L’Europe…
Les presses des grands pays européens sont branchés sur les messages des agences de relations presse de leurs gouvernements.
En France, on s’interroge : est-ce que la visite éclair de Macron à Washington va changer quelque chose ? On note, dans des petits encadrés, que d’autres chefs d’états seront présents.
En Allemagne, on s’interroge : que peut bien atteindre Merz avec sa visite éclair ? De même, la présence d’autres chefs d’états est précisé seulement dans une note de bas de page.
En Italie, on en est sûr: le visage ami (idéologique) de Meloni est un garant d’une discussion favorable. Les autres chefs d’états sont vaguement énoncés.
Il y a trois enseignements du week-end :
1. Trump a été manipulé comme un gamin par Poutine.
2. Si le commerce redevient une arme géopolitique, alors le commerce n’est plus une compétence de la commission européenne, mais des chefs d’états souverains.
La nullité de von der Leyen, manipulée par Trump comme lui le fut par Poutine, est sanctionnée par un vol d’un aréopage de ducs et princes à sa place pour négocier – dans la cacophonie – au palais impérial.
3. Mais tout ceci ressemble à une scène du saint empire romain germanique, où un empereur disposant de forces militaires supérieures reçoit ses grands vassaux inquiets qu’il cesse de défendre les marches de l’empire face à l’avancée des hordes mongoles.
Lorsque les instruments du droit international sont brisés, lorsque les instruments de la construction d’opinions et de gouvernements légitimes par la souveraineté populaire sont abîmés et confisqués par une classe héréditaire et privilégiée, on revient de force au féodalisme.
L’empereur et sa cour

