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Dégât des eaux et grandeur de la civilisation

J’ai eu une révélation : nous ne préparons pas assez nos générations futures aux obstacles quotidiens.
Par exemple, l’éducation que j’ai reçu ne m’a pas préparé, vivant en grandes villes donc en appartement, à la récurrence du dégât des eaux.
Que ce soit à Paris, à Londres ou à Berlin, même en vivant au dernier étage, le sujet accompagne mon existence.
Et à chaque fois, je suis un moment désemparé.
Le dégât des eaux révèle tout d’une société. C’est un obstacle du quotidien mobilisant toutes les ressources sociales, et pouvant prendre toutes les formes possibles.
C’est un symptôme aussi de la grandeur ou décadence culturelle et morale, par sa réparation, ou la mauvaise plaisanterie d’un voisin radin, voire le déni de réparations entre parties se rejetant la responsabilité de l’engager alors que l’immeuble, peu à peu, se noie.

Nous n’avons pas assez de cours nous préparant à exercer correctement nos rôles dans le dégât des eaux, accident inéluctable et répété de toute biographie.

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