La relance keynésienne, c’est efficace.
Mais cela ne suffit pas pour réparer les blessures profondes au corps social d’années de mercantilisme.
l’Allemagne retrouve, pour la première fois depuis 4 ans, une croissance robuste.
C’est le résultat d’une relance de type keynésienne, l’endettement finançant des investissements publics et des achats souverains (défense). La demande est ainsi relancée.
Mais la stratégie mercantile continue d’empêcher de soigner les inégalités, les déséquilibres entre territoire et entre classes, les traumatismes du capitalisme de surveillance. La grande dissociation sociale persiste, et avec elle, la progression de l’extrême droite.
La France a refusé obstinément toute relance keynésienne par l’investissement. Macron n’a jamais relancé que par la consommation, et continue une politique de subventions absurdes, alimentant tant la smicardisation de l’économie, la survie d’activités Zombies, et la fin de la production. Des classes très minoritaires en ont tiré un énorme profit, l’argent de l’État alimentant leur épargne considérable.
C’est inefficace, et après avoir détruit les moteurs de la croissance française traditionnels, le gouvernement Lecornu a éteint le dernier encore un peu en action, la dépense publique.
Le pays, en pleine crise sociale et budgétaire, s’enfonce dans la récession tout en connaissant une forte inflation.
C’est un désastre.
Mais les théoriciens des politiques économiques en échec continuent d’occuper les plateaux et les commissions d’experts, les hautes autorités et les chaînes de professeurs.
C’est tout un système qui produit ce désastre.
Avec intérêt, observons que Marine Le Pen propose en économie une continuité totale avec le macronisme.
Et ça se prétend nationaliste…



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