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La faillite

Macron a été laissé en paix par la presse pendant 50 jours alors que la situation financière du pays se dégradait à une vitesse accélérée.
Le premier ministre de son choix est obligé de reconnaître une situation catastrophique laissée par l’équipe précédente.
C’est au point qu’il annule un rendez-vous avec le groupe parlementaire présidé par son prédécesseur, qui géra de manière fantaisiste le pays.
Mais si monsieur Barnier ne peut pas compter sur les 97 députés de l’irresponsable monsieur Attal, des amis du panier percé monsieur Le Maire, qui va donc le soutenir ?

On se rends compte que la diabolisation par les journalistes sérieux du programme du NFP et de LFI – qui a donné les verges pour se faire battre – était une énorme diversion du problème le plus urgent et le plus vital pour notre pays !

La coalition Renaissance – Modem – Horizons a ruiné le pays, dissimulé les comptes, accepté la corruption des cabinets de conseil, menti et rien fait devant la catastrophe annoncée.

On comprend mieux la dissolution : pris de vertige devant le gouffre béant et l’échec sans appel de sa politique économique depuis dix ans – depuis sa nomination par François Hollande à Bercy – Macron à voulu s’enfuir dans un monde de fantasme et de déni, où le RN endosserait son échec.

Les réalités le rattrapent.

Beaucoup sont très critiques à juste titre de la procédure de destitution lancée par LFI.
Mais la catastrophe budgétaire, financière et économique a lieu sans qu’aucun contre pouvoir, ni la presse qui n’a rien vu venir et épouse encore aujourd’hui notamment au Monde et dans les groupes détenus par les milliardaires réactionnaires les éléments de langage de l’Élysée, ni les institutions chargées du droit comme le conseil d’état ou le conseil constitutionnel, ni même la cour des comptes qui se réveille après le désastre, n’aient rien fait.

C’est la procédure du désespoir parlementaire. Son mérite c’est de forcer la discussion parlementaire sur les responsabilités du désastre budgétaire, de mener aussi l’affaire McKinsey au parlement.

Si des âmes moins fortes regrettent l’instrument, qu’ils en proposent d’autres !

L’heure est inédite, elle est grave, et elle ne peut pas attendre encore trois semaines de dégradation des comptes sous la gestion de branquignoles et de corrompus de la majorité sortante.

Et s’il y a un moment pour des députés sincèrement abusés par leurs collègues ministres pour quitter ces trois partis de l’infamie, c’est maintenant qu’il faut le faire.

Le NFP travaille sur la question budgétaire main dans la main avec un groupe de droite, LioT.
Ce rassemblement des bonnes volontés peut devenir majoritaire si les députés regardent en conscience, loin des imprecations des imbéciles utiles de la presse bourgeoise (oui je parle d’une poignée de députés insoumis qui n’ont pas inventé le fil à couper le beurre), la situation catastrophique  laissée suite à la nullité effroyable du gouvernement sortant, du gouvernement précédent.
Assumez votre mandat.
Comment peut-on soutenir encore Le Maire ou Attal, ou madame Borne, ou le pitre Cazeneuve – le député moustachu macroniste, rapporteur au budget nullissime jusqu’à juillet qui se rends compte que le gouffre va l’emporter ?
L’honneur et l’intelligence commandent de se détourner de cette bande !

Quant au RN: il a échappé bel – majoritaire en juillet nommé à Matignon, il se serait vu endosser la responsabilité de l’échec budgétaire de l’équipe précédente. C’était l’espoir de Macron. Le RN en plus n’a pas le personnel pour réagir face à une situation aussi catastrophique.

Va t’il soutenir le 9 octobre un gouvernement qui a déjà échoué avant même de commencer, ses soutiens et ses cadres administratifs étant les responsables du désastre ?

Le pays a une chance de s’en sortir : jamais le programme du NFP n’a été aussi pertinent que maintenant !

La presse qui critique le NFP n’a RIEN VU VENIR.
Les « experts » ont soutenu les idéologies au cœur de l’échec.
Ils ont rejeté les critiques argumentées au nom de présupposés idéologiques.
Le sectarisme de la presse économique et des députés macronistes est aussi l’une des causes de cette faillite.
Sauvez votre honneur : reconnaissez l’erreur, et engagez vous pour une autre politique.

Je préfère voir une énarque directrice financière à Matignon, soucieuse des services publics, plutôt qu’un opportuniste politicien depuis ses vingt ans, soutenu et tenu par les guignols comptables de la faillite.

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