Site icon Chronique Libre de l’Humanité

L’inflation, c’est tout ce qui compte

La crise inflationniste s’accompagne d’une crise du travail.

64% des embauches sont des contrats de moins d’un mois.

La précarité et la faiblesse des salaires privent de réserves les classes populaires alors que l’inflation, notamment de l’essence mais l’alimentation suit, explose de nouveau.

Cette crise sociale est source de colères, de frustrations, et de réponses violentes du corps social.

La pauvreté monétaire est aussi une conséquence de l’inflation immobilière et de la hausse des taux d’intérêts.

Tout se ligue contre celles et ceux qui travaillent.

Et le gouvernement, les élites milliardaires, leurs éditorialistes, n’ont comme réponse que la baisse des cotisations des entreprises, puis la baisse des aides sociales, la baisse des prestations de l’Etat.

Rien de cela ne traite le problème de l’inflation et de la vie chère.

« Les prix explosent » – comme le rappelle l’économie Gilbert Raveaud, les prix ne se fixent pas tout seuls. Ce sont des gens qui décident des prix. Il est possible de décréter un maximum des prix, de prendre par l’impôt la hausse des prix pour redistribuer par la prestation. 

Les pétroliers ont déjà fait 37 milliards de bénéfices sur le dos des français a l’occasion de la guerre russe en Ukraine et visent faire la même opération avec la guerre israelo-americaine en Iran.

Dans le monde, les usines d’engrais ferment les unes après les autres. Les prix de l’engrais et leur pénurie pèsent directement sur les anticipations de prix des céréales, et par conséquent, de toute la filière alimentaire.

L’inflation touche d’abord les catégories salariées. Des études de l’INSEE et de l’OFCE démontrent que ceux qui ont un revenu du capital ont été protégés de l’inflation.

La politique libérale veut faire face à l’inflation qui vient avec des recettes libérales : hausse des taux d’intérêts, baisse des impôts des entreprises, hausse des revenus fiscaux grâce à la TVA, augmentation du chômage.

Ce sont encore une fois ceux qui travaillent qui vont payer en France les conséquences des dizaines de milliards de valeur de matériel militaire balancé sur l’Iran.

Cette guerre ne sert pas notre sécurité, ni contre le terrorisme – Daesh est sunnite, pas chiite – ni contre les agressions de la Russie – qui envoie des commandos de saboteurs sur notre sol – ni nos sécurités économiques, énergétiques et alimentaires.

Mais ce n’est pas une guerre que nous pouvons empêcher.

Le rôle des politiques est d’expliquer quel rempart nous allons construire pour protéger nos concitoyennes et concitoyens de la vague inflationniste, comment nous allons développer la demande intérieure en France et en Europe pour éviter une récession catastrophique, comment nous allons regagner notre souveraineté militaire, géopolitique, alimentaire, énergétique, et industrielle.

Ceci est le seul sujet qui vaille. 

Inutile de dire que l’extrême médiocrité du personnel politique français et européen – von der Leyen, Merz et Rutte font passer Macron pour le moins médiocre du lot, c’est dire le niveau abyssal – ne rassure pas.

Le rempart passe par une pensée keynésienne. C’est l’opposé de ce que propose la vieille baderne de Thierry Breton. Il est tellement symbolique de ces généraux français en retard d’une guerre ! 

La méthode keynésienne va mobiliser l’épargne pour investir dans nos capacités productives – en contrôlant les prix et les salaires par la loi et la négociation paritaire. 

En investissant l’épargne, on va mécaniquement baisser la dette publique et privée, et baisser les déficits. 

En investissant dans la production, on va baisser mécaniquement la dépendance aux échanges avec des pays qui nous sont hostile.

Et en produisant, nous allons créer des emplois pérennes, de longue durée, à haut niveau de salaires et de pouvoir d’achat.

Ceux qui vont perdre c’est 3000 familles, qui se sont gavés sur le dos des français depuis 2017.

Ceux qui vont perdre, ce sont ceux qui s’enrichissent de la corruption – par exemple sur le dossier Alstom – du trafic d’influence, de délit d’initié, et qui favorisent les narcotrafics pour « endormir les quartiers populaires ».

Personne à gauche – à part peut-être François Ruffin – ne tient un discours constant, obsessionnel, partant et finissant sur ce sujet. 

C’est pourtant la question qui va décider la présidentielle 2027 : l’inflation.

Quitter la version mobile