production sur le territoire, avec de nombreuses villes de 20 000 à 50 000 habitants structurant des régions rurales tout en disposant de champions industriels exportateurs, se réduit ainsi chaque année. Pourtant, c’est le paradoxe de l‘étude publiée par le DIW, un Institut de recherches réputé proche des syndicats, cet exode ne s‘accompagne (pas encore) d‘une baisse de productivité. Au contraire! Jamais l‘écart de productivité entre zones rurales et centres urbains n‘a été aussi réduit qu‘aujourd’hui. Les futuristes à la mode, notamment suédois, prévoient que le monde dans trente ans sera organisé autour de 650 gigantesques mégalopoles, concentrant 90% de la population et de la production. Mais il semble bien que cette évolution, au delà de son caractère moral, désirable ou écologique, soit aussi stupide.

Il est bien à craindre que le modèle de ces mégalopoles ressemble au Londres de Dickens, au Manchester de Engels, plutôt qu‘aux utopies de cités heureuses comme celles du docteur Tony Moilin.

 

25 déc. 2017 à 13:31

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

http://www.spiegel.de/panorama/leute/spd-zentrale-in-berlin-auto-kracht-in-willy-brandt-haus-a-1184964.html

Difficile de savoir exactement ce qui s’est passé, mais dans la nuit un homme avec l‘intention de mourir a conduit sa voiture pleine de produits inflammables contre la centrale du SPD à Berlin. La voiture, heureusement, n‘a pas explosé, le conducteur blessé est hospitalisé et sous surveillance policière, et la Centrale était vide d‘employés ce soir là.

 

25 déc. 2017 à 12:29

Mathias Weidenberg a ajouté 21 photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24 déc. 2017 à 23:01

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24 déc. 2017 à 22:44

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https://mathiasweidenberg.tumblr.com/post/168902116019/théorie-de-la-raison-stupide

 

24 déc. 2017 à 22:17

Mathias Weidenberg a partagé un lien.

 

https://mathiasweidenberg.tumblr.com/post/168902116019/théorie-de-la-raison-stupide

 

https://mathiasweidenberg.tumblr.com/post/168902116019/théorie-de-la-raison-stupide

 

24 déc. 2017 à 22:04

Générée par Mathias Weidenberg le Lundi 18 février 2019, 22:35 UTC+01