Les démocrates, les forces de centre gauche, la bourgeoisie social libérale attachée à une forme de contrat social dans un cadre démocratique, sont toujours au pouvoir pusillanimes.
On en a une nouvelle illustration en ricochet de l’élection de Donald Trump
Celui-ci a tiré une leçon très simple de l’échec total des démocrates à le tenir responsable d’une tentative de coup d’état.
Il peut y aller à fond. Son cabinet est extrême, son projet de renversement démocratique rappelle la « Gleichschaltung », l’arme du NSDAP pour s’emparer de tous les pouvoirs en quelques mois seulement alors qu’il était encore minoritaire.
Il est incompréhensible que les démocrates n’aient passé aucune loi pour protéger la démocratie, ni fait enfermer des février 2020 les conspirateurs. Ils ont eu peur de l’ombre du courage.
En Europe, en France, j’entends les signes faibles de celles et ceux qui réfléchissent comment s’accommoder d’une extrême droite au pouvoir.
On excuse, on relativise, on explique être retenu par la légalité.
Ceux qui combattent les idéologies d’extrême droite, qui rappellent les leçons de l’histoire, sont ignorés et relégués dans une marginalité de « mauvais augures tristes et ardus ».
Musk ne serait pas d’extrême droite.
D’ailleurs, Hitler était en réalité de gauche. C’est ce que dit Musk, l’extrême droite allemande, les révisionnistes de tout poil.
On assiste aussi à un paradoxe : l’antisémitisme prosioniste. On supporte Israël comme un porte avion avancé de la guerre des civilisations, prêts à sacrifier les palestiniens, mais on propage chez soi les théories antisémites anciennes, celles permettant d’accuser Georges Soros et la tradition intellectuelle progressiste, universaliste, issue du judaïsme européen.
C’est la période des Rhinocéros.
