La passion européenne pour la déflation – l’idée de se rétrécir volontairement pour « rester compétitif » – a l’une de ses expressions tragiques dans son effondrement démographique.
l’Italie de Meloni voit ainsi le niveau des naissances le plus bas de l’histoire, et en même temps, un mouvement d’émigration des jeunes italiens toujours aussi important.
Baisser la population des jeunes enfants est la méthode la plus simple pour réduire les dépenses publiques.
C’est la méthode allemande depuis 1975.
Quant la baisse démographique est en contradiction avec d’autres facteurs expansifs, par exemple le manque de bras entraîne la hausse des salaires, on trouve d’autres outils déflationnistes, de l’immigration à la réduction des droits des travailleurs et leur système de sécurité sociale.
Un des facteurs essentiel de la passion déflationniste est la détestation de l’investissement.
Les infrastructures publiques surtout ne méritent plus d’être entretenues ou développées.
Pourquoi cette passion déflationniste ?
l’Europe s’imagine qu’elle sera toujours en excédent commercial, et que ces excédents commerciaux sont en soi « une bonne chose ».
Pourquoi ?
« Les excédents permettent de stabiliser les comptes publics et d’investir, de garantir la prospérité des européens – à condition que leur demande n’entraîne pas d’inflation ou de hausses de salaires, ni que l’investissement n’entraîne d’augmentation des importations. »
C’est un argument auto contradictoire.
Depuis 50 ans, l’Europe se rétrécit, et depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, la France, qui était le seul pays à résister encore, se rétrécit également.
Et c’est un débat absent.
La question de fond c’est « pourquoi vivre », et non « comment vendre plus moins cher ».

