La Sakura des cerisiers japonais sur l’ancien no man’s Land du mur de Berlin a été rendue possible par une campagne de don des japonais en 2006.
Cela fait donc vingt ans que ces cerisiers – ici au bord de la Spree, en face de mon bureau – fleurissent au printemps.
Il s’en trouve dans de nombreuses sections de l’ancien chemin de garde de la NVA, l’armée est-allemande, également près du pont « Böse », là où le mur s’ouvre pour la première fois un soir de novembre 1989, rue Bornholmer.
Touristes, voyageurs en transit et sans logis se partagent la pelouse. Ce matin, quand je suis arrivé, deux sans logis dormaient encore. Hier, en rentrant chez moi, je croisais sous un pont plusieurs sans logis.
En 2006, les prix de l’immobilier à Berlin sont les plus bas de l’histoire récente.
Depuis, l’espace urbain fait l’objet d’une bataille brutale, sans pitié. Les coûts de l’immobilier ont été multiplié par trois.
Alors que le chômage dans la capitale a été divisé par deux, le nombre de sans logis a été multiplié par deux.
Déjà, en 2021, candidat aux élections des conseillers des français de l’étranger pour l’Allemagne du Nord, j’avais fait de la question immobilière, du conseil aux locataires, un point essentiel de ma campagne.
Le sujet s’est aggravé.
Le taux de mal logement explose.
La « prospérité » allemande est un miroir aux alouettes.

