Chronique Libre de l’Humanité

Un peu d’arrogance



J’ai repris une SSII en chute libre en juin dernier en tant que manager de transition, à mon compte :
gros clients disparus, équipes traumatisées, plans de coupe et de suppression d’emplois répétés, pas de stratégie ni de de culture, ni de leadership.

14 mois plus tard, nous enregistrons 90% de croissance du carnet de commande, nous investissons dans de nouvelles embauches, la maison mère me propose le poste de DG.

C’est, dans les termes de la bourgeoisie libérale, être « dans le succès ».

C’est mon métier – ma réputation – ma carrière professionnelle.
Je suis embauché, sur le secteur des technologies numériques pour entreprises, soit pour construire de nouvelles équipes commerciales avec forte croissance, soit pour reprendre des marchés en crise, des départements ou SSII en difficulté, et les remettre sur des trajectoires de croissance

Et le tout, en allemand.

Ma réputation de « leader » c’est d’être orienté « talents », investissant dans le coaching, créant des équipes ayant plaisir à travailler, avec une culture du retour direct et transparent – dans les deux sens.

Il y a quelques semaines, la première équipe que j’ai dirigé selon ces principes, chez un grand groupe américain de l’informatique, a voulu se retrouver, vingt ans après, et a voulu le faire chez moi. J’en ai été sincèrement touché.

Ce fut l’occasion de réfléchir à ce que cela signifie de travailler en équipe, de se souvenir des cultures toxiques et de harcèlement qui nous entouraient, comment nous avions construit un îlot sain.

Je prends des décisions difficiles, régulièrement. Je prends aussi beaucoup de décisions positives.

Le leadership en réussite ne fait pas souffrir au nom d’une mystique du martyre, même en périodes de crise, il définit la vision, le but, la raison de vivre.

Bayrou est sans aucun doute l’un des pires leaders que j’ai jamais vu, prenant tous les problèmes du pays à l’envers, avec une culture toxique de harassement, une absence totale de vision et de stratégie, et un mépris profond pour les gens en général.

Dans mes équipes, un manager de ce type est viré en six semaines.

Il est malheureusement l’illustration de l’extrême médiocrité du personnel politique entourant Emmanuel Macron.

J’avais refusé, en juillet 2017, de cautionner la culture toxique de ce nouveau président en refusant le renouvellement de mon mandat de conseiller au commerce extérieur.

Mais cette nullité – pas de croissance française, pas de vision intégrative, pas de raison de vivre nationale, seulement le « finger pointing », le déni des faits, la faute à pas de chance – n’est pas une fatalité.

J’ai l’arrogance de penser être meilleur qu’eux.

Je sais aussi que l’on est meilleur que collectivement.
Ils sont seuls avec leur clique corrompue.

Virons les, choisissons une autre manière de faire, de penser, de communiquer.

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